Fermeture et horaire restreint pour plusieurs Tim Hortons à Sherbrooke

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Fermeture et horaire restreint pour plusieurs Tim Hortons à Sherbrooke

Andréanne Beaudry
Andréanne Beaudry
La Tribune
Fermé du lundi au vendredi et ouvert seulement le week-end. Des clients de différentes succursales sherbrookoises de la franchise Tim Hortons se butent à des portes closes depuis quelques jours.

Certaines succursales proposent pour le moment des heures d’ouverture restreintes alors que d’autres sont fermées temporairement pour une durée indéterminée. 

Pour le propriétaire de quelques Tim Hortons sis à Sherbrooke et dans les environs, Denis Bourque, plusieurs facteurs peuvent expliquer cette situation, dont le manque de personnel. 

« Je constate que c’est un peu difficile d’avoir des employés », souligne-t-il lorsque joint par La Tribune

La succursale du 1680 rue King Est est fermée pour des rénovations. Théoriquement, elle devrait rouvrir vers la fin de la semaine, assure Denis Bourque.

Le Tim Hortons du quartier des Lacs à St-Denis-de-Brompton et celui en face du Carrefour de l’Estrie sont temporairement fermés. 

Stratégie d’achat d’aliments québécois : des retombées pour qui?

Affaires

Stratégie d’achat d’aliments québécois : des retombées pour qui?

Jasmine Rondeau
Jasmine Rondeau
La Tribune
S’ils estiment que le gouvernement fait un grand pas vers l’avant en adoptant pour la première fois une stratégie nationale d’achat d’aliments québécois, plusieurs producteurs aimeraient cependant avoir l’assurance que cette soudaine demande pour le local ne servira pas qu’à remplir les poches des intermédiaires, au détriment des citoyens et des petits producteurs.

C’est l’une des premières réflexions qui a traversé l’esprit de Marie-Chantal Houde, propriétaire de la Fromagerie Nouvelle-France, à Racine, après que le ministre de l’Agriculture, des Pêcheries et de l’Alimentation eut dévoilé sa stratégie, mardi avant-midi. Celle-ci craint que les producteurs doivent composer avec de l’abus de certains distributeurs, grossistes ou marchands qui vendront aux institutions, qui gagneront un certain pouvoir sur le prix des aliments. 

« Ce qui vient d’être annoncé, c’est super, établit-elle. D’encourager les institutions à acheter québécois, c’est la base. Mais si on lance cette politique d’achat là, il faut être capable de lancer aussi une espèce de politique de limite de marge de profit, en mon sens à moi. » 

Déjà, la productrice de fromages de lait de brebis et de chèvre voit souvent le prix de ses produits gonfler entre elle et le consommateur. « Les gens nous écrivent à nous pour dire qu’ils voient nos fromages à des prix exorbitants et qu’on devrait avoir honte. Quand on fouille, on réalise que certains commerces prennent plus de 50 % de marge de profit. Les producteurs et les transformateurs, ce sont souvent nous qui avons les plus petites marges de profit. Et c’est littéralement un sujet tabou, personne ne veut en parler pour ne pas vexer personne. Il s’agit d’être équitable. D’ailleurs, à quand un logo Équitable Québec? »

François Bourassa, président de l’Union des producteurs agricoles de l’Estrie, abonde dans le même sens. Selon, lui, la nouvelle de mardi, attendue depuis longtemps, est excellente. « Plusieurs gouvernements avaient tenté par le passé et ça n’avait jamais vraiment abouti. Là, ils ont mis des cibles précises à atteindre. Si on peut avoir des résultats une fois pour toutes, c’est toute l’économie qui va y gagner », exprime-t-il.  

Or, celui-ci se montre également préoccupé quant aux retombées réelles pour les producteurs. « Des distributeurs, il n’y en a pas beaucoup. Il y en a même un qui est très gros et qui est de propriété américaine. Déjà, si on privilégiait les distributeurs québécois plutôt qu’américains, ce serait un pas dans la bonne direction. L’autre chose qu’on demande depuis toujours, c’est que les offres soient scindées. Souvent, les institutions font des appels d’offres qui couvrent plusieurs régions. Pour les petits producteurs, c’est très difficile de fournir ces offres-là. Si les appels d’offres étaient scindés plus régionalement, ce serait plus facile pour plusieurs producteurs de fournir les institutions. »  

Cogeco appuyée par Trois-Rivières et Burlington

Affaires

Cogeco appuyée par Trois-Rivières et Burlington

La Presse Canadienne
Trois-Rivières et Burlington, qui abritent les sièges sociaux opérationnels de Cogeco au Québec et en Ontario, où travaillent plusieurs centaines de personnes, se rangent derrière la stratégie de la société québécoise, qui a rejeté l’offre non sollicitée d’Altice USA et Rogers.

La municipalité québécoise est même allée jusqu’à écrire une lettre au ministre fédéral de l’Innovation, Navdeep Bains, dans laquelle elle «dénonce» l’offensive des deux compagnies, qui souhaitent mettre la main sur Cogeco et Cogeco Communications pour ensuite s’en partager les actifs au Canada et aux États-Unis.

À Burlington, où la société québécoise compte au-delà de 1000 employés, la mairesse Meed Ward a souligné, la semaine dernière, que Cogeco avait offert des «occasions d’envergure» pour la main-d’œuvre locale.

Dans une déclaration vendredi dernier, le maire de Trois-Rivières, Jean Lamarche, a souligné que les «tractations que subit» l’entreprise familiale «menacent sérieusement l’apport structurant et mobilisateur de cette entreprise».

Le siège social de Cogeco et sa principale filiale se trouve à Montréal. À Trois-Rivières, où l’entreprise compte plus de 550 salariés, et à Burlington, on retrouve notamment des travailleurs affectés au service à la clientèle ainsi qu’au soutien technique.

Altice USA a dans sa mire Atlantic Broadband, la division américaine de Cogeco. L’entreprise américaine aurait par la suite cédé à Rogers, pour environ 4,9 milliards $, les activités canadiennes de la société québécoise.

La famille Audet, qui contrôle Cogeco et Cogeco Communications par l’entremise de ses actions à droit de vote multiple, a refusé de céder depuis que la proposition a été rendue publique, le 2 septembre dernier.

Pas d’accord pour TikTok si ByteDance garde le contrôle

Techno

Pas d’accord pour TikTok si ByteDance garde le contrôle

Agence France-Presse
WASHINGTON — Donald Trump a fait savoir lundi qu’il ne validerait pas un accord sur la populaire application TikTok si la maison mère chinoise ByteDance gardait le contrôle de la nouvelle entité.

Si Oracle et Walmart «ne prennent pas le contrôle total (de la nouvelle entité), alors nous n’approuverons pas l’accord», a déclaré le président américain sur Fox News alors que la confusion règne sur qui des Américains ou des Chinois détiendraient in fine la majorité.

Interrogé sur le fait que ByteDance pourrait garder 80 % de l’actionnariat, le président américain s’est montré intransigeant : «S’ils le font, nous ne conclurons tout simplement pas l’affaire».

Oracle et Walmart «ont un partenariat» pour TikTok. «Ils vont l’acheter», «ils en auront un contrôle total», a toutefois assuré l’hôte de la Maison-Blanche. «Ils vont détenir la participation majoritaire», a-t-il ajouté.

TikTok est depuis l’été sous la menace d’une interdiction aux États-Unis, où elle compte 100 millions d’utilisateurs, mais que Washington accuse, sans avancer de preuve, d’espionnage pour le compte de Pékin.

TikTok, une application très populaire chez les jeunes, avait confirmé samedi un projet selon lequel elle créerait une nouvelle société impliquant Oracle en tant que partenaire technologique aux États-Unis et Walmart en tant que partenaire commercial.

Baptisée TikTok Global, elle serait basée aux États-Unis et embaucherait 25 000 personnes, ont précisé Oracle et Walmart dans un communiqué séparé.

