BRP investit 185 M$ au Mexique

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BRP investit 185 M$ au Mexique

BRP augmentera sa capacité de production de ses véhicules hors route (VHR) au Mexique et annonce la construction d’une nouvelle usine afin de répondre à la demande croissante.

Il s’agit d’un projet évalué à 185 millions de dollars canadiens et qui devrait créer plus de 1000 emplois permanents.

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L’expansion des installations de production de BRP vise à venir satisfaire la demande croissante en matière de véhicules côte à côte (VCC) Can-Am enregistrée au cours des dernières années. Après un ralentissement temporaire dû à la COVID-19, les ventes au détail ont augmenté de plus de 35 % en mai par rapport à l’année précédente, mentionne-t-on dans un communiqué de presse. 

Cette tendance s’est poursuivie en juin, ajoute le manufacturier dont le siège social est basé à Valcourt en Estrie.

« Malgré la pandémie, la demande pour nos produits est demeurée forte et a même surpassé les chiffres de l’année dernière pour la même période », affirme José Boisjoli, président et PDG. 

« Notre innovation continue et notre croissance soutenue dans la catégorie des VCCs rend cette capacité supplémentaire nécessaire pour atteindre notre objectif de détenir 30 % des parts de marché. »

Cette nouvelle installation sera située à Juárez. Les dépenses totales en capital de BRP pour l’année financière 2021 devraient désormais se situer entre 275 millions de dollars canadiens et 300 millions de dollars canadiens, précise-t-on.

La planification et la construction du site devraient commencer au cours des prochains mois et l’usine devrait être opérationnelle dès l’automne 2021. Cette nouvelle usine, combinée aux deux installations de production de VHR à Juárez, créera des synergies et une efficacité opérationnelles positives, assure la compagnie.

À la fin mai, BRP disait miser sur les vacances à la maison en raison de la pandémie de COVID-19 pour voir un nombre grandissant de consommateurs intéressés par les véhicules récréatifs. 

M. Boisjoli observait que les restrictions de voyage ainsi que les mesures de distanciation physique venaient stimuler la demande pour des produits comme les Ski-Doo, Sea-Doo et Can-Am, qui se vendent plusieurs milliers de dollars.

Pierre Karl Péladeau s’attaque aux patrons du Cirque

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Pierre Karl Péladeau s’attaque aux patrons du Cirque

Pierre Karl Péladeau s’est attaqué aux patrons du Cirque du Soleil, jeudi soir.

Le numéro un de Québecor a publié jeudi soir sur Twitter un message qui égratigne le président et directeur général du Cirque du Soleil, Daniel Lamarre, ainsi que le président du conseil d’administration, Mitch Garber.

«La vérité comptable, celle reconnue par des professionnels de qualité, démontre hors de tout doute que la direction de Daniel Lamarre et Mitch Garber aura été plus que déficiente. Malgré le baratin de la direction, il faut sauver le Cirque et ses talents», a écrit le président et chef de la direction de Québecor, jeudi en début de soirée, en ajoutant un lien vers l’article de La Presse canadienne Le Cirque du Soleil était déjà «vulnérable» avant la pandémie.

Des retards dans les travaux de Bitfarms

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Des retards dans les travaux de Bitfarms

Bitfarms n’aura pas terminé la deuxième phase de ses travaux pour atténuer le bruit de son usine de la rue de la Pointe pour le 3 juillet, tel qu’entendu à l’origine avec la Ville de Sherbrooke. Si les travaux de construction de murs coupe-son vont bon train, l’entreprise cite les canicules et les difficultés à obtenir certains matériaux pour expliquer son retard.

Marc Duchesne, directeur des communications pour Bitfarms, avance la date du 13 juillet pour la fin des travaux convenus avec la Ville en mai. « L’installation d’écrans acoustiques progresse très bien. Celui se trouvant devant la sortie d’air est terminé depuis quelques semaines. Nous devons en construire deux devant l’entrée d’air. Celui de droite sera bientôt terminé. L’échéancier du 3 juillet tenait compte des conditions météorologiques idéales et de la disponibilité des matériaux », explique-t-il. 

« Certaines journées ont été très chaudes et nous avons dû ralentir la construction pour la santé de nos employés. La livraison de certains matériaux, entre autres le revêtement de tôle, a pris plus de temps que prévu. Le plus important, c’est que nous constatons que les murs sont très efficaces. »

M. Duchesne rapporte qu’une étude sonore intérimaire confirme la performance des murs, mais qu’une étude officielle à 360 degrés sera réalisée, tel qu’entendu, à la mi-juillet, pour confirmer la performance « véridique » des installations. Selon le directeur des communications de Bitfarms, certains citoyens auraient déjà souligné une certaine amélioration.

Chez Bitfarms, aucuns autres travaux que ceux planifiés en mai ne sont à l’horaire pour le moment malgré le souhait manifesté par la Ville d’ajouter de nouvelles mesures d’atténuation. 

Au début juin, après une rencontre avec les citoyens, la Ville de Sherbrooke avait effectivement indiqué que selon elle, les travaux en cours ne suffiraient pas à assurer la quiétude des résidants du secteur. La Ville n’était toutefois pas en mesure de chiffrer ses attentes, en matière de décibels par exemple, puisque son règlement sur le bruit ne définit pas un nombre de décibels pour ce qui constitue une nuisance. 

Marc Duchesne se contente de dire que des discussions cordiales ont cours avec la Ville.

Au Service des communications de la Ville de Sherbrooke, on se contente d’une réponse laconique selon laquelle le sujet sera ramené au conseil municipal du 6 juillet et que les négociations pour des travaux supplémentaires feront l’objet d’une présentation aux élus. Le conseil décidera de la suite à donner au dossier, mais les études sonores sont toujours prévues pour la semaine du 13 juillet.

En mai, la Ville indiquait que Bitfarms s’exposait à des poursuites judiciaires si elle ne parvenait pas à contenir les bruits sur son terrain. 

522 000 $ de plus pour les PME de Memphrémagog

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522 000 $ de plus pour les PME de Memphrémagog

Une somme supplémentaire de 522 261$ du programme Aide d’urgence aux petites et moyennes entreprises dans le cadre des Fonds locaux d’investissement (FLI) est ajoutée dans la MRC Memphrémagog.

L’argent accordé par le gouvernement du Québec vise à permettre à un plus grand nombre d’entreprises de traverser la crise actuelle.

La MRC Memphrémagog est venue en aide à 33 entreprises sur son territoire grâce à la première phase de 1 108 000$ annoncée par le gouvernement le 3 avril dernier grâce au programme Aide d’urgence aux petites et moyennes entreprises. La deuxième phase s’amorce avec une somme de 522 261$.

En tout, 100 millions de dollars additionnels avaient été annoncés pour répondre à la forte demande des entreprises de partout au Québec. 

« Notre gouvernement a entendu le message et ajuste son aide en conséquence. Les entrepreneurs de la MRC Memphrémagog, donc de la circonscription d’Orford, peuvent être assurés que nous continuerons de suivre la situation de très près. Le grand dynamisme de nos entreprises et l’engagement de tous les acteurs économiques feront de cette relance un succès », mentionne Gilles Bélanger, député d’Orford et adjoint parlementaire du ministre de l’Économie et de l’Innovation.

Le gouvernement du Québec a annoncé, le 3 avril dernier, une prolongation des FLI de deux ans, soit jusqu’au 31 décembre 2022. Cette prolongation permettra aux MRC de mieux répondre aux besoins actuels des entreprises québécoises.

Le gouvernement du Québec a également annoncé alors des mesures d’assouplissement des conditions de remboursement des prêts consentis dans le cadre des FLI, afin d’offrir un répit additionnel de trois mois pour leur remboursement. 

Ces nouvelles mesures s’ajoutent à celles annoncées le 19 mars dernier et portent à six mois la période de répit pour les entreprises, lit-on dans un communiqué de presse.

« Nous l’avons dit dès le début de la pandémie : notre priorité en ce qui concerne l’économie du Québec est de soutenir adéquatement les entreprises de toutes les régions. Et c’est exactement ce que nous continuons à faire aujourd’hui », souligne Pierre Fitzgibbon, ministre de l’Économie et de l’Innovation.

« Nous sommes conscients que les besoins des entrepreneurs changent avec la reprise de l’économie, et c’est pour cette raison que nous nous ajustons au fur et à mesure en fonction de l’évolution de la situation. Je suis persuadé que l’ajout de 100 millions de dollars dans les FLI donnera un coup de pouce supplémentaire aux MRC pour qu’elles puissent aider davantage les entreprises sur leur territoire. »

Tesla, l’entreprise  du secteur automobile la plus chère en Bourse

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Tesla, l’entreprise  du secteur automobile la plus chère en Bourse

NEW YORK — Le constructeur de véhicules électriques haut de gamme Tesla est devenu mercredi l'entreprise du secteur automobile mondial la plus chère en Bourse, dépassant Toyota, même si l'entreprise d'Elon Musk vend beaucoup moins de voitures que son concurrent japonais.

