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Actualités

Les employés de GCM comptent déposer une offre pour le groupe de presse

MONTRÉAL — Les employés et cadres des six quotidiens de Groupe Capitales Médias (GCM) désirant reprendre le groupe de presse sous la forme d’une coopérative ont franchi un pas de plus en vue du dépôt d’une offre formelle.

Affirmant avoir obtenu des engagements supérieurs à 2 millions $, le comité provisoire responsable du projet a transmis sa lettre d’intention, jeudi, auprès de PricewaterhouseCoopers, le syndic au dossier.

Les intéressés avaient jusqu’à jeudi pour manifester leur intérêt à l’endroit de l’entreprise qui compte quelque 350 employés permanents et publie les quotidiens régionaux «Le Soleil», «La Tribune», «La Voix de l’Est», «Le Droit», «Le Nouvelliste» et «Le Quotidien».

En ce qui a trait aux offres pour le groupe de presse à l’abri de ses créanciers depuis le mois d’août, elles devront être déposées avant le 25 octobre.

«De ce que nous comprenons, ce qui sera privilégié par le syndic, c’est une offre visant à récupérer les six quotidiens, a indiqué le porte-parole du comité provisoire des employés de GCM, Louis Tremblay. C’est ce que nous voulons faire.»

Le comité provisoire est soutenu par le Conseil québécois de la coopération et de la mutualité ainsi que par la Fédération nationale des communications de la CSN.

Pour sa part, après avoir reçu puis analysé les différentes propositions, PricewaterhouseCoopers devrait présenter au plus tard le 6 novembre prochain, à la Cour supérieure du Québec, l’offre jugée la plus avantageuse.

«Nous avions dit qu’aujourd’hui (jeudi) était la dernière journée pour transmettre les manifestations d’intérêt et j’en ai reçu, a souligné le syndic Christian Bourque. Je ne peux pas vous en dire plus.»

Québecor avait notamment signalé son intérêt pour GCM. Par courriel, le conglomérat n’a pas voulu dire s’il était sur les rangs.

C’est le 7 octobre que la campagne coordonnée de démarrage de coopératives de solidarité pour chacun des journaux avait été annoncée. Les différents syndicats des journaux ont également voté afin d’injecter plus de 600 000 $ dans cette aventure.

Selon le comité provisoire, la campagne a également permis de récolter des «engagements en matière d’investissements publicitaires récurrents de la part de différents acteurs institutionnels et des milieux d’affaires des régions concernées».

La ventilation des engagements financiers n’a toutefois pas été précisée.

«Notre point d’interrogation était de voir jusqu’à quel point la population allait être au rendez-vous lorsque viendrait le temps d’appuyer le projet de relance et nous sommes très satisfaits jusqu’à maintenant», a souligné la présidente de la FNC-CSN, Pascale St-Onge.

Selon les modalités du processus de sollicitation et d’investissement, les intéressés au groupe de presse devront, dans leur offre, préciser leurs intentions en matière de maintien des emplois ainsi que pour le «traitement envisagé des accréditations syndicales».

Confronté à une érosion de ses revenus, à l’instar de la plupart des médias écrits, GCM s’était placé à l’abri de ses créanciers à la fin août en obtenant au passage une aide d’urgence de 5 millions $ de la part du gouvernement Legault.

Au terme des sept premiers mois de l’exercice en cours, les pertes de l’entreprise sont estimées à environ 6 millions $. GCM, qui traîne des créances approximatives de 26 millions $, avait obtenu à la fin de 2017 un prêt de 10 millions $ de la part d’Investissement Québec.

Affaires

Neptune prête pour sa troisième phase

Neptune Solutions Bien-être devrait atteindre un taux de production annuel de 200 000 kg d’huile de cannabis d’ici le mois de novembre, si bien qu’elle pourra lancer sa troisième phase de croissance dès le mois de décembre. Son objectif sera alors d’atteindre une capacité d’extraction annuelle de 1 500 000 kg à partir du printemps 2020. Plusieurs embauches sont prévues.

« Nous sommes convaincus qu’avec une telle production, nous nous inscrivons parmi les leaders en extraction et purification du cannabis au Canada », explique Martin Landry, chef du développement corporatif et stratégie chez Neptune.

Les bonnes performances de Neptune s’expliquent par la mise en service d’un nouvel équipement à l’éthanol froid, qui permet de traiter 170 000 kg de biomasse, contre 30 000 pour la technologie à base de CO2. 

« Il s’agit d’un pas de plus dans la transition de l’entreprise de son ancienne expertise en production d’huile de krill vers le cannabis », ajoute M. Landry.

Cette transition avait commencé en 2017. Elle a été suivie de l’obtention d’une licence pour l’extraction de l’huile au début de l’année 2019. L’autorisation pour la technique à l’éthanol à froid est pour sa part arrivée en juin.

« Tout ça devrait avoir un impact matériel sur nos revenus », mentionne Martin Landry, précisant que l’entreprise compte trois clients majeurs.

« C’est un gros accomplissement, mais ce n’est pas fini. L’expansion de Neptune continue. Nous espérons lancer la phase 3 du développement en décembre. Aujourd’hui, nous avons multiplié par sept notre capacité et à partir de décembre, nous la multiplierons à nouveau par sept. Nous pourrons utiliser nos anciens équipements de production d’huile de krill. Ce sont des équipements que nous possédons déjà. »

S’il n’y a pas de plan d’expansion de l’usine sherbrookoise pour le moment, des embauches seront nécessaires. En septembre seulement, ce sont 25 nouveaux employés qui se sont ajoutés. « Nous sommes en croissance rapide. Plusieurs postes sont ouverts, donc des ingénieurs, des chimistes et des opérateurs. »

La troisième phase lancée en décembre doit obtenir l’approbation de Santé Canada, une approbation espérée pour le printemps. 

Neptune Solutions Bien-Être se spécialise dans l’extraction, la purification et la formulation de produits de santé et de bien-être.

Affaires

L'homme d'affaires Denis Fortier s'éteint

L’homme d’affaires bien connu Denis Fortier s’est éteint à l’âge de 59 ans. Avec son frère Luc, il dirigeait la Boulangerie Georges depuis 39 ans.

M. Fortier est décédé le 8 octobre des suites d’un cancer du côlon diagnostiqué il y a quatre ans.

« Il a été très courageux dans sa maladie. Il ne s’en est jamais plaint. Il a continué à profiter de la vie jusqu’à la fin », commente son frère Jacques.

À titre de vice-président directeur des ventes de l’entreprise familiale, M. Fortier a tenu à orchestrer la dernière campagne publicitaire de la boulangerie lancée peu de temps avant son décès. « Il a travaillé jusqu’au bout. Il tenait à tout préparer pour cette dernière campagne. Pour lui, c’était the show must go on. La boulangerie, c’était comme sa famille élargie », poursuit celui qui occupe le poste de président du C.A. du CIUSSS de l’Estrie-CHUS.

Jacques Fortier se rappellera de son frère comme d’un homme rassembleur, dynamique et enjoué qui tissait facilement des liens avec les personnes qu’il côtoyait. 

