Affaires

L’intérêt de New York pour Hydro-Québec tombe à point

L’intérêt du maire de New York à l’endroit de l’hydroélectricité tombe à point pour Hydro-Québec qui, à l’exception de son important contrat avec le Massachusetts, ne dispose pas d’une multitude d’options, à l’heure actuelle, afin d’exporter ses surplus.

En plus d’un revers au Connecticut survenu en fin d’année, rien ne bouge du côté d’un appel de propositions — auquel la société d’État a répondu — de la New York Power Authority (NYPA) pour 1 térawattheure (TWh) lancé en septembre 2017.

Jusqu’à présent, Hydro-Québec n’avait pas fourni de détails sur le sort de son offre au Connecticut, mais elle a confirmé que sa proposition, déposée en septembre dernier, n’avait «pas été retenue». À la suite d’une vérification effectuée par La Presse canadienne, la société d’État a confirmé avoir appris la nouvelle à la fin décembre.

«Nous estimons que l’énergie propre et fiable d’Hydro-Québec permettait de diversifier l’approvisionnement garanti recherché par le Connecticut pour répondre à ses objectifs», a indiqué une porte-parole, Lynn St-Laurent.

La société d’État espérait écouler annuellement 3 TWh à destination de cet État américain. Mais la concurrence était plus féroce qu’à l’habitude, puisque l’on acceptait l’énergie fournie par des centrales nucléaires. C’est finalement la centrale de Millstone, au Connecticut, qui a remporté la mise.

Si Hydro-Québec avait été sélectionnée, on aurait dû procéder à la construction d’une ligne de transport — la Vermont Green Line, proposée par une filiale de National Grid — aux États-Unis, mais pas en sol québécois.

Quant à l’appel de propositions de la NYPA, qui n’a pas répondu aux questions à ce sujet, rien ne semble indiquer que le processus connaîtra son dénouement prochainement.

Pas une défaite

Néanmoins, Mme St-Laurent estime que cela ne témoigne pas d’une baisse d’intérêt à l’égard de l’énergie québécoise, et ce, même si la société d’État ne participe à aucun autre appel de propositions à l’heure actuelle.

«Une transition énergétique est en cours dans le Nord-Est américain, a-t-elle précisé. Nous sommes convaincus que l’hydroélectricité du Québec [...] peut répondre aux besoins de nos partenaires.»

Parallèlement, le premier ministre ontarien Doug Ford ne semble pas intéressé à acheter davantage d’hydroélectricité québécoise alors que sa province doit procéder à la rénovation de ses centrales nucléaires.

Ainsi, Hydro-Québec doit continuer, pour le moment, de se rabattre sur son contrat de 20 ans avec le Massachusetts pour 9,45 TWh d’hydroélectricité par année, ce qui pourrait générer des revenus de 10 milliards $.

Toutefois, pour que cela se concrétise, la société d’État et son partenaire Central Maine Power devront s’assurer que le New England Clean Energy Connect (NECEC) qui doit traverser le Maine obtienne tous ses permis. Le projet a récemment obtenu le feu vert de la commission des services publics du Maine.

Alors qu’Hydro-Québec doit rivaliser avec d’autres producteurs d’énergie renouvelable aux États-Unis, principalement spécialisés dans l’éolien et le solaire, c’est lorsqu’il y a d’importants volumes en jeu que la société d’État peut se démarquer, croit le spécialiste en énergie et professeur à l’Université d’Ottawa Jean-Thomas Bernard.

«Étant donné que le solaire et l’éolien sont des sources d’énergie intermittentes, il faut d’énormes parcs pour produire d’importants volumes, alors que cela n’est pas nécessairement le cas lorsque l’on parle, par exemple, de 2 TWh», a-t-il expliqué au cours d’un entretien téléphonique.

Nouveau branchement?