La valeur boursière de Tesla s'est établie à 207,7 milliards de dollars sur la place new-yorkaise à la clôture de mercredi, plus que les 202,5 milliards de dollars de Toyota.

L'action de l'entreprise californienne, cotée sur le Nasdaq, a fini à 1 119,63 dollars (+3,69%), un nouveau record.

Il n'aura fallu que quelques mois à Tesla pour doubler sa capitalisation boursière qui avait atteint 100 milliards de dollars le 22 janvier.

Par contraste avec l'ascension fulgurante de Tesla, les constructeurs traditionnels américains, General Motors et Fiat Chrysler ont publié mercredi les chiffres des ventes au 2trimestre qui sans surprise montrent une chute de plus d'un tiers aux États-Unis, où les acheteurs étaient confinés chez eux pendant une bonne partie du temps pour tenter d'endiguer la pandémie de COVID-19.

Mais ils ont tous les deux noté un frémissement de la demande en juin quand les restrictions ont été levées.

Tesla, qui doit elle aussi publier ses chiffres de ventes cette semaine, compte toujours livrer plus d'un demi-million de voitures en 2020 malgré la pandémie.

Un chiffre bien inférieur à ceux de Toyota, qui a vendu près de 10,5 millions de voitures l'année dernière.

La marque d'Elon Musk est notamment associée à l'innovation technologique et à la protection de la planète, avec sa promesse que ses véhicules sont et resteront les plus écologiques sur le marché.

Tesla a également prouvé qu'elle pouvait produire un véhicule en masse, malgré les difficultés rencontrées avec son modèle d'entrée de gamme, le Model 3.

De plus, le groupe est maintenant directement présent sur l'immense marché chinois avec son usine géante de Shanghaï qui lui permet de monter en puissance et d'échapper aux aléas de la guerre commerciale entre Washington et Pékin.

Dès le 10 juin 

Plusieurs commentateurs avaient indiqué dès le mois de juin que Tesla s'était hissée au premier rang boursier parmi les constructeurs de voitures. Et Elon Musk, le fantasque patron de l'entreprise, avait même «aimé» un tweet le félicitant pour cette prouesse.

Ce décalage dans le temps tient aux méthodes de calcul de la capitalisation boursière d'une entreprise, qui correspond au nombre d'actions en circulation multiplié par la valeur du titre à un moment donné.

À l'instar d'autres groupes japonais, Toyota a stocké ces dernières années un grand nombre d'actions, destinées à des programmes de rachat. Ces titres ne sont pas toujours pris en compte pour chiffrer la valeur boursière de l'entreprise.

En ne les incluant pas dans le calcul, il est donc possible de considérer que Tesla a dépassé Toyota en Bourse dès le 10 juin.

General Motors et Fiat Chrysler ont vu leurs ventes chuter mais les deux constructeurs ont noté une reprise en fin de période quand l'économie a rouvert peu à peu.

GM, numéro un de l'automobile aux États-Unis, a vu ses ventes s'effondrer d'un tiers par rapport au deuxième trimestre 2019, à 492 484 unités, selon un communiqué diffusé mercredi.

Le géant automobile avait dû arrêter sa production pendant presque deux mois à cause de la pandémie de COVID-19 mais il est désormais revenu à la normale dans la majorité de ses usines, a-t-il précisé.

Fiat Chrysler pour sa part a vu les ventes sombrer de 39% à 367 086 véhicules, par rapport au 2e trimestre de 2019.

«Ce trimestre démontre la résilience du consommateur américain», a déclaré le responsable des ventes aux États-Unis, Jeff Kommor.

«Les ventes au détail ont rebondi depuis le mois d'avril, les consommateurs étant encouragés à acheter par la réouverture de l'économie, la stabilité des prix de l'essence et la faiblesse des taux d'intérêt», a-t-il ajouté.

Ford, le numéro deux aux États-Unis, doit publier les chiffres de ses ventes ultérieurement.

Entrée en vigueur de l’accord commercial nord-américain sous haute tension

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Entrée en vigueur de l’accord commercial nord-américain sous haute tension

WASHINGTON — C’était une promesse électorale de Donald Trump, le nouvel accord de libre-échange liant les États-Unis, le Canada et le Mexique est entré en vigueur mercredi au moment où les frontières entre les trois pays sont partiellement fermées pour cause de pandémie de COVID-19.

«L'AEUMC est l'accord commercial le plus important, le plus équitable et le plus équilibré jamais négocié», s'est félicité le président républicain, estimant qu'il soutiendra l'économie et les emplois américains.

Selon lui, c'est aussi une «énorme victoire» pour les industriels et les travailleurs du secteur automobile et une «percée historique pour l'agriculture américaine».

L'AEUMC, obtenu après un bras de fer diplomatique et ratifié après de nombreux amendements, remplace l'ALÉNA (accord de libre-échange nord américain) qui datait de 1994 et qui était unanimement jugé obsolète.

La renégociation de l'ALÉNA, qualifié par Donald Trump de pire accord de l'histoire américaine, avait commencé quelques mois après son arrivée à la Maison-Blanche.

«Aujourd'hui marque le début d'un nouveau et bien meilleur chapitre du commerce entre les États-Unis, le Mexique et le Canada», avait commenté plus tôt le représentant au Commerce, Robert Lighthizer, le négociateur en chef.

Si c'est un succès politique qui a obtenu un consensus entre les deux partis aux États-Unis, l'accord est loin d'éliminer tous les sujets de friction entre les trois partenaires dont les économies sont devenues interdépendantes.

«Cela ressemble davantage à une trêve temporaire avec l'administration Trump qu'à un retour de la stabilité du commerce nord-américain», résume Edward Alden, expert en commerce international au Council on Foreign relations.

Et les tensions commerciales peuvent reprendre à tout moment avec un président américain reparti en campagne pour sa réélection en novembre.

Le 17 juin, Robert Lighthizer avait prévenu, devant le Congrès, que l'administration Trump était disposée à prendre des mesures aussi «souvent» que nécessaire pour contester les éventuelles violations du nouvel accord.

Ses équipes vont surveiller de près la question du commerce des produits laitiers, litige de longue date entre agriculteurs américains et canadiens.

Sur ce point, Donald Trump a estimé que «le Canada offrira un meilleur accès aux produits laitiers, à la volaille et aux oeufs américains et, enfin, accordera un traitement équitable au blé cultivé aux États-Unis».

Pour le Mexique, M. Lighthizer avait pris acte des différends existants, mentionnant le refus de Mexico d'approuver les nouvelles importations de produits OGM américains ces deux dernières années.

Aluminium canadien

Pour l'heure, les trois pays peuvent se réjouir du maintien du principe d'une vaste zone de libre-échange sans droit de douane.

Regroupant quelque 500 millions d'habitants, le traité est crucial pour les trois économies aujourd'hui durement frappées par la pandémie de COVID-19.

En 2019, le commerce entre elles avait représenté quelque 1 200 milliards de dollars. Et le produit intérieur brut de leurs économies combinées représente quelque 27% du PIB mondial.

«Avec le nouvel ALÉNA, on a su protéger nos industries culturelles dans l'ère numérique et pour l'avenir, on a pu assurer une meilleure protection pour notre industrie automobile», a déclaré lundi le premier ministre canadien, Justin Trudeau.

Il s'est en outre réjoui du fait que son gouvernement ait «su protéger l'accès privilégié que des milliers et des milliers d'entreprises canadiennes et des millions de Canadiens ont au marché américain à un moment de protectionnisme et d'incertitude sur le commerce mondial».

Mais il a aussi évoqué les rumeurs selon lesquelles Donald Trump pourrait réimposer des droits de douane sur l'aluminium canadien, avant de faire valoir que les États-Unis n'avaient pas de capacités de production suffisantes et avaient donc besoin de l'aluminium canadien pour leurs industries automobile et de haute technologie.

En juin 2018, en pleine renégociation de l'ALÉNA, Donald Trump n'avait pourtant pas hésité à instaurer des droits de douane punitifs sur l'aluminium canadien, provoquant la stupéfaction de son allié historique.

Signe des tensions potentielles, Robert Lighthizer a estimé mercredi que «maintenant, plus que jamais, les États-Unis doivent arrêter la sous-traitance des emplois et augmenter leur capacité de production et leurs investissements ici chez nous».

Un rendement de 0,8 % pour le Fonds de solidarité FTQ

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Un rendement de 0,8 % pour le Fonds de solidarité FTQ

MONTRÉAL — La tempête économique provoquée par la pandémie de COVID-19 a incité des dizaines de milliers de déposants du Fonds de solidarité FTQ à exiger le rachat de leurs actions, faisant bondir la facture à un montant jamais vu — environ trois milliards $ — depuis la création de l'organisation, en 1983.

Au cours des trois derniers mois de l'exercice terminé le 31 mai, pas moins de 61 000 demandes ont été reçues, alors que la moyenne annuelle oscille aux alentours de 49 000, a indiqué le Fonds, mardi, en dévoilant un rendement annualisé de 0,8 %, ou 230 millions $. Sur un horizon de cinq ans, la performance est de 6,4 %.