« C’était une personne exigeante, disciplinée. Ceux qui ont appris de lui à la boulangerie ont appris d’un excellent gestionnaire. »

Sous la gouverne de Denis et Luc Fortier, la Boulangerie Georges a pris de l’expansion à plusieurs reprises. 

Aujourd’hui, l’entreprise produit en moyenne 70 000 pains par semaine pour un total de plus de 3 millions de pains par année et emploie 45 personnes.

« Dans la famille, Denis était un excellent boute-en-train. Il était toujours disponible autant pour sa famille que pour sa famille élargie. Il va nous manquer notre frère », résume Jacques Fortier. 

Affaires

Engouement pour la Soirée des Omer

La Chambre de commerce Memphrémagog a reçu un nombre important de candidatures en vue de l’édition 2019 de la Soirée des Omer, durant laquelle seront remis une douzaine de prix à des gens du milieu.

Plus de 50 candidatures ont été acheminées aux organisateurs de la Soirée des Omer cette année. Parmi elles, 25 ont été retenues. Des entreprises, des organismes ainsi qu’une femme d’affaires sont finalistes pour les prix à l’enjeu.

Au nombre des organisations en nomination, on retrouve notamment Chocolat Vanden Eynden, la Microbrasserie la Memphré, Orford musique, le CÉPOP, la Grange du parfumeur et Nature médic.

Coanimateur de l’événement biannuel, Gilles Péloquin affirme que l’intérêt des gens d’affaires et de la communauté est palpable cette année. « Ça fait huit ans que cet événement existe et jamais il n’y avait eu une participation aussi forte lors de la période des mises en candidature. Ça démontre à mon avis que la Chambre de commerce Memphrémagog est en santé », déclare-t-il.

Récemment devenu président de la Chambre Memphrémagog, Louis Roy estime quant à lui que la Soirée des Omer a un effet positif sur la communauté d’affaires de la MRC de Memphrémagog.

« On assiste à la naissance de quelque chose. Il y a entre autres une synergie de plus en plus intéressante entre les gens du secteur des technologies, les entreprises plus traditionnelles et notre chambre de commerce. C’est de bon augure », soutient-il.

La Soirée des Omer sert principalement à reconnaître et à célébrer les compétences entrepreneuriales des gens d’affaires sur l’ensemble du territoire de la MRC de Memphrémagog.

« Encourager le développement des compétences est essentiel pour la croissance de note région. Nous souhaitons particulièrement saluer les compétences entrepreneuriales relatives aux réalisations, aux succès, aux initiatives, aux innovations, à la performance et à l’engagement », souligne Emmanuel Bouchard, directeur général de la Chambre Memphrémagog.

L’édition 2109 de la Soirée des Omer aura lieu le 24 octobre à Orford Musique. Propriétaire du Théâtre la Marjolaine, le comédien Marc-André Coallier coanimera l’événement en compagnie de Gilles Péloquin.

Affaires

L’ACET innove pour stimuler l’entrepreneuriat

Le campus de l’Université de Sherbrooke était le théâtre, mercredi, d’une nouvelle initiative prestigieuse destinée à stimuler la fibre entrepreneuriale de ses étudiants. Avec des conférenciers comme l’illusionniste et physicien Luc Langevin, le créateur de Classcraft Shawn Young ou le directeur général du hub créatif Zù Guillaume Thérien, la table était mise pour espérer une récolte fructueuse.

L’InnovAcet organisé par l’Accélérateur de création d’entreprises technologiques (ACET) a accueilli au total une douzaine de conférenciers et plus de 170 participants, étudiants, entrepreneurs établis et partenaires d’affaires et financiers concernés par la créativité technologique entrepreneuriale, dans l’environnement inspirant du Studio de création Huguette et Jean-Louis Fontaine, qui a été inauguré vendredi dernier. 

« Dans notre société aujourd’hui, met en contexte le président-directeur général de l’ACET, Ghyslain Goulet, on crée de la richesse à partir de l’innovation et une grande partie de cette innovation est issue de l’Université de Sherbrooke ou de l’écosystème universitaire de la recherche. Une portion des découvertes scientifiques, des brevets et des inventions qui sont développés dans nos laboratoires par nos chercheurs, nos étudiants et nos professeurs, ont un potentiel de devenir une entreprise technologique, donc un potentiel commercial. Pour nous, c’est important de tenir un événement où on regroupe de multiples acteurs qui contribuent à l’écosystème de l’ACET et qui aident à l’accompagnement et au cheminement de ces entrepreneurs pour faire des entreprises à succès. »

« Une macédoine »

Ghyslain Goulet était particulièrement fier de la brochette de conférenciers qui ont accepté de s’associer à cette première mouture de l’InnovAcet. 

« Ce n’est pas une brochette, c’est une macédoine parce que c’est très varié! On va parler de fonds d’investissement parce que lorsqu’on veut commercialiser une technologie ou lancer une entreprise, ça prend des partenaires financiers. On a des entrepreneurs qui vont partager leur expérience pour inspirer. On a des ateliers sur les tendances, comme le 5G qui va sans doute révolutionner les nouveaux produits qu’on va voir en divertissement dans les prochaines années. On va aussi parler du développement durable et de l’impact social du développement de ces technologies. »

Pour le PDG de l’ACET, ce nouvel événement devrait s’inscrire comme un outil supplémentaire parmi les nombreuses initiatives développées dans les différentes facultés de l’UdeS au fil des années pour éveiller le sens de l’entrepreneuriat chez les étudiants et donner naissance aux entreprises de demain.

L’après-midi de conférences était d’ailleurs précédée, en avant-midi, d’ateliers créatifs construits autour de technologies issues de l’UdeS. 

« Il faut semer, dit M. Goulet. Dans l’écosystème entrepreneurial, il faut prendre des initiatives, organiser des événements, tenir des activités pour permettre aux étudiants de voir s’ils ont un intérêt, des aptitudes, le goût de devenir entrepreneurs. (...) On sème une petite graine et on espère que pendant leur parcours universitaire, ça va se transformer en un arbre entrepreneur. Notre but, c’est de créer les entreprises de demain. De faire naître une future SherWeb, qui sait? »

Fondé en 2011, l’ACET a soutenu jusqu’à présent pas moins de 90 projets de démarrage d’entreprises technologiques, pour 30 millions $ d’investissements et 350 emplois. Quelque 58 % des employés de ces entreprises sont des diplômés de l’Université de Sherbrooke.

Affaires

« Pour que nos voisins deviennent nos partenaires d'affaires »

« La géographie a fait de nous des voisins. L’Histoire a fait de nous des amis. L’économie a fait de nous des partenaires et la nécessité a fait de nous des alliés », avait dit John F. Kennedy en parlant de la frontière canado-américaine lors de sa deuxième visite au Canada en 1961. L’ancien premier ministre du Québec Jean Charest, qui était conférencier du midi, mardi, au Sommet économique Québec-New Hampshire, est persuadé que les deux pays ont, aujourd’hui, encore plus besoin un de l’autre, vantant dans son discours les impacts positifs des accords de libre-échange.

