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Affaires

Le coronavirus pourrait avoir des impacts sur l’économie, comme le SRAS en 2003

MONTRÉAL — Au-delà des inquiétudes strictement médicales, le nouveau coronavirus apparu en Chine soulève des préoccupations sur le coût économique potentiel d’une épidémie mondiale - comme on l’avait vu avec le syndrome respiratoire aigu sévère (SRAS) il y a 17 ans.

Les autorités cherchent à éviter une répétition de la propagation du SRAS, qui avait coûté à l’économie canadienne environ 4 milliards $US en 2003.

«Le coût pour l’économie mondiale peut être assez colossal, en termes de PIB négatif, si cette épidémie atteint des proportions épidémiques, car jusqu’à cette semaine, les marchés sous-estimaient le potentiel de propagation de la grippe», écrit dans un rapport Stephen Innes, stratège en chef pour l’Asie auprès de la firme de services financiers AxiCorp.

L’industrie du voyage a déjà commencé à ressentir les contrecoups de cette éclosion, alors que les titres de quatre compagnies aériennes nord-américaines qui desservent la Chine, dont Air Canada, ont chuté mardi en Bourse, dans un climat d’anxiété grandissante face à l’infection virale. Aucune de ces compagnies aériennes n’atterrit à Wuhan, foyer d’origine de l’infection, mais leurs partenaires chinoises le font, et certains passagers passent d’un transporteur chinois à un transporteur canadien.

Les actions des trois plus grands croisiéristes américains ont également chuté; le titre de Royal Caribbean Cruises, qui jouit d’une forte présence chinoise, a perdu plus de 4 % cette semaine.

L’analyste Chris Murray, d’AltaCorp Capital, a rappelé la nervosité des investisseurs face aux titres du secteur touristique après l’éclosion de SRAS en 2002-2003, puis de la grippe H1N1 en 2009 et du virus Ebola en 2014. «Ces épidémies à plus grande échelle peuvent avoir un impact à court terme plus prononcé, rappelle-t-il. Cependant, dans les trois cas, le cours des actions s’est redressé assez rapidement, en quelques mois, une fois que l’on a mieux compris l’ampleur et la gravité de la propagation.»

L’ampleur de l’épidémie à ce jour est en tous cas bien moindre que celle du SRAS, un virus de la même famille que le coronavirus qui s’était propagé en 2002-2003 de la Chine à une trentaine de pays dont le Canada - essentiellement dans la grande région de Toronto. Le SRAS avait infecté plus de 8000 personnes dans le monde, tuant près de 800 malades, selon l’Organisation mondiale de la santé (OMS). La maladie avait infecté environ 438 Canadiens et fait 44 morts dans la région de Toronto.

Le SRAS a coûté 4 milliards $US au pays et environ 28 000 emplois, selon un rapport de 2014 du professeur Kai Ostwald, de l’École des politiques publiques et des affaires mondiales à l’Université de la Colombie-Britannique. Ces coûts sont attribuables en grande partie à des changements, motivés par la peur, dans le comportement des consommateurs plutôt qu’à des frais médicaux plus élevés, a estimé le professeur Ostwald. «Les gens ont considérablement réduit les activités qui les mettaient à proximité des autres - pas seulement l’avion ou les restaurants, mais aussi le boulot ou l’école.»

Selon la Commission canadienne du tourisme, les hôtels du Grand Toronto, où l’épidémie canadienne a été concentrée, ont perdu environ 39 millions $ de revenus en avril 2003 seulement. Selon le Conference Board du Canada, des volumes de trafic plus faibles à l’aéroport Pearson de Toronto ont entraîné des pertes de 220 millions $. Plus de 800 visites guidées en autocars ont été annulées à la fin d’avril - lorsque l’OMS a diffusé un avis de voyage d’une semaine pour Toronto -, avec une perte pouvant atteindre 6 millions $.

Air Canada a refusé de spéculer sur l’impact potentiel du coronavirus sur ses activités. Dans les rapports financiers de 2003, le transporteur indiquait que les revenus provenant des passagers avaient diminué en partie en raison de la baisse de la demande de voyages résultant de la crise du SRAS, en particulier sur le marché du Pacifique.

Chang Hoon Oh, professeur de commerce à l’Université Simon Fraser, a mis en garde contre toute réaction alarmiste à une épidémie relativement petite. Les autorités canadiennes sont maintenant mieux préparées aux virus de type SRAS, a-t-il rappelé. Mais il souligne également que le nombre de visiteurs chinois au Canada a augmenté depuis - il a été multiplié par 10 depuis 2000, pour atteindre 757 000 voyageurs en 2018, selon Statistique Canada.

Sherbrooke

La STS propose 84 M$ de projets

La Société de transport de Sherbrooke (STS) travaille sur la possibilité de recharger la carte Vermeilleuse à l’aide d’une carte de crédit, directement de la maison. Elle souhaite également limiter les tarifs spéciaux, lors d’événements comme le Festival des traditions du monde, aux réels détenteurs de billets pour ces activités. Il s’agit de deux des mesures annoncées dans le cadre du budget quinquennal des immobilisations de la STS dévoilé lundi.

Dans un point de presse en décembre, le président de la STS, Marc Denault, avait déjà annoncé que les dépenses en immobilisations de son organisation atteindraient 14 M$ en 2020 et environ 84 M$ pour la période de 2020 à 2024.

Affaires

Omnimed dans la cour des grands

Omnimed poursuit son expansion. La PME de Cookshire-Eaton a récemment annoncé sa fusion avec Toubib, une entreprise de Saint-Félix-de-Valois. Grâce à ce partenariat, Omnimed a maintenant la plus grosse équipe de développeurs spécialisés dans les dossiers médicaux électroniques au Québec.

Fondée en 1984, l’entreprise développe des outils technologiques dédiés aux professionnels de la santé et met en réseau les intervenants de ce domaine afin d’améliorer les soins aux patients.

Sherbrooke

Nouveau test de son pour Bitfarms

Bitfarms procédera à une nouvelle étude sonore dans les prochains jours. Si les citoyens lui donnent l’autorisation, certaines mesures pourront même être prises à l’intérieur des résidences touchées par le bruit que génère l’entreprise de la rue de la Pointe. Le conseil municipal se penchera par ailleurs sur une résolution pour geler le zonage du secteur de la plage Lucien-Blanchard pour éviter l’implantation d’autres entreprises du même genre.

Au lendemain d’une séance du conseil municipal où une dizaine de citoyens ont rappelé qu’ils n’en pouvaient plus du bruit et des vibrations générés par Bitfarms, la compagnie rencontrait les services municipaux, en présence des conseillers Marc Denault et Paul Gingues, pour présenter l’échéancier de ses travaux d’atténuation.

À LIRE AUSSI: Bitfarms savait qu’elle générerait du bruit, dit Marc Denault

Appel d’offres pour les cryptomonnaies: moins de volume que prévu

Sherbrooke

Pas de tour de Rogers rue Felton

Rogers renonce à installer une tour de radiocommunication de 48 mètres dans le secteur de la rue Felton. Devant l’opposition citoyenne, l’entreprise a choisi de chercher un nouvel emplacement pour l’infrastructure.

« Nous explorons les possibilités d’améliorer notre réseau sans-fil pour les résidants de Sherbrooke. En nous basant sur les commentaires de la communauté, nous continuons à chercher un nouveau site qui répond aux besoins locaux et nous entamerons un autre processus de consultation publique dans les prochains mois », explique par écrit Caroline Phémius, chef des affaires publiques pour le Québec pour Rogers Communication.

À LIRE AUSSI: Tours de télécommunication: la Ville veut des consultations

Télé et radio

Vidéotron retire Super Écran en décriant un geste «anticoncurrentiel» de Bell

Vidéotron a affirmé qu’elle retirait l’offre sur demande offerte jusqu’à tout récemment avec la chaîne Super Écran, propriété de Bell Média, en raison d’une «autre manoeuvre anticoncurrentielle de Bell».

