Actualités

Incendie à Magog: Un couple perd deux commerces

MAGOG — Manon Savoie pensait pouvoir profiter d’une journée de congé bien méritée mardi. Au lieu de cela, elle a assisté à la destruction de son commerce, qui était situé en bordure de la rue Principale, à Magog.

« J’ai appris qu’il y avait un feu ce matin quand Ginette Pradella, du Cinéma Magog, m’a appelée. Je suis sous le choc. Ça prend des années d’efforts lorsqu’on veut se monter un inventaire comme commerçant. Heureusement, je suis assurée. Mais il va falloir attendre avant que je puisse annoncer si je redémarre mon commerce ou pas », a confié Mme Savoie mardi en matinée.

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Levée des mesures d’urgence à l’hôpital de Magog

La copropriétaire du commerce Amorosa, qui écoulait des produits naturels fabriqués à partir de roses, était d’autant plus affectée que son conjoint, Richard Blouin, possédait une boutique à l’intérieur du même immeuble qu’elle. « C’est dur parce qu’on est frappés tous les deux », a-t-elle reconnu. 

Pour sa part, le Magogois Robert Thibodeau a soudainement été réveillé au petit matin après que le courant se soit interrompu dans son logement, situé à un jet de pierre du lieu du sinistre.

En région

Une bière au chanvre devient illégale

MATANE — Le premier jour de la légalisation du cannabis au Québec cause un véritable casse-tête pour un microbrasseur du Bas-Saint-Laurent, alors qu'il doit retirer près de 2000 bouteilles de bière de chanvre qui se trouvaient en vente dans quelque 300 points de vente.

Le problème, c'est que la nouvelle loi, en vertu de l'article 50, interdit l'utilisation du mot cannabis et toute image illustrant la feuille de la fameuse plante. Tout contrevenant s'expose à une amende pouvant atteindre 62 500 $.

Sherbrooke

La Ville ne reculera pas pour les avis publics

La Ville de Sherbrooke n’a pas l’intention de revenir sur sa décision de retirer les avis publics des journaux pour les remplacer par des résumés publiés une fois par semaine. La présidente du conseil l’a confirmé à la suite d’une intervention du président du syndicat des employés de La Tribune, Alain Goupil, au conseil municipal lundi.

Précisons que les avis publics complets se trouveront à partir du 1er novembre sur le site internet de la Ville.

Sherbrooke choisit le web pour diffuser ses avis publics

« Cette décision du conseil municipal a provoqué énormément de réactions parmi les employés de La Tribune. Ces réactions allaient de l’indignation à l’incompréhension surtout » a indiqué M. Goupil en précisant que son syndicat représente 105 employés au sein de la section locale 1910 d'Unifor.

En septembre, le conseiller Pierre Tremblay avançait que le changement de la façon de faire de la Ville entraînerait une réduction de 40 000 $ des fonds versés à La Tribune pour les avis publics. Pierre Avard et lui avaient inscrit leur dissidence devant cette décision.

« Est-il possible pour l’administration municipale de revoir cette décision lors d’une rencontre avec les dirigeants de La Tribune pour voir comment maximiser les communications de la Ville avec les plateformes du quotidien? »

Nicole Bergeron a mentionné que « le 1er objectif que la Ville souhaitait atteindre en modifiant [ses] façons de faire, ce n’est pas la réduction du budget accordé à La Tribune, mais de mieux communiquer avec [ses] citoyens et de faire en sorte que l’information soit compréhensible et digestible. Quand le conseil a pris sa décision à majorité, il était confortable avec cette orientation. J’ai le regret de vous dire que nous ne reverrons pas cette décision. »

Mme Bergeron ajoute qu’une rencontre est déjà prévue entre le maire Steve Lussier et l’éditeur du quotidien, Alain Turcotte. 