« Je souhaite mettre en valeur, auprès de nos voisins du New Hampshire, que le Canada devient une plaque tournante pour le commerce international parce que nous avons accès au marché européen avec l’Accord économique et commercial global et parce que nous avons accès au marché de l’Asie pacifique avec la signature de l’Accord de partenariat transpacifique global et progressiste. Le Canada, plus que jamais, est un territoire à partir duquel on peur aller sur d’autres marchés. Pour nos voisins américains, c’est une occasion d’investir ici pour qu’ensuite, on aille ensemble sur les autres marchés », a souligné Jean Charest, rappelant du même souffle que le Canada est signataire de 15 ententes de libre-échange couvrant un total de 52 pays. 

L’événement, organisé par la Chambre de commerce et industrie de Sherbrooke et Sherbrooke Innopole en collaboration avec le New Hampshire Canadian Trade Council, se tenait à l’hôtel Delta et réunissait plus de 120 participants dont le secrétaire d’État du New Hampshire Bill Gardner, le sénateur Lou D’Allesandro, la sénatrice Donna Soucy, l’ancien premier ministre du Nouveau-Brunswick David Alward et la déléguée du Québec à Boston Marie-Claude Francoeur. Dans le stationnement, on pouvait voir des plaques d’immatriculation de plusieurs États et provinces.  

Selon les données de l’Office of the United States Trade Representative datant de 2017, le Canada est le plus important partenaire du New Hampshire. L’État américain enregistre alors des exportations au Canada de 577 M$, ce qui représente 11 pour cent de ses exportations totales. Du côté du Québec, la province exporte au New Hampshire pour un total de 690 M$ pour la même année.

« Ces données démontrent, par ailleurs, que le New Hampshire pourrait et devrait augmenter ses exportations au Québec pour équilibrer nos échanges », note le président de la Chambre de commerce de Sherbrooke, Réjean Caouette.

Passé commun

Benoit Lamontage, qui travaille au gouvernement du New Hampshire en développement économique, était présent, espérant une collaboration croissante entre les entreprises du Québec et du New Hampshire, deux territoires qui ont un passé commun.

« Les entreprises du Québec connaissent très bien le Vermont, le Maine et New York, mais peut-être moins le New Hampshire et on est ici pour que ça change. Beaucoup de Québécois ont déménagé, dans les années 1930 à 1960, au New Hampshire pour se trouver un emploi et ces derniers peuvent nous aider à créer des liens », souligne celui qui est originaire de Granby.

Dans son discours, M. Charest a aussi parlé, en anglais pour la compréhension des invités américains, de la nouvelle classe moyenne mondiale (principalement asiatique) qui est, selon McKinsey & Company, la plus importante opportunité de croissance dans l’histoire du capitalisme.

« Si les États-Unis étaient capables de s’entendre avec le Canada et l’Europe, les relations avec la Chine pourraient être plus balancées », a-t-il souligné, ajoutant sur une note optimiste que le monde ne s’est jamais aussi bien porté.

« Les données démontrent que depuis 1820, la pauvreté dans le monde est en déclin important. Depuis 1990, plus d’un million d’enfants ont été sauvés grâce à la vaccination. Aussi, 350 000 nouvelles personnes ont accès à l’électricité chaque jour et 300 000 nouvelles personnes ont accès à de l’eau potable. Ça ne signifie pas qu’il ne reste rien à faire pour améliorer le monde. Ça signifie que nous progressons et que nous avons raison de continuer à agir pour que le monde s’améliore », conclut l’ancien premier ministre du Québec. 

Plusieurs conférences et panels de discussions ont eu lieu au cours de la journée.

Actualités

Miel et apprentissages pour les élèves de la Montée

Après plusieurs mois de travail, une vingtaine d’élèves de deuxième secondaire de La Montée pavillon Saint-François récolte enfin son miel. Les apprentis apiculteurs ont élevé plus de 100 000 abeilles qui leur ont donné environ 80 livres de miel.

« C’est notre vraie récolte. On espère avoir beaucoup de miel. On avait vraiment hâte à ce jour là! » affirme Antoine Landry, un jeune travaillant sur ce projet depuis environ deux ans.

Actualités

Sherbrooke s’ouvre au tourisme chinois

Destination Sherbrooke réaffirme son intention de se positionner dans le marché chinois en recevant une seconde tournée de familiarisation en moins de quatre mois.

Cette semaine, six représentants de réceptifs et d’agences de voyages en provenance de Toronto, Ottawa et Montréal sont en visite afin de découvrir « le cœur des Cantons ».

Affaires

Hydro-Québec: éviter le gaspillage en augmentant les tarifs?

Après avoir dénoncé pendant des années la hausse des tarifs d’électricité, François Legault accuse maintenant ses adversaires de vouloir baisser les tarifs d’Hydro-Québec.

«Je trouve ça assez spécial que le Parti libéral, qui supposément est proenvironnement, demande de baisser les tarifs d’électricité, donc de donner des incitatifs pour gaspiller l’énergie. Ce n’est pas une bonne idée», a déclaré M. Legault, jeudi, lors d’un échange avec le chef intérimaire libéral, Pierre Arcand.

Le premier ministre a également rappelé que les Québécois bénéficient déjà des tarifs d’électricité parmi les plus bas au monde.

Pourtant, dans l’opposition, M. Legault estimait que les Québécois avaient payé 1,5 milliard $ de plus que ce qu’ils auraient dû sur leur facture d’électricité entre 2008 et 2016. Il exigeait le remboursement complet des trop-perçus, estimant qu’ils correspondaient à une «taxe déguisée».

Son gouvernement a donc déposé, le 12 juin dernier, le projet de loi 34 censé remédier à ce problème, mais qui affaiblirait les pouvoirs de la Régie de l’énergie au profit d’Hydro-Québec.

Coalition contre la CAQ

Jeudi, une coalition regroupant le Parti libéral du Québec (PLQ), Québec solidaire (QS), le Parti québécois (PQ), ainsi que des entreprises et des groupes de protection des consommateurs, a dénoncé le projet de loi qui non seulement ne permet pas au gouvernement de redonner aux Québécois 1,5 milliard $, mais qui risque de rehausser les tarifs, selon elle.

«Le gouvernement a vraiment réussi tout un tour de force en coalisant toute sorte de monde qui, d’habitude, ne sont pas d’accord, a déclaré la députée Ruba Ghazal, de QS. Ce projet de loi est extrêmement mauvais pour les Québécois.»

«Non seulement ce projet de loi est mal rédigé, il a été improvisé, il a été bricolé sur un coin de table, mais [...] il avantage seulement une seule institution, et c’est Hydro-Québec», a ajouté le député libéral Saul Polo.

La coalition a exigé le retrait immédiat du projet de loi, faute de quoi elle menace d’avoir recours à toutes les tactiques possibles pour bloquer son adoption. «Le gouvernement est en train de commettre une erreur majeure, a affirmé le péquiste Sylvain Gaudreault. Ça vient menacer non seulement le revenu disponible des ménages, mais ça vient menacer également les projets d’investissement dans les régions du Québec.»