«Nous avons toujours géré nos actifs en conséquence en ayant les liquidités pour [faire les rachats]», a expliqué son président et chef de la direction, Gaétan Morin, au cours d'une entrevue téléphonique.

«Nous avions constaté le même phénomène, mais avec une moins grande ampleur, en 2008» lors de la dernière crise financière.

Le Fonds réévalue le cours de son action à la fin décembre ainsi qu'à la fin de son exercice. Cela fait en sorte que le cours de son titre demeurait inchangé à 46,20 $ pendant que les marchés boursiers affichaient d'importants reculs lorsque la crise sanitaire a frappé, en mars. En date du 31 mai, la valeur de l'action a été ramenée à 44,24 $.

La forte croissance des demandes de rachat a contribué à faire reculer l'actif net à 13,8 milliards $, alors qu'il était de 15,6 milliards $ à la fin du dernier exercice financier. Pas moins de 1,9 milliard $ d'actions avaient été rachetées en date du 31 mai alors que les rachats en traitement étaient de 1,09 milliard $.

Selon M. Morin, deux facteurs sont également à l'origine de l'augmentation du nombre de demandes de rachat. Premièrement, à l'instar de la démographie québécoise, l'heure de la retraite sonne pour un nombre croissant de déposants. De plus, certains avaient décidé de patienter avant de retirer leurs billes en raison des rendements «intéressants» générés au cours des dernières années.

En deux temps

Au terme des six premiers mois de son exercice, avant que n'éclate la crise sanitaire, le Fonds avait généré une performance de 5,2 %, avant d'afficher un rendement négatif de 4,2 % au cours de la deuxième moitié de son année financière.

L'an dernier, la performance, qui ne tient pas compte de l'impact des crédits d'impôt provincial et fédéral pour cotisations aux fonds de travailleurs, avait été de 7,1 %, ou 1,13 milliard $.

«Avec 13,8 milliards $ en capital, pas de dette, cela ferait l'envie de bien des fonds d'investissement partout sur la planète, a souligné M. Morin, à propos des résultats du dernier exercice financier. Nous étions à ce niveau il y a à peine deux ou trois ans. À ce moment, nous étions tout aussi actifs qu'aujourd'hui.»

La tempête économique a fait en sorte que le Fonds a injecté 1,4 milliard $ dans les compagnies québécoises l'an dernier, ce qui a dépassé de 40 % son objectif. Même si l'organisation doit naviguer «un peu dans le brouillard» en raison du contexte économique incertain, elle s'attend à ce que ses investissements oscillent entre 800 millions $ et 1 milliard $ — sa fourchette habituelle — au cours de l'exercice en cours, a expliqué M. Morin.

L'an dernier, le portefeuille d'investissements en capital de développement auprès des entreprises québécoises a généré un rendement de 1,9 %, alors que celui des titres cotés en Bourse a fléchi de 7,7 %. La performance des «autres investissements», qui tiennent compte des titres à revenu fixe, des actions et des autres titres, a été de 6,8 %.

Parallèlement à son actif net de 13,8 milliards $ en date du 31 mai, le Fonds comptait 3329 entreprises «partenaires» ainsi que 707 935 actionnaires-épargnants à la fin de son plus récent exercice.

Le rendement du Fonds de solidarité FTQ au cours des dernières années

- 2020 : 0,8 %

- 2019 : 7,8 %

- 2018 : 7,5 %

- 2017 : 9,1 %

- 2016 : 4,4 %

Alliance Magnésium: coup d’envoi des travaux de l'usine de 145 M$

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Alliance Magnésium: coup d’envoi des travaux de l'usine de 145 M$

Cette fois, ça y est pour de bon. Alliance Magnésium a donné le coup d’envoi des travaux de son projet de production de magnésium léger à partir de résidus miniers et de produits recyclés, à Asbestos.

Cette future usine de 145 millions $ se distinguera par sa technologie et ses procédés qui permettront de produire un magnésium plus responsable et de grande qualité, a-t-on annoncé en conférence virtuelle et en présence notamment du ministre de l’Économie et de l’Innovation, Pierre Fitzgibbon, du député de Richmond-Arthabaska, Alain Rayes, et du député de Richmond, André Bachand, ainsi que de plusieurs maires de la région.

Plusieurs représentants d’Alliance Magnésium ont participé également à l’évènement, dont Michel Gagnon, CEO, et Joël Fournier, président et chef de la technologie. Ils ont procédé à la pelletée de terre annonçant la construction de son usine de fabrication de lingots de magnésium à valeur ajoutée. 

« La réussite que l’on souligne aujourd’hui, c’est une combinaison d’éléments : des partenaires d’envergure sur les scènes nationale et internationale, dont le Gouvernement du Québec, Marubeni, Alternative Capital Group et Fondaction en font partie », lance Michel G. Gagnon.

« C’est aussi un conseil d’administration qui réunit expertise et complémentarité auquel s’ajoutent de nombreux collaborateurs et des employés dédiés. C’est grâce à cette équipe que l’on ramène au Québec, avec Alliance Magnésium, la production de ce métal à grande valeur ajoutée. »

Joël Fournier se félicite de voir « le grand intérêt mondial envers notre plan d’affaires. Deux aspects ressortent particulièrement, soit tous les aspects ESG, en passant par notre matière première, l’économie circulaire, jusqu’à l’impact mondial global grâce à Alliance Magnésium, mais aussi le procédé, qui a été éprouvé et démontré dans les dernières années à l’usine pilote. »

« Un procédé qui assure la grande qualité de notre produit final, en plus que ces lingots de magnésium soient les plus responsables au monde. La demande pour le magnésium est en forte croissance, et la demande pour du métal vert est aussi très prisée, partout dans le monde. Alliance Magnésium répond directement à ces besoins. » 

Rappelons que l’implantation de cette phase, soit l’usine de démonstration commerciale, représente des investissements de 145 millions de dollars et permettra la création de plus de 100 emplois dans la région de l’Estrie. Une deuxième phase viendra s’ajouter avec des investissements plus élevés, a déclaré M. Fournier.

Près d’une centaine de travailleurs de chantier seront actifs tout au long de la construction. C’est d’abord le centre de coulée qui sera opérationnel dès le premier trimestre 2021 pour recycler du magnésium, a précisé M. Gagnon. 

En mars dernier, La Tribune révélait que Québec y allait d’un élan de 26 millions dans l’entreprise Alliance Magnésium pour la construction de son usine de démonstration commerciale pour le magnésium. Ce montant complétait alors le financement du projet. 

En plus du gouvernement (une participation de 13,4 M$ en capital-actions et un prêt de 12,5 M$), la société japonaise Marubeni (16,7 M$), Fondaction (10 M$), Technologies du développement durable Canada (12 M$) et Transition énergétique Québec (3 M$) font également partie du montage financier. Un emprunt d’un montant de 50 M$ a finalement été conclu avec une société financière américaine.

La construction continuera pour une autre année afin de finaliser les différents secteurs de l’usine. Alliance Magnésium compte déjà sur une quinzaine d’employés. 

Cet automne, du personnel d’opération et d’entretien s’ajoutera à l’équipe en ce qui a trait aux besoins pour le secteur de la coulée. Ensuite, des postes seront affichés pour combler progressivement les besoins.

Le magnésium est un matériau très léger, essentiel à la stratégie d’électrification des transports et à la lutte aux changements climatiques, a-t-on indiqué.

Pour le ministre Pierre Fitzgibbon, c’est « en misant sur le génie et l’esprit d’innovation des Québécois que nous trouverons des solutions pour lutter contre les changements climatiques et que nous développerons une économie verte au Québec. »

« Le magnésium est en demande croissante à travers le monde, notamment dans les secteurs de l’automobile et de l’aérospatiale, car il contribue à l’allègement des véhicules. Il s’agit donc d’une ressource prisée pour sa légèreté et sur laquelle nous pourrons miser dans le cadre de notre stratégie d’électrification des transports. »

Le ministre dit avoir hâte de recevoir les résultats de l’enquête du BAPE sur la gestion de l’amiante et des résidus miniers amiantés au Québec. Rappelons que le rapport du BAPE devra être déposé au ministre de l'Environnement Benoît Charette au plus tard le 24 juillet 2020. Par la suite, celui-ci doit le rendre public dans les 15 jours suivants, soit au plus tard le 7 août 2020.