Plus tôt mardi, Bell Média a annoncé la croissance de son service de diffusion en continu Crave pour inclure de nombreuses heures de programmation en français sans frais supplémentaires.

La filiale de Québecor a dit croire que Bell «utilise encore une fois sa position dominante sur le marché afin de désavantager son principal concurrent, et ce, au détriment des consommateurs».

Vidéotron retire également les accès à son application Super Écran Go aux clients de Vidéotron abonnés à la chaîne portant le même nom, a-t-on indiqué par communiqué.

Signal de TVA Sports bloqué

En avril dernier, Québecor avait contrevenu à une décision du CRTC en bloquant le signal de TVA Sports aux abonnés de Bell Télé lors de l’ouverture des séries éliminatoires de la Ligue nationale de hockey.

L’entreprise réclamait à grands cris de meilleures redevances de Bell pour ses chaînes spécialisées.

En vertu de l’annonce faite mardi, la plateforme Crave de Bell Média croît sur le marché canadien de langue française avec un éventail de films et d’émissions de télévision.

La plus grande plateforme de télévision en continu du pays annonce qu’elle deviendra officiellement un service bilingue le 28 janvier, au moment du lancement de la série originale de Crave Pour toujours, plus un jour avec Catherine Brunet et Pier-Luc Funk.

Bell estime que 5000 heures de programmation en français seront offertes sans frais supplémentaires pour tous les abonnés actuels de Crave. La sélection comprendra 250 séries télévisées de langue française, dont plus de 160 productions québécoises originales.

Les téléspectateurs auront également la possibilité de passer au nouveau niveau de service Super Écran de Crave, qui propose encore 1000 heures de films hollywoodiens et de séries HBO doublés ou sous-titrés en français, pour un supplément de 9,99 $ par mois.

Affaires

Well Sud: la Ville engage une agente de liaison

Dans quelques semaines, une ressource entrera en poste afin d’agir comme pivot en vue des projets de développements en cours au centre-ville de Sherbrooke.

La Ville a embauché une agente de liaison au sein de la Direction générale adjointe – développement et partenariat. Bianca de La Fontaine « occupera une fonction névralgique sur le terrain à compter du 10 février prochain », annonce-t-on.

Au cours des trois prochaines années, le projet du Quartier Well Sud, le réaménagement de la voie véhiculaire des Grandes-Fourches Nord et la réfection d’une partie de la rue Galt Ouest toucheront près de 300 commerces et organismes communautaires ainsi que plusieurs centaines de résidents, estime l’administration municipale.

« L’agente de liaison agira comme une courroie de transmission entre les diverses parties prenantes du centre-ville, les services municipaux et les professionnels et professionnelles des chantiers », souligne-t-on dans un communiqué de presse.

Bianca de La Fontaine a récemment joué un rôle similaire dans le cadre du projet de revitalisation du centre-ville de Magog. « Son embauche est d’une durée de trois ans », précise-t-on.

« Il fait partie de plusieurs mesures d’atténuation qui seront mises en place à court terme afin d’aider tous les acteurs du centre-ville qui pourraient subir des répercussions en raison des différents chantiers majeurs. »

Rappelons que les travaux sur la portion Sud de la rue Wellington du centre-ville ont commencé au début de décembre. Le stationnement à étages est tombé sous le pic des démolisseurs en vue de la réalisation du projet Espace Centro du Quartier Well Sud.

Télé et radio

Crave en français: une déclaration de guerre

CHRONIQUE / Imaginez le portrait : une plateforme de diffusion en français qui regroupe le catalogue des séries de HBO et de Showtime, une sélection du contenu des chaînes de Bell Média dont Super Écran, en plus de 30 nouvelles productions originales québécoises seulement cette année. Ces 6000 heures de contenu en français disponibles dès maintenant représentent une véritable déclaration de guerre de Crave (Bell Média) contre Club illico, la plateforme de Québecor.

On peut le voir de deux façons. Le pendant francophone de Crave, déjà très prisé en anglais, stimulera la production de nouvelles séries québécoises, bonifiant l’offre francophone à côté des Netflix, Amazon, Disney+ et Apple TV+ de ce monde. D’un autre côté, on viendra à nouveau piger dans notre portefeuille, déjà beaucoup sollicité par l’Extra d’ICI Tou.tv, dont Québecor veut obtenir la peau, et Club illico. Pour Crave, il en coûtera 9,99 $ par mois, ou 19,98 $ pour avoir accès au contenu intégral de Super Écran. Une minorité d’accros paieront pour tout ça; la majorité risque de magasiner, et donc, de renoncer à des services pour en choisir d’autres. Au fait, si vous avez déjà Crave en anglais, vous aurez aussi accès à la portion francophone.

Disons la vérité : l’auditoire québécois préfère encore regarder ses séries américaines doublées en français, et de loin. Le grand avantage de Crave, c’est que les séries de HBO seront disponibles en français le même jour qu’en anglais, comme le fait Netflix. HBO, c’est entre autres Succession, récompensé trois fois aux derniers Golden Globe. En 2020, on ne peut plus attendre des mois et des années pour voir la version française. Par contre, Showtime fait son difficile, et ne fournit pas encore les versions françaises en même temps que les originales anglaises. Club illico s’améliore, mais offre encore La servante écarlate et d’autres populaires séries avec un certain délai.

Cette petite bombe dans l’écosystème télévisuel québécois a été larguée par Bell Média, lors du visionnement de Pour toujours, plus un jour, première production originale de Crave. Dans cette série de 14 demi-heures, des producteurs du Chalet, Pier-Luc Funk incarne Chuck, un jeune homme qui n’a plus qu’une année à vivre et qui décide de faire tout ce dont il a envie, avec sa blonde Delphine, jouée par Catherine Brunet. J’ai beaucoup aimé les deux premiers épisodes, qui font rire et pleurer dans la même scène, la grande force de cette série, pas du tout déprimante malgré sa prémisse. Les acteurs y sont vrais, des principaux jusqu’à leur entourage. Isabelle Brouillette est excellente dans le rôle de la mère, tout comme Rémi Goulet dans celui du frère de Chuck. En voyant ce couple conjurer le sort en gardant le sourire, on ne peut s’empêcher de penser à notre propre vie s’il fallait qu’on nous annonce qu’il ne nous reste qu’un an sur cette Terre. Ces deux premiers épisodes sont disponibles sur Crave, puis les suivants le seront chaque mardi, à raison d’un épisode par semaine, une tendance adoptée par Disney+ et Apple TV+.

Parmi les autres titres intéressants à venir : Le dernier vol de Raymond Boulanger, série documentaire sur l’ancien pilote d’avion québécois, trafiquant de drogues qui a notamment travaillé pour Pablo Escobar et qu’on pourrait qualifier de «criminel sympathique». De même que Sur les traces d’un tueur en série, sur des meurtres commis sur le territoire québécois et non résolus depuis plus de 40 ans. On annonce déjà trois séries québécoises en développement : Sortez-moi de moi, de Sophie Lorain et Alexis Durand-Brault, Le campus, d’Anne Boyer et Michel d’Astous, de même qu’Edgar, une série policière.

Autre symbole de la rivalité Bell-Québecor, qui ne risque pas de s’éteindre de sitôt : le lancement de mardi marquait l’entrée en scène chez Bell Média de Suzane Landry, qui arrive tout droit de TVA, et qui a été nommée vice-présidente développement de contenu et programmation de langue française, dans l’imposant jeu de chaises musicales de l’automne chez les grandes chaînes. En arrivant chez Bell Média, et en héritant des chaînes spécialisées et du volet francophone de Crave, Suzane Landry dispose ainsi d’un beau et immense terrain de jeu, le genre de défi qui ne se refuse pas.

Julien Lacroix: y avez-vous cru?