Suivre l’inflation

Ensemble, ils ont brandi un sondage Angus Reid réalisé pour la Fédération canadienne de l’entreprise indépendante (FCEI) qui suggère que la grande majorité des répondants croient que la Régie de l’énergie doit continuer à approuver chaque année les hausses de tarifs d’électricité.

Selon 84 % des répondants, la Régie devrait continuer à valider annuellement les tarifs d’électricité d’Hydro-Québec. Quelque 80 % des personnes interrogées voudraient que Québec accorde à la Régie encore plus de pouvoir de surveillance sur la société d’État, et 59 % se disent prêtes à payer 1 $ de plus sur leur facture pour financer une meilleure surveillance du monopole d’État.

S’il est adopté, le projet de loi 34 remettrait 500 millions $ aux clients d’Hydro dès 2020, mais abolirait le système annuel d’évaluation des tarifs d’électricité par la Régie de l’énergie. Les tarifs seraient plutôt gelés lors de la première année, puis fixés en fonction de l’inflation.

Au cours des quatre dernières années, les hausses de tarifs se sont plutôt situées en deçà de l’inflation, passant de 0,7 % en 2016, à 0,7 % en 2017, à 0,3 % en 2018 et à 0,9 % en 2019.

Après 2025, en vertu du projet de loi, Hydro-Québec devra demander à la Régie de l’énergie de fixer de nouveaux tarifs tous les cinq ans, et non chaque année, comme c’est le cas actuellement.

Jeudi, QS a présenté cette motion en Chambre : «Que l’Assemblée nationale prenne acte de l’unanimité des oppositions au sujet du projet de loi 34, [...] qu’elle prenne acte du rare front commun entre organisations patronales, organismes de protection des consommateurs et grands industriels contre ce projet de loi, et que l’Assemblée nationale demande au gouvernement de retirer ce projet de loi.»

Le gouvernement Legault a refusé de débattre de la motion.

Affaires

Walmart retire à son tour le Zantac de ses tablettes

Le mastodonte de la vente au détail Walmart a décidé, lui aussi, de retirer de ses tablettes américaines le médicament contre les brûlements d’estomac Zantac, après la découverte d’une impureté potentiellement dangereuse dans le produit.

Walmart a précisé que la mesure concernait tous les médicaments contenant de la ranitidine, l’ingrédient actif du Zantac, offerts en vente libre ou sur ordonnance.

Au Canada, la ranitidine est aussi offerte en vente libre et sur ordonnance.

Santé Canada prévenait récemment sur son site internet «qu’une impureté, la N-nitrosodiméthylamine (NDMA), a été détectée dans certains médicaments contenant de la ranitidine». L’agence fédérale ajoutait que «la NDMA est classée parmi les agents cancérogènes possibles pour l’humain, ce qui veut dire qu’une exposition à long terme à des concentrations dépassant celles jugées sûres pourrait accroître le risque de cancer».

Quelques jours plus tard, Santé Canada a demandé aux entreprises de cesser la distribution de la ranitidine au Canada «pendant qu’il évalue la NDMA». L’agence fédérale a précisé que quatre entreprises - à savoir Apotex, Pro Doc, Sanis Health et Sivem Pharmaceuticals - procédaient au rappel de lots d’autres médicaments contenant de la ranitidine, «car il se pourrait qu’ils aient été fabriqués à partir d’un ingrédient pharmaceutique actif contenant de la NDMA à des concentrations supérieures à ce qui est acceptable».

Un porte-parole de la chaîne Familiprix a indiqué par courriel que ces produits n’étaient «plus disponibles sur nos tablettes ainsi qu’à notre centre de distribution».

Du côté de McKesson (les bannières Proxim et Uniprix au Québec), un porte-parole a précisé que la demande de Santé Canada d’arrêter la distribution signifiait «que le stock existant de produits de ranitidine actuellement disponible dans les pharmacies ou les magasins de détail peut continuer à être vendu». En revanche, les produits rappelés ne sont plus vendus, a-t-on assuré.

Walmart Canada, Metro (les enseignes Brunet et Jean Coutu) et Loblaw (l’enseigne Pharmaprix) n’ont pas immédiatement répondu à une demande de commentaires.

La Food and Drug Administration (FDA) des États-Unis et l’Agence européenne des médicaments suivent aussi le dossier de près.

Les chaînes CVS Health, Walgreens et Rite Aid avaient précédemment décidé d’interrompre la vente des produits contenant de la ranitidine aux États-Unis.

«Toute personne qui cherche d’autres options de traitement devrait en parler avec son médecin ou son pharmacien. Les personnes qui prennent la ranitidine sous ordonnance ne devraient pas cesser de la prendre à moins d’avoir discuté d’autres traitements avec leur fournisseur de soins de santé. Les risques associés à une maladie non traitée peuvent être plus graves que ceux associés à l’exposition à la NDMA», a indiqué Santé Canada.

L’agence rappelle que «nous sommes tous exposés à de faibles concentrations de NDMA, que l’on trouve dans certains aliments (comme les viandes, les produits laitiers et les légumes) et dans l’eau potable. La NDMA ne devrait pas avoir d’effets nocifs en cas d’ingestion à de très faibles concentrations».

Santé Canada souligne que, depuis 2018, elle s’attaque «activement» au problème de la présence de NDMA et d’impuretés du même genre, appelées nitrosamines, dans certains antagonistes des récepteurs de l’angiotensine, des médicaments contre l’hypertension communément appelés «sartan».

Actualités

50 millions $ par année pour les médias écrits du Québec [VIDÉO]

Le gouvernement Legault aidera les médias écrits à conserver leurs salles de nouvelles. Une aide de 50 millions $ par année est offerte à tous les journaux qui diffusent des nouvelles d’intérêt général sur papier ou sur le web.

Le ministre des Finances Éric Girard et la ministre de la Culture Nathalie Roy ont annoncé mercredi leur plan d’aide aux médias, promis depuis plusieurs mois. «Nous venons solidifier un pilier de notre démocratie, qui est ébranlé depuis des années déjà, soit le droit à l’information. Nous posons un geste fort», a souligné Mme Roy.

La mesure phare du plan est un crédit d’impôt remboursable de 35 % sur le salaire d’un journaliste ou de tout autre employé d’une salle de rédaction, comme les informaticiens, jusqu’à concurrence d’un plafond salarial de 75 000 $. La mesure sera rétroactive au 1er janvier 2019 et a un caractère permanent, a précisé M. Girard. 

Il s’agit d’un crédit d’impôt plus généreux que ce qu’offre le gouvernement fédéral de Justin Trudeau, qui prévoit rembourser 25 % du salaire des employés d’une salle de rédaction, jusqu’à concurrence de 55 000 $ par année. 

Cette aide des deux paliers de gouvernement pourra être cumulée par les journaux qui la solliciteront. Au Québec, elle pourra être accordée à 200 médias d’information de toutes tailles et touchera jusqu’à 1200 employés, indique M. Girard.