Marie-Claude Bibeau, députée de Compton-Stanstead et ministre de l’Agriculture et de l’Agroalimentaire, a souligné via vidéo que la reprise post-COVID qui s’amorce passe par des projets comme celui d’Alliance Magnésium qui « contribue à la fois à la création d’emplois de qualité issus de l’économie du savoir, tout en réduisant notre empreinte environnementale pour atteindre les cibles ambitieuses qu’on s’est fixées. »

« Je suis fière qu’on produise dans les Cantons-de-l’Est l’un des magnésiums les plus verts au monde. » 

Pour sa part, Hugues Grimard, a mentionné que l’entreprise Alliance Magnésium « a une valeur économique et collective inestimable pour notre région, après ce que nous avons traversé ces dernières années. C’est la concrétisation de nos efforts pour bâtir un avenir grâce aux résidus du passé. »

Route des fromages du Québec: création d’une application mobile

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Route des fromages du Québec: création d’une application mobile

BÉCANCOUR — Le ministre de l’Agriculture, des Pêcheries et de l’Alimentation, André Lamontagne, a annoncé lundi l’octroi d’une aide financière de 50 000 $ au Conseil des industriels laitiers du Québec pour concrétiser son projet de mise en place de l’application mobile La Route des fromages du Québec. L’aide est accordée en vertu du Programme d’appui aux fromageries.

L’application pour téléphone mobile permettra aux utilisateurs de visualiser, à l’aide d’une carte interactive, les fromageries participant à La Route des fromages. Un consommateur pourra ainsi créer des trajets personnalisés à l’occasion de ses déplacements ou utiliser les trajets proposés pour faire la «découverte gourmande» d’une région.

Enquête sur l'appli de commandes de Tim Hortons 

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Enquête sur l'appli de commandes de Tim Hortons 

L'application mobile de commandes de Tim Hortons fait face à une enquête lancée par plusieurs commissaires à la vie privée du Canada.

Les instigateurs sont le Commissariat à la protection de la vie privée du Canada (CVPC) et trois de ses homologues provinciaux, soit ceux de l'Alberta et de la Colombie-Britannique, ainsi que la Commission d'accès à l'information du Québec.

Se renouveler en temps de crise

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Se renouveler en temps de crise

SHERBROOKE — Malgré la pandémie de la COVID-19, le Studio M Yoga, situé sur la rue King Ouest à Sherbrooke, s’est renouvelé en usant de créativité.

Les propriétaires de l’entreprise, Marie-Soleil Larose et Charles M. Brunelle, ont mis au cœur de leurs priorités leur clientèle. « On a continué d’être à l’écoute de leurs besoins. Les gens viennent, car ils ont besoin de se détendre et de se retrouver », souligne la dame. 

Malgré la crise, le Studio M Yoga a mis sur pied des cours virtuels grâce à des Facebook Live ainsi qu’à une plateforme numérique. « Certaines personnes nous le demandaient. Nous sentions que c’était un besoin, souligne les propriétaires de l’établissement. Du yoga en ligne, il y en a à profusion. Toutefois, notre formule répondait au besoin de se rassembler. »

Depuis le 18 juin, des cours de yoga au parc Jacques-Cartier seront offerts. « Dans le respect de la règlementation pour les rassemblements extérieurs, nous avons sondé notre communauté à savoir si elle voulait avoir une séance au parc soit le jeudi ou le dimanche. Nous nous sommes rendu compte que ce n’était pas un ou l’autre que les gens voulaient, mais bien les deux », note le copropriétaire, Charles M. Brunelle. 

Des avancées technologiques

La crise de la COVID-19 a permis au Studio M Yoga d’évoluer. « Il fallait se sortir de la peur pour se réinventer, avouent-t-ils. C’est là qu’on voit toutes les possibilités. »

Un virage numérique a été effectué plus rapidement que prévu. « On a probablement fait un bond de 10 ans en avant », mentionne Charles M. Brunelle. Le Studio M Yoga pourrait éventuellement offrir un modèle hybride à ses clients. « Quand les lois vont nous le permettre, nous allons ouvrir le studio, puis nous allons également diffuser les cours sur le web. Nous allons faire un deux en un. Les gens auront la possibilité d’utiliser leur forfait de chez eux. Il reste quand même à attacher les ficelles de tout ça sur le plan technologique et légal. Il faut que tout le monde soit confortable », ajoute Mme Larose.

Des besoins financiers importants

La fin des subventions pour les entreprises inquiète les propriétaires. « Nous sommes à la mi-juin et on n’entend pas parler du renouvellement des subventions pour les loyers commerciaux, pour nous c’est un gros morceau. Nous restons optimistes, mais jusqu’à un certain point. Nous avons beaucoup de frais fixes. »

Le Studio M Yoga collabore avec Olab Yoga qui a annoncé récemment sa fermeture sur sa page Facebook. L’établissement, situé sur la rue King Ouest, reprendra une partie de la clientèle du défunt studio. « Les propriétaires nous avaient approchés avant la fermeture afin de pouvoir offrir quelque chose à leur clientèle. Ce n’est jamais facile dans un contexte où on a des abonnements et des forfaits à respecter. Ce sont des décisions déchirantes. »

Se ressourcer en temps de pandémie

Les propriétaires du Studio Enjoyoga, Karina Brown et Émilie Gauthier, ont profité de la pandémie pour se ressourcer et prendre du temps auprès de leur famille. « D’un commun accord, nous avons décidé de nous écouter et de ralentir. En tant que maman et entrepreneure, nous avons pris ce temps comme un congé de maternité que nous n’avions jamais eu », souligne Mme Gauthier.

Depuis huit ans, l’entreprise offre des cours en plein air durant l’été. « On continue notre beau travail à l’extérieur pour profiter de la nature. Nous avons toujours été très présentes. C’est un aspect important pour nous. » 

Cette année, les cours en plein air débuteront le 22 juin. Des sessions de kickboxing et de conscience du mouvement prénatal et postnatal à l’extérieur seront également offertes pour la première fois.

Malgré les mesures de distanciation sociale, l’entreprise restera fidèle à ses habitudes. « On va s’adapter avec les mesures de distanciation, mais l’entreprise va rester la même avec nos couleurs joyeuses, lumineuses et positives », note Mme Brown.

Papiers couchés Atlantic veut sa part du gâteau américain

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Papiers couchés Atlantic veut sa part du gâteau américain

WINDSOR – Les crises offrent des occasions d’affaires qu’il faut savoir saisir, disent les experts financiers. C’est aussi ce que croit Papiers couchés Atlantic, de Windsor, en Estrie.

En pleine crise sanitaire mondiale, l’entreprise investit 2,5 millions de dollars dans l’agrandissement et l’amélioration de ses installations de Windsor, en Estrie. 

Depuis quelques semaines déjà, des travaux sont en cours à l’extérieur de l’usine de 100 000 pieds carrés de la rue Principale Nord, dans laquelle sont fabriqués des produits d’emballage spécialisés pour l’industrie de l’alimentation, de la construction et ainsi que pour l’industrie pharmaceutique.

Les travaux d’agrandissement visent à augmenter la capacité d’entreposage de 12 000 pieds carrés. Ces travaux permettront de déplacer l’aire d’expédition-réception des marchandises, allégeant du même coup la circulation lourde devant l’usine.

« Il fallait absolument agrandir et rendre notre usine plus ergonomique. On a développé beaucoup de nouveaux produits, ce qui nous oblige à louer des espaces d’entrepôt ailleurs. Cet agrandissement va nous permettre d’augmenter notre capacité d’entreposage », explique Sylvain Jutras, vice-président aux opérations.

Pendant ce temps, à l’intérieur, des travaux d’aménagement tout aussi importants sont en cours afin d’y installer une rebobineuse à haute technologie, importée d’Italie au coût de 1 million de dollars. Cette acquisition permettra à Papiers couchés Atlantic de faire son entrée dans un nouveau créneau : celui d’offrir aux fabricants de cosmétiques de nouveaux produits d’emballages.

« On développe continuellement de nouveaux produits, notamment pour le marché américain, qui représente maintenant 55 % de notre chiffre d’affaires », précise Sylvain Jutras.

Papiers couchés Atlantic a reçu une aide financière de 100 000 $ de Québec dans la réalisation de ce projet.

L’usine qu’occupe Papiers couchés Atlantic à Windsor emploie une cinquantaine de personnes sur trois quarts de travail. Les investissements en cours devraient créer cinq à dix emplois d’ici la fin de l’année.

Construite durant la Grande Dépression des années 30, l’usine a été la propriété de Domtar pendant plusieurs années avant que la papetière ne se lance dans la construction de son usine de pâte et papier située dans le Rang 12. 

En 1976, l’entreprise Atlantic Packaging Products Ltd en a fait l’acquisition, avant de passer aux mains de l’Ontarienne Atlantic Coated Papers (ACP), au début des années 2000.  

Les primes des travailleurs sont prolongées chez Rona et Réno-Dépôt

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Les primes des travailleurs sont prolongées chez Rona et Réno-Dépôt

La prime COVID de 2 $ l'heure que touchent les travailleurs des magasins Réno-Dépôt et Rona continuera finalement d'être versée durant tout le mois de juillet.

Lowe's Canada a confirmé l'information lundi, à la grande satisfaction du principal syndicat du secteur, les Travailleurs unis de l'alimentation et du commerce, affilié à la FTQ.

Cette prime de 2 $ l'heure devait prendre fin le 30 juin.