Oracle pourrait acheter 12,5 % des parts de TikTok et Walmart 7,5 % avant une future entrée à la Bourse de New York prévue d’ici un an.

Une source proche du dossier avait indiqué à l’AFP que ByteDance garderait le reste du capital. Mais la société chinoise étant possédée à hauteur de 40 % par des investisseurs américains, la majorité de l’application passerait in fine sous pavillon américain.

Un studio pour les enfants et les mamans au Complexe Sportif ProGym

Affaires

Un studio pour les enfants et les mamans au Complexe Sportif ProGym

Mélanie Noël
Mélanie Noël
La Tribune
Sherbrooke — Trees, un nouveau studio de développement pour enfants, futures et nouvelles mamans, ouvrira ses portes cet automne. L’ouverture est prévue entre le 15 novembre et le 1er décembre au Complexe sportif ProGym.

Des travaux sont en cours au 4796 boulevard Bourque. La bâtisse où sont déjà situés le ProGym et l’Usine Sherbrooke sera agrandie de 2500 pieds carrés afin d’y aménager le nouveau studio destiné aux enfants de six mois à 12 ans et leurs mamans.

« On veut aider au développement des enfants et accompagner les mères et les familles avant et après l’accouchement. On travaillera du développement moteur pour les plus jeunes jusqu’au travail sur la structure, du style ninja warrior, pour les plus vieux », explique le propriétaire du ProGym, Raphaël Jolicoeur, qui pilote le projet avec les propriétaires de l’Usine Sherbrooke, Simon Paquette et Maxime Lequin-Doré. 

« Ce projet est complémentaire à ce que le gym et l’usine offrent déjà. C’est un projet qui nous emballe et on sent l’engouement. Il y a quelques jours, on a annoncé sur les réseaux sociaux l’ouverture prochaine du studio et déjà, c’est la folie », ajoute M. Jolicoeur. 

Le Studio Trees a acquis l’équipement de Gymini, qui a fermé ses portes au cours de la pandémie. « On a repris l’équipement et on bonifiera les cours et les activités », résume l’instigateur.

Le choix du nom est expliqué sur les réseaux sociaux. « Trees signifie arbres en français. Tout comme les arbres, le centre est un endroit pour grandir, s’épanouir et se nourrir du soutien des autres, car un arbre en forêt grandit plus vite que seul dans un champ. C’est ce que nous voulons recréer dans ce studio. Un endroit où chaque individu pourra grandir et s’épanouir grâce au soutien et à l’énergie de tous les autres membres. » 

MRC de Memphrémagog : Stephen Cabana nommé directeur du développement économique 

Affaires

MRC de Memphrémagog : Stephen Cabana nommé directeur du développement économique 

Sabrina Lavoie
Sabrina Lavoie
La Tribune
La MRC de Memphrémagog peut désormais compter sur l’expertise de Stephen Cabana comme directeur du développement économique. L’homme connu dans la région pour ses connaissances en agriculture et pour son implication dans le milieu sportif se dit très excité par ce nouveau défi.

« Même si j’ai 48 ans, je me sens comme un enfant », affirme M. Cabana en entrevue téléphonique. « Je suis très excité d’arriver dans une MRC qui a énormément de potentiel à la fois touristique, agrotouristique et industriel. Ce qui m’attire surtout c’est la notion de créer de la richesse alors que tout est déjà bien en place pour y arriver », mentionne-t-il.

Stephen Cabana est diplômé de la Faculté des sciences de l’Agriculture et de l’Alimentation de l’Université Laval. Il s’est particulièrement intéressé à l’horticulture puisqu’il était lui-même producteur de pommes de terre au début des années 2000.

Celui qui se joint à l’équipe de la MRC de Memphrémagog a également œuvré dans le domaine sportif, notamment à la direction des sports du Cégep de Thetford. Il est aussi membre fondateur du Complexe sportif Thibault GM à Sherbrooke au sein duquel il a agi à titre de directeur général de sa création jusqu’en 2018. 

« Je comprends très bien la réalité d’un producteur agricole et surtout d’un agriculteur qui doit faire sa propre mise en marché. Je vais pouvoir aider concrètement les entreprises de ce milieu par mon expérience et j’ai très hâte de le faire », confie-t-il.

Le nouveau directeur du développement économique ne nie pas avoir eu certaines craintes quant au contexte pandémique actuel. « Faire du développement économique et demander aux entrepreneurs de se mettre dans un esprit de croissance alors qu’ils tentent de survivre, c’est tout un défi », mentionne-t-il précisant que des fonds sont encore disponibles pour venir en aide aux entreprises de la région durement touchées par la COVID-19.

M. Cabana invite les entrepreneurs de la région à prendre contact avec lui. Croissance et accompagnement seront les mots d’ordre. » Ça prendra plus de temps, ce sera plus difficile, mais ça donnera plus de résultats », assure-t-il.

Outre l’accompagnement qu’il effectuera afin de minimiser les impacts de la pandémie, M. Cabana s’intéressera particulièrement à l’enjeu du manque de main-d’œuvre en revoyant l’accueil des nouveaux arrivants dans différents milieux. Il souhaite également créer un maillage entre les entreprises qui peuvent s’entraider en Estrie.

« Nous avons des experts qui travaillent à revaloriser les rejets produits par certaines entreprises alors que ceux-ci peuvent servir de matière première pour d’autres. L’économie circulaire, l’accueil des nouveaux arrivants et la pandémie de la COVID-19 représentent trois gros dossiers pour le moment », conclut celui qui est en poste depuis le 8 septembre.

M. Cabana succède à Jean Hogue qui était en poste depuis avril 2016. Ce dernier a accepté un emploi de gestion à Sherbrooke dans le domaine agroalimentaire.

Une enquête internationale révèle le blanchiment de sommes énormes par des grandes banques

Affaires

Une enquête internationale révèle le blanchiment de sommes énormes par des grandes banques

Agence France-Presse
WASHINGTON — Des montants astronomiques d’argent sale ont transité durant des années par les plus grandes institutions bancaires du monde, révèle une enquête internationale du Consortium international des journalistes d’investigation (ICIJ), qui dénonce les carences de la régulation du secteur.

«Les profits des guerres meurtrières contre la drogue, des fortunes détournées des pays en développement et des économies durement gagnées volées dans le cadre d’une pyramide de Ponzi ont tous pu entrer et sortir de ces institutions financières, malgré les avertissements des propres employés des banques», détaille l’investigation, menée par 108 médias internationaux, de 88 pays.

L’avion à hydrogène, «axe stratégique prioritaire» d’Airbus

Affaires

L’avion à hydrogène, «axe stratégique prioritaire» d’Airbus

Agence France-Presse
PARIS — La mise au point d’un avion décarboné à hydrogène constitue un «axe stratégique prioritaire» d’Airbus, qui dévoile trois concepts afin d’aboutir à un appareil en service en 2035, a affirmé dimanche son président exécutif Guillaume Faury dans un entretien avec le journal Le Parisien.

«Développer un avion décarboné ne nécessite pas de rupture technologique majeure», estime le patron de l’avionneur européen, rappelant qu’Airbus a déjà recours à la propulsion à hydrogène pour ses satellites et la fusée Ariane.

Le choix et la maturation des technologies prendront cinq ans puis deux pour celui des fournisseurs et sites industriels, selon lui. «Donc, la mise en programme est prévue aux environs de 2028. Notre ambition est d’être le premier constructeur à mettre en service un tel appareil en 2035», explique-t-il.

«Avion neutre en carbone»

Ce calendrier correspond à l’objectif d’un «avion neutre en carbone», fixé début juin par le gouvernement français, qui a prévu d’y consacrer 1,5 milliard d’euros (2,34 milliards $) d’ici à 2022 dans le cadre de son plan de soutien au secteur aéronautique mis à mal par la crise due au coronavirus.

Airbus a préparé trois concepts, explique Guillaume Faury. Le premier «est un avion de configuration classique pouvant aller jusqu’à 200 places avec un rayon d’action permettant de faire plus de 3500 kilomètres».