L’urgence

Ce crédit d’impôt ne s’appliquera toutefois pas aux journalistes qui travaillent pour des agences de presse ou pour des médias électroniques, comme la radio et la télévision. Le gouvernement ne ferme toutefois pas la porte à élargir son programme plus tard. «On est très conscients qu’il y a d’autres problèmes ailleurs. Pour le moment, l’urgence, le péril en la demeure, c’étaient les journaux écrits», a plaidé la ministre Roy, en faisant référence aux difficultés de Groupe Capitales Médias (l’employeur de l’auteure de ces lignes), qui s’est placée à l’abri de ses créanciers en août. 

Le ministre Girard a expliqué qu’il aurait préféré annoncer ces mesures fiscales lors de la mise à jour économique du gouvernement, en novembre, mais l’annonce a été devancée pour permettre à ceux qui voudraient acheter les journaux de Groupe Capitales Médias de faire leurs offres d’ici la fin octobre.

Estrie

Vingt fois plus de véhicules électriques qu’en 2014

En cinq ans, le nombre de voitures électriques a connu une augmentation fulgurante, parmi les plus marquées au Québec. Pas surprenant qu’on croise de plus en plus sur les routes estriennes et d’ailleurs.

Au 31 mars 2019, on avait enregistré 2365 véhicules électriques, contre 1329 l’an dernier, soit une hausse de 78 pour cent. De 2014 à 2019, la croissance a été de 2110 pour cent, si on tient compte qu’il y a cinq ans les Estriens n’avaient immatriculé que 107 véhicules.

Sherbrooke

25 restaurants mettront la table

SHERBROOKE - L'heure sera aux découvertes, du 16 au 30 octobre, période durant laquelle 25 restaurants sherbrookois mettront une fois de plus à l'ardoise des tables d'hôtes accessibles, le midi comme le soir.

Pendant les quinze jours de Sherbrooke met la table, les restaurateurs participants offriront des menus table d'hôte en trois services à 15 $ ou 20 $ le midi, de même qu'à 25 $ ou 35 $ le soir.

L'événement, organisé une sixième fois par Destination Sherbrooke, vise à « faire connaître les bonnes tables de Sherbrooke à moindre prix », explique Lynn Blouin, directrice Promotion, accueil, tourisme d'affaires et sportif dans l'organisation.

« Il y a des commerçants qui nous disent faire la moitié de leur chiffre d'affaires dans cette fin de semaine là. Il y a des réservations qui se font dès le mois de juillet », dit Mme Blouin, qui recommande un coup de fil à l'avance pour assurer sa place.

Participant à Sherbrooke met la table pour une cinquième année, les propriétaires du restaurant Comme chez soi indiquent que certes, elles doivent mettre beaucoup d'énergie à se préparer, mais que, les jours de semaine, elles voient leur achalandage quintupler. « Au-delà de ça, c'est la frénésie, indique l'une des propriétaires, Martine Gérin. Ce n'est pas juste l'affluence, c'est la fête. Les gens viennent vraiment dans le but de faire partie d'un événement. C'est des tablées de 5, 6, 10! Des filles de bureau qui se donnent rendez-vous pour découvrir le menu de cette année, par exemple. Il y a tout un engouement. »

Parmi les restaurants qui « mettront la table », on compte notamment Au coin du Vietnam, Bistro DT, Savo, Pizzicato, Ô Chevreuil, Auguste, Café Bla-Bla, Datoni, L'Empreinte, Guacamole y tequila, Masala Café, Lo Ré, Méchant Steak, OMG Resto, Persépolis, Overflow, Sballo, Tapageur et Siboire.

Des établissements plus en marge du centre-ville sont également de la partie, comme le nouveau restaurant Wakai, le Bistro DT et Da Leonardo dans Rock Forest, ou l'Entramis dans Fleurimont.

Affaires

Santé mentale: les vêtements Kool Apparel affichent leurs couleurs

Trois jeunes hommes de Granby ont décidé d’utiliser la culture de l’apparence comme outils de sensibilisation à l’importance de prendre soin de sa santé mentale. Colocataires, amis et maintenant partenaires d’affaires, Juan Rincon, Samuel Choquette et Étienne Penelle ont lancé la semaine dernière Kool Apparel, une marque de vêtements qui vise à sensibiliser ceux qui ne se sentent pas interpelés par les méthodes conventionnelles de prévention.

« On veut installer un courant de pensée », souhaite Juan Rincon, qui a lui-même éprouvé certains problèmes. Kool Apparel veut faire sa marque en prévention et promotion de la santé mentale. Tous les problèmes de santé mentale sont touchés par la mission de la marque, que ce soit la dépression, les troubles alimentaires ou l’anxiété, pour ne nommer que ceux-là.

Sherbrooke

Bitfarms baisse le son

Un mois après son arrivée à Sherbrooke, l’entreprise Bitfarms doit prendre des mesures pour atténuer le son émanant de son centre de données.

L’entreprise de calculs informatiques de type «chaîne de blocs» répond ainsi à des plaintes de citoyens de la rue Raimbeault, de l’autre côté de la rivière Magog. Ceux-ci ont fait part du désagrément du bruit provenant des installations.

«Nous voulons être un bon citoyen et nous avons réagi immédiatement», affirme Bahador Zabihiyan, directeur des relations publiques.

«Nous avons été sur le terrain. Nous avons rencontré des gens sur la rue Raimbeault. Nous voulions avoir un bon portrait de la situation. Nous avons pris des mesures de son.»

Bitfarms a eu recours aux services d’un acousticien pour trouver des solutions temporaires et permanentes, poursuit M. Zabihiyan.

Dans un premier temps, on est en train de dresser un mur de conteneur afin de couper le son le plus rapidement possible, en attendait qu’on trouve une solution permanente. À l’intérieur, on prévoit aussi aménager un mur antibruit.

«Pour le mur coupe-son à l’extérieur, il y a un délai, car ça prend des plans et des permis», dit-il.

«Le son se dirige vers un débarcadère de bateau et il n’y a pas d’arbre, ce qui fait que le son voyage plus vite.»

Le son provient de l’ancienne usine de bâtons de hockey Sherwood, au bout de la rue de la Pointe, près de la rivière Magog. Les opérations ont été lancées il y a un mois.

Affaires

Tisser des liens d’affaires avec le Vermont

Vingt-sept personnes issues du domaine économique de l’État du Vermont sont débarquées à Sherbrooke, lundi, pour visiter les installations technologiques de la ville. Si la majorité d’entre eux n’avaient jamais mis les pieds en Estrie, ils sont repartis impressionnés, selon Pierre Harvey, qui avait organisé la rencontre.

C’est lors d’une mission en Nouvelle-Angleterre avec l’accélérateur d’entreprises technologiques que des Vermontois avaient manifesté leur désir de venir à Sherbrooke. « L’objectif ultime, c’est de leur permettre de découvrir notre niveau de technologie dans certains domaines très spécifiques, explique Pierre Harvey. Nous sommes allés visiter l’Université de Sherbrooke, le centre de recherches qui produit des isotopes contre le cancer, entre autres, ainsi que des manufacturiers que je trouvais spéciaux. On a visité Verbom, je les trouvais intéressants car ils font des pièces pour Tesla. D’un autre côté, l’entreprise Royer a réussi à ramener de la production à Sherbrooke alors qu’elle était en Asie, quelque chose d’assez impressionnant. »

Fonction publique

Des punaises de lit au travail

Plus de 200 employés d’un sous-traitant de Services partagés Canada (SPC) à Ottawa ont dû travailler parmi des punaises de lits pendant plus d’un mois.