Les salariés concernés travaillent dans les magasins Rona, Réno-Dépôt, Lowe's, les centres de contact client, ainsi que dans les établissements de la chaîne d'approvisionnement de Lowe's, a précisé le géant de la quincaillerie et rénovation.

Lowe's en a profité pour rappeler que «des centaines de postes» étaient toujours disponibles dans ses établissements, tant pour travailler à temps partiel qu'à temps complet.

Le télétravail séduit un travailleur sur deux

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Le télétravail séduit un travailleur sur deux

Les Canadiens seront nombreux à poursuivre le télétravail une fois la pandémie derrière eux, selon des résultats préliminaires d’une étude de l’Université de Montréal. Sur quelque 3000 personnes sondées, près d’un travailleur sur deux (43 %) dit vouloir poursuivre le boulot à la maison à l’avenir.

L’étude, menée en collaboration avec des chercheurs de l’université de Toulouse et de l’Université Laval, vise à cibler les éléments qui favorisent le télétravail ou à l’inverse lui nuisent, ce qui aide à hausser la satisfaction des travailleurs ou leur productivité.

« Un résultat intéressant est que le pourcentage de personnes voulant continuer à télétravailler est allé en augmentant, souligne la professeure titulaire Tania Saba à l’École de relations industrielles de l’UdeM. On se serait attendu à ce que les télétravailleurs trouvent ça plus difficile avec un confinement qui ne finit plus de finir, mais ça n’a pas été le cas. Ce qu’on a constaté aussi, c’est que plus les gens travaillent à distance, plus ils ont envie de continuer. Il y a donc une question d’habitude et on apprécie le télétravail non pas comme un accommodement, mais comme un mode d’organisation du travail. »

Parmi les répondants, sollicités à partir du 4 avril, 53 % n’avaient jamais fait de travail à distance. Les employés plus âgés apprécient plus l’expérience que les plus jeunes, selon Mme Saba qui explique cela par la solitude liée au télétravail et le fait « de moins avoir à se prouver aux autres lorsque nous sommes plus avancés dans notre carrière ».

Contrairement aux idées préconçues qui laissent croire que les employés à la maison sont moins productifs, le tiers des répondants ont affirmé avoir réussi à hausser leur productivité malgré la charge de travail augmenté.

« Et ce n’était pas perçu de manière négative. Ils ont donc trouvé des manières plus productives de travailler », indique Mme Saba.

Professeure à l’École des sciences de l’administration à l’Université TELUQ, Diane-Gabrielle Tremblay n’est pas étonnée de ces résultats. 

« C’est un mode de travail qui est réclamé par les employés depuis longtemps », constate-t-elle d’entrée de jeu.

Pourtant, avant la COVID-19, les employeurs comme les syndicats n’étaient pas chauds à l’idée de développer une culture du travail à la maison.

« Il y a toute la question du rendement qui posait problème pour les gestionnaires, mais du côté des syndicats aussi il y avait des réticences. C’est une des raisons pour lesquelles il n’y a presque rien dans les conventions collectives à propos du télétravail », explique la professeure.

Les prochaines négociations de conventions collectives de plusieurs entreprises et dans la fonction publique devraient donc être teintées par la volonté de plusieurs employés de travailler quelques journées par semaine à la maison. 

Les différentes études réalisées sur le télétravail sont d’ailleurs unanimes sur ce point : les effets bénéfiques du travail à distance suivent une relation en U inversé, ce qui signifie que la pratique modérée du travail à la maison offrirait le maximum de bénéfices pour la santé.

Au plus fort de la crise, environ 40 % des travailleurs canadiens ont dû s’installer un bureau à la maison. Ce taux tournait autour de 10 % avant la pandémie et devrait se stabiliser à 25 %, selon Mme Tremblay. 

Dans une prochaine phase de son projet de recherche, la professeure Tania Saba désire étudier le télétravailleur vu par l’employeur. 

Les résultats préliminaires de son étude démontrent déjà que l’expérience semble moins positive pour les gestionnaires que les employés.

« Mais il n’y a pas la résistance à laquelle on s’attendait », précise-t-elle.

D’autres études sont actuellement menées à travers le monde sur le télétravail. Mme Saba attend des résultats des États-Unis et de l’Australie. Elle peut toutefois déjà affirmer que le travail à la maison crée plus d’engouement au Québec que dans plusieurs autres pays. 

« Il ne faut pas oublier qu’avec l’hiver qu’on a ici, ça peut être intéressant », souligne-t-elle. 

Le Boeing 737 MAX pourrait voler dès lundi pour sa survie commerciale

Affaires

Le Boeing 737 MAX pourrait voler dès lundi pour sa survie commerciale

NEW YORK — Le Boeing 737 MAX pourrait effectuer son premier vol de certification dès lundi, une étape cruciale pour la survie de l’avion-vedette du géant aéronautique américain, cloué au sol depuis 14 mois.

Vendredi, deux sources proches du dossier ont indiqué à l’AFP que le vol pourrait avoir lieu «dès le début de la semaine prochaine».

Retour aux heures régulières pour le Carrefour de l’Estrie

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Retour aux heures régulières pour le Carrefour de l’Estrie

À compter du 29 juin, le Carrefour de l’Estrie retrouvera ses heures d’ouverture régulières du dimanche au samedi.

Les commerces seront de nouveau accessibles du lundi au mercredi de 9h30 à 17h30. Le jeudi et le vendredi, le centre commercial fermera ses portes à 21h. La fin de semaine, les visiteurs pourront faire leurs emplettes jusqu’à 17h.

L’horaire des boutiques peut varier. Le port du masque est fortement recommandé à l’intérieur du bâtiment. Plusieurs règles sont également mises en place afin d’assurer la sécurité des visiteurs.

Spa : le bonheur du déconfinement

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Spa : le bonheur du déconfinement

« C’est le bonheur. On est très heureux », lance d’emblée la propriétaire du Spa Eastman, Jocelyna Dubuc, à la suite de l’annonce du déconfinement immédiat des spas.

« On est prêt depuis des semaines, alors oui, nos bains seront accessibles dès demain (vendredi) », ajoute Mme Dubuc, qui se questionne sur l’interdiction maintenue d’ouvrir les saunas secs et humides.

À LIRE AUSSI: Presque tout peut rouvrir au Québec, dont les bars et les spas [VIDÉO]

« En Europe, c’est ce qui a été déconfiné en premier, car les virus ne survivent pas aux hautes températures et nous maintenons nos saunas à 190 voire 200 degrés Fahrenheit. Peut-être que nos décideurs ont une méconnaissance à ce niveau », enchaîne la propriétaire du spa fondé en 1977.

Le volet hébergement du Spa Eastman était réouvert depuis le 4 juin avec le service de repas aux chambres. Depuis le 15 juin, la salle à manger est accessible. Les soins esthétiques et thérapeutiques, tel que la massothérapie, étaient de nouveau offerts depuis début juin.

« On a aussi recommencé à offrir huit activités par jour, comme le pilates, toujours avec deux mètres de distance entre les participants », précise Mme Dubuc.

Séjours plus longs

La propriétaire se réjouit en constatant que la clientèle est au rendez-vous et que les visiteurs choisissent de passer plus de temps dans son établissement. 

« Les gens réservent des séjours de 7, 18, 21 jours. Au lieu d’aller en Europe, ils viennent chez nous se remettre en forme, bien manger, marcher dans les sentiers », mentionne Mme Dubuc.

« C’est un peu un retour aux sources, les gens restent proches. Et aussi un retour en arrière, car au début de l’histoire du spa, les gens venaient plus longtemps et au fil des ans, les gens étaient plus pressés et venaient juste deux ou trois jours », résume Mme Dubuc qui croit que l’été est prometteur pour son entreprise.

Du côté des bars

L’annonce du déconfinement des bars est bien accueillie par les propriétaires du Liverpool, du Loubards et du Chat Noir.

« On est très contents. Dans notre cas, nous étions déjà ouverts grâce à notre permis de restauration et la section billard était également accessible, mais cette annonce nous permettra de retrouver notre programmation musicale en réintégrant des musiciens sur la terrasse », explique Annie Faucher, copropriétaire du Liverpool. 

Londres et l’Union européenne lancent une négociation marathon sur leur relation post-Brexit

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Londres et l’Union européenne lancent une négociation marathon sur leur relation post-Brexit

BRUXELLES — Britanniques et Européens affichent un optimisme prudent au moment d’entamer lundi cinq semaines d’intenses négociations, destinées à progresser enfin sur la relation post-Brexit et éviter un no deal catastrophique en fin d’année.

Leurs pourparlers débutent par une rencontre physique de cinq jours à Bruxelles, la première depuis le mois de mars. Ils se poursuivront chaque semaine, alternativement à Londres et dans la capitale belge, jusqu’à fin juillet.

Programme de formation de 10 M$ chez Kruger

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Programme de formation de 10 M$ chez Kruger

 Produits Kruger Sherbrooke investit près de 10 millions $ pour offrir quelque 200 000 heures de formation aux 180 employés de sa nouvelle usine du secteur de Bromptonville.