Le réservoir, cylindrique d’hydrogène liquide serait logé à l’intérieur du fuselage dans la partie arrière de l’appareil.

«Le second sera un avion à hélice, pouvant embarquer environ 100 passagers, pour des trajets plus courts» tandis que «le troisième est plus disruptif», selon lui: il s’agit d’une «aile volante d’environ 200 places qui permet d’étudier une configuration complètement différente pour le stockage de l’hydrogène et la propulsion».

Au-delà des développements techniques, le cadre réglementaire doit nécessairement évoluer d’ici là pour autoriser l’utilisation de l’hydrogène dans les avions commerciaux, rappelle M. Faury. «Il faudra également que les infrastructures dans les aéroports soient prêtes et que l’hydrogène vert soit disponible en grande quantité», plaide-t-il.

L’hydrogène «vert» doit être produit par une électricité d’origine renouvelable, alors qu’il est aujourd’hui beaucoup plus cher que l’hydrogène d’origine fossile, dont la production est très polluante.

États-Unis: une juge suspend l'interdiction de télécharger WeChat

Techno

États-Unis: une juge suspend l'interdiction de télécharger WeChat

Agence France-Presse
NEW YORK — Dernier épisode en date dans la saga sur le sort des applications TikTok et WeChat aux États-Unis: les restrictions qui devaient empêcher à partir de dimanche l’utilisation normale de WeChat, du groupe chinois Tencent, ont été temporairement suspendues par une juge.

Le département du Commerce avait annoncé vendredi qu’il interdirait, au nom de la sécurité nationale, le téléchargement dans le pays de cette application très populaire en Chine pour sa messagerie, les achats, les paiements et d’autres services.

Il avait aussi proscrit l’utilisation de WeChat, qui compte quelque 19 millions d’usagers sur le sol américain, pour tout transfert financier et empêché tout service de soutien technique à WeChat.

En gros, «même si elle était techniquement disponible aux Américains l’ayant déjà téléchargée, l’application leur aurait probablement été inutile», a résumé la juge californienne Laurel Beeler dans une décision consultée par l’AFP.

Les restrictions avaient été contestées en justice par un groupe d’utilisateurs, selon qui celles-ci auraient fortement affecté les relations aussi bien professionnelles que personnelles au sein de la communauté sinophone aux États-Unis.

De nombreux usagers de WeChat s’inquiétaient de ne plus pouvoir communiquer avec leurs proches de part et d’autre du Pacifique.

Les plaignants ont démontré que la décision du département du Commerce posait de «sérieuses questions» sur le respect du premier amendement de la Constitution américaine, qui garantit la liberté d’expression, a estimé la juge.

«WeChat est dans les faits le seul moyen de communication pour de nombreux membres de la communauté, non seulement parce que la Chine interdit d’autres applications, mais aussi parce que les locuteurs chinois ayant une maîtrise limitée de l’anglais n’ont pas d’autre choix que WeChat», a-t-elle souligné.

Le département du Commerce n’avait pas dans l’immédiat répondu aux sollicitations de l’AFP sur ce qu’il comptait faire.

«C’est un soulagement à court terme pour les plaignants qui voulaient s’assurer que l’application ne serait pas fermée» dimanche, estime Carl Tobias, professeur de droit à l’Université de Richmond.

Si le gouvernement fait appel et gagne, les plaignants pourront faire appel à leur tour. «Ils veulent juste gagner du temps», avance M. Tobias. «Le président ne sera peut-être bientôt plus le même.»

Accord pour TikTok

L’interdiction de téléchargement annoncée vendredi concernait aussi la populaire application de courtes vidéos TikTok, utilisée par 100 millions de personnes aux États-Unis.

Mais cette dernière a été repoussée samedi soir au 27 septembre dans la mesure où TikTok est parvenue à un accord sur la gestion de ses activités aux États-Unis avec Oracle et Walmart ayant reçu le feu vert du président américain.

Donald Trump affirme depuis des semaines, sans avoir rendu publics des éléments de preuve, que TikTok espionne pour le compte de Pékin, et il avait donné à sa maison mère basée en Chine, ByteDance, jusqu’à dimanche pour céder les activités de TikTok sur le sol américain à une entreprise «made in USA».

L’accord annoncé samedi doit encore être finalisé par les entreprises impliquées et approuvé par un comité de sécurité nationale du gouvernement américain.

Le département du Commerce avait justifié sa décision vendredi en estimant que «le Parti communiste chinois a démontré qu’il avait les moyens et l’intention d’utiliser ces applications pour menacer la sécurité nationale, la politique étrangère et l’économie des États-Unis».

Il avait aussi affirmé dans un décret début août que WeChat récupérait «les données des visiteurs chinois aux États-Unis [...], ce qui permet au Parti communiste chinois d’espionner des citoyens chinois qui profitent peut-être des avantages d’une société libre pour la première fois de leur vie».

Pour la juge Beeler toutefois, les preuves de menace pour la sécurité nationale liées spécifiquement à WeChat «sont modestes».

Contacté dimanche par l’AFP, Tencent n’a pas souhaité commenter la décision.

La Chine avait réagi vivement aux menaces d’interdiction de téléchargement de TikTok et WeChat en dénonçant samedi «l’intimidation» des États-Unis et en instaurant un mécanisme lui permettant de restreindre les activités d’entreprises étrangères.

Le télétravail, une aubaine pour les marchands de sevrage numérique

Techno

Le télétravail, une aubaine pour les marchands de sevrage numérique

ROJO Burckel
Agence France-Presse
PARIS — Appels, messages, notifications... Les sollicitations numériques étaient déjà omniprésentes, elles ont encore bondi avec la généralisation du télétravail: une aubaine pour les applications mobiles et outils de sevrage numérique qui promettent sérénité et efficacité, une «détox» non sans paradoxe.

L’application taïwanaise Forest caracole ainsi en tête des ventes des applications payantes sur l’Apple Store, avec plus de 40 millions de téléchargements dans le monde.

Elle utilise le principe de «gamification», soit «se servir de mécanismes de jeu pour engager et motiver numériquement les utilisateurs», explique Shaokan Pi, fondateur et pdg, à l’AFP. Une graine virtuelle est plantée, jusqu’à devenir un arbre si l’utilisateur résiste à la tentation d’utiliser son téléphone pendant un temps donné.

«Forest a vu une augmentation du nombre de téléchargements estimé à trois millions, attribuable à la crise de la COVID», poursuit Shaokan Pi. «Nous avons constaté une augmentation de 120 % des téléchargements au premier semestre de cette année par rapport à celui de l’année dernière. Notre chiffre d’affaires a augmenté de 60 %».

Même satisfaction chez Google avec l’outil gratuit «Bien-être numérique», qui enregistre «une forte augmentation du nombre d’utilisateurs actifs depuis le début de la crise», assure à l’AFP Rose La Prairie, cheffe de produit chez Google.

«Focus Keeper», une application coréenne qui se base sur la technique de gestion du temps Pomodoro — des cycles de quatre périodes de travail de 25 minutes et cinq minutes de pause — constate également les effets de la crise sanitaire. Une augmentation des téléchargements et de l’utilisation de 60% selon Sangwon Kim, pdg de Pixo Inc., la société qui développe Focus Keeper.

Ces applications reposent généralement sur un modèle économique dit «freemium». Leurs versions de base sont téléchargeables gratuitement, mais les utilisateurs doivent payer pour plus de fonctionnalités.

Contre l’«abrutissement par l’écran»

«On a vu apparaître la monétisation du temps de concentration à partir du moment où s’est installée dans le grand public l’idée que les grands opérateurs numériques volaient du temps d’attention et que ça menait à des formes d’abrutissement par l’écran», soutient Olivier Ertzscheid, enseignant-chercheur en sciences de l’information à l’Université de Nantes.

En mai 2016, Tristan Harris, ex-ingénieur chez Google, publiait un article sur Medium intitulé «Comment la technologie pirate l’esprit des gens», démontant les mécanismes de l’économie de l’attention, et ce par quelqu’un qui les a conçus.