L’édifice du 350, rue King Edward, a été infesté pendant une bonne partie de l’été, a appris Le Droit.

Affaires

Forever 21 va fermer tous ses magasins au Canada

VANCOUVER — La chaîne de magasins de vêtements à bas prix Forever 21, une destination très prisée des adolescents, fermera ses 44 magasins canadiens et un maximum de 178 magasins aux États-Unis dans le cadre d'une restructuration de ses activités mondiales sous la protection de la faillite.

La société établie à Los Angeles a annoncé dimanche qu'elle avait déposé une demande de protection des tribunaux en vertu des lois américaine et canadienne et a confirmé lundi qu'elle envisageait une liquidation «ordonnée» de l'ensemble des activités canadiennes.

Actualités

S’afficher sur une... semi-remorque

Alors que la pénurie de main-d’œuvre frappe dans plusieurs secteurs d’activités, les entreprises doivent rivaliser d’imagination pour recruter des travailleurs. Coup d’œil sur quelques initiatives locales.

Quoi de mieux qu’une enseigne géante pour se faire remarquer? C’est la stratégie qu’a adoptée l’entreprise Graphic Packaging d’East Angus pour combattre la pénurie de main-d’œuvre.

L’entreprise, qui fabrique du carton plat à partir de fibres recyclées pour les différents marchés de l’alimentation, des boissons et des produits de consommation, a apposé une banderole géante « Nous embauchons » sur une semi-remorque. Cette dernière se déplace à des endroits stratégiques à East Angus.

« Il faut trouver des moyens novateurs pour essayer d’avoir de la main-d’œuvre et pour que les gens soient au courant qu’on recherche des employés, explique Katherine Lemire, directrice des ressources humaines. On pense réussir à toucher plus de gens qu’en ayant une affiche sur notre bâtisse parce qu’il y a des gens qui ne passent jamais près de l’usine. »

Jusque là plutôt épargné par le manque de main-d’œuvre, Graphic Packaging a frappé un mur au début de l’été.

« Dans le marché des pâtes et papier, ce sont des industries avec de bonnes conditions, mais cette année, il y a eu des employés qui ont quitté et on n’avait pas de CV, admet Mme Lemire. C’était une première. On s’est dit qu’il fallait trouver d’autres moyens. Si on ne fait rien, ça va juste empirer. »

« Il y a des gens à Sherbrooke qui ne savent pas qu’East Angus existe ou pensent que c’est super loin alors que c’est à 15 minutes, ajoute-t-elle. Souvent les gens pensent qu’on est fermé ou que c’est Cascades. C’est probablement pour ça qu’on a commencé à manquer de CV. »

La remorque a été garée sur la route 112 à l’entrée de la ville pendant plusieurs semaines. En ce moment, elle est près de l’usine.

« On la déplace environ aux trois semaines ou chaque mois. On la promène dans le coin d’East Angus, mais un moment donné on va avoir saturé l’endroit. On va avoir besoin de l’amener ailleurs, peut-être à Sherbrooke. »

Et force est de constater que la stratégie semble payer.

« On a reçu plusieurs CV à la suite de ça. Je ne sais pas si c’est que ça, car on a fait plusieurs actions en même temps. Mais il y a des gens qui me l’écrivaient qu’ils avaient vu la remorque ».

L’usine de East Angus de Graphic Packaging International emploie près de 115 personnes.

Elle cherche à combler plusieurs types de postes dont mécanicien, électricien, opérateur de la centrale thermique, opérateur de production ainsi que des postes de bureau.

Affaires

Fermeture de l’usine de Louis Garneau Sports: pas la fin de la production

La fermeture de l’usine de production de Louis Garneau Sports est une mauvaise nouvelle pour la ville de Saint-Augustin-de-Desmaures, là où tout a commencé pour la compagnie. Quelque 46 employés se retrouvent sans emploi. Le maire Sylvain Juneau se dit toutefois content de savoir que la production de vêtements ne cessera pas, même si elle sera relocalisée.

Vendredi, la compagnie Louis Garneau Sports annonçait la fermeture de son unité de production textile à Saint-Augustin-de-Desmaures par voie de communiqué. Le contexte de pénurie de main-d’œuvre aurait forcé cette décision. 

«Oui, il y a une perte pour la ville, ce n’est pas une bonne nouvelle, mais le siège social demeure. Je présume qu’ils vont délocaliser et fabriquer les vêtements ailleurs, ce qui est bien dans le contexte, ce n’est pas la fin de la production», rappelle M. Juneau. 

Rappelons que le siège social de l’entreprise, situé lui aussi à Saint-Augustin-de-Desmaures, demeure toujours ouvert. Il comprend plus de 400 employés. 

En entrevue avec La Presse, le président et fondateur Louis Garneau a dit prévoir le transfert de la production québécoise dans son usine située au Mexique. Le manufacturier spécialisé dans le vélo possède aussi un important centre d’affaires au Vermont.

Même si M. Juneau a appris la nouvelle quelques heures avant qu’elle soit rendue publique, il n’a pas plus d’informations concernant la suite des choses. 

«Je n’en sais pas plus que le communiqué et ce qui a été dit dans les différents médias. [M. Garneau] sait ce qu’il fait, c’est une entreprise qui est en bonne place mondialement. La délocalisation de la fabrication ne me regarde pas. Je leur laisse le soin de diriger leur entreprise», soulève le maire. 

L’entreprise a aussi dit vouloir se consacrer à son «nouveau modèle d’affaires qui mise sur la commercialisation, le marketing digital et la distribution». M. Juneau laisse entendre que cette décision pourrait créer de nouveaux emplois au sein de l’entreprise, dans un domaine différent.

La préoccupation principale de M. Juneau est que les employés maintenant au chômage puissent retrouver rapidement du travail. De ce côté, l’entreprise a mis sur pied un programme d’aide aux employés, afin de les aider dans leurs recherches. 

«Des mesures sont prises pour aider les gens, ils font les choses correctement», termine-t-il.

La création de ce comité de reclassement n’était d’ailleurs pas obligatoire, elle l’est lorsque plus de 50 employés sont licenciés. Le choix de l’employeur a donc été apprécié de plusieurs. 

Affaires

Le PIB en hausse de 4,4 % en Estrie

Le Produit intérieur brut (PIB) de l’Estrie atteint 12,1 G$ en 2017, soit une hausse de 4,4 % par rapport à l’année précédente, légèrement inférieure à celle de l’ensemble du Québec. Au cours de la période 2008 à 2017, le PIB de la région estrienne a augmenté en moyenne de 2,8 % par année.