Lundi, le maire de New York, Bill de Blasio, a dévoilé un plan dans lequel il souhaite que la source d’énergie de toutes les infrastructures municipales soit 100 % propre, ce qui l’incite à se tourner vers l’hydroélectricité canadienne. Il voudrait qu’une entente soit signée avant la fin de 2020.

Cela devrait mener à des négociations en bonne et due forme entre Hydro-Québec et les autorités new-yorkaises pour une consommation annuelle pouvant atteindre 5,25 TWh.

Il s’agit des deux tiers de la capacité approximative de 8 TWh de la ligne Champlain Hudson Power Express (CHPE), un projet qui dispose de toutes les autorisations nécessaires et réalisé avec Transmission Developers Inc. (TDI).

Mme St-Laurent a précisé que les discussions, qui devraient commencer de façon formelle prochainement, devraient également permettre de déterminer ce qu’il adviendra de la capacité excédentaire de la ligne.

Affaires

Bombardier Produits récréatifs: Laurent Beaudoin tire sa révérence; 21 millions$ pour les patrons

Les dirigeants de BRP ont vu leur rémunération globale bondir à 20,8 millions $ en 2018, le dernier exercice complet où Laurent Beaudoin a présidé le conseil d’administration du constructeur de véhicules récréatifs.

Le gendre de Joseph-Armand Bombardier ne sollicitera pas un nouveau mandat lors de l’assemblée annuelle prévue le 30 mai à Valcourt et cédera sa place à José Boisjoli, qui cumulera la fonction de président du conseil et chef de la direction.

Sur le point de souffler ses 81 bougies, M. Beaudoin, qui présidait le conseil de BRP depuis décembre 2003, année où la division des produits récréatifs de Bombardier a été essaimée, sera nommé président émérite.

«Le temps est venu de quitter mes présentes fonctions, a expliqué l’homme d’affaires, mardi, par voie de communiqué. Je demeurerai toutefois un mentor et un conseiller pour l’équipe de direction.»

M. Beaudoin, qui a été au coeur de la croissance de l’entreprise depuis sa création, en 1963, avait également tiré sa révérence au sein du conseil d’administration de Bombardier l’année dernière.

À l’heure actuelle, BRP compte plus de 12 500 employés dans le monde et génère un chiffre d’affaires annuel de 5,2 milliards $ en vendant ses produits dans plus de 120 pays.

Même s’il ne préside plus le conseil d’administration, M. Beaudoin continuera d’avoir son mot à dire au sein de BRP, puisque la société de portefeuille Beaudier, qu’il contrôle, détient près de 16,8 millions d’actions à droit de vote multiple, soit 27,4 pour cent de l’ensemble des droits de vote de la société.

De plus, une société de portefeuille appartenant à la famille Bombardier contrôle également 18,3 pour cent des droits de vote.

Par courriel, l’entreprise a expliqué que M. Boisjoli, 61 ans, qui oeuvre au sein de la société depuis 1989, avait notamment été sélectionné par le conseil d’administration en raison de sa «connaissance exhaustive de l’industrie».

Toutefois, le choix de la multinationale établie à Valcourt a étonné des observateurs qui se spécialisent en gouvernance d’entreprises, qui estiment que l’on aurait dû opter pour un autre candidat.

«La fonction du conseil, c’est de superviser les cadres, dont le président et chef de la direction, a expliqué le directeur général de l’Institut sur la gouvernance d’organisations privées et publiques (IGOPP), Michel Nadeau, au cours d’un entretien téléphonique. Il est souhaitable que le président du conseil ne soit pas un cadre. Cela fait étrange.»

Par courriel, l’expert en gouvernance et professeur à l’Université Concordia Michel Magnan a également exprimé sa surprise, soulignant qu’au Canada, il était de moins en moins fréquent que les fonctions de président et chef de la direction ainsi que de président du conseil d’administration soient occupées par une même personne.