La directrice ressources humaines et exploitation de Produits Kruger, Nadia Lamothe, explique que ces employés, qui assureront la production de papier hygiénique ou essuie-tout, commenceront leur formation pratique en même temps que la mise en service des premiers équipements de production en juillet.

« C’est une formation diversifiée qui passe autant par les procédés de fabrication que les outils additionnels en mécanique, en électrique ou en automatisation. C’est une usine à forte valeur ajoutée et à la fine pointe de la technologie qui sera mise en fonction », signale Mme Lamothe.

Elle soutient que des programmes de formation sur mesure étaient essentiels pour connaitre le succès attendu lors du démarrage de l’usine qui a nécessité des investissements de 575 millions $.

« Nous voulons que nos travailleurs aient les outils requis pour être autonomes dans l’exécution des tâches d’opération. On vise à ce que cette usine soit ultra performante et très technologique. Nous voulons que cette usine soit parmi les meilleures usines de papier tissus au monde », soutient Nadia Lamothe.

C’est l’équivalent de 30 semaines de formation pour les nouveaux employés qui seront données en partenariat avec le Centre d’excellence en formation industrielle de Windsor. Depuis mars dernier, 80 employés ont entrepris cette formation. Au cours de l’été, 65 autres travailleurs bénéficieront des formations pour l’installation et la mise en service de la machine à papier ultramoderne dotée de l’une des technologies les plus avancées au monde.

« La formation a commencé en mars en mode virtuel pour la partie théorique pour s’adapter au contexte de la pandémie. Certains des employés qui avaient été mis à pied à notre autre usine ont levé la main et ont joint nos équipes. C’est une opportunité pour certains d’entre eux », mentionne Mme Lamothe.


Aide gouvernementale

Le ministre du Travail, de l’Emploi et de la Solidarité du Québec, Jean Boulet, était sur place, jeudi, pour annoncer la contribution gouvernementale de près de 5 millions $ à cette formation personnalisée par l’entremise de la Mesure de formation de la main-d’œuvre à l’intention des entreprises.

« C’est un projet de formation qui a été initié par Kruger. Notre part de 50 pour cent sera payée au fur et à mesure du déroulement de la formation. Le rehaussement des compétences par la formation est au cœur de la relance économique. Nous sommes en discussion avec Kruger depuis le début de la construction de cette usine extrêmement intéressante sur le plan technologique. Elle aide Kruger à devenir une entreprise très compétitive. Nous allons travailler avec l’ensemble des entreprises qui veulent se développer par la formation au Québec surtout dans le contexte économique actuel », soulève le ministre Boulet.

La gestion préventive en temps réel au profit des entreprises

Affaires

La gestion préventive en temps réel au profit des entreprises

L’actuelle pandémie aura accéléré chez les entreprises ce nécessaire virage vers une gestion préventive en temps réel plus intelligente et à distance des équipements.

Les entreprises magogoises Maintenance Directe et Solutions Informatiques LOGICWARE ont développé en partenariat une solution technologique de gestion de la maintenance des parcs d’équipements, de bâtiments et d’immeubles en infonuagique suscitant un grand engouement de la part des entreprises.

« Depuis le début de la pandémie, nous comptons au moins sept nouveaux clients qui se sont abonnés à notre plateforme de gestion de la maintenance, pour un total avoisinant les 3000 équipements, soit en lignes de productions, véhicules, bâtiments », énumère Claude Cyr, président de Maintenance Directe. 

Ces nouveaux clients proviennent de secteurs d’activités très variés, comme l’agroalimentaire, la métallurgie, la haute technologie, l’aéroportuaire et les services. Ils sont localisés au Québec et en France par le biais d’un partenariat avec la société Ixarys Solutions.

Dans un communiqué de presse diffusé par Magog Technopole, on mentionne que l’aéroport de Sherbrooke, ainsi que ceux de Bromont et Val-d’Or figurent dans la liste des infrastructures du carnet de clients.

Maintenance Directe a été sélectionnée par ces entreprises principalement pour la simplicité d’utilisation de sa plateforme, qui est à la fois stable, performante, sécuritaire, et adaptable aux besoins des entreprises avec une rapidité à mettre en place de nouvelles fonctionnalités, le tout accompagné d’une assistance technique hors pair, précise-t-on.

« Ces deux entreprises, membres de la Communauté TI de Magog, font partie de notre filière manufacturière 4.0 regroupant six entreprises aux expertises mixtes et complémentaires développant des solutions intelligentes de gestion et d’optimisation. Je salue Maintenance Directe ainsi que son président Claude Cyr qui a su mettre toute son expérience à profit au bénéfice de ses clients », exprime André Métras, directeur général de Magog Technopole.

Récemment, Maintenance Directe accompagnait une entreprise de la Gaspésie pour l’intégration et l’utilisation de la plateforme. Les commentaires reçus du client parlent d’eux-mêmes.

L’entreprise poursuit ses efforts en recherche et développement, afin de rendre la plateforme encore plus polyvalente. De nombreuses avancées technologiques sont en cours d’intégration dans la plateforme, dont la possibilité de visualiser un site à distance et d’interagir avec son environnement ainsi que d’une percée dans la reconnaissance vocale en lien avec la maintenance. Ces avancées sont issues de nouveaux partenariats avec deux sociétés européennes.

Le glamping plus populaire que jamais

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Le glamping plus populaire que jamais

Les familles ont un regain d’intérêt pour les séjours en forêt. Certaines ne sont pas toutefois prêtes à mettre de côté tout confort et se tournent donc vers le glamping, du camping de luxe. Huttopia Sutton affiche une hausse de réservation jamais vue depuis la réouverture du site.

Une augmentation des locations entre 40 et 50 % est observée par rapport à 2019. Les visiteurs se tournent principalement vers les hébergements de toile et de bois, tandis que la location de chalets connait aussi une croissance.

Les travailleurs étrangers bien protégés par les agriculteurs de l'Estrie

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Les travailleurs étrangers bien protégés par les agriculteurs de l'Estrie

Des entreprises agricoles de l’Estrie font le maximum pour protéger leurs employés étrangers de la COVID-19.

D’ailleurs, selon le président de l’UPA-Estrie, François Bourrassa, aucun travailleur étranger de la région n’est atteint de la COVID-19. « Si c’est le cas, on ne me l’a pas rapporté », précise-t-il. 

Rappelons que trois travailleurs mexicains sont décédés de la maladie en Ontario ce mois-ci. 

Mesures de protection

Selon le propriétaire de la Ferme Saint-Élie, qui est l’employeur de 13 travailleurs étrangers, ceux-ci sont très bien protégés.

Par exemple, leur commande est faite en ligne et ses employés n’ont qu’à aller la chercher à l’épicerie. « Ils ont des masques et des gants », dit l’employeur de dix Guatémaltèques et de trois Mexicains.

Une série de mesure a été adoptée pour assurer leur protection. « Ils sont deux par chambre [alors qu’ils pouvaient être quatre par le passé], ils ne mangent pas tous ensemble et ils ont des horaires séparés. Ils ont des jours pour faire leur lessive. On désinfecte toutes les tables, ils ont de l’eau de Javel. Ça fait des mois qu’on reçoit des informations. C’est ancré. Quand on va à la banque, c’est maximum trois dans la fourgonnette. Plus question d’embarquer à sept », dit celui qui paie un repas au restaurant à ses employés environ aux dix jours. 

« On fait tout ce qui est en notre possible », renchérit le patron. 

La Fromagerie Nouvelle-France fête ses 10 ans en grand

Régions

La Fromagerie Nouvelle-France fête ses 10 ans en grand

Pour fêter ses 10 ans, la fromagerie artisanale Nouvelle-France dévoile trois nouveautés qui ne passeront pas inaperçues dans la municipalité de Racine : un bâtiment, un fromage et une signature!

Lors d’une conférence de presse qui avait lieu mardi directement à la bergerie de l'entreprise, la fromagère Marie-Chantal Houde a dévoilé l’identité visuelle de la nouvelle installation de la Fromagerie Nouvelle-France qui voisinera le Marché Locavore à Racine.

« En 10 ans, on a créé beaucoup de choses mon frère et moi. Ça n’a pas toujours été facile, mais on en a encore beaucoup à accomplir. [...] Ça fait 10 ans qu’on attend ce moment-là d’être maître chez nous et de pouvoir nous installer de façon permanente dans notre village natal » a expliqué Mme Houde aux côtés de son frère Jean-Paul Houde.

Depuis 2010, Mme et M. Houde pouvaient compter sur la collaboration de Jean Morin, copropriétaire de la Fromagerie du Presbytère à Sainte-Élisabeth-de-Warwick, pour la fabrication de leurs fromages.

« L’équipe de Jean Morin grandit. On doit partir, mais on n’aurait pas pu être où nous sommes aujourd’hui sans lui », a confié Mme Houde visiblement émue de pouvoir désormais voler de ses propres ailes.