«Les personnes ont compris que des designers étaient payés pour qu’on soit de plus en plus accro aux écrans avec des stratégies de persuasion issues de la psychologie cognitive», poursuit Olivier Ertzscheid.

Yves Citton, co-directeur de la revue Multitudes et directeur de l’ouvrage «Pour une écologie de l’attention», évoque le principe de «faillance» ou autrement dit, «ce à quoi nous ne pouvons pas ne pas faire attention», pour expliquer le fonctionnement des notifications et autres alertes numériques.

Un peu comme une sirène de pompier, une notification force en quelque sorte à consulter son cellulaire. D’autant plus que les alertes numériques sont personnalisées, ce qui les rend encore plus attrayantes.

À propos de ce marché du «bien-être numérique», il met en garde: «Il y a un marché à partir du moment où on se rend compte que notre attention est généralement marchandisée et que nous vivons dans un monde de faillances qui nous épuisent. C’est une marchandisation non pas de l’attention, mais de la protection de l’attention. Et ça va absolument de pair».

En parallèle, le télétravail met au défi l’autocontrôle, autrement dit «ce qui nous permet de différer certaines choses pour mieux se concentrer sur une tâche», explique Marie-Hélène Marie, psychologue du développement.

«L’autocontrôle n’est pas forcément valorisé dans notre société. Au travail ou à l’école, on nous demande de nous soumettre à un cadre extérieur». Un cadre auquel les applications de concentration se substituent avec une logique de récompense.

«Ce qui est paradoxal, c’est qu’en termes de psychologie cognitive, ces applications utilisent exactement les mêmes ressorts de la dépendance que les applications contre lesquelles elles sont censées lutter», alerte Olivier Ertzscheid: «Elles créent les problèmes qu’elles se proposent de traiter.»

TikTok: accord avec Oracle et Walmart, l'interdiction de téléchargement reportée

Techno

TikTok: accord avec Oracle et Walmart, l'interdiction de téléchargement reportée

Juliette Michel
Agence France-Presse
WASHINGTON — La populaire application TikTok, menacée d'interdiction aux États-Unis au nom de la sécurité nationale, va pouvoir continuer à être téléchargée dans le pays: Donald Trump a donné samedi son feu vert à un projet impliquant Oracle et Walmart. 

«J'ai donné mon approbation à l'accord. S'ils le concrétisent tant mieux. Si ce n'est pas le cas, ça ira aussi», a déclaré le président républicain, avant de s'envoler pour un rassemblement de campagne en Caroline du Nord.

La société, filiale d'un groupe chinois, a confirmé peu après avoir préparé un projet impliquant Oracle en tant que partenaire technologique aux États-Unis et Walmart en tant que partenaire commercial.

Oracle pourrait acheter 12,5% des parts de TikTok avant une future entrée en Bourse et Walmart 7,5%.

Selon une source proche du dossier, ByteDance garderait le reste du capital. Mais la société chinoise étant possédée à hauteur de 40% par des investisseurs américains, la majorité de l'application passerait in fine sous pavillon américain.

«Nous sommes heureux que la proposition de TikTok, Oracle et Walmart résolvent les problèmes de sécurité soulevés par l’administration américaine et règle les questions concernant l’avenir de TikTok aux États-Unis», a indiqué une porte-parole à l’AFP. 

S'il se concrétise, un tel dénouement pourrait permettre d'éteindre un des nombreux feux couvant actuellement entre Washington et Pékin.

Il pourra aussi permettre aux Américains de continuer à utiliser cette application très prisée chez les jeunes: «Au vu des développements positifs récents», le département du Commerce a annoncé qu'il reportait au moins jusqu'au 27 septembre l'interdiction de télécharger TikTok aux États-Unis qui devait entrer en vigueur dimanche.

Espionnage 

Sans avoir rendu publics des éléments de preuve, le locataire de la Maison-Blanche affirme depuis des semaines que TikTok, dont la maison mère est l'entreprise chinoise ByteDance, espionne pour le compte de Pékin.

Au nom de la sécurité nationale, il a pris début août un décret donnant à ByteDance jusqu'au 20 septembre, soit dimanche, pour céder les activités de TikTok sur le sol américain à une entreprise «made in USA».

L'application, qui permet de diffuser de courtes vidéos souvent musicales ou humoristiques, compte quelque 100 millions d'utilisateurs aux États-Unis.

TikTok n'a pas donné samedi de précisions sur la façon dont serait réparti le capital mais selon des sources du Wall Street Journal, l'accord prévoit que 53% des parts au total soient attribués à des entreprises et investisseurs américains et 36% à des investisseurs chinois.

Donald Trump, qui fait de sa pugnacité envers la Chine un argument de campagne à moins de 50 jours des élections présidentielles américaines, a par ailleurs estimé qu'avec l'accord passé entre TikTok, Oracle et Walmart, «la sécurité sera à 100%».

Le groupe informatique sera en charge de l'hébergement de toutes les données des utilisateurs américains et de la sécurité des systèmes informatiques associés.

«Nous sommes convaincus à 100% de notre capacité à fournir un environnement hautement sécurisé à TikTok et à garantir la confidentialité des données des utilisateurs américains de TikTok et des utilisateurs du monde entier», a commenté la directrice générale d'Oracle, Safra Catz, dans un communiqué.

Walmart de son côté fournirait ses services de ventes en ligne, de gestion des commandes et de paiements tandis que son directeur général, Doug McMillon, deviendrait l'un des cinq membres du conseil d'administration.

Le projet prévoit aussi l'embauche de 25 000 personnes aux États-Unis et le maintien du siège de la société dans le pays.

Les entreprises impliquées feront par ailleurs «une donation d'environ 5 milliards de dollars» pour «l'éducation des jeunes Américains», a affirmé le président américain qui avait insisté pour que le gouvernement soit rémunéré pour avoir autorisé l'accord.

Sanctions 

Vendredi, l'administration américaine avait annoncé qu'elle empêcherait, à partir de dimanche, le téléchargement de TikTok aux États-Unis, ainsi que de WeChat, une application du géant chinois Tencent utilisée pour la messagerie, les achats, les paiements et d'autres services, avec quelque 19 millions d'utilisateurs sur le sol américain.

La Chine avait réagi vivement en dénonçant samedi "l'intimidation" des Etats-Unis et en instaurant un mécanisme lui permettant de restreindre les activités d'entreprises étrangères.

Contre une «liste d'entités non fiables» - dont les noms n'ont pas été rendus publiques - Pékin prévoit des sanctions potentielles allant d'amendes à la restriction d'activités ou d'entrée de matériel et de personnel en Chine.

Son entrée en vigueur est vue comme une réponse à une liste similaire instaurée par Washington pour exclure le géant chinois des télécoms Huawei du marché américain, puis pour s'en prendre aux applications TikTok et WeChat.

Les négociations pour la gestion des activités de TikTok sur le sol américain patinaient depuis plusieurs semaines.

Un premier projet impliquant Microsoft et le géant de la distribution Walmart avait été retoqué par la Chine le week-end dernier, laissant alors le champ libre à Oracle.

Un comité de sécurité nationale du gouvernement américain a été chargé d'examiner l'offre sur la table.

Station-service et A&W au coin Bourque et Henri-Labonne

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Station-service et A&W au coin Bourque et Henri-Labonne

Jonathan Custeau
Jonathan Custeau
La Tribune
Une station-service et trois bâtiments commerciaux verront le jour au coin du boulevard Bourque et de la rue Henri-Labonne si la Ville de Sherbrooke donne son aval à un projet commercial intégré déposé la semaine dernière au conseil municipal. Selon les documents rendus publics, un restaurant A&W avec service à l’auto devrait s’y établir.

Si l’arrivée de ces commerces respecte le zonage, c’est le plan d’implantation et d’intégration architecturale qui doit être approuvé. Une partie d’un des lots concernés est située dans une zone de conservation du milieu naturel. Cette portion de terrain ne fera l’objet d’aucun développement mais permettra d’assurer une marge naturelle à l’arrière du terrain.