Salaires en hausse

Quant à la rémunération globale, le montant de 20,8 millions $ tient compte d’une somme d’environ 5,5 millions $ à laquelle a eu droit Bertrand Thiébaut, même s’il a été moins de 10 mois à la tête de la division des sports motorisés.

En 2017, les émoluments des hauts dirigeants de BRP avaient été de 13,2 millions $. Abstraction faite du traitement de M. Thiébaut, le salaire global des patrons aurait été de 15,3 millions $.

Pour 2018, BRP a engrangé un bénéfice normalisé - qui ne tient pas compte des éléments non récurrents - de 308,6 millions $, ou 3,10 $ par action, en hausse de 25,7 % par rapport à l’année financière précédente.

La rémunération globale de M. Boisjoli, qui tient compte du salaire de base, des primes et des autres avantages, a été de 8,8 millions $ l’an dernier, en progression de 12 % par rapport à 2017. Son salaire de base a été de 1,07 million $ alors que sa prime annuelle a bondi de 26,3 %, à 2,4 millions $.

De plus, la valeur des attributions sur des options accordées à M. Boisjoli a été d’environ 4,5 millions $, alors qu’elle était de 4,2 millions $ en 2017.

Puisqu’il est un administrateur non indépendant, ce dernier n’aura pas droit à une rémunération supplémentaire même s’il présidera le conseil d’administration au terme de l’assemblée annuelle.

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Rémunération globale des hauts dirigeants chez BRP:

- José Boisjoli, président et chef de la direction: 8,8 millions $ (+ 12 %)

- Sébastien Martel, chef de la direction financière: 1,9 million $ (+ 15,7 %)

- Sandy Scullion, vice-président, commercialisation et services mondiaux - sports motorisés: 1,9 million $ (+ 34 %)

- Denys Lapointe, vice-président principal, design, innnovation et service créatif: 1,5 million $ (+ 17 %)

- Martin Langelier, vice-président principal, services juridiques et affaires publiques: 1,2 million $ (+ 22 %)

Mérite estrien

L’Amazon du pneu

Lorsqu’on passe devant PMCtire sur la rue King Est, on ne se doute pas que l’entreprise est l’une des références technologiques à Sherbrooke en plus de brasser des millions de dollars par année dans le domaine émergent de la vente de pneus en ligne. Pourtant c’est bel et bien le cas pour PMCtire qui a connu une croissance phénoménale depuis ses débuts en 2008.

L’entreprise, qui vend plusieurs dizaines de milliers de pneus et de roues chaque année partout au Canada, a été fondée un peu sur un coup de tête par Pascal Boutin et Yannick Plante.

« Il n’y avait pas de site web pour la vente de pneus et on s’est dit qu’on pouvait démarrer ça, explique Yannick Plante, qui est aujourd’hui vice-président opération. À ma fête de 30 ans, Pascal m’a annoncé qu’il avait lâché son emploi pour se lancer dans le web et ç’a adonné. »

« Finalement, c’était l’année où les pneus d’hiver sont devenus obligatoires donc le commerce a vraiment décollé, souligne Pascal Boutin, président. Les ventes ont été bonnes dès le départ. On était chacun chez nous et je suis devenu vendeur de pneus. Je ne connaissais rien dans le domaine. »

L’idée était bonne et la croissance est telle pour l’entreprise sherbrookoise qu’elle a déjà déménagé à six reprises depuis sa création en 2008.

En 2012, les demandes s’accumulaient pour l’installation de pneus pour la clientèle de l’Estrie. C’est à ce moment que Patrick Jutras s’est joint à l’aventure en tant que spécialiste en mécanique. PMC mécanique était né.

« Quand on a ouvert, on avait deux portes de garage, mais trois semaines après il en a fallu une troisième, lance Patrick Jutras. En ce moment on est à six portes. » 

Ce fut ensuite au tour de Benoit St-André, vice-président technologies de PMCtire, de se greffer à l’équipe. Il a été instrumental pour gérer la croissance rapide.