« Je comprends que de façon subsidiaire, cette décision entraîne une diminution du budget à La Tribune, mais nous devons aussi prendre en compte l’intérêt du bien commun. Je peux comprendre que les gens que vous représentez aient pris ça personnel. Nous avons aussi considéré les citoyens. C’est aussi une bonne nouvelle pour les gens qui paient pour ces avis, qui voient leurs coûts diminués. Comme beaucoup de décisions que nous sommes appelés à prendre, il y a toujours des gens qui ne sont pas satisfaits. Il est impossible de plaire à tout le monde. »

La conseillère Évelyne Beaudin a précisé que la résolution concernant le changement dans la forme de publication des avis publics ne faisait pas état d’un budget précis. « La décision s’est prise strictement sur la façon de faire. Le conseil ne s’est pas prononcé sur combien d’argent on donne à La Tribune. » Mme Beaudin indique que le débat sur la question budgétaire pourrait avoir lieu plus tard.

Affaires

La dirigeante de Vidéotron Manon Brouillette partira à la fin de l’année

MONTRÉAL - Après avoir piloté la croissance de Vidéotron au cours des cinq dernières années, Manon Brouillette quittera ses fonctions de présidente et chef de la direction de cette filiale de Québecor à la fin de l’exercice, le 31 décembre.

Mme Brouillette, qui occupé divers postes au cours de sa carrière de 14 ans au sein du conglomérat québécois, a évoqué mardi des raisons personnelles pour justifier son départ.

«Cette décision a été difficile à prendre, mais a été pleinement mûrie, a-t-elle écrit dans un courriel envoyé aux employés de l’entreprise que La Presse canadienne a pu consulter. Une réflexion qui s’est conclue avec le sentiment du devoir accompli.»

Mme Brouillette, qui compte solliciter un siège au conseil d’administration de Québecor l’an prochain, estime avoir la «certitude» que Vidéotron est «très bien positionnée pour faire face aux défis de l’avenir».

Les investisseurs n’ont pas été refroidis par l’annonce, puisque mardi avant-midi, à la Bourse de Toronto, l’action du conglomérat prenait 40 cents, ou 1,54 pour cent, pour se négocier à 26,35 $.

Dans l’immédiat, Québecor, qui n’a pas voulu commenter davantage la nouvelle, a indiqué que l’identité de la personne qui remplacera Mme Brouillette sera connue en «temps et lieu».

«Compte tenu de l’importante croissance de Vidéotron, nous considérons Mme Brouillette comme l’une des principales dirigeantes du secteur des télécommunications au Canada et nous estimons que son départ constitue une nouvelle négative pour l’entreprise», a écrit l’analyste Drew McReynolds, de RBC Marchés des capitaux, dans une note envoyée à ses clients.

Mme Brouillette a été l’une des architectes du déploiement de la stratégie de Vidéotron - la locomotive de Québecor - dans le secteur de la téléphonie sans-fil.

À la fin du deuxième trimestre terminé le 30 juin, la filiale de Québecor comptait 1,07 million de lignes de téléphonie mobile, alors qu’à la fin de l’exercice 2013, l’entreprise comptait un peu plus de 503 000 clients.

Dans le marché québécois, où sont présents des géants comme BCE, Rogers Communications et Telus, Vidéotron détient une part de marché d’environ 16 pour cent.

Adam Shine, de la Financière Banque Nationale, s’est montré surpris du départ de Mme Brouillette, soulignant toutefois dans une note que celle-ci ne quittait pas pour un concurrent et qu’elle devrait siéger au conseil d’administration.

L’analyste a également indiqué qu’un ou un successeur devrait avoir été identifié d’ici la fin de l’année.

«À l’exception du chef de la direction financière (Philippe Cloutier) qui s’est joint à l’entreprise il y a environ 18 mois, Mme Brouillette laissera derrière elle une solide équipe qui devrait pouvoir continuer à générer de la croissance dans les secteurs de la câblodistribution et du sans-fil», a écrit M. Shine.