Tous les bâtiments projetés ne compteraient qu’un étage. Deux d’entre eux seraient situés en façade du boulevard alors que le troisième, deux fois plus grand que les autres, se trouverait en arrière-lot. 

Dans les documents municipaux, on prévoit que l’impact sur le quartier résidentiel, notamment les maisons de la rue André-Collard, sera minimisé par l’aménagement d’une bande tampon constituée d’un talus de 1,5 mètre avec des plantations à titre d’écran végétal. La construction d’un mur servira aussi d’écran visuel et acoustique pour l’aire de transbordement.

Les bâtiments auraient un revêtement de brique et de matériaux métalliques bruns et noirs.

Une centaine de places de stationnement seraient aménagées, mais un programme paysager est requis, sous la forme d’îlots de verdure.

Trois accès véhiculaires sont prévus, soit un sur la rue Henri-Labonne et les deux autres sur le boulevard Bourque. Un trottoir est prévu entre la rue André-Collard et le site du projet pour permettre le déplacement des piétons. Le service de protection contre les incendies analysera la position des entrées avant de donner son approbation au projet.

Puisqu’une intervention dans des milieux humides est nécessaire, un certificat d’autorisation du ministère de l’Environnement et de la Lutte contre les changements climatiques a été obtenu en 2017.

Les usages permis sur le terrain comptent entre autres les services professionnels, personnels et spécialisés, les hôtels, certains commerces de divertissement, les commerces reliés au débit d’alcool et d’essence, les services reliés aux véhicules à moteur et les services communautaires reliés à la religion. 

A&W a indiqué n’avoir rien à annoncer pour le moment.

Un concessionnaire s’installera au coin 12e Avenue et Brûlotte

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Un concessionnaire s’installera au coin 12e Avenue et Brûlotte

Jonathan Custeau
Jonathan Custeau
La Tribune
Un concessionnaire de voitures usagées cherche à s’implanter dans l’arrondissement Fleurimont, au coin de la rue Brûlotte et de la 12e Avenue. Les croquis déposés à la Ville de Sherbrooke portent le nom d’Occasion Beaucage. Une demande d’approbation d’un projet particulier de construction, de modification ou d’occupation d’un immeuble a été déposée à la Ville de Sherbrooke.

Le site visé est celui de l’ancienne station-service Ultramar, dont le bâtiment est placardé depuis plusieurs années. Le terrain était en vente depuis près de dix ans. Dans les documents municipaux, on le qualifie de « délabré ». Il serait remplacé par un bâtiment neuf de 170 m2.

Le demandeur souhaite donc ajouter l’usage de « vente et location de véhicules automobiles, neufs ou usagés » sur la propriété. Une confusion à travers les années aurait laissé croire que ce type de commerce était permis, alors que le zonage municipal ne le reconnaît pas. 

Le propriétaire du terrain aurait vérifié deux fois s’il pouvait établir son commerce sur la 12e Avenue. Un inspecteur lui aurait dit, la première fois, que cet usage n’était pas autorisé. Le même inspecteur se serait toutefois ravisé, ce qui a permis à l’acquéreur de déposer une offre d’achat qui a été acceptée. Toutefois, au moment de réaliser le projet, un nouvel inspecteur a indiqué que la vente de véhicules n’était pas permise sur le site. 

Il semble que la vente de véhicules à cet endroit était permise dans le règlement de zonage de l’ancienne ville de Fleurimont, mais que la Ville de Sherbrooke avait choisi de concentrer ce type d’activité sur la rue King Est, entre l’autoroute 610 et le chemin Duplessis. 

La Ville suggère de traiter la demande comme un projet particulier pour éviter d’étendre l’usage à toute la zone concernée. Elle pourrait ainsi contrôler le type d’éclairage sur le terrain et encadrer la création d’une bande tampon avec les résidences voisines, soit la plantation de végétaux.

Une seule entrée est proposée sur la rue Brûlotte, ce qui devrait améliorer la sécurité des cyclistes et des piétons sur la 12e Avenue. Le commerce compterait 53 places de stationnement.

Conseillère de l’arrondissement de Fleurimont et présidente par intérim du comité consultatif d’urbanisme, Danielle Berthold s’est montrée heureuse de voir « qu’on délaisse la rue King Est pour les voitures usagées ». « La 12e Avenue est une artère assez passante. C’est un bon emplacement pour un commerce comme celui-là, mais on ne veut pas s’étendre sur tout le territoire. Les aménagements feront qu’on ne dérangera pas les propriétés autour. »

Daniel Beaucage, président du Groupe Beaucage, confirme avoir le projet d’ouvrir une franchise d’Occasion Beaucage dans Fleurimont. Le projet est prévu pour le printemps 2021 si toutes les approbations sont obtenues. « Jadis, il y avait quelques concessionnaires de voitures neuves dans l’Est, mais maintenant, il n’y a que quelques détaillants d’usagées. On va essayer d’améliorer l’offre. »

M. Beaucage prévoit la création de cinq emplois pour commencer et de dix à quinze emplois à terme. « C’est très passant sur la 12e Avenue. Nous pensons que c’est un bon secteur pour nous. »

Deux nouvelles SQDC bientôt en Estrie

affaires

Deux nouvelles SQDC bientôt en Estrie

Jasmine Rondeau
Jasmine Rondeau
Initiative de journalisme local - La Tribune
Les travaux d’aménagement de deux nouvelles succursales de la Société québécoise du cannabis (SQDC) en Estrie sont amorcés depuis déjà quelques semaines. Les citoyens de la municipalité de Coaticook ainsi que ceux du secteur Fleurimont de Sherbrooke devraient pouvoir se procurer des produits du cannabis de façon légale dès cet automne.

L’annonce, qui est passée sous le radar, avait été faite par la SQDC à la fin du mois de juillet. Le porte-parole de la SQDC, Fabrice Giguère, affirme qu’aucune date précise d’ouverture n’est encore déterminée pour ces deux succursales, mais assure qu’elles le seront d’ici à la fin de l’automne 2020. 

La succursale de Fleurimont sera située au 1482, 12e Avenue Nord, soit non loin de l’intersection avec la rue Brûlotte. 

Rappelons qu’en mai dernier, les rumeurs renvoyaient au 665, rue Conseil, où logeait autrefois le restaurant PFK, comme l’emplacement choisi pour cette deuxième succursale de Sherbrooke. 

L’adresse n’était toutefois pas située dans le secteur initialement circonscrit par la Ville pour ce genre d’activité. Elle comportait notamment une certaine proximité avec l’école secondaire de la Montée. 

Or, autant la Ville que le SQDC avaient souligné que cette dernière n’avait en rien l’obligation de respecter les recommandations de la Ville en ce qui concerne l’emplacement d’une nouvelle succursale. On refusait d’ailleurs de confirmer cette adresse. 

C’est donc finalement beaucoup plus au Nord qu’on a choisi d’aménager le point de vente. 

En ce qui concerne la SQDC de Coaticook, un secteur qui n’était jusque-là pas desservi, l’adresse sélectionnée pour son implantation est le 45, rue Main Ouest. Il s’agit de l’ancien bâtiment abritant Meubles Dupuis & fils. L’entreprise familiale a fermé ses portes le 1er mars dernier après 64 ans d’activités en raison des « conditions de vente actuelles ». 

Ces deux nouvelles succursales de la SQDC font partie d’un plan de trois ans d’implantation de succursales à travers la province. Rappelons qu’une SQDC a également ouvert ses portes à Magog le 9 décembre 2019 au 877, rue Principale Ouest, tandis que la première succursale de Sherbrooke, située au 1681 de la rue King Ouest, a accueilli ses premiers clients le 3 septembre 2019.

210 000 $ aux services des entreprises de la région

Affaires

210 000 $ aux services des entreprises de la région

Andréanne Beaudry
Andréanne Beaudry
La Tribune
La députée fédérale de Sherbrooke, Élisabeth Brière, a annoncé un appui financier de 210 000 $ à l’organisme à but non lucratif (OBNL) Pro-Gestion Estrie dans l’optique de favoriser la relance économique dans la région.