Au début, j’y ai tout de suite vu un gag : Julien Lacroix, complètement ivre, qui cuve son vin devant l’animatrice, lundi soir en direct à La semaine des 4 Julie. Mais l’humoriste, qui feignait bien l’ivresse, a presque failli me convaincre. La scène s’est éternisée, au point que je me demande pourquoi Julie Snyder n’envoyait pas à la pause. Jusqu’à ce qu’il s’urine dessus comme Bradley Cooper dans Une étoile est née, et qu’on annonce qu’il s’agissait d’un canular. Étrange moment de télé, qui a fait énormément jaser. L’émission de lundi a rallié 233 000 fidèles sur V, contre 1191 000 pour Fugueuse, toujours aussi invraisemblable à TVA, et 681 000 pour Les pays d’en haut à ICI Télé.

Affaires

Bombardier songerait à regrouper sa division ferroviaire avec Alstom

Dans le but de réduire sa lourde dette de plus de 9 milliards $US, Bombardier étudierait la possibilité de regrouper ses activités de construction de matériel roulant avec celles de sa rivale française Alstom.

Selon l’agence Bloomberg, qui cite des sources confidentielles, ce scénario serait sur la table depuis quelques mois — avant que la multinationale québécoise ne décide d’effectuer un avertissement sur ses résultats, jeudi dernier.

«Nous ne commenterons pas les rumeurs de marché», s’est limité à répondre un porte-parole de Bombardier, Olivier Marcil, dans une réponse envoyée par courriel, alors qu’Alstom a fait de même.

En signalant que ses résultats financiers seraient moins élevés que prévu, Bombardier avait laissé planer le doute sur sa participation dans le programme de l’A220 — l’ex-C Series — en plus d’indiquer qu’elle considérait ses options pour réduire sa lourde dette, soulevant au passage des questions sur son avenir.

Certains analystes ont également avancé la possibilité de voir la société se départir de sa division des jets d’affaires.

«Nous croyons qu’une cession potentielle de Bombardier Transport à Alstom serait logique, car elle permettrait de mieux concurrencer de plus grands joueurs de l’industrie», a estimé Benoit Poirier, de Desjardins Marchés des capitaux, dans une note.

D’après l’analyste, les revenus annuels générés par la division ferroviaire de Bombardier et Alstom seraient de 18 milliards $US, par rapport à 34 milliards $US pour CRRC, un constructeur chinois soutenu par l’État, et 10 milliards $ pour l’allemande Siemens.

En excluant la participation de 30 % détenue par la Caisse de dépôt et placement du Québec dans Bombardier Transport, M. Poirier croit que l’entreprise québécoise pourrait obtenir environ 2,5 milliards $US advenant une transaction.

Le bas de laine des Québécois n’a pas voulu commenter les discussions évoquées par l’agence américaine.

En 2017, des reportages avaient fait état d’échanges entre Bombardier et Siemens afin de regrouper Bombardier Transport — dont le siège social se trouve à Berlin, en Allemagne — et Siemens Mobility Rail Solutions, une coentreprise qui fabrique des trains ainsi que de l’équipement de signalisation ferroviaire.

Siemens s’était par la suite tournée vers Alstom en vue d’une union, qui s’est toutefois butée au refus de la Commission européenne en février 2019.

Un mariage entre Bombardier Transport et le géant français ferait également l’objet d’un examen minutieux des autorités réglementaires européennes, a souligné l’analyste de Desjardins Marchés des capitaux.

À la Bourse de Toronto, l’action de catégorie B de Bombardier, qui dévoilera ses résultats du quatrième trimestre le 13 février, a clôturé à 1,29 $, mardi, en hausse de sept cents, ou environ 5,7 %.

Justice et faits divers

La famille Duceppe poursuit les résidences Lux Gouverneur pour la mort par hypothermie de leur mère

«Maman n’en finit plus de mourir; ça continue tout le temps parce que (la responsabilité de la résidence) n’est pas reconnue.»

C’est sur un ton doux, mais rempli de tristesse que Gilles Duceppe a tenu ces lourds propos en entrevue avec La Presse canadienne, lundi, peu après que l’avocat de la famille eut annoncé le dépôt, un an jour pour jour après le décès de Hélène Rowley Hotte Duceppe, d’une poursuite de 1,25 million $ contre les résidences Lux Gouverneur.

Dans la demande introductive d’instance déposée par leurs avocats, lundi, les sept enfants de Mme Duceppe allèguent que la vie de leur mère aurait été sauvée, «n’eut été de l’incurie et de la négligence graves de la Résidence».

Mort «hautement probable» et «prévisible»

«Avec les mécanismes mis en place au niveau de la sécurité et les agissements du personnel du Lux Gouverneur, il était hautement probable que la tragédie qui est survenue survienne de la manière dont elle est survenue. C’est, oui, un accident, mais également quelque chose qui était prévisible», a affirmé Me Marc-Antoine Cloutier au soutien de la demande.

Mme Duceppe, âgée de 93 ans, était sortie de son appartement par un froid sibérien peu après 4h du matin en raison d’une alarme d’incendie déclenchée à cause d’une possible fuite de monoxyde de carbone. Elle s’était trouvée embarrée à l’extérieur durant plusieurs heures pour finalement décéder d’hypothermie.

L’enquête de la coroner Géhane Kamel avait notamment permis d’établir que les employés n’avaient pas fait de dénombrement des résidants après l’alarme, que les six heures d’agonie de Mme Duceppe ont été captées par les caméras de surveillance, mais que personne n’a consulté ou visionné celles-ci et que personne n’a fait de vérification des six sorties de secours après l’alarme, et ce, malgré le fait que la sortie la défunte ait fait déclencher une alerte indiquant que cette porte avait été ouverte.

«Elle avait une peur horrible du feu, raconte Gilles Duceppe. Elle a eu peur, elle est sortie. Elle a fait ce qu’elle devait faire. [...] Ils auraient pu vérifier les sorties, ils auraient pu regarder les caméras. Si une porte sonne, c’est parce qu’elle a été ouverte.

«On ne peut pas comprendre comment une telle chose puisse s’être produite. Il y avait des caméras. Ils auraient pu la voir. Il y a une porte qu’on réarme, la porte de secours. Si ça sonne, c’est parce qu’elle a été ouverte. On doit l’ouvrir : ils l’auraient sauvée, elle serait rentrée; elle était juste là, de l’autre côté», peste l’ancien politicien.

«Plusieurs personnes dans cette soirée n’ont pas fait ce qu’elles devaient faire, mais on sait en plus que les processus qui étaient mis en place par la résidence étaient inadéquats, inefficaces et insuffisants», a martelé Me Cloutier.

Choisie pour la sécurité

La sœur de Gilles Duceppe, Monique, souligne la funeste ironie du choix de résidence pour sa mère.

«C’était une très belle résidence. C’est pour ça qu’on est allés là, parce que c’était, dans leur dépliant, c’était la plus haute technologie au niveau de la sécurité. On a dit : “Maman, c’est pour toi.” Et c’était bien. Les gens étaient sympathiques.

«Il n’y a personne qui ne pense finir ses jours comme ça, dehors...» conclut-elle à mi-voix.

Et c’est justement là, dans cette prétention de sécurité, que le bât blesse, affirme Marc-Antoine Cloutier.

«Ils vendent quelque chose de particulier qui, à certains égards est le luxe, la sécurité, la prise en charge et ce qu’on leur vend détonne de ce qui se passe en réalité et pas juste au Lux Gouverneur», affirme le juriste.

La direction de la résidence a pour sa part fait valoir que la sécurité constitue «une priorité absolue». Dans une déclaration transmise par courriel, elle écrit : «Un an après le triste événement, toute l’équipe de la Résidence Lux Gouverneur demeure extrêmement bouleversée par le décès de Mme Rowley-Hotte. La sécurité et le bien-être des résidents constituent une priorité absolue pour la direction. En raison des procédures légales en cours, aucune entrevue ne sera accordée.»

Québec interpellé

Mais, bien que la famille ne poursuive que les résidences Lux Gouverneur, Me Cloutier estime que le gouvernement du Québec est également interpellé par le dossier.

«Il va s’en suivre un débat qui est important au Québec, qui est la responsabilité des résidences de ce type-là dans la sécurité de leurs résidants. On entend de plus en plus parler des problématiques qui découlent du manque de sécurité de ces résidences-là, mais aussi à certains égards du manque de personnel, du manque de formation, de l’insouciance de certains.»