« Lorsqu’on commence un commerce en ligne, ça va bien, mentionne-t-il. On n’a pas beaucoup de produits. Il y a beaucoup d’entreprises qui ne survivent pas, pas à cause qu’elles n’ont pas un bon modèle d’affaires, mais parce qu’elles ne sont pas capables d’absorber la croissance. Nous on est capables d’ajouter des gammes de produits et de continuer à satisfaire le client malgré le fait que notre volume continue d’augmenter. On a pratiquement doublé notre chiffre d’affaires depuis 2015. »

La référence

Même si le premier réflexe des gens qui désirent s’acheter des pneus n’est pas nécessairement de regarder en ligne, la vente des pneus y augmente d’année en année.

« Quand on a commencé la vente de pneus en ligne, c’était 1 % ou 2 %, et ce qu’on a eu comme dernières données, c’est 7 % des achats pour les pneus et les roues qui sont faits en ligne, explique Yannick Plante. En Europe, ça monte à 12-14 %. On a des pneus pour faire de la course, on a des pneus très larges pour la boue. On a 26 marques de pneus, dont plusieurs exclusives. On a en ce moment 88 000 produits différents sur notre site web. » 

« Ce qui nous a démarqués dès le début, c’est la création de contenus, souligne Pascal Boutin. On créait beaucoup de contenu informatif pour orienter le client et l’aider. On a une évaluation des produits aussi. Ils sont tous évalués de façon impartiale sans prioriser une marque. »

Les particuliers constituent le gros de la clientèle de l’entreprise, mais près de 400 garages affiliés à travers le Canada acceptent aussi la livraison. PMCtire est également l’un des rares garages spécialisés dans la réparation de véhicules électriques. L’entreprise fait donc, sans faire de vague, rayonner Sherbrooke à travers le Québec et même d’un océan à l’autre.

REPÈRES

PMCtire a été fondée par Pascal Boutin et Yannick Plante en 2008

Patrick Jutras et Benoît St-André ont joint le groupe de proprios ensuite

PMCtire effectue la vente en ligne de pneus

Vente auprès de particuliers et de quelque 400 garages

Techno

Samsung reporte le lancement de son téléphone pliable

SAN FRANCISCO — Samsung a dû se résoudre lundi à repousser la sortie de son téléphone intelligent pliable Fold pour des problèmes d’écran, un nouveau coup dur dont les conséquences restent à déterminer, trois ans après le fiasco des batteries explosives du Galaxy Note 7.

Le lancement de cet appareil, présenté comme une prouesse technologique et proposé à près de 2000 dollars aux États-Unis, était attendu vendredi. Sa sortie est repoussée à une date indéterminée.

Des utilisateurs «nous ont fait part du fait que l’appareil avait besoin d’améliorations (...). Pour étudier entièrement ces retours, et réaliser des tests approfondis, nous avons décidé de reporter le lancement du Galaxy Fold», a affirmé le leader mondial des téléphones intelligents, promettant des «mesures pour renforcer la protection de l’écran».

Écrans brisés et affichage défectueux

Certains journalistes et analystes qui avaient reçu le Fold en test aux États-Unis avaient fait état de problèmes ces derniers jours, notamment des écrans brisés ou présentant un affichage défectueux.

Sans que l’on sache si cela était à l’origine de ces soucis, il semble que certains aient ôté à tort une couche de protection qui ressemblait fort au film plastique habituel que l’on trouve sur les téléphones intelligents neufs: Samsung préviendra les clients qu’il ne faut pas l’enlever.

Samsung, actuellement dans une passe compliquée financièrement, avait indiqué la semaine dernière qu’il inspecterait ses Galaxy Fold, mais sans parler de report.