Pour l’exercice 2017, la rémunération globale de la patronne de Vidéotron avait été de 4,77 millions $, un montant qui tenait compte d’un salaire de base de 810 000 $ ainsi que d’une prime annuelle de 1,12 million $.

Titulaire d’un baccalauréat en communication marketing de l’Université Laval, Mme Brouillette a également complété le programme exécutif de l’Ivey Business School de l’université Western Ontario.

En plus de siéger à divers conseils d’administration, son parcours de femme d’affaires a été souligné à plusieurs reprises, notamment par la Fédération des chambres de commerce du Québec.

Affaires

Une deuxième adresse pour Tite Frette

Moins de cinq mois après son implantation à Granby, l’épicerie fine spécialisée en bières de microbrasseries et produits du terroir Tite Frette Bières et compagnie est déjà en mode expansion. Elle ouvrira une succursale à Saint-Jean-sur-Richelieu d’ici Noël et prévoit ajouter deux autres adresses en 2019.

Le jeune commerce connaît une croissance en accéléré. « C’est trois fois plus gros que ce qu’on avait prévu dans notre plan d’affaires », s’est réjoui lundi l’un des deux copropriétaires, Karl Magnone.

AFFAIRES

Caisse Sainte-Famille fermée : un achalandage en constante diminution

Sherbrooke — La fermeture du Centre de services Sainte-Famille de Desjardins se justifie par un achalandage en constante diminution, explique un porte-parole de l’institution financière.

En raison de la proximité de la caisse Desjardins des Deux-Rivières, située à 1,2 km, le choix de la fermer a été réfléchi, précise-t-il. Les habitudes de consommation des membres démontrent que l’accès au service en personne permet d’aider un faible taux de clients.

Ces transformations sont toujours réalisées avec des mesures pour atténuer l’impact sur les membres, ajoute-t-on.

Desjardins tient à rappeler qu’un service téléphonique disponible de 6 h à minuit tous les jours permet de réaliser un grand nombre de transactions au téléphone avec les clients, ainsi que des virements, de la gestion de dossiers et l’obtention de documents, notamment.

Pas d’interruption de services

Par ailleurs, les services de la Caisse Desjardins du Secteur public de l’Estrie ne sont pas interrompus, comme on pouvait le lire dans l’édition de lundi. La Caisse Desjardins du Secteur public de l’Estrie est une caisse de groupe.

Les employés offrent un service-conseil à leurs membres qui sont des employés des hôpitaux de Sherbrooke et de la région, des trois commissions scolaires de l’Estrie ainsi que les employés municipaux de la Ville de Sherbrooke.

Il ne s’agit pas d’une caisse de territoire, dite populaire, qui peut servir les membres Desjardins pour des services de toutes sortes. 

Affaires

Sam quitte Le Tassé

Lorsqu’il a ouvert Le Tassé en 2010, Samuel Lessard-Beaupré servait une quinzaine de clients chaque jour. Aujourd’hui, c’est jusqu’à 200 personnes par jour qui se présentent au café de quartier de la rue du Conseil, dans l’est de Sherbrooke.

Alors que les affaires vont bien, le propriétaire de 35 ans a pris la décision de vendre son bébé. Pourquoi quitter à ce moment-ci?

D’une part parce que la fatigue des huit années à diriger seul l’entreprise se fait sentir, et que la venue de ses deux enfants, qui commenceront bientôt l’école, a changé la donne. Mais aussi parce que l’entreprise entre dans une phase qui l’allume moins.

« Le Tassé est arrivé à maturité, la période de croissance est terminée. C’est plutôt l’étape de la standardisation, où on travaille à maintenir les affaires. Moi, je suis un entrepreneur, et les défis à venir au Tassé m’intéressent moins », explique Samuel Lessard-Beaupré.