Les excuses de la résidence, quant à elles, «c’est arrivé trop peu, trop tard et maintenant il est temps de parler de reconnaissance de responsabilité», tranche-t-il.

Tant l’avocat que la famille estiment que le gouvernement du Québec doit établir et assurer le respect de normes beaucoup plus strictes pour ces résidences.

La décision de la famille de poursuivre les résidences Lux Gouverneur fait suite à une mise en demeure envoyée en juillet dernier à laquelle ils n’ont pas obtenu de réponse satisfaisante. Me Cloutier a précisé que la possibilité de porter plainte au criminel a été évoquée et que la question est légitime, mais que la famille a choisi la voie civile sur la base de la négligence grave.

Actualités

Sherbrooke veut garder son règlement sur les Airbnb

Le gouvernement du Québec ne devrait pas se mêler des dossiers d’hébergement de type Airbnb dans les municipalités, arguent les élus sherbrookois. À l’instar de la mairesse de Magog, Vicki-May Hamm, le maire Steve Lussier et les conseillers Vincent Boutin et Nicole Bergeron souhaitent l’adoption d’une résolution pour que les villes continuent de choisir où les locations à court terme seront permises.

Vincent Boutin a été le premier à s’opposer à une disposition du projet de loi 49, qui permettrait la location à court terme sur l’ensemble du territoire. « Au prochain conseil, nous devrions nous aussi faire une résolution pour demander l’abrogation de l’article qui porte sur ce sujet. Ceux qui vivent les contrecoups de l’hébergement illégal, ce sont les municipalités. Ça crée une pression sur les centres-ville. Il y a moins de résidants au centre-ville. La spéculation fait qu’il coûte plus cher d’avoir accès à la propriété et il y a aussi une question de quiétude. Surtout, les municipalités ne sont pas des créatures du gouvernement du Québec. Le gouvernement vient faire le contraire de ce qu’il nous a dit à l’époque où il nous a reconnus comme des gouvernements de proximité. Il ne faut pas laisser passer cette disposition. »

Affaires

MEC annonce d’importants changements pour renouer avec la rentabilité

VANCOUVER — Le magasin de matériel de plein air Mountain Equipment Co-op (MEC) a annoncé lundi des changements majeurs qui, espère-t-il, lui permettront de renouer avec la rentabilité et de survivre dans l'environnement actuel de l'industrie du détail.

Le chef de la direction de la société de Vancouver a expliqué dans une lettre ouverte que l'objectif de ces mesures, qui pourraient éventuellement comprendre le déménagement du siège social, était de redonner à MEC «une santé financière».

Affaires

Le Groupe Canam revient au Québec

Moins de trois ans après avoir vu un fonds d’investissement américain devenir l’actionnaire majoritaire de Groupe Canam, la famille Dutil, à l’origine de la fondation de la société, rapatrie, avec la Caisse de dépôt et placement du Québec (CDPQ) et le Fonds de solidarité FTQ, le contrôle québécois sur une grande partie des activités du constructeur de structures en acier.

Dans le cadre d’une entente de 840 millions $ annoncée lundi, les trois partenaires détiendront, à parts égales, les activités canadiennes de la société, certains actifs aux États-Unis et d’autres situés en Roumanie et en Inde, qui comptent près de 2700 des 4900 employés de la société.

«À 77 ans, je ne suis pas encore là pour les 20 prochaines années et là, l’actionnariat de la compagnie est à mon goût», a expliqué en entrevue téléphonique le président du conseil d’administration de Canam, Marcel Dutil, en ajoutant que la décision était appuyée à «l’unanimité» par ses quatre enfants.

Canam est dirigée depuis 2012 par Marc Dutil, l’un des fils du président du conseil d’administration.

Au Canada, la nouvelle société sera propriétaire des sites comme ceux de Canam Bâtiments à Saint-Gédéon-de-Beauce, à Boucherville, en banlieue sud de Montréal, à Mississauga, en Ontario, ainsi qu’à Calgary en Alberta, en plus de détenir les usines de Canam Ponts situées à Québec, Laval et Shawinigan.

Selon M. Dutil, ces activités représentent environ la moitié du chiffre d’affaires total de 2,1 milliards $ généré l’an dernier par l’entreprise établie à Saint-Georges, en Beauce.

Estimant que sa vision ne cadrait plus avec celle des marchés boursiers, Canam avait conclu une entente, en 2017, visant à fermer le capital de l’entreprise.

American Industrial Partners (AIP) avait mis la main sur 60 % de la société fondée en 1960, alors que Placements CMI - la famille Dutil - la CDPQ et le Fonds de solidarité FTQ se partageaient les 40 % restants. L’offre valorisait Canam à environ 875 millions $, incluant la dette.

Canam avait indiqué que le fonds d’investissement devait être présent pour une période de «cinq à sept ans», mais le fondateur de l’entreprise, qui voulait aller plus rapidement, a commencé à négocier il y a environ six mois afin de boucler une transaction.

En 2015, l’homme d’affaires avait également fait appel à des capitaux privés dans le but de fermer le capital du constructeur de semi-remorques Manac.

Techno

La Croix-Rouge veut apprendre aux joueurs de Fortnite à sauver des vies

NEW YORK — Parvenir à sauver des vies plutôt qu’à en prendre : tel est le but du nouveau mode proposé par le très populaire jeu en ligne Fortnite et développé en collaboration avec le Comité international de la Croix-Rouge (CICR).

Baptisé Liferun, ce mode fait découvrir aux joueurs les quatre activités principales effectuées par les travailleurs du CICR à travers le monde : soigner les civils, reconstruire les infrastructures essentielles, déminer, et distribuer de l’aide aussi rapidement que possible.

Trois joueurs connus, Dr. Lupo, Lachlan et One Shot Gurl, devaient présenter et étrenner dimanche le nouveau mode au salon du jeu vidéo PAX South à San Antonio, au Texas, détaille l’organisation humanitaire dans un communiqué diffusé dimanche.

La communauté des «gamers» «a une importance grandissante» et le CICR a développé cette nouvelle approche «afin de susciter des conversations sur son travail dans les pires zones de conflit du monde», souligne l’organisation.

«Les jeux vidéo sont depuis longtemps des plates-formes traditionnelles de divertissement et de réseaux sociaux, et nous savons que de nombreux joueurs sont également des soldats actuels, passés ou futurs, des officiers de l’armée, des membres de groupes armés, des PDG d’entreprises, des avocats et des dirigeants politiques», remarque Jennifer Hauseman, directrice de la communication et de la gestion de l’information au CICR, citée dans le communiqué.

«Nous devons leur parler de manière intelligente et engageante pour leur expliquer que les civils souffrent beaucoup dans les conflits, ajoute-t-elle.

Le CICR, dont l’un des objectifs est de promouvoir le respect du droit international humanitaire, avait déjà noué un partenariat avec le studio Bohemia interactive pour intégrer des messages sur le droit humanitaire dans le jeu Arma 3.

Lancé en juillet 2017, Fortnite est rapidement devenu un vrai phénomène culturel et compte maintenant 250 millions de joueurs.

Affaires

Ce que l’on reproche à Meng ne serait pas une fraude au Canada, selon son avocat

VANCOUVER — Un avocat de Meng Wanzhou a plaidé mardi que la dirigeante de Huawei ne devrait pas être extradée aux États-Unis pour y faire face à des accusations de fraude puisque sa faute présumée ne serait pas considérée comme une fraude au Canada.

Mme Meng est accusée aux États-Unis d’avoir menti à la banque HSBC sur les affaires d’une filiale de Huawei en Iran, ce qui aurait pu exposer l’institution financière à des sanctions pénales et civiles pour avoir violé les sanctions américaines contre Téhéran.