Selon le communiqué de lundi, l’écran semble bel et bien présenter des fragilités, en particulier au niveau de la charnière, où des «impacts» peuvent se former. Le groupe évoque aussi un cas où des «substances trouvées à l’intérieur de l’appareil ont affecté la performance de l’écran».

Fermé, le Fold est un téléphone intelligent classique. Ouvert, il devient une petite tablette.

Carolina Milanesi, analyste chez Creative Strategies, n’a quant à elle pas eu de problème en testant le Fold, a-t-elle expliqué à l’AFP.

«Peut-être que certains tests en conditions réelles n’ont pas été menés», a-t-elle ajouté, tout en estimant que le retard ne devrait pas avoir un impact majeur sur Samsung, car le Fold, vu son prix et le temps nécessaire pour que systèmes et applications soient pleinement compatibles, n’est pas destiné à être un best-seller.

Vitrine

Mais c’est un produit vitrine pour Samsung, note son confrère Bob Enderle (Enderle Group), qui au contraire trouve la bévue très inquiétante, d’autant que Samsung aurait sans doute pu se l’épargner en donnant les bonnes informations aux testeurs.

Du coup, «l’impact indirect pourrait être important» pour l’entreprise, poursuit M. Enderle.

«Si un produit vitrine échoue, les gens ne croient plus que vous faites des produits de qualité. Cela peut créer des dégâts énormes», ajoute encore l’analyste, qui pense aussi que cela pourrait être du pain béni pour le chinois Huawei.

En tout état de cause, cela semble donner raison à certains analystes, qui estimaient déjà que la technologie des écrans pliables reste rudimentaire et les prix trop élevés.

Samsung avait présenté son appareil en grande pompe à San Francisco en février, prenant alors une longueur d’avance sur ses rivaux, Apple en particulier, en devenant le premier fabricant majeur à lancer un tel téléphone intelligent.

D’autres avaient suivi, comme Huawei, l’un des trois leaders du marché, avec Samsung et Apple.

C’est un nouveau revers pour Samsung, dont la réputation avait pris un sérieux coup en 2016 avec le rappel mondial du Galaxy Note 7 à cause de batteries qui explosaient. Il avait dû procéder à un humiliant rappel planétaire.

Une affaire qui lui a coûté des milliards de dollars et entamé son image, à l’instar de la condamnation de l’héritier de l’empire Samsung Lee Jae-yong dans un énorme scandale de corruption.

Le groupe semblait toutefois remonter la pente en terme de réputation et avait présenté en février, outre le Fold, le Galaxy S10 5G, le premier téléphone intelligent fonctionnant avec l’internet mobile ultrarapide.

Le groupe prévoit un plongeon de 60 % de son bénéfice d’exploitation au premier trimestre, en raison du ralentissement de son activité de puces mémoire, plombée par une demande en berne.

Le marché mondial du téléphone intelligent a nettement calé en 2018, poussant les fabricants à se lancer dans une course aux innovations pour le redynamiser.

Affaires

Le maire de New York veut un contrat avec Hydro-Québec d'ici 2020

Le maire de New York, Bill de Blasio, veut que toutes les infrastructures publiques de sa ville soient alimentées par de «l'hydroélectricité canadienne zéro émission» de gaz à effet de serre et il veut une entente signée avant la fin de l'année 2020.

Cet engagement fait partie du plan d'action de la métropole américaine pour lutter contre les changements climatiques. Cette politique new-yorkaise du «Green new deal» a été dévoilée lundi par le maire de Blasio.

Actualités

Autobus privés: pas de voie réservée sur le futur pont Champlain

Les usagers du transporteur Transdev-Limocar de la région devront revoir leurs habitudes quand ils se rendront à Montréal à l’heure de pointe. L’entrée en service du Réseau express métropolitain (REM) sur le nouveau pont Samuel-De Champlain en 2021 marquera la fin de la voie réservée pour les autobus privés.