La décision n’a évidemment pas été facile à prendre. Quand le Sherbrookois balaie du regard le petit local du Tassé (qui porte bien son nom), il se souvient du temps que ça lui a pris pour peindre ce banc d’église adossé au mur, et quand il s’avance au comptoir, il sait exactement d’où provient chaque ingrédient dans les sandwichs du présentoir.

« C’était un projet très identitaire, lié à ma personne, même si je me suis toujours bien entouré. Les gens disaient qu’ils venaient "chez Sam" », rapporte-t-il.

C’est Maïna Jetté, qui travaille au Tassé depuis 2016, qui prendra sa relève. « Elle est cuisinière de formation et ne prendra pas la même position que j’ai. Elle sera plus effacée, plus du côté de la gestion, du magasinage de fournisseurs. Moi, je suis trop sensible pour revenir sur des décisions que j’ai prises, elle aura une distance que j’aimerais avoir », estime Samuel.

Lorsqu’il a annoncé son départ sur sa page Facebook, les clients du Tassé ont évidemment été nombreux à lui laisser des commentaires exprimant leur regret de le voir partir, mais aussi lui souhaitant bonne chance pour la suite des choses. « Le Tassé a une clientèle exceptionnelle. Les gens qui ont commenté, je les connais tous, ce sont des réguliers qui viennent et qui aiment ce qu’on fait. »

Le passionné de café aura réussi son objectif : réussir à installer un café de quartier de qualité dans un endroit où ce n’était pas gagné d’avance, et ce, avant la grosse vague de popularité des cafés indépendants.

Torréfacteur

Ce changement de cap professionnel ne veut pas dire que Samuel Lessard-Beaupré quittera le monde du café.

Son prochain projet : le développement du microtorréfacteur Géogène, basé à Sherbrooke, avec son associé et ami Guillaume Isabelle.

« On est des experts de la préparation; devenir des experts de la torréfaction, c’est une suite un peu logique », explique-t-il.

Géogène fournit déjà Le Tassé, le Végécafé Vertuose, Le Guichet et L’Empreinte. Son café est disponible en vrac à l’épicerie Le Silo, et en commande sur le site de Café-Vrac.

Auto

Dubuc Motors passe à un autre niveau

EXCLUSIF / Celui qui est en voie de devenir le premier constructeur d’automobiles québécois depuis quelques décennies vient de franchir une nouvelle étape dans son aventure de production de voitures sport 100 % électriques.

Dubuc Motors a signé tout récemment une entente à long terme avec la firme américaine d’investissement, de valeurs mobilières et de gestion de patrimoine Maxim Group LLC. Les détails de cette entente demeurent toutefois confidentiels, quant à sa durée et au montant en jeu.

Politique

Gouvernement Legault: le caucus des gens d'affaires

MONTRÉAL — Si le gouvernement Couillard a souvent été taxé d’être un gouvernement de médecins, celui de François Legault pourrait bien être celui des patrons, son équipe de nouveaux députés étant en grande partie composée de gestionnaires et de gens d’affaires, révèle une analyse de La Presse canadienne.

Lors de la campagne et même avant, François Legault a souvent vanté les mérites de son «équipe de gestionnaires».

Selon une analyse des expériences professionnelles et des curriculums vitae réalisée par La Presse canadienne, pas moins de 32 des 74 députés caquistes fraîchement élus proviennent du domaine des affaires et de la gestion, soit 43 % de l’ensemble du caucus de la Coalition avenir Québec (CAQ).

Nombre d’entre eux pourraient d’ailleurs faire leur entrée au conseil des ministres qui sera dévoilé jeudi prochain.

Autant de gestionnaires à l’Assemblée nationale n’étonne pas Hugo Cyr, doyen de la Faculté de science politique et de droit de l’UQAM. Il explique que, traditionnellement, une majorité de députés provenaient du domaine du droit ou étaient médecins, mais qu’ «il y a une transformation depuis plusieurs années du portait type du politicien, de la politicienne».