Au deuxième jour de l’audience d’extradition de Mme Meng, à Vancouver, Scott Fenton a déclaré à la juge de la Cour suprême de la Colombie-Britannique qu’on ne peut être condamné pour fraude au Canada à moins qu’une fausse déclaration ne cause un préjudice ou un risque de préjudice. Or, le Canada n’a pas imposé de sanctions similaires contre l’Iran, a plaidé Me Fenton; il serait donc impossible de condamner Mme Meng pour fraude au Canada parce que la banque HSBC n’aurait pas risqué ici de violer un embargo commercial.

L’audience de cette semaine est axée sur le test juridique de «la double incrimination», ce qui signifie que les faits reprochés à Mme Meng aux États-Unis doivent également être illégaux au Canada pour qu’elle puisse être extradée. Or, le Canada a levé les sanctions contre l’Iran en 2016, lorsque les puissances mondiales ont conclu un accord avec Téhéran sur son programme nucléaire. Mais les États-Unis se sont retirés de l’accord en 2018 et ont à nouveau imposé les sanctions - en ajoutant même de nouvelles.

Me Fenton a soutenu mardi que la banque HSBC ne courait des risques qu’aux États-Unis, en raison de leurs sanctions «particulières», qui sont «en décalage» avec le Canada et le reste de la communauté internationale. «Le risque de préjudice est déterminé par le risque juridique - un risque juridique qui n’existe qu’aux États-Unis», a-t-il plaidé. L’avocat de Mme Meng soutient également que HSBC ne courrait aucun risque au Canada parce que ce pays ne pénaliserait pas une «victime innocente» de fraude.

Un autre avocat de Mme Meng, Eric Gottardi, a vanté les mérites de la double incrimination. «De nombreux Canadiens sont fiers de notre indépendance et de notre approche typiquement canadienne du droit criminel», a-t-il plaidé. MGottardi a ainsi soutenu que les accusations contre Mme Meng sont non seulement contraires au critère juridique, mais aussi aux «valeurs fondamentales» des Canadiens, car le pays a abandonné les sanctions contre l’Iran.

Les avocats de Mme Meng ont conclu mardi leurs plaidoiries sur la double incrimination; la Couronne devrait procéder mercredi.

Les sanctions: «un leurre»

Mme Meng avait été arrêtée en décembre 2018 à l’aéroport de Vancouver, à la demande des Américains. Elle nie les allégations et a été libérée sous caution pour la suite des procédures au Canada. La juge Heather Holmes a permis à Mme Meng de s’asseoir derrière ses avocats, à une table plutôt qu’au siège réservé à l’accusé, afin qu’elle et son interprète mandarin puissent mieux suivre les procédures.

Si la juge Holmes conclut que le critère juridique de la «double incrimination» n’a pas été respecté, Mme Meng sera libre de quitter le Canada. Elle pourrait par contre être arrêtée en mettant le pied aux États-Unis.

Si la Cour conclut qu’il y a double incrimination, l’audience d’extradition passera à la deuxième étape, prévue pour juin. On examinerait alors les allégations de la défense selon lesquelles les droits constitutionnels de Mme Meng auraient été violés lors de son arrestation à l’aéroport. Ses avocats soutiennent que les autorités canadiennes et américaines ont alors comploté pour mener une «enquête criminelle secrète» à l’aéroport.

Les avocats du procureur général du Canada démentent ces allégations et soutiennent que l’accent mis par la défense sur les sanctions américaines contre l’Iran constitue un «leurre». Dans les documents juridiques, ils soutiennent par ailleurs que les mensonges allégués de Mme Meng aux banquiers américains seraient suffisants au Canada pour démontrer la fraude.

Les procureurs fédéraux estiment également que la juge Holmes peut, si nécessaire, tenir compte de manière limitée du contexte entourant les sanctions américaines, simplement pour comprendre le risque économique et juridique auquel la banque HSBC était alors confrontée.

Actualités

« Enfin, les affaires reprennent »

Les motoneigistes sont le pain et le beurre de la Brasserie Lac Brompton à Saint-Denis-de-Brompton. Le propriétaire de l’établissement, Christian Couture, était bien content de voir la neige tomber sur la région samedi puisque l’hiver, cette clientèle amène pas moins de 40 % des revenus du restaurant, selon lui.

En haute saison, les motoneigistes consomment environ 1500 repas par semaine à la Brasserie Lac Brompron. « Ça représente beaucoup de repas le jour, sept jours par semaine et beaucoup d’affluence la fin de semaine. [Le retard du début de la saison] est terrible. Pour nous, l’idéal, c’est quand le froid et la neige commencent dans la période des Fêtes pour avoir des sentiers potables après le Jour de l’An. Lorsqu’il y a des sentiers le 2 janvier, c’est merveilleux », témoigne M. Couture.

Actualités

Les Can-Am hors route dominent au Rallye Dakar

Les véhicules Can-Am hors route de BRP ont continué de faire leur marque au Rallye Dakar.

En plus de triompher dans la catégorie des véhicules côte à côte, les finalistes des 20 premières positions ont tous franchi la ligne d’arrivée à bord d’un véhicule de l’entreprise de Valcourt, dominant ainsi la compétition du début à la fin.

Le Rallye Dakar est une course éprouvante de 9000 kilomètres sur 12 jours à travers le désert d’Arabie Saoudite. L’épreuve attire les meilleurs pilotes et équipes du monde entier et voit défiler les véhicules hors route les plus impressionnants du marché. 

Les véhicules Can-Am ont remporté les trois premières places du podium pour la deuxième année consécutive. 

Les finalistes des 20 premières positions ont tous franchi la ligne d’arrivée à bord d’un véhicule Can-Am. 

En septembre 2015, le PDG de BRP, José Boisjoli, avait promis de dévoiler un nouveau véhicule Can-Am côte à côte tous les six mois pendant quatre ans. Depuis, Can-Am a pris d’assaut l’industrie, rappelle-t-on dans un communiqué de presse.

Plus récemment, la marque a développé son catalogue « récréatif-utilitaire » avec la gamme de véhicules côte à côte Can-Am Defender.

Actualités

Trois bars de Granby au régime sec

Trois bars de Granby ont dû temporairement fermer leurs portes, depuis le début de la semaine, en raison de la suspension de leur permis d’exploitation et de leur licence d’exploitation d’appareils de loterie vidéo par la Régie des alcools, des courses et des jeux (RACJ) du Québec.

Sur sa page Facebook, le 11 janvier dernier, le Bar National a annoncé tenir un « MÉGA party » ce soir-là, précisant qu’il s’agissait là de la dernière soirée avant une fermeture de « quelques semaines pour “rénovations” ». La réouverture est prévue le mercredi 26 février.

Actualités

C2MI: IBM Bromont et l’Université de Sherbrooke renouvellent leur partenariat

Le centre de recherche en microélectronique (C2MI) de Bromont peut compter sur un atout de taille pour rester à l’avant-garde dans son créneau. En effet, l’usine IBM Bromont et l’Université de Sherbrooke, deux partenaires, ont annoncé jeudi qu’elles collaborent à nouveau dans la seconde Chaire de recherche industrielle sur « l’intégration de haute performance ». Les travaux porteront notamment sur l’augmentation de la puissance des composantes et le développement technologique en intelligence artificielle.

La première chaire s’est échelonnée sur cinq ans. Dotée d’un budget de neuf millions $, elle avait comme principaux objectifs de développer de nouveaux procédés de fabrication industrielle « robuste » ainsi que des matériaux permettant d’accroître « la résistance et la fiabilité des composants électroniques ».

Justice et faits divers

Les retraités des quotidiens de GCM accusés de fragiliser le plan de relance

Le montage financier de la coopérative qui a repris Groupe Capitales Médias (GCM) est un «château de cartes sur une assiette de Jell-O» qui risque de s'effondrer si les retraités du groupe portent en appel le jugement autorisant la restructuration.

L'avocat qui représente la nouvelle entité, Richard Bergeron, y est allé de cette mise en garde, jeudi, au palais de justice de Québec. Les retraités des quotidiens «Le Soleil», «Le Nouvelliste», «Le Quotidien» et «La Voix de l'Est» présentaient une requête en permission d'en appeler, qui a été prise en délibéré par le juge Jacques J. Lévesque, de la Cour d'appel.