Selon les dernières données annuelles publiées dans les Comptes économiques des revenus et dépenses du Québec en décembre dernier, le PIB aux prix de base en dollars courants pour l’ensemble du Québec se chiffre à 385 milliards de dollars en 2017, ce qui correspond à une hausse de 5 % par rapport à l’année 2016.

En Estrie, les industries productrices de services occupent 69,8 % du PIB et les industries productrices de biens en détiennent 30,2 % en 2017. 

En détail, le secteur de la finance, des assurances et des services immobiliers compte pour 15,7 % de l’activité économique, suivi des soins de santé et de l’assistance sociale (12,2 %), des services d’enseignement (11 %), de la construction (6,4 %) et des administrations publiques (5,9 %). 

L’ensemble du secteur de la fabrication totalise 20,5 % du PIB, lit-on dans l’étude.

En 2017, le PIB des industries de services augmente de 5,0 %. Entre 2008 et 2017, il augmente en moyenne de 3,1 % par année. La hausse dans les industries de services en 2017 provient entre autres des gains dans les secteurs de la finance, des assurances et des services immobiliers (+4,8 %), des soins de santé et de l’assistance sociale (+5,1 %), des services d’enseignement (+4,8 %), des administrations publiques (+5,5 %) et des services professionnels, scientifiques et techniques (+7,6 %).

Le PIB des industries de biens augmente de 3 % en 2017. Entre 2008 et 2017, il augmente en moyenne de 2,2 % par année. En 2017, la progression des industries de biens découle principalement du secteur de la fabrication (+5,9 %), notamment des sous-secteurs de la fabrication de produits métalliques (+18,2 %) et de la fabrication de machines (+5,3 %).

Affaires

BRP entre dans le top 30 du TSX

La compagnie BRP de Valcourt fait son entrée parmi les 30 entreprises les plus performantes à la Bourse de Toronto (TSX) sur une période de trois ans, obtenant ainsi une place dans le programme TSX30 de 2019.

L’action du manufacturier de véhicules récréatifs a connu une forte croissance, faisant plus que doubler sa valeur depuis son entrée sur le TSX en 2013.

affaires

World Gym ouvrira en octobre à Sherbrooke

SHERBROOKE - Le World Gym ouvrira ses portes le 10 octobre dans les anciens locaux de Sears Décor, sur les terrains du Carrefour de l'Estrie. Le centre World Gym Sherbrooke est la 9e succursale de la bannière au Québec et il embauchera une quarantaine d'employés.

Le nouveau centre de conditionnement, d'une superficie de 44 000 pieds carrés, inclut une piscine et un spa, une piste de course, une salle de spinning, de yoga, de massage, de bronzage et une garderie en plus des circuits d'entraînement, d'une salle pour cours de groupe, d'espace pour les poids libres et les étirements.

« Équipé avec les meilleurs appareils d'entraînement, World Gym Québec offre entre 50 et 70 cours de groupe par semaine allant du yoga à la boxe. World Gym Québec est fier d'offrir un service de halte-garderie aux familles s'entraînant dans notre réseau. Nos membres peuvent profiter d'un accès au sauna, à la piscine et au spa après leur séance d'entraînement », souligne la coordonnatrice Communication & Marketing Marie-France Gosselin.

World Gym Québec est membre du réseau World Gym International qui compte plus de 250 succursales à travers le monde. World Gym Québec a ouvert son premier local en 2009. La chaîne de centres de conditionnement physique a vu le jour en 1976 en Californie.

Le centre est présentement en période de recrutement.

Affaires

Jean Charest pilote une autre offensive pour soutenir l’industrie aéronautique

MONTRÉAL - Malgré sa contribution à l’économie, le secteur aéronautique est «tenu pour acquis», estime l’ex-premier ministre québécois Jean Charest, qui agit comme porte-parole de l’industrie et qui souhaite profiter de la campagne électorale pour changer cette perception.

Après avoir rédigé un rapport pour l’Association des industries aérospatiales du Canada (AIAC), qui a été dévoilé en juin, M. Charest veut inciter les partis fédéraux à prendre des engagements fermes à l’occasion de trois assemblées publiques - à Montréal, Vancouver et Toronto - réunissant des représentants des différentes formations politiques.

En entrevue, jeudi, avant l’événement montréalais, le porte-parole de l’initiative «Vision 2025» déployée par l’Association, a expliqué qu’il y avait du travail à faire pour «rappeler à la population» ce que le secteur aérospatial représentait au pays.

«Je pense qu’on l’a tenu un peu pour acquis, a dit M. Charest. Je ne blâme personne. Mais je pense que les gens tiennent pour acquis que ce secteur existe. Si nous avons le cinquième secteur en importance dans le monde, c’est parce que les gouvernements l’ont soutenu. C’est un secteur où l’État doit jouer un rôle. Il n’y a pas d’exception sur cette règle nulle part sur la planète.»

Dans son rapport intitulé «Cap sur l’horizon», M. Charest, qui identifiait six priorités, dont la formation de la main-d’oeuvre, soulignait que le secteur compte près de 215 000 emplois et qu’il injecte 25,5 milliards $ dans l’économie canadienne. Il prévenait aussi que le Canada risque d’être doublé par des concurrents étrangers si le gouvernement ne fait pas de l’aéronautique une «priorité urgente».

Son rapport s’inscrivait dans un contexte d’inquiétude grandissante quant à l’état de l’industrie, alors que Bombardier s’apprête à quitter le secteur de l’aviation commerciale et que la production mondiale d’avions se rapproche d’un duopole dominé par Boeing et Airbus.

À la fin août, l’Association internationale des machinistes et des travailleurs de l’aérospatiale (AIMTA) avait également exprimé des inquiétudes, dans un autre rapport de 130 pages, déplorant entre autres «l’absence d’une vision à long terme».

S’il s’est montré satisfait de l’accueil qui a été réservé à son document, M. Charest croit néanmoins qu’Ottawa devrait avoir des programmes «spécifiques» pour le secteur de l’aéronautique.

«Puisque les gouvernements ont (intégré) les programmes (...), nous n’avons plus cette lisibilité que l’on avait autrefois, a dit M. Charest. Ça, on le sait, soulève des questions chez les investisseurs, qui se demandent si le Canada est aussi engagé, à l’endroit de l’industrie, qu’il l’a déjà été.»

Depuis 2012, les contributions du secteur aérospatial au Canada en emplois et en produit intérieur brut (PIB) ont diminué de cinq pour cent et quatre pour cent respectivement, calcule le ministère de l’Innovation, des Sciences et du Développement économique.

L’AIAC est habitée par un «sentiment d’urgence», a expliqué l’ex-politicien, ajoutant que certains enjeux, comme celui de la main-d’oeuvre, étaient près d’une «situation de crise», puisque l’on aura besoin de 50 000 nouveaux travailleurs dans les prochaines années.

«Je pense, par exemple, à des travailleurs de 54 ans sur les planchers d’usine et où il est très difficile de recruter, a-t-il dit. C’est urgent que l’on s’en occupe. Il faut bouger. Nos concurrents bougent.»

Le rapport de l’AIAC évaluait le marché du transport aérien à 10 000 milliards $.