Ces anciens gestionnaires et gens d’affaires proviennent de secteurs très variés, révèle notre analyse, allant des finances à l’agriculture, en passant par la communication et l’ingénierie. Selon M. Cyr, cette variété «de sensibilités et d’expériences va permettre d’éviter un certain nombre d’erreurs, “d’effets imprévus ou de zones grises dans un projet de loi”.»

François Legault est lui-même un ancien gestionnaire et homme d’affaires, ayant fondé l’entreprise Air Transat, après avoir travaillé dans la direction de Quebecair et Nationair. Il a également siégé jusqu’en 1998 dans divers conseils d’administration, dont ceux de Provigo et de Sico.

Des gestionnaires de la haute finance se retrouveront aussi à l’Assemblée nationale du côté caquiste, parmi lesquels on retrouve le député de la circonscription de Groulx, Éric Girard, qui est ancien trésorier de la Banque Nationale, et Christian Dubé, un ancien premier vice-président de la Caisse de dépôt et placement du Québec, qui a remporté la circonscription de La Prairie.

La nouvelle équipe de députés caquistes regroupe également des gens d’affaires et gestionnaires de PME, comme Andrée Laforest, propriétaire d’une garderie et d’un commerce, François Jacques, copropriétaire d’un centre funéraire, et même François Bonnardel, qui a géré plusieurs entreprises en service automobile avant de devenir député.

Gérer la santé

Fin août dernier, M. Legault insistait sur la nécessité d’avoir d’excellents gestionnaires pour «mieux gérer de gros ministères comme la Santé».

Pour le professeur Cyr, pendant la campagne, «toutes les questions “dont celle de la santé” étaient souvent présentées comme des problèmes de gestion, plutôt que des problèmes ou des enjeux de société».

L’analyse de La Presse canadienne démontre qu’il n’y a qu’un seul médecin dans les rangs caquistes, Lionel Carmant, spécialiste en neurologie pédiatrique.

C’était tout le contraire dans l’équipe libérale, alors que le premier ministre Philippe Couillard était lui-même neurochirurgien et que deux de ses ministres étaient également médecins.
Yves Bolduc, médecin généraliste de carrière, a quitté la vie politique et son poste de ministre de l’Éducation et de l’Enseignement supérieur, en 2015.

Le radiologiste et ancien président de la Fédération des médecins spécialistes du Québec Gaétan Barrette a pour sa part été ministre de la Santé jusqu’au déclenchement des élections.
Dans le nouveau gouvernement de la CAQ, on note toutefois parmi les nombreux députés gestionnaires, la présence de Danielle McCann, pressentie pour occuper le poste de ministre de la Santé. Elle a notamment été pdg de l’Agence de santé et de services sociaux de Montréal et gestionnaire de plusieurs CLSC et CHSLD.

Actualités

Écartés de l’industrie légale du cannabis

Les détenteurs d’un dossier criminel en matière de production de cannabis ne pourront pas travailler légalement dans ce domaine au Québec. Passionné par la culture de la marijuana et ses multiples possibilités, Yannick Brisebois dénonce cette situation qui le prive, comme d’autres ayant reçu une telle condamnation, de faire partie de cette nouvelle industrie désormais légale.

Le Roxtonnais n’hésite pas à utiliser le mot « passion » quand il parle de ce qui l’anime au sujet de la plante bientôt légalisée. Ce qui le passionne, « c’est le défi de la culture, les variétés — il y en a au-dessus de 1000 et je pense que je suis conservateur. Il y a une infinie de saveurs, de buzz. Il y a beaucoup de croisements de CBD [NDLR: le cannabidiol, une molécule non psychotrope présente dans le cannabis]. Il y a une centaine de cannabinoïdes [NDLR : la famille de molécules dont fait partie le CBD]. C’est une plante très mystérieuse qui a été marginalisée. »