En vertu de la décision rendue le 23 décembre par le juge Daniel Dumais, de la Cour supérieure, les retraités doivent faire une croix sur 25 à 30 pour cent de leurs rentes à compter de février en plus de renoncer à d'éventuels recours à l'égard des différents syndicats et comités de retraite.

Leur procureure, Estelle Tremblay, a essuyé jeudi un tir groupé d'une dizaine d'avocats représentant entre autres Investissement Québec, le syndic et les syndicats, dont Unifor et la CSN, qui se sont tous désolés que les retraités veuillent ainsi fragiliser le plan de relance en créant de «l'incertitude».

L'initiative des retraités met «en péril» le plan de restructuration, a martelé Jocelyn Perreault, l'avocat du syndic, car même s'il a été «mis en oeuvre», le plan n'a pas encore été «exécuté». En d'autres mots, le financement est loin d'être garanti, les prêteurs ayant signé des lettres d'intention jusqu'au 31 janvier.

Après cette date, ce sera aux partenaires financiers de décider s'ils les renouvellent pour qu'elles deviennent des lettres d'investissement, a expliqué Stéphane Lavallée, directeur général de la nouvelle entité qui porte désormais le nom de Coopérative nationale de l'information indépendante (CN2i).

«Est-ce qu'on veut prendre le risque que tout tombe après tous ces efforts consentis depuis le mois d'août?» a-t-il demandé en mêlée de presse. «Est-ce que je peux enlever la carte du milieu, même si c'est un deux de pique, sans risquer de faire effondrer cette oeuvre fragile?» a poursuivi Me Bergeron devant le juge.

Ils ont plaidé que les employés actifs subissent eux aussi des ponctions dans leur régime de retraite, qu'ils ont accepté un gel des salaires pendant deux ans et qu'ils contribuent au plan de relance. La survie des journaux, pour la plupart centenaires, dépasse par ailleurs le cadre des intérêts particuliers, selon eux.

Plus tôt, Me Tremblay avait argué que les 900 retraités n'ont jamais eu de voix au chapitre. «Est-ce que les retraités devraient tout perdre incluant le droit de demander des comptes parce que les créanciers l'exigent?» a-t-elle demandé, en disant croire à une «erreur» du juge Dumais, qui a maintenu les «quittances» protégeant les syndicats et les comités de retraite contre toute poursuite.

Elle a insisté pour dire que les retraités ne cherchent pas à «nuire» à quiconque dans cette affaire, mais demandent simplement «de ne pas être obligés de renoncer à des droits». Elle a également demandé à ce que la Cour d'appel tranche la question une fois pour toutes, à défaut de quoi elle contribuerait à embourber les instances inférieures. C'est que les retraités envisagent d'autres recours.

«Il y a aussi un recours collectif potentiel, a indiqué en mêlée de presse Pierre Pelchat, porte-parole de l'association des retraités du Soleil. On ne s'oppose pas du tout aux coopératives, d'ailleurs on a été le premier groupe à les appuyer publiquement au mois d'octobre. (...) Ce qu'on veut, c'est protéger les droits des retraités, point, c'est tout.»

Investissement Québec - qui a déjà investi 15 millions $ dans l'aventure - a fait savoir jeudi par le biais de son avocat que le plan était «malheureusement un tout». Sans les quittances, il n'y a pas de plan, sans plan, il n'y a pas de financement, et sans financement, c'est la faillite, a-t-on résumé crûment.

Les retraités avaient indiqué la semaine dernière qu'ils passaient de la parole aux actes et portaient en appel le jugement donnant le feu vert à la relance du groupe de presse. Les associations de retraités de deux quotidiens, soit «La Tribune» et «Le Droit», ne figurent pas parmi les demanderesses.

GCM, qui s'était placé à l'abri de ses créanciers en août dernier, compte quelque 350 employés permanents et publie six quotidiens régionaux. Le plan de relance - dans lequel on exigeait des quittances - avait été adopté à environ 99 pour cent par les créanciers de l'entreprise dans le cadre d'une assemblée tenue le 16 décembre dernier.

On exigeait la fin des régimes de retraite, parce qu'ils affichent un déficit de solvabilité qui était estimé à environ 65 millions $ d'après la plus récente évaluation, qui remonte toutefois à la fin de 2018. Les travailleurs actifs subiront aussi de lourdes pertes dans leur régime de retraite.

Gesca, une filiale de Power Corporation, avait vendu les six quotidiens à l'avocat et ex-ministre fédéral Martin Cauchon en 2015, qui a quitté l'entreprise lorsqu'elle s'est placée à l'abri de ses créanciers.

Affaires

Bombardier se penche sur son avenir

MONTRÉAL — Moins de deux ans après avoir cédé à Airbus le contrôle sur la C Series — rebaptisée A220 —, Bombardier laisse planer le doute sur sa participation au programme en plus de lancer un avertissement sur ses résultats financiers et de considérer ses options pour réduire sa lourde dette, ce qui soulève des questions sur son avenir.

Les mauvaises nouvelles, qui alimentent les craintes des investisseurs sur la capacité de l’entreprise à atteindre les cibles de son plan de redressement de cinq ans, ont fait plonger le cours de son titre à la Bourse de Toronto, jeudi.

Sur le parquet de Bay Street, l’action du constructeur d’avions et de trains a piqué du nez en se transigeant temporairement à un creux annuel de 1,10 $, pour finalement clôturer à 1,22 $, en recul de 32 %, ou 54 ¢.

L’entreprise, qui a quitté l’aviation commerciale, se demande maintenant ce qu’elle fera de sa participation dans la Société en commandite Airbus Canada, puisque de nouveaux investissements sont nécessaires pour soutenir l’accélération de la production, ce qui repoussera le seuil de la rentabilité et pèsera sur le rendement.

«Cela pourrait réduire significativement la valeur de la coentreprise», a expliqué Bombardier, en laissant entendre qu’elle pourrait inscrire une charge de dépréciation lorsqu’elle divulguera ses résultats du quatrième trimestre, le 13 février.

Airbus détient une participation de 50,06 % dans le programme de l’A220, contre 33,58 % pour Bombardier et 16,36 % pour l’État québécois, qui a injecté 1 milliard $US en 2016.

Le géant européen n’a pas voulu dire pourquoi de nouveaux investissements étaient nécessaires, mais par courriel, la porte-parole d’Airbus Canada, Marcella Cortellazzi, a réitéré l’engagement à l’endroit de l’A220.

«Airbus demeure engagée envers l’A220 et poursuivra de financer le programme vers l’atteinte de l’équilibre», a-t-elle fait valoir.

Du côté du gouvernement Legault, on a préféré ne pas réagir aux commentaires de Bombardier.

En théorie, Airbus peut racheter la participation de Bombardier dans la société en commandite en 2026 alors qu’elle peut faire de même avec celle de Québec à compter de la fin juin 2023.

La possibilité de tabler sur une version allongée de l’appareil — A220-500 — viendrait expliquer en partie les besoins financiers, selon le directeur du groupe d’études en management des entreprises en aéronautique à l’UQAM, Mehran Ebrahimi.

Pour l’expert, Bombardier se demande si le jeu en vaut la chandelle alors que sa participation pourrait être rachetée en 2026.

«Je pense que l’entreprise veut régler la situation dans sa division ferroviaire et racheter la participation [de 30 %] détenue par la Caisse de dépôt et placement du Québec», a expliqué M. Ebrahimi, lors d’une entrevue téléphonique.

D’autres options?

Avec une dette à long terme de plus de 9,3 milliards $US, Bombardier dit continuer d’évaluer ses options, sans préciser le fond de sa pensée, afin d’accélérer son désendettement.

En plus d’avoir vendu ses programmes Q400 et du CRJ, la société s’est départie d’autres actifs, dont ses usines situées à Belfast, en Irlande du Nord, ainsi qu’à Casablanca, au Maroc. Cela ne semble toutefois pas suffisant.