Si des pays concurrents traditionnels de l’industrie aérospatiale tels que les États-Unis, la France et le Royaume-Uni conservent de lourdes parts du gâteau, de nouveaux entrants affamés tels que l’Inde, le Vietnam et Singapour se présentent également à table.

«Il y a plus de joueurs dans la place, a rappelé M. Charest. Ne perdons pas ce que nous avons. Il faut se battre pour garder nos acquis.»

Le Canada compte environ 500 petites et moyennes entreprises aérospatiales, selon l’AIAC, aux côtés de sociétés de premier plan telles que les québécoises CAE et Héroux-Devtek et la britanno-colombienne Longview Aviation Capital.

Entreprises dans cette dépêche: (TSX:BBD.B) (TSX:CAE) (TSX:HRX)

Actualités

Des chefs de file de la région appuient La Voix de l’Est [VIDÉO]

La communauté d’affaires de la région a réitéré son appui à La Voix de L’Est jeudi. Douze représentants des milieux municipaux, institutionnels et économiques ont signé une déclaration commune dans laquelle ils s’engagent à maintenir, voire à bonifier, leur engagement avec le journal, notamment au niveau publicitaire.

« Au Québec, aucune autre région de la taille de la nôtre n’a de journal quotidien. La Voix de l’Est est un atout distinctif et un partenaire essentiel du développement de notre région. Il est primordial d’en assurer la pérennité », a affirmé celui qui s’est fait le porte-parole du groupe, Mario Gariépy, à l’occasion d’un point de presse.

Également présents jeudi, des représentants des Villes de Granby, Bromont et Cowansville, représentant aussi les MRC de La Haute-Yamaska et de Brome-­Missisquoi, les directeurs du Cégep de Granby et de la commission scolaire du Val-des-Cerfs, le président du conseil d’administration du CIUSSS de l’Estrie-CHUS, les directrices des chambres de commerce des deux régions ainsi que le directeur des Galeries de Granby ont signé cette déclaration.

Cette initiative s’inscrit dans la foulée de l’appel à la mobilisation lancée par M. Gariépy et un groupe de gens d’affaires il y a deux semaines. Un appel à tous avait été lancé afin que les témoignages de soutien se fassent nombreux et sentis, alors que La Voix de l’Est est l’un des six quotidiens régionaux de Groupe Capitales Médias, qui s’est placé sous la protection de la Loi sur la faillite et l’insolvabilité le mois dernier. À ce jour, près de 200 lettres d’appui ont été reçues, selon M. Gariépy. 

« Nous nous sommes rencontré aujourd’hui afin de réaffirmer notre appui et aller un pas plus loin en ce sens », a déclaré Mario Gariépy, associé retraité chez Deloitte et actuel conseiller stratégique au sein de l’entreprise Artopex. 


Affaires

Pierre Moreau: «Je suis en désintoxication»

Trois-Rivières — «Je suis en désintoxication. Oui, je m’ennuie de la politique sauf certains matins car il n’y a pas de pénurie de gérants d’estrade.»

Voilà l’une des confidences de l’ancien ministre libéral Pierre Moreau aux membres de la Chambre de commerce et d’industries de Trois-Rivières lors de son premier discours public depuis sa défaite électorale du 1er octobre 2018.

Affaires

Familiprix cessera la vente de caisses de bouteilles d’eau de 750 ml et moins

MONTRÉAL - L’entreprise québécoise Familiprix cessera la vente de caisses de bouteilles d’eau de 750 ml et moins, soulignant que cette mesure s’inscrit dans un virage écoresponsable.

Elles ne seront plus sur les tablettes en janvier.

Familiprix serait la première bannière de pharmacies à poser un tel geste visant à réduire la disponibilité des bouteilles à usage unique.

Selon l’entreprise, cette mesure permettra de retirer annuellement plus de 10 millions de bouteilles d’eau en plastique des succursales Familiprix.

Les formats de 1 litre et plus demeureront disponibles dans les succursales, précise-t-on, «afin de répondre aux besoins immédiats et urgents de la population qui peuvent survenir».

Et ce sera aussi le cas des bouteilles individuelles de moins de 750 ml, à la discrétion des pharmaciens-propriétaires et selon les besoins de leur communauté, par exemple en milieu touristique, a indiqué l’entreprise.

Familiprix dit vouloir encourager davantage de consommateurs à modifier leurs habitudes d’achat et ainsi contribuer à réduire le nombre de bouteilles de plastique qui se retrouveront dans l’environnement.

«Tous les jours, les pharmaciens propriétaires affiliés à Familiprix aident les consommateurs à prendre leur santé en main. Lorsqu’il est question de santé, celle des gens est indissociable de celle de la planète», a souligné Albert Falardeau, président de Familiprix, dans un communiqué.

Familiprix compte près de 400 succursales dans toutes les régions du Québec et au Nouveau-Brunswick.

Greenpeace Canada a salué cette décision de l’entreprise.

«Toute réduction de plastique à usage unique a un impact, à différentes échelles», juge Agnès Le Rouzic, chargée de la campagne Océans et Plastique auprès de l’organisme de protection de l’environnement.

Elle prévient toutefois que l’impact ne sera pas très important tant que la vente des plastiques à usage unique ne sera pas encadrée par les gouvernements.

«Mais c’est un signal que les entreprises sont en train d’écouter les scientifiques qui parlent d’une crise de la pollution plastique dans les océans», dit-elle.

Affaires

Les revenus du 1% le plus fortuné augmentent, mais leurs impôts diminuent

OTTAWA - Une nouvelle étude indique que les revenus du 1 pour cent le plus fortuné du Canada ont augmenté à un rythme plus rapide que ceux des autres pays en 2017 - et que, dans l’ensemble, ces personnes ont vu leurs impôts diminuer légèrement.

Selon Statistique Canada, en 2017, le revenu total moyen de tous ceux ayant rempli leur déclaration de revenus a augmenté de 2,5 pour cent par rapport à l’année précédente, tandis que celui du 1 pour cent le plus fortuné a connu une croissance moyenne de 8,5 pour cent.

Le rapport indique que les personnes se situant dans le 0,1 pour cent le plus fortuné ont vu leurs revenus augmenter de 17,2 pour cent, tandis que ceux s’inscrivant parmi le 0,01 pour cent le plus riche, qui ont gagné au moins 2,7 millions $, ont vu leurs revenus croître de 27,2 pour cent, la quatrième plus forte augmentation en 35 ans.

L’agence a déclaré que bien que le 1 pour cent le plus fortuné ait gagné plus d’argent, son taux d’imposition effectif est tombé à 30,9 pour cent en 2017, contre 31,3 pour cent l’année précédente.

La diminution des impôts des plus gros revenus est principalement due à la baisse des impôts provinciaux, en particulier au Québec.

Selon le rapport, au pallier fédéral, le 1 pour cent le plus riche a payé des impôts plus élevés depuis que le gouvernement libéral a créé une cinquième tranche d’imposition en 2016, ce qui a porté le taux d’imposition effectif des personnes les mieux rémunérées à 18,8 pour cent, contre 18,4 pour cent.