La construction du nouveau bâtiment d’une superficie d’environ 5 000 pi2 a débuté la semaine dernière par des entrepreneurs racinois. Celui-ci offrira un espace consacré à la vente, à la création et la transformation ainsi qu’à la dégustation de fromages et de produits locaux grâce à sa grande terrasse extérieure.

Pour souligner l’occasion, la Fromagerie Nouvelle-France annonçait également sa nouvelle signature « 10 ans en avant! », créée par l’entreprise sherbrookoise Bingo Design, ainsi qu’un nouveau fromage à griller : le Grillou, fait d’un mélange de lait de brebis et de chèvres.

Rappelons qu’en dix ans, la Fromagerie Nouvelle-France a remporté plus de 42 prix dans différents concours, dont le meilleur fromage du Québec en 2011 et 2014 pour le Zacharie Cloutier. Actuellement, on retrouve ses différents produits dans plus de 300 boutiques au Québec.

Relance post-COVID-19 : Québec veut acheter des parts de Québec inc.

Affaires

Relance post-COVID-19 : Québec veut acheter des parts de Québec inc.

Québec veut investir dans les entreprises québécoises et prendre des intérêts dans certaines d’entre elles, comme le détaillant de chaussures Aldo, afin d’assurer la relance de l’économie.

C’est le plan exposé par le ministre de l’Économie Pierre Fitzgibbon dans une entrevue accordée à l’agence financière Bloomberg et qui fait l’objet d’un article paru mercredi. Bloomberg est une référence pour les milieux d’affaires à l’échelle internationale.

«Partout dans le monde, les gouvernements seront de façon générale plus interventionnistes dans l’économie, en raison du besoin de nouveaux capitaux », a-t-il dit. « Dans certains cas, nous devrons acquérir des parts d’entreprises.»

Québec pourrait par exemple prendre une participation dans le groupe Aldo, qui s’est placé à l’abri de ses créanciers, ce printemps, en raison de l’impact de la pandémie.

M. Fitzgibbon a indiqué que l’État québécois avait récemment acquis des parts dans certaines entreprises, mais a refusé de les nommer, soulignant qu’il y restait minoritaire. «Avec un peu de chance, nous pourrons être remplacés par d’autres investisseurs», a-t-il ajouté.

Bloomberg met largement de l’avant le fait que le Québec a été très durement touché par la pandémie, davantage que «43 États américains», en nombre de morts.

Aide à Aldo

Selon M. Fitzgibbon, le scénario d’un retour au confinement général est peu probable. «Peut-être que je suis naïf ou trop optimiste, mais on peut croire qu’en cas de deuxième vague, nous pourrions permettre aux gens de continuer à travailler», a-t-il dit.

Lundi, la même agence de presse avait publié d’autres extraits de l’entrevue, dans lesquels le ministre Fitzgibbon confirmait que le gouvernement donnerait un coup de pouce à Aldo, éventuellement en achetant des parts de la compagnie.

«Nous sommes, à travers Investissement Québec, en lien avec eux afin de déterminer la structure à adopter pour le futur », a-t-il dit. « Nous les aiderons. […] Ça pourrait être par une prise de participation.»

L’entreprise «négocie avec ses locateurs partout sur la planète et va fermer des magasins», a-t-il assuré. «C’est bien pour eux de passer à travers une étape de nettoyage.»

Pierre Fitzgibbon tient à la survie de l’entreprise, qui traîne une dette qui dépasse le demi-milliard de dollars. «Ils ont leurs installations de conception et de distribution au Québec. Ils sont en transition vers le monde virtuel», a dit le ministre. Pour lui, il s’agit d’un actif important pour l’économie de la province «d’un point de vue de l’innovation, d’un point de vue de rayonnement international de la marque».

Une maison mobile vendue au prix de 350 000 $ sur le Memphrémagog

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Une maison mobile vendue au prix de 350 000 $ sur le Memphrémagog

Sherbrooke — Une maison mobile en bordure du lac Memphrémagog a été vendue au prix le plus élevé jusqu’à maintenant en 2020 pour ce type de résidence.

Alors qu’une maison mobile se vend normalement autour de 100 000 $, la résidence qui donne sur le lac Memphrémagog s’est vendue à environ 350 000 $ au cours des derniers jours.

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Moins de maisons à vendre en Estrie

Le prix moyen pour ce type de résidence en Estrie, sur une vingtaine de ventes en 2020, se situe à 97 000 $. Jusqu’à maintenant, le prix des ventes pour ce type de maison au cours des derniers mois oscille de 12 500 $ à 174 000 $. 

La maison mobile qui a fracassé le record du prix le plus élevé est située à Potton. Elle dispose de plus de 6000 pieds carrés de 47 pieds de plage sur le lac Memphrémagog et d’un quai à la marina du domaine Ruisseau-Château près du Mont Owl’s Head.

Marc Dupré s’associe à une Microdistillerie estrienne

Affaires

Marc Dupré s’associe à une Microdistillerie estrienne

MAGOG — L’artiste Marc Dupré ajoute une corde à son arc avec le lancement de ses nouvelles boissons alcoolisées.

Depuis l’an dernier, le chanteur est devenu le coproducteur artisan et fabricant de boissons développées en Estrie, dans le secteur d’Orford. Le premier produit de Microdistillerie Cherry River est une vodka.

Il propose cette fois de nouvelles boissons rafraichissantes « Cherry River Hard Seltzer ». Il s’agit d’une eau pétillante alcoolisée disponible en trois saveurs, soit cerise noire & canneberge, yuzu & Llime ainsi que pêche & basilic.

« La Microdistillerie Cherry River tire son nom du petit village estrien situé au pied du majestueux Mont-Orford, dans le parc national du même nom; un village qui unit les amants de la nature et dans lequel une eau pure peut être puisée pour produire une vodka locale d’une singularité toute propre », mentionne Marc Dupré. 

« C’est en l’honneur de cette harmonie avec la nature qu’est né le ‘‘Cherry River Hard Seltzer’’ ainsi que ses saveurs toutes naturelles. »  

En cette période de crise, les Québécois cherchent plus que jamais à encourager l’économie locale. L’engouement pour favoriser les entreprises d’ici tombe pile pour Marc Dupré et son équipe. L’artiste souhaitait offrir une nouvelle variété de produits juste à temps pour la période estivale, mentionne-t-on. 

En voulant élargir ses opportunités, c’est 6000 points de vente, dont des épiceries et des dépanneurs qui ont reçu les nouveaux « Cherry River Hard Seltzer ». 

Un imbroglio selon le grand chef Sioui

Lac-Mégantic

Un imbroglio selon le grand chef Sioui

SHERBROOKE — L’entente intervenue entre la Nation huronne-wendat et le gouvernement fédéral n’a bloqué aucun projet d’infrastructures au Québec depuis un an et demi.

C’est le grand chef Konrad Sioui qui l’affirme, en entrevue avec La Tribune, au lendemain d’un article où on apprend que la Ville de Lac-Mégantic est en attente du feu vert d’Ottawa sur cette exigence de consultation autochtone pour lancer un chantier de réfection d’aqueduc et d’égout sur la rue Champlain.

« Je vais faire un suivi auprès des hautes instances fédérales, assure le grand chef Sioui. C’est un imbroglio qui va se résoudre rapidement. On est dans une période d’ajustements et il faut juste s’habituer. C’est incroyable comme on ne se connaît pas même si pourtant on a toujours vécu un à côté de l’autre. »

Toute cette affaire découle du Protocole sur la consultation et l’accommodement de la Nation huronne-wendat conclu avec Ottawa en janvier 2019. 

Selon cette entente, le gouvernement fédéral s’est engagé à consulter les Hurons-Wendat avant l’approbation finale de projets d’infrastructures « susceptibles de toucher leurs droits ancestraux » dans le Nionwentsïo, un territoire qui englobe grosso modo la région de Québec et s’étend jusqu’au nord du Maine.

Or en attente d’une aide financière de 1,06 million $ du Fonds (fédéral-provincial) pour l’infrastructure municipale d’eau, la mairesse de Lac-Mégantic Julie Morin a appris par Québec le mois dernier qu’il faudra que ces exigences de consultation soient satisfaites avant de pouvoir lancer les travaux.

Pour le grand chef Sioui, le protocole n’a pas pour objectif de retarder quoi que ce soit et il se désole de la situation, qu’il attribue à une simple période d’ajustements. 

Cette entente, explique-t-il, a été obtenue après plusieurs années de discussions avec le gouvernement canadien et il s’en réjouit pour les siens.  

La Nation huronne-wendat a un peu d’avance, glisse-t-il d’ailleurs, mais elle sera bientôt suivie par d’autres nations qui mènent des discussions semblables pour être considérées sur leur territoire ancestral, entre autres les Innus sur la Côte-Nord et au Lac-Saint-Jean. 