« La situation dans la région vous la connaissez, et il y a encore des efforts et de l’aide qui doivent être apportés pour aider nos entreprises à passer au travers de cette crise », souligne la députée fédérale de Sherbrooke qui a fait l’annonce vendredi matin en conférence de presse.

L’appui financier de 210 000 $ a été accordé par l’entremise du Fonds d’aide et de relance régionale (FARR) doté d’un budget totalisant près d’un milliard de dollars. Cette contribution est non remboursable, a indiqué Élisabeth Brière.

Depuis le 13 mars dernier, les entrepreneurs doivent faire preuve de résilience vis-à-vis la pandémie de COVID-19. 

Selon Mme Brière, 87 % de l’aide financière déployée depuis le début de la crise provient du gouvernement fédéral.

« Alors, ça vous donne un bon indice de la volonté du gouvernement fédéral de vouloir être présent, depuis le début, et tout au long de la crise. Il va continuer de l’être pour les prochaines semaines », a affirmé la députée en conférence de presse.

L’organisme à but non lucratif (OBNL) Pro-Gestion Estrie, dont l’équipe multidisciplinaire offre des services d’appui au démarrage, à la gestion et à la croissance des entreprises, bénéficiera de ce montant pour honorer sa mission. 

Les intervenants appuieront aussi les organismes qui sont touchés par les impacts économiques de la crise de COVID-19.

« Pro-Gestion Estrie met tout en œuvre pour proposer des solutions proactives et surtout créatives. Et ça, je l’ai vu au cours des derniers mois », mentionne de son côté le maire de la Ville de Sherbrooke, Steve Lussier.

Plusieurs postes agricoles à combler depuis la rentrée

affaires

Plusieurs postes agricoles à combler depuis la rentrée

Jasmine Rondeau
Jasmine Rondeau
Initiative de journalisme local - La Tribune
Le milieu agricole fait de nouveau appel aux Québécois en recherche d’emploi afin de combler les besoins pour les récoltes automnales.

Alors que la campagne « J’y vais sur-le-champ! » lancée ce printemps a obtenu une réponse satisfaisante, selon le président de l’UPA Marcel Groleau, certains postes demeurent à combler depuis la rentrée. Les étudiants représentent environ la moitié de la main-d’œuvre recrutée depuis le début de la campagne, explique-t-on dans un communiqué annonçant cette deuxième offensive de recrutement. 

Rappelons qu’en avril dernier, 45 M$ ont été octroyés par le gouvernement du Québec pour aider les agriculteurs à recruter des travailleurs. La pénurie de main-d’œuvre, qui se faisait déjà sentir avant la pandémie, s’était aggravée, notamment en raison d’un grand nombre de travailleurs étrangers bloqués à la frontière. 

Jeudi, on comptait 17 annonces de postes agricoles pour l’Estrie. Ceux-ci concernaient des producteurs de légumes, de petits fruits, de porc, de lait, d’insectes et même de sapins. 

Le Centre d’emploi agricole de l’Estrie affirme cependant que même si le nombre de postes à pourvoir est légèrement plus grand que la moyenne, la situation est plutôt sous contrôle dans la région. 

En comparaison, dans les Chaudières Appalaches et dans le Centre-du-Québec, c’est respectivement 58 et 35 postes qui sont toujours à combler. 

Le Comité sectoriel de la production agricole, AGRIcarrières, indique qu’à l’échelle de la province, 400 postes seront disponibles au cours des prochaines semaines.

Depuis le début de la saison et en date du 16 septembre, 1839 travailleurs ont été assignés dans l’une ou l’autre des 893 entreprises agricoles inscrites au programme « Travailler à la ferme : J’y vais sur-le-champ! ». En incluant les travailleurs expérimentés, on rapporte que plus de 3000 Québécois ont été à l’œuvre dans les entreprises agricoles cet été. 

Les chercheurs d’emploi peuvent visiter le www.emploiagricole.com pour connaître les offres dans leur région. 

Une Estrienne finaliste au Prix Femmes d’affaires du Québec

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Une Estrienne finaliste au Prix Femmes d’affaires du Québec

Jacynthe Nadeau
Jacynthe Nadeau
La Tribune
La copropriétaire de l’entreprise Attraction de Lac-Drolet est finaliste aux Prix Femmes d’affaires du Québec dans la catégorie Coup de cœur Desjardins Covid-19.

« C’est tout un honneur, lance Julia Gagnon. C’est une très belle récompense après des mois plutôt difficiles. Je tiens à souligner le travail exceptionnel de notre équipe, de nos fournisseurs et de nos partenaires financiers, car sans eux rien de cela n’aurait été possible. C’est vraiment un prix d’équipe. »

Vice-présidente opération de l’entreprise qui fabrique et décore des vêtements promotionnels, Julia Gagnon est la seule Estrienne finaliste au prestigieux concours du Réseau des femmes d’affaires du Québec qui en est à sa 20e édition.

Mme Gagnon a tenu à profiter de cette visibilité pour lancer un message en faveur de l’achat local et du pouvoir des consommateurs.

« L’achat d’un masque, d’un t-shirt ou d’un chandail en coton ouaté par des milliers de consommateurs fait travailler au Canada des tricoteurs, des teintureries, des couturiers/couturières, des opérateurs en sérigraphie, des graphistes, des chargés de comptes, etc. », rappelle-t-elle. 

« Multipliez cet exemple par des milliers de biens et de services et c’est tout un pays qui peut se développer sainement. Si vous pouvez acheter un produit fabriqué au Québec dans un commerce local, c’est extraordinaire! Si ce n’est pas possible, choisissez au minimum un produit distribué par une entreprise québécoise ou canadienne. » 

La catégorie Coup de cœur Desjardins Covid-19 s’ajoute aux autres catégories habituelles cette année pour reconnaître la manière exceptionnelle dont une entrepreneure a réinventé son entreprise durant la pandémie.

Attraction, souligne-t-on, s’est réinventée en fabriquant au Québec plus de 500 000 masques ainsi que des milliers de blouses de contagion certifiées niveau 2, en plus de redoubler d’efforts pour développer diverses plateformes et partenariats pour offrir sa marque Ethica, fabriquée au Québec, sur le web directement aux consommateurs. 

« La crise a aussi accéléré nos projets écoresponsables en cours. Le plus important consiste à revaloriser nos rebuts textiles. Durant la crise, nous avons fait l’acquisition d’un déchiqueteur, le seul à notre connaissance au Québec dans le secteur du vêtement, qui nous permettra de réduire en mousse nos retailles de tissu. Annuellement, cela représente plus de 30 000 kg de retailles de tissu que nous serons en mesure de revaloriser. En collaboration avec Coup de pouce, une entreprise de réinsertion sociale de Lac-Mégantic, nous lancerons cet automne une collection de coussins et autres produits connexes utilisant cette mousse. Il s’agira probablement des coussins les plus éthiques jamais confectionnés au Canada. » 

L’entreprise a aussi ouvert deux boutiques éphémères cet automne, la première jusqu’à la mi-décembre à son siège social de la rue du Parc à Lac-Drolet, et la seconde jusqu’à l’Action de grâce à la Maison du Granit à Lac-Drolet.

Les gagnantes dans les 11 catégories du concours seront honorées le 17 novembre lors d’un gala virtuel. 

Le jury de sélection est présidé par Françoise Bertrand, administratrice de sociétés et présidente du conseil d’administration de VIA Rail Canada. 

L’entreprise française Groupe Tera choisit Sherbrooke

affaires

L’entreprise française Groupe Tera choisit Sherbrooke

Jonathan Custeau
Jonathan Custeau
La Tribune
 L’entreprise française Groupe Tera, spécialisée dans la mesure de la qualité de l’air, visitait Montréal et Sherbrooke, il y a un an, dans l’objectif de s’installer en Amérique du Nord. Si Sherbrooke avait une longueur d’avance en 2019, Groupe Tera a confirmé mercredi son intention de s’établir dans la ville reine des Cantons-de-l’Est.