La décision est celle de Signature sur le Saint-Laurent, le consortium privé qui construit le nouveau pont et qui en assumera la gestion et l’entretien pour 30 ans, soit jusqu’en 2049. L’organisation tente de cette façon de rabattre le plus de gens possible vers la gare du REM prévue du côté est de l’autoroute 30, de l’autre côté du Quartier DIX30. Les clients de Transdev-Limocar devront descendre à cette gare et monter à bord des wagons du REM pour se rendre au centre-ville de Montréal, explique Annie-Claire Fournier, directrice des communications du consortium.

Affaires

Well Sud: Dusco crie au « manque de transparence »

L’un des groupes écartés du projet Quartier Well Sud, Dusco gestion immobilière, aurait souhaité « un processus beaucoup plus transparent » que celui qui a mené au choix du consortium Groupe Custeau-Services EXP. Par respect pour la population, Dusco aurait aimé que la Ville permette le dévoilement des autres projets en lice, une fois le processus terminé. Un point de vue que ne partage pas l’autre consortium écarté, Must urbain-Pomerleau.

Tout en reconnaissant que les règles de sélection avaient été clairement établies dès le départ, la porte-parole de Dusco, Emmanuelle St-Pierre, croit que la Ville aurait dû néanmoins permettre aux autres promoteurs de dévoiler publiquement leurs projets en plus de leur remettre le pointage obtenu par chacun des concurrents au terme du processus. 

Les Sherbrookois étaient en droit en droit de s’attendre « un peu plus de transparence », a indiqué Mme St-Pierre à La Tribune.

À lire aussi: Quartier Well Sud: « Enfin, on avance! »

« Au niveau du processus de sélection, les règles étaient claires. Par contre, comme la population est au cœur du projet, on aurait apprécié pouvoir faire un événement de presse où tous les promoteurs auraient pu présenter leur projet pendant 15 ou 20 minutes. La Ville aurait ensuite pu faire connaître ses critères sur lesquels les projets allaient être étudiés. Elle aurait ensuite pu rendre publique son évaluation sur chacun des projets avec les pointages obtenus. Pour nous, ce type de rétroaction aurait été très apprécié. On croit qu’on peut s’améliorer quand on est capable de bien se comparer », a expliqué la porte-parole de Dusco. 

Règles claires

De son côté, le président d’Immeubles Must urbain, Philippe Dusseault, dit n’avoir aucun reproche à faire à la Ville. « La Ville a fait tout ce qui devait être fait pour s’assurer qu’il n’y ait pas d’influence du jury dans aucune des étapes du processus. Les règles étaient claires et elle les a suivies à la lettre », a réitéré M. Dusseault. « Oui, on aurait aimé le rendre public, mais ce ne sont pas les règles du jeu qui ont été instaurées au départ. Quand on s’est embarqué, les règles étaient claires. »

Pour ce qui est de l’évaluation du jury et du pointage obtenu pour chacun des trois projets, M. Dusseault se dit satisfait du rapport final, bien que caviardé, que lui a remis la Ville à sa demande. 

« On sait en lisant le rapport qu’on a échappé ce projet-là par deux points et demi. On a eu 72 points et Custeau 74,5. On sait pourquoi on n’a pas gagné et on sait sur quoi notre projet était plus fort que Custeau. J’ai aussi les commentaires (du jury) qui portent sur mon projet et j’ai même la grille des points en ce qui concerne notre projet. Même si les parties qui concernant les autres projets sont caviardées, en lisant bien, on est capable de déduire. Je ne vois pas ce qu’on aurait obtenu de plus au niveau de la transparence », explique M. Dusseault.

Potentiel

Malgré le résultat et le « manque de transparence », Dusco dit ne pas avoir l’intention de tourner le dos au marché sherbrookois. Au contraire, selon sa porte-parole, le groupe entend même répondre à l’invitation de la présidente du conseil municipal, Nicole Bergeron, de s’impliquer dans la revitalisation du centre-ville. 