« Ce sont des ententes qui sont faites à travers le Canada. Dans le fond on a tous le même objectif et le même but, c’est de s’assurer que les mesures environnementales sont respectées et que quand il y a des questions qui touchent les premières nations sur leur territoire ancestral, qu’on établisse des relations bilatérales pour qu’on puisse non seulement être consultés mais qu’il y ait des accommodements. C’est fait pour que la Nation huronne-wendat soit impliquée et sache un peu ce qui se passe. » 

« Ça améliore la qualité de vie, ça améliore les relations, ça donne un peu de respect à nos ancêtres, et quand je dis nos ancêtres, c’est les vôtres et les miens, parce que mes ancêtres c’est les vôtres aussi si vous vivez dans le Nionwentsïo », fait-il valoir.

Des mains tendues

Konrad Sioui explique que depuis que le protocole a été conclu, il a écrit aux quelque 300 municipalités et MRC concernées, par souci de bon voisinage et de respect. 

Cette lettre invite les maires à présenter leur projet d’infrastructures au conseil de la Nation et souligne l’obligation de consultation du gouvernement fédéral. 

Le Nionwentsïo, détaille aussi Konrad Sioui, a son « bureau » avec des ressources en ingénierie, architecture, archéologie, anthropologie et histoire prêtes à étudier les projets et à leur apporter une plus-value, ce qu’elles ont fait abondamment depuis un an et demi. 

« Vous seriez surprise de la réponse que j’ai obtenue. J’ai tendu une main et j’ai senti d’autres mains se rapprocher et c’est tant mieux. On ne peut pas toujours être en dehors du système, exclus de tout et être considérés comme un obstacle dans la vie de tout le monde. »

« On est un peuple qui sait cohabiter, ajoute-t-il. Ici, à Québec, c’est de la coexistence pacifique et du respect mutuel. Quand on a des questions à régler, on s’assoit et on se parle comme de grandes personnes. »

Le grand chef de la nation huronne-wendat ne pouvait dire, lundi, pourquoi le dossier de Lac-Mégantic semble traîner. Il estime que le gouvernement fédéral joue son rôle et remplit ses obligations constitutionnelles, mais admet du même souffle que son peuple aura peu à redire sur la réfection de conduites d’égout et d’aqueduc. 

Est-ce que la Ville de Lac-Mégantic aurait dû communiquer directement avec le conseil de la Nation huronne-wendat? 

« Je ne blâme personne, répond Konrad Sioui. La démarche est ambiguë. Mais avec une grosse machine comme le Canada, il ne fallait pas s’attendre qu’en un an on ait trouvé une formule qui aurait tout réglé. On le voit ici, c’est un petit projet qui va être réglé avec un peu de travail de nos fonctionnaires respectifs. »

Le petit abattoir prend son envol

Actualités

Le petit abattoir prend son envol

Après plusieurs mois d’incubation, l’initiative Le petit abattoir, destinée aux petits producteurs de volaille, prendra bientôt son envol à Granby.

La coopérative de solidarité vient d’obtenir une aide financière de 375 315 $ des gouvernements québécois et canadien. Cette somme servira à adapter quatre conteneurs maritimes en une unité d’abattage qui répondra aux normes de l’Agence canadienne d’inspection des aliments.

L’épopée de Capelton se réinvente

Dossiers majeurs

L’épopée de Capelton se réinvente

 L’Épopée de Capelton profite de la relance post-pandémie pour se réinventer.

Dès ce samedi, c’est en famille avec des tours quasi privés que les visiteurs pourront découvrir la mine de cuivre Capelton à North Hatley. Ils évolueront dans le circuit sous terre en se relayant d’un guide à l’autre qui assurera l’interprétation du site minier ouvert en 1863. 

« C’est une formule que nous avions déjà essayée au début des années 2000. Cette formule qui assure la distanciation permettra aussi d’assurer une plus grande fluidité lors de la visite », croit la coordonnatrice de l’Épopée de Capelton, Geneviève Vallières.

Terminées les visites en groupe de 25 personnes avec un seul guide.

Au lieu de se rendre à la mine dans une charrette, collés les uns sur les autres, les visiteurs vont embarquer à l’arrière d’une camionnette aux vingt minutes, une famille à la fois.

Toutes les mesures sanitaires de désinfection seront assurées par l’équipe de l’épopée de Capelton.

« Par la force des choses, nous avons développé une nouvelle façon de découvrir le complexe minier. Nous sommes ouverts depuis 25 ans, alors il était temps de faire évoluer notre produit. Nous croyons que cette nouvelle formule va perdurer dans le temps. Nous allons donner une couleur différente, mais en misant sur la vraie expérience sous terre que nous offrons depuis toutes ces années », signale Geneviève Vallières.

Cette attraction touristique privée va aussi changer de raison sociale pour devenir une organisation à but non lucratif (OBNL) au cours des prochains mois. La piste d’hébertisme sera améliorée et l’activité le Tour du prospecteur où les enfants se lancent à la recherche de grains d’or dans le ruisseau s’ajoute à la visite sous terre.

Si l’Épopée de Capelton reçoit environ 20 000 à 25 000 visiteurs par année, Geneviève Vallières s’attend à en accueillir le tiers de ce nombre cette année. Elle invite les visiteurs à réserver afin d’éviter l’attente avant la visite. « Nous avons perdu les visites scolaires de mai et juin. Heureusement que nous avons de l’aide gouvernementale. Nous travaillons aussi avec des partenaires pour offrir des forfaits », indique Geneviève Vallières. 

700 000 $ déjà octroyés par le Programme d'aide aux PME

Affaires

700 000 $ déjà octroyés par le Programme d'aide aux PME

SHERBROOKE — Le programme d’aide aux petites et moyennes entreprises (PME) est populaire en région. Déjà 19 entreprises ont obtenu le feu vert du comité d’investissement et ont reçu des prêts totalisant 700 000 $. 

Rappelons que la Ville de Sherbrooke a paraphé une entente de prêt de 1 809 033 $ avec le ministère de l’Économie et de l’Innovation pour venir en aide aux PME. Chaque entreprise retenue peut obtenir un prêt maximum de 50 000 $. Celui-ci est remboursable sur une période de trois à cinq ans et le taux d’intérêt est fixé à 3 %.

Environ 40 % de l’enveloppe a donc été investie. « Les demandes qui sont encore en traitement totalisent une somme de 1,8 M$, révèle Charles-Olivier Mercier, directeur général de Pro-Gestion Estrie. Alors si on additionne les 700 000 $, on en a pour environ 2,5 M$ en demandes. On dépasse donc les 1,8 M$ qui sont octroyés. »

Selon M. Mercier, des demandeurs vont sans doute retirer leur candidature dans les prochains jours, puisqu’ils voudront analyser la situation. Cependant, d’autres se rajouteront. « On peut envisager que le fonds sera en bonne partie, voire en totalité, octroyé à Sherbrooke », renchérit le DG de Pro-Gestion Estrie. 

Douze dossiers ont reçu 40 000 $ et plus. Neuf d’entre eux ont obtenu le prêt maximal, soit 50 000 $. 

Charles-Olivier Mercier est persuadé que ce programme sauve des entreprises. « Ça peut avoir une incidence significative, assure M. Mercier. C’est un critère d’analyse. Les entreprises ayant de plus grands besoins sont référées à Investissement Québec ou à Développement économique Canada. Il y a d’autres mesures pour les grandes entreprises. »

Demandes écartées

En tout, 113 demandes de prêts ont été effectuées par des PME sherbrookoises. Environ le tiers ont été écartées dès le départ. « Elles ne respectaient pas les critères du programme. C’est vraiment une aide de dernier recours. Des entreprises étaient en activités depuis moins d’un an, alors elles ne se qualifiaient pas. D’autres voulaient investir avec cet argent. Non, c’est de l’argent public servant à sauver des entreprises », explique M. Mercier, ajoutant que plusieurs autres PME ont été réorientées vers d’autres programmes.

Des 113 entreprises ayant effectué une demande, beaucoup sont connues des Sherbrookois, explique Charles-Olivier Mercier, qui est également directeur général de Commerce Sherbrooke. « On ne parle pas nécessairement de petites entreprises. C’est évidemment confidentiel, mais ce sont des entreprises qu’on fréquente régulièrement. On aide des entreprises qui desservent les Sherbrookois au quotidien. Elles opèrent dans tous les créneaux. C’est très diversifié, ça peut être des bars, des restaurants, des services professionnels. Il n’y a pas de créneau qui semble être surreprésenté. Je ne m’attendais pas nécessairement à ça. Ça montre qu’il y avait des besoins importants au niveau des liquidités pour plusieurs entreprises », réalise-t-il. 

Est-ce que Sherbrooke aura assez d’argent dans l’enveloppe? « Le gouvernement s’est prononcé pour un financement additionnel, rappelle le maire de la ville, Steve Lussier. Pour l’instant, ils regardent où ils sont rendus. Certaines villes ont déjà épuisé leur montant. Chez nous, ce n’est pas le cas. Il y a encore beaucoup de demandes. »

« On est en lien directement avec le ministre responsable de la région de l’Estrie, François Bonnardel. Il est très à l’écoute de ce dont on aura besoin », enchaîne-t-il.