Concrètement, Groupe Tera analyse, mesure et valorise en temps réel la qualité de l’air. Dans un communiqué, le président-directeur général Pascal Kaluzny explique que la proximité avec les États-Unis, entre autres, l’a convaincu d’opter pour Sherbrooke. « L’étendue des compétences et le niveau de coopération avancé entre la sphère académique et industrielle, associée à la proximité avec les États-Unis, situés à moins de 30 minutes, sont autant d’atouts pour la réussite du développement local de nos solutions innovantes de mesure de la qualité de l’air. Groupe Tera officialisera son ancrage local via la constitution d’une filiale et l’activation d’investissements stratégiques, dans un second temps, principalement des recrutements », affirme-t-il.

En Amérique du Nord, Tera vise le développement de la vente des capteurs de mesures OEM auprès des domaines de mesure de la qualité de l’air, du transport, de l’industrie des systèmes de chauffage, de la ventilation, de la réfrigération et de la climatisation. Elle compte mettre en place des démonstrateurs dans plusieurs villes canadiennes et américaines pour fournir de l’information sur la qualité de l’air des villes.

Le maire Steve Lussier s’est dit heureux d’accueillir l’entreprise française. « J’avais rencontré M. Kaluzny lors d’une mission économique en Europe. C’est positif de voir cette implantation. C’est toujours une fierté qu’une entreprise nous choisisse. Ça montre la vitalité de Sherbrooke. »

Dans un communiqué, la directrice générale de Sherbrooke Innopole, Josée Fortin précise qu’il s’agit d’une entreprise de haute technologie reconnue mondialement. « Ses capteurs de haute précision intégrés à des stations fixes et mobiles constituent une réponse à la préoccupation grandissante de notre société de mesurer et de suivre la qualité d’air environnante afin de prévenir des problèmes de santé humaine et environnementale » dit-elle.

Le Groupe Tera a été fondé en 2001 et compte 74 employés.

Masala Café de Magog ferme, La Cage de Sherbrooke espère rouvrir

affaires

Masala Café de Magog ferme, La Cage de Sherbrooke espère rouvrir

Mélanie Noël
Mélanie Noël
La Tribune
Groupe Sportscene, propriétaire de la chaîne La Cage – Brasserie sportive, a toujours l’intention de rouvrir le restaurant de Sherbrooke et est présentement à la recherche active de gens d’affaires souhaitant devenir franchisé ou partenaire de cette succursale.

« Quelques groupes ont été rencontré au cours des dernières semaines », précise par courriel l’agence de communication mandatée par le Groupe Sportscene. 

La Cage-Brasserie sportive, située à la Place des congrès sur la rue King Ouest, n’a pas rouvert ses portes après la pandémie, malgré la reprise des activités sportives de la LNH ou de la NBA, par exemple, suscitant des doutes sur l’avenir du commerce.

Le restaurant de Sherbrooke fait partie des sept succursales sur un total de 37 dont la date de réouverture n’est pas précisée sur le site internet de l’entreprise. Rappelons que les succursales de Victoriaville et de Granby ont respectivement fermé leurs portes en 2019 et 2017. 

De son côté, La Cage- Brasserie Sportive de Sherbrooke avait fait l’objet de rénovations majeures en 2017 alors qu’une somme de 1,5 M$ avait été investie dans le nouveau décor et les nouveaux équipements du restaurant. Le réseau comptait à cette époque 48 restaurants La Cage- Brasserie Sportive.

La succursale rénovée était gérée, en 2017, par Jean-Daniel Chabot, comptait 264 places assises à l’intérieur plus 108 à l’extérieur et employait 70 personnes. Après la direction de la succursale avait été confié à Pierre Duhamel.

Le Groupe Sportscene précise que les partenaires financiers ou franchisés potentiels peuvent le contacter.

Masala Café ferme ses portes définitivement à Magog

Ouvert depuis trois ans, le restaurant indien Masala Café, situé à Magog, ferme ses portes de façon permanente.

Les travaux majeurs au centre-ville de Magog en 2019 et la pandémie actuelle expliquent cette fermeture. « Quand on a ouvert en 2018, on savait que la rue principale au centre-ville serait fermée l’été suivant, mais on ne s’attendait pas à ce que la Covid en ajoute l’année suivante », explique la copropriétaire Stéphanie Maillard.

Le restaurant comptait 30 places assises. « Avec la Covid et la distanciation, ça ne valait plus la peine », note la restauratrice.

« Et on sait qu’à Magog, les étés sont bons, mais les hivers, c’est difficile alors avant le prochain hiver, on a décidé de fermer Magog et de se concentrer sur nos restaurants de Sherbrooke. On souhaite également développer la vente de nos produits du Masala tels que nos chutneys et nos épices », note celle qui est aussi copropriétaire du Masala Café et du Méchant Steak situés sur la rue Wellington Nord à Sherbrooke. 

Masala Café avait signé un bail de cinq ans à Magog, mais a pu mettre fin à celui-ci prématurément. « Quelqu’un se cherchait un local, alors le propriétaire a accepté de mettre un terme à notre bail », souligne Mme Maillard, ajoutant qu’un nouveau restaurant s’installera dans les locaux du 468 rue Principale Ouest.

Un reconfinement serait un «désastre» pour l’économie, selon Fitzgibbon

Affaires

Un reconfinement serait un «désastre» pour l’économie, selon Fitzgibbon

Patrice Bergeron
La Presse Canadienne
Un reconfinement serait un «désastre» autant pour l’économie que pour les finances publiques, selon le gouvernement caquiste, qui réfléchit déjà à des programmes pour aider toutes les entreprises.

«On ne l’envisage pas, mais effectivement, ça a fait très mal, la fermeture des entreprises au printemps, donc on ne veut pas ça cet automne, ça serait catastrophique», a commenté mercredi le premier ministre François Legault en conférence de presse au parlement, en commentant les propos de son ministre de l’Économie, Pierre Fitzgibbon.

«Sur le plan économique, ce serait un désastre», avait dit ce dernier plus tôt en matinée. Le déficit actuel de 15 milliards $ augmenterait également de façon importante, selon lui. Il a toutefois précisé que la santé publique était la priorité et que ce sont les autorités dans ce domaine qui allaient décider de la marche à suivre.

Alors que se profilent des mesures plus strictes pour ralentir la progression de la pandémie au Québec, M. Fitzgibbon prédit déjà un «automne difficile», même s’il n’y a pas de reconfinement. Il appréhende une cascade de mauvaises nouvelles économiques, de fermetures d’entreprises, etc.

«Il ne faut pas qu’il y ait d’hémorragie», a-t-il commenté en conférence de presse dans le hall de l’Assemblée nationale.

Dans 12 à 18 mois, il y aura vraisemblablement une baisse des investissements privés et le gouvernement devra alors prendre la relève, estime-t-il, notamment dans les grandes grappes stratégiques du Québec, aéronautique, pharmaceutique, etc.

Le programme fédéral d’aide aux loyers commerciaux connaît des ratés et M. Fitzgibbon veut y remédier avec une formule qui peut aider toutes les entreprises du Québec. Le gouvernement ne peut se permettre de concevoir des programmes particuliers pour chaque secteur, a plaidé le ministre.

«On veut évidemment éviter les faillites excessives», a-t-il fait valoir.

Cogeco adresse des reproches à Altice et Rogers

Affaires

Cogeco adresse des reproches à Altice et Rogers

La Presse Canadienne
Cogeco et sa principale filiale reprochent à Altice USA et Rogers d’avoir eu «recours à des tactiques de mauvaise foi» et d’avoir créé de la «confusion sur le marché» dans le cadre du dévoilement de leur offre non sollicitée de 10,3 milliards le 2 septembre dernier.