«Nous spéculons que la compagnie pourrait se pencher sur des options qui pourraient inclure la vente d’une de ses deux divisions [aviation ou transport]», a expliqué Cameron Doerksen, de la Financière Banque Nationale, dans un rapport.

L’analyste croit qu’il serait plus plausible de se départir du secteur aéronautique, puisque la division ferroviaire serait plus rentable en tant que compagnie distincte.

Pour Seth Seifman, de J.P. Morgan, le signal de l’entreprise suggère qu’il ne suffit pas seulement de repousser les échéances à court terme de la dette de la société et qu’il y a une certaine urgence d’agir.

«Cela suggère des options comme la scission de la compagnie, a écrit l’analyste dans une note. Cela pourrait [même inclure] les deux principales divisions de Bombardier.»

Mauvaises surprises

En ce qui a trait à l’avertissement sur ses résultats, Bombardier affirme qu’il est attribuable essentiellement aux mesures de redressement dans sa division ferroviaire, à l’échéancier de certains paiements et au report de la livraison de quatre avions d’affaires au premier trimestre de 2020.

Bombardier Transport devrait afficher une perte de 230 millions $US au quatrième trimestre puisque l’on comptabilisera une charge de 350 millions $US pour des problèmes en lien avec des contrats au Royaume-Uni, avec les Chemins de fer fédéraux (CFF) suisses et en raison de coûts accrus en Allemagne.

«La question est de savoir dans quelle mesure l’entreprise est sur le point de résoudre ces problèmes et l’assurance que nous pouvons obtenir qu’il n’y aura pas d’autres pépins», a souligné l’analyste Walter Spracklin, de RBC Marchés des capitaux, dans une note.

Au deuxième trimestre, l’entreprise avait également inscrit une charge d’environ 300 millions $US liée à cinq contrats jugés problématiques au sein de sa division de matériel roulant. 

Pour l’exercice 2019, Bombardier s’attend à générer un bénéfice d’exploitation ajusté d’environ 400 millions $US, alors que ses prévisions dévoilées l’an dernier évoquaient une fourchette de 700 millions $US à 800 millions $US.Les revenus devraient totaliser 15,8 milliards $US, sous la prévision précédente de 16,5 milliards $US à 17 milliards $US.En 2019, Bombardier a livré 175 appareils, dont 11 jets d’affaires Global 7500 — l’appareil au cœur du plan de relance de la compagnie. Cinquante-huit avions ont été livrés au quatrième trimestre. 

Affaires

Usinatech acquiert six nouveaux robots

La compagnie Usinatech, de Melbourne, annonce un investissement de près de cinq millions $ pour la robotisation de son usine.

Le projet d’investissement consiste à optimiser les procédés, à automatiser plusieurs cellules de production et à assurer une connectivité des équipements. Plus précisément, l’entreprise compte acquérir et intégrer des équipements de production de dernière technologie, dont six nouveaux robots, note un communiqué de presse.

L’entreprise compte déjà quelque 150 machines d’usinage CNC et veut ainsi accroître sa productivité afin d’améliorer sa compétitivité par rapport au marché manufacturier international. 

« Notre entreprise prend le virage 4.0 de façon déterminée, ce qui lui permettra de poursuivre sa croissance et sa diversification sur le marché manufacturier international », assure Rudy Pelletier, président d’Usinatech.

Le projet vise aussi à augmenter les ventes et à diversifier les marchés, ajoute-t-on. La modernisation permettra non seulement d’atteindre ces objectifs, mais aussi de pallier la rareté de main-d’œuvre de production tout en créant dix emplois dans les secteurs des hautes technologies et de la robotique, lit-on dans le communiqué.

Aide de 3,9 M$

Pour sa part, le gouvernement du Québec attribue plus de 3,9 millions $ à Usinatech, un fabricant de pièces mécaniques de haute précision pour l’industrie automobile et celle des véhicules récréatifs.

Le ministre de l’Économie et de l’Innovation, Pierre Fitzgibbon, et le député de Richmond, André Bachand, en ont fait l’annonce mercredi.

L’aide gouvernementale consiste en un prêt de 1,96 million $ accordé dans le cadre de l’initiative manufacturière par l’entremise du programme ESSOR, alors qu’un autre prêt de 1,96 million $ est consenti à même les fonds propres d’Investissement Québec.

« Je salue donc la décision d’Usinatech de poursuivre son virage 4.0 en optimisant à présent ses procédés. Le gouvernement du Québec est ravi de soutenir cette entreprise dynamique », déclare le ministre Pierre Fitzgibbon.

L’entreprise estrienne Usinatech possède également une usine au Mexique et exporte ses produits sur les marchés canadien, américain, européen et asiatique. 

Le programme ESSOR vise à appuyer, dans une perspective d’accroissement de la compétitivité et de la productivité, de création d’emplois et de développement durable, les projets d’investissement réalisés au Québec.

Actualités

Des antennes sur les églises pour financer les paroisses

À l’instar de nombreuses paroisses à travers le Québec, certaines fabriques de l’archidiocèse de Sherbrooke permettent à des compagnies de télécommunication d’installer des antennes cellulaires sur les clochers d’églises.

Les églises de Disraeli, East Angus et Valcourt ont conclu des ententes en ce sens au cours des dernières années.

Affaires

Québecor demande une aide de l’État pour l'électrification de ses véhicules

MONTRÉAL — Québecor annonce l’électrification des véhicules de ses filiales, notamment les 1100 véhicules de Vidéotron et une soixantaine d’autres au Groupe TVA.

Le président et chef de la direction de Québecor, Pierre Karl Péladeau, entend demander un soutien important de l’État, bien qu’il reconnaisse que son entreprise aurait les moyens d’aller de l’avant sans cette aide.

Le projet, qui consiste à remplacer d’ici 2024 les véhicules à essence par des véhicules électriques ou de convertir certains véhicules comme les camions de Vidéotron à l’électricité, représente une dépense totale de 17,5 millions $, soit 14 millions $ pour Vidéotron et 3,5 millions $ pour Groupe TVA.

Vidéotron a précisé, dans le dernier mandat inscrit au registre des lobbyistes à la fin de 2019, qu’il entend demander à Québec d’adapter les programmes actuels ou d’accorder une aide monétaire supplémentaire «de l’ordre d’environ 5 000 000 $», ce qui représente 36 % de la somme de 14 millions $ requise pour sa flotte. Groupe TVA, pour sa part, n’a pas signalé d’intention à ce chapitre au registre des lobbyistes.

Pierre Karl Péladeau, qui avait eu des mots très durs envers les différents médias qui réclamaient une aide gouvernementale, traitant ceux-ci de «quêteux» en pleine commission parlementaire en août dernier, n’a pas accepté de recevoir de questions comparant sa demande d’aide à celle qu’il avait dénoncée.

Il a même rabroué un journaliste qui tentait d’obtenir une justification de sa part, affirmant qu’il était «hors d’ordre». Il a plutôt cherché à faire valoir que l’aide de l’État est «tout à fait économiquement viable» puisque la conversion d’un véhicule amène une plus grande consommation d’électricité: «Et qui vend de l’électricité au Québec? Hydro-Québec. À qui appartient Hydro-Québec? Aux Québécois et aux Québécoises.»

«Il y a un programme [...] et on va, comme n’importe quelle autre entreprise, s’en prévaloir», a-t-il affirmé sèchement.

Affaires

Bleu lavande reluque Magog

EXCLUSIF / L’entreprise Bleu lavande étudie très sérieusement la possibilité de déménager son domaine agrotouristique, présentement situé dans le Canton de Stanstead non loin du village de Fitch Bay. Les dirigeants de la PME bien connue songent à un déménagement vers Magog, un projet accueilli avec enthousiasme par la mairesse Vicki-May Hamm.

Le terrain qui accueillerait les installations de Bleu lavande se trouve en bordure de la rue Principale Ouest. Un champ de pratique pour le golf a longtemps eu pignon sur rue à cet endroit, mais il a fermé ses portes il y a quelques années.