« Cela fait 30 ans qu’on fait de l’immobilier. C’est certain qu’on n’arrêtera pas de faire des investissements dans l’immobilier sherbrookois. On croit au potentiel du centre-ville. On croit que les Sherbrookois et les Sherbrookoises méritent un centre-ville digne de ce nom. C’est certain qu’on va continuer nos efforts pour des investissements à Sherbrooke ».

Affaires

Chocolat Lamontagne investit et agrandit

Alors qu’on s’apprête à se régaler de chocolat, l’entreprise sherbrookoise Chocolat Lamontagne annonce des investissements en phase avec sa croissance.

Le nouveau projet de la famille Lamontagne consiste à donner le coup d’envoi à un important agrandissement. C’est donc quelque 1,5 M$ qui seront investis dans le parc industriel afin de faire passer l’usine de 95 000 à 115 000 pieds carrés. L’investissement permettra d’accroître les capacités de production et de stockage, souligne un communiqué de presse.

On explique aussi qu’au fil des ans, afin de répondre à la demande croissante tout en restant à la fine pointe de la technologie, l’usine a acquis des équipements permettant de fabriquer et d’emballer ses produits de chocolat plus aisément et plus rapidement. Mais voilà que ces machines sont plutôt volumineuses et l’espace se met à manquer au 4025 de la rue de la Garlock.

« Nous avons récemment procédé à l’installation d’une ensacheuse et d’une cartonneuse qui occupent à elles seules pas mal d’espace », a commenté Danny Lamontagne, vice-président aux opérations. 

« Nous devions stocker des produits à l’externe, ce qui implique du transport, de la gestion d’inventaire supplémentaire et, évidemment, des coûts. Avec cet agrandissement, nous allons nous réapproprier notre espace et augmenter notre efficacité et notre efficience. » 

La machinerie lourde a pris place sur le site de Chocolat Lamontagne afin de lancer les travaux.

« Ce projet permettra la croissance de l’entreprise et améliorera aussi, du même coup, l’efficacité et l’environnement de travail des employés », a ajouté M. Martin Cournoyer, le directeur général de Chocolat Lamontagne. 

« C’est important pour nous que le milieu de vie que nous offrons à notre personnel soit agréable pour tous. » 

Longtemps reconnue pour ses produits principalement dédiés au domaine de l’autofinancement, l’entreprise a commencé à infiltrer le marché de la vente au détail au Canada et aux États-Unis il y a une dizaine d’années.

D’abord sous plusieurs marques privées majeures puis avec sa propre gamme de produits, l’entreprise est maintenant active sur le marché international. On est aussi à la recherche de main-d’œuvre, souligne-t-on.

Estrie et régions

Coaticook se dote de condos de luxe

De l’hébergement haut de gamme est maintenant disponible à Coaticook. L’équipe des condos Belding-Corticelli a ouvert les portes de trois condos modèles, récemment, question de donner un avant-goût de l’étoffe qu’aura cet ambitieux projet lorsqu’il sera complété à l’été 2020.

« On est très fier de présenter un aperçu de notre projet aux visiteurs aujourd’hui. Ça fait plusieurs années qu’on met beaucoup d’efforts dans le projet, donc on est heureux de pouvoir enfin partager les résultats avec la population », indique Tanya Kaeslin, directrice des ventes chez Tomico.

Affaires

Les petits entrepreneurs peuvent s’inscrire à La grande journée

À l’occasion de la sixième édition de La grande journée des petits entrepreneurs, qui se tiendra le samedi 15 juin 2019, les enfants de 5 à 12 ans sont invités à créer leur entreprise d’un jour.

Cette initiative unique est l’occasion pour les enfants de partager leur talent et de vivre une première expérience entrepreneuriale. D’ailleurs, les parents sont invités à encourager la participation de leur enfant en misant sur leurs intérêts naturels et sur leurs passions.