Actualités

«Trappe à tickets»: des commerçants se plaignent aussi

Il n’y a pas que des automobilistes qui sont mécontents de la nouvelle signalisation à l’angle des rues Comtois et Bertrand-Fabi. Les propriétaires de l’hôtel Quality Inn et du restaurant EggsFruits, situés au coin de King Ouest et Bertrand-Fabi, le sont tout autant...

Ils estiment que les travaux de reconfiguration effectués l’été dernier à l’angle des rues Bertrand-Fabi et King Ouest ainsi que la nouvelle signalisation qui interdit les virages à gauche à certaines heures leur portent préjudice.

À LIRE AUSSI: «Trappe à ticket» coin Comtois et Bertrand-Fabi: des «améliorations» seront apportées

 Coin Comtois et Bertrand-Fabi: «Une trappe à ticket!»

affaires

Le PFK de la rue du Conseil ferme... pour se relocaliser

Le restaurant PFK de la rue du Conseil à Sherbrooke a fermé ses portes au cours des derniers jours... pour mieux les rouvrir ailleurs.

L’établissement, qui avait pignon sur rue dans le quartier Est depuis la fin des années 1960, aura servi ses derniers clients la semaine dernière. Au cours du week-end, des affiches ont été apposées dans les fenêtres du restaurant indiquant que celui-ci est désormais fermé. Le message invite les clients à se rendre dans l’autre établissement de la chaîne, situé rue King Ouest.

Survenue sans préavis, cette fermeture a surpris quelques clients qui se sont présentés sur place mardi midi. « On est surpris que ce soit fermé, a réagi Roch Lecomte, de Sherbrooke, rencontré au volant de son véhicule en compagnie de sa conjointe. On vient quand même assez souvent ici. On est venu encore la semaine dernière. Il n’y a rien qui nous indiquait que ça allait fermer », a ajouté M. Lecomte.

« Je peux vous dire que ça (la fermeture) s’est passé assez rapidement», confirme pour sa part Yanick Boucher, copropriétaire de Mécanique M.B., voisin immédiat du PFK. 

« On a vu une équipe arriver la semaine dernière. On pensait qu’ils étaient là pour installer des affiches neuves. Mais non, dans le temps de le dire, tout était enlevé. Toutes les affiches étaient placardées en noir, ils ont mis des toiles noires dans toutes les fenêtres. Ils sont même repartis avec le gros baril de poulet... », ajoute M. Boucher en riant, en parlant de l’enseigne emblématique de PFK.

Les 17 employés rattachés à la succursale de la rue du Conseil ont été transférés cette semaine à la succursale de la rue King Ouest.  

Déménagement

Malgré cette fermeture surprise, tout indique que PFK entend maintenir la présence de deux succursales dans le marché sherbrookois.

« Ce que je peux vous dire, c’est qu’on va être relocalisé, a indiqué une employée de la rue King Ouest. Ce que je sais, c’est que la nouvelle succursale va être dans le quartier Est. Où et quand exactement? Je ne peux pas vous dire... »

Depuis quelques années, les restaurants PFK (anciennement connus sous le nom de Poulet frit Kentucky) de l’Amérique du Nord sont gérés par le Groupe FMI, de Woodstock, au Nouveau-Brunswick. Ceux-ci assument aussi la gestion des restaurants Pizza Hut et de Taco Bell. Aucun porte-parole n’a répondu à notre demande d’entrevue.  

Sur le site web de KFC.ca, on indique que la chaîne de poulet frit compte plus de 22 600 établissements dans 140 pays, dont plus de 640 au Canada.

Actualités

Les produits de la Laiterie Chagnon difficiles à trouver à Waterloo

Difficile pour les Waterlois de trouver du lait Chagnon pourtant produit chez eux. Depuis quelque temps, le Metro Plouffe a perdu les droits de vendre les produits de la Laiterie Chagnon établie à Waterloo.

Des consommateurs de ces articles ont signalé la situation à La Voix de l’Est, déplorant qu’il ne soit plus possible d’acheter leurs produits laitiers préférés, malgré la proximité du lieu de production.

Affaires

Des nouveaux projets pour le propriétaire de La Cage

Avec la cure de rajeunissement de La Cage-Brasserie sportive qui se terminera cette année, Groupe Sportscene souhaite maintenant se pencher sur ses enseignes L’Avenue et Moishes dans le but de leur donner un élan.

Plutôt que d’opter pour l’acquisition de nouvelles marques, l’entreprise québécoise a plutôt l’intention de miser sur son portefeuille actuel, qui comprend également P. F. Chang’s, qui se spécialise dans la cuisine asiatique.

À court terme, Sportscene compte ouvrir une troisième succursale de L’Avenue, qui aura pignon sur rue à Boucherville, en banlieue sud de Montréal. La société souhaite vérifier si cette enseigne, surtout spécialisée dans le créneau des déjeuners, devrait également offrir le repas du soir.

«Si cela se déroule bien, on va le déployer dans les autres restaurants, a expliqué le président et chef de la direction, Jean Bédard, mardi, en marge de l’assemblée annuelle des actionnaires qui se déroulait au centre-ville de Montréal. Je pense qu’il peut y avoir entre 15 et 20 restaurants L’Avenue au Québec.»

Quant à l’emblématique grilladerie montréalaise Moishes, acquise en 2018, Sportscene souhaite faire croître la marque, mais il est encore trop tôt pour dire comment cela se réalisera, a expliqué M. Bédard.

En misant sur son portefeuille actuel, l’homme d’affaires estime que l’entreprise peut continuer à croître dans un marché en pleine consolidation où des entreprises comme Groupe MTY, propriétaire d’enseignes comme Thaï Express, Tiki-Ming, Tutti Frutti et Valentine, et Recettes illimitées, la société derrière St-Hubert, Harvey’s et The Keg, multiplient les transactions.

«Pour des grandes entreprises, cela peut devenir difficile d’accorder de l’attention à toutes les marques, a dit M. Bédard. Nous sommes entre les indépendants et les grosses chaînes et c’est cette place que nous voulons occuper.»

La Cage: encore le fer de lance

Malgré la diversification de Sportscene, qui a également bonifié son offre de produits vendus dans les chaînes d’alimentation, son grand patron a l’intention de continuer à miser sur La Cage-Brasserie sportive comme locomotive de l’entreprise.

Après un repositionnement qui s’est amorcé il y a cinq ans - et qui a coûté une trentaine de millions de dollars - afin notamment de rénover les restaurants et repenser le menu, Sportscene n’a pas l’intention de s’arrêter là.

En plus de déployer une offensive publicitaire au cours des prochaines semaines, l’entreprise souhaite également ajouter de nouveaux emplacements à son réseau à Montréal.

«Nous regardons dans l’Ouest-de-l’île, du Centre de commerce mondial, du Palais des congrès et l’aéroport (Montréal-Trudeau), a dit M. Bédard. C’est là qu’on pense qu’il y a du potentiel. Nous avons toujours été un peu sous-représentés à Montréal.»

Sur l’île de Montréal, on compte actuellement sept emplacements. L’emplacement qui accueillait un P.F. Chang’s situé dans le quartier Côte-des-Neiges—Notre-Dame-de-Grâce sera converti en La Cage-Brasserie sportive.

En croissance

Sportscene a également profité de son rendez-vous annuel pour dévoiler ses résultats du premier trimestre terminé le 24 novembre, où la compagnie a engrangé un bénéfice net de 1,7 million $, ou 20 cents par action, en hausse de 66,3 % par rapport à la même période il y a un an.

Les revenus consolidés ont atteint 38,4 millions $, ce qui constitue une croissance de 37 % par rapport à il y a un an, grâce à l’ajout de nouveaux restaurants et à la hausse des ventes des établissements ouverts depuis au moins un an.

En date du 24 novembre, le réseau de Sportscene comptait 43 La Cage-Brasserie sportive, deux établissements L’Avenue, deux restaurants P.F. Chang’s et Moishes.

Par ailleurs, le conseil d’administration de la société a approuvé le versement d’un dividende de 15 cents pour chaque action de catégorie A. Le versement se fera le 19 février aux actionnaires inscrits en date du 31 janvier.