Dans une lettre publiée mercredi après la fermeture des marchés, la société québécoise ne montre également aucun signe d’ouverture à négocier avec la société américaine et le géant canadien des télécommunications. 

La missive est adressée au chef de la direction de Rogers, Joe Natale, et au chef de la direction d’Altice USA, Dexter Goei. 

Cogeco et Cogeco Communications allèguent que les deux compagnies ont décidé de dévoiler publiquement les détails de leur proposition le 2 septembre alors qu’elles étaient au courant que Gestion Audem, la société de la famille Audet, avait rejeté l’offre en soirée la veille. 

L’appui de la famille Audet est essentiel puisqu’elle contrôle Cogeco et sa filiale grâce à ses actions à droit de vote multiple. 

De l’avis de Cogeco et de sa filiale, Altice USA et Rogers ont agi «dans la perspective de tromper les investisseurs et d’augmenter le prix des actions afin de tenter de faire pression sur la famille pour qu’elle vende». 

La lettre signée par James Cherry, administrateur principal des conseils d’administration de Cogeco et de Cogeco Communications, se veut une réponse à une missive envoyée mardi par Altice USA et Rogers. 

Signé par MM. Natale et Goei, ce document, diffusé par Cogeco, reproche aux conseils d’administration de ne pas avoir considéré de manière adéquate l’offre d’achat. 

Altice USA a dans sa mire Atlantic Broadband, la division américaine de Cogeco, dans laquelle la Caisse de dépôt et placement du Québec détient une participation de 21 %. L’entreprise américaine aurait par la suite cédé à Rogers, pour environ 4,9 milliards, les activités canadiennes de la société québécoise. 

On offrait 800 millions à la famille Audet en échange de ses actions à droit de vote multiple.

Chantier Davie : l’Estrie veut sa part du gâteau

affaires

Chantier Davie : l’Estrie veut sa part du gâteau

Alain Goupil
Alain Goupil
La Tribune
S’il n’en tient qu’au président de la Chambre de commerce et industrie de Sherbrooke, Réjean Caouette, l’Estrie aura sa part des retombées liées aux méga-contrats d’entretien de navires que vient d’obtenir la Davie, à Lévis, et qui doivent s’échelonner sur plus de 20 ans.

C’est du moins l’un des objectifs que s’est fixé M. Caouette, mardi soir, en acceptant un deuxième mandat à la présidence de la CdeC de Sherbrooke, lors de l’assemblée générale annuelle de l’organisme, tenue au Centre Sherbrooke, de la rue Belvédère Sud.

Ce que peu de Sherbrookois savent, c’est que le président de la CdC est aussi président régional de l’Estrie pour l’Association des fournisseurs de la Davie. Au cours des derniers mois, il a dressé une liste de 106 entreprises de la région présentant un potentiel d’affaires pour la Davie. Il a aussi rencontré à deux reprises les acheteurs de la Davie avec cette liste afin de voir quelles entreprises seraient en mesure de contribuer à l’entretien des navires, des brise-glaces ainsi que des frégates qui accosteront aux chantiers maritimes de la Davie afin d’être réparés.

L’an dernier, Chantier Davie a signé une première entente de l’ordre d’un demi-milliard de dollars sur cinq ans, destinée à l’entretien d’au moins trois navires de combat. Une entente qui doit permettre la création et le maintien de 400 emplois au chantier maritime de Lévis. Un autre contrat, cette fois pour la Marine royale canadienne, pourrait dépasser les 2 milliards $.

Pour M. Caouette, il ne fait aucun doute qu’une telle manne doit avoir des retombées partout au Québec, y compris en Estrie.

« On ne veut pas le gâteau au complet, ça serait assez indigeste, mais on veut assurément une part de ce gâteau-là », a ironisé M. Caouette en entrevue avec La Tribune en marge de l’assemblée annuelle de la Chambre.


Aluminium: Ottawa prêt à riposter dès mercredi

Affaires

Aluminium: Ottawa prêt à riposter dès mercredi

La Presse Canadienne
OTTAWA — Le ministre des Affaires étrangères François-Philippe Champagne affirme que le gouvernement canadien tente toujours de résoudre son différend avec les États-Unis au sujet des exportations d’aluminium, mais qu’il est prêt à riposter si nécessaire.

François-Philippe Champagne a affirmé lundi que ce désaccord pourrait être une occasion de trouver de nouvelles façons de relancer la fabrication manufacturière partout en Amérique du Nord.

Mais à court terme, a dit M. Champagne, le Canada est tout à fait prêt à imposer des mesures de représailles contre l’aluminium fabriqué aux États-Unis et les produits qui en contiennent, à compter de mercredi.

La liste des cibles potentielles comprend des produits tels que des appareils électroménagers, des canettes de boissons, du mobilier de bureau, des vélos et des bâtons de golf.

«Comme on l’a dit, ce sera proportionné dollar pour dollar, comme on l’avait fait dans le passé. C’est une formule qu’on a déjà utilisée et c’est la formule qu’on va utiliser cette fois-là encore», a indiqué M. Champagne lundi, alors qu’il se préparait à participer à une retraite du cabinet de deux jours à Ottawa.

L’administration Trump a imposé les nouveaux tarifs douaniers aux importations canadiennes d’aluminium le mois dernier, après des plaintes de deux fonderies américaines qui estimaient que le Canada violait les termes d’un accord entre les deux pays conclu en 2019.

Les tarifs, imposés par Washington pour des raisons liées à la sécurité nationale, surviennent moins de deux mois après l’entrée en vigueur du nouvel accord de libre-échange Canada–États-Unis–Mexique.

«Comme vous savez, on a dit depuis le tout début que ces tarifs-là n’avaient pas leur place, évidemment. Le Canada n’est pas une menace à la sécurité nationale. L’aluminium canadien n’est pas une menace à la sécurité nationale», a affirmé M. Champagne.

«Je suis un de ceux qui croient beaucoup dans l’aluminium, en particulier l’aluminium vert. On sait qu’au Québec, on a déjà développé avec Elysis une opportunité dans ce sens-là, et aujourd’hui, c’est vraiment de parler des opportunités, du bien-être des Canadiens et Canadiennes, comment on peut faire pour assurer la prospérité à court, moyen et long terme.»

Le gouvernement canadien tente toujours d’éviter d’avoir à imposer des mesures de représailles, a-t-il suggéré, bien que l’échéance fixée à mercredi approche à grands pas. «Évidemment, nous allons continuer à négocier. Mais nous allons être prêts à réagir comme nous l’avons fait la dernière fois.»

Amazon crée 100 000 emplois supplémentaires aux États-Unis et au Canada

Affaires

Amazon crée 100 000 emplois supplémentaires aux États-Unis et au Canada

Agence France-Presse
NEW YORK — Le géant du commerce en ligne Amazon, qui profite d’une explosion de la demande pour les commandes en ligne depuis le début de la pandémie, a annoncé lundi la création de 100 000 emplois supplémentaires aux États-Unis et au Canada. 

Ces nouvelles embauches s’ajoutent à plusieurs vastes campagnes de recrutement organisées par le groupe ces derniers mois pour répondre au sursaut d’activité.  

Rien que depuis début septembre, Amazon a affirmé qu’il prévoyait d’embaucher 33 000 nouvelles personnes aux États-Unis sur des postes administratifs et techniques ainsi que 10 000 nouvelles personnes sur son site de Bellevue, dans l’État de Washington.  

Le groupe de Jeff Bezos, l’homme le plus riche au monde, a aussi annoncé l’embauche de 7000 personnes de plus au Royaume-Uni d’ici la fin de l’année.  

Fin juillet, à l’occasion de la publication de ses résultats, Amazon avait indiqué avoir déjà créé plus de 175 000 emplois depuis le mois de mars et être en train d’en transformer 125 000 en postes permanents. 

L’entreprise n’a pas précisé lundi à quelle échéance elle prévoyait de créer les 100 000 nouveaux postes, mais a souligné que le processus d’embauche avait déjà commencé.  

15 dollars de l’heure

Alors que le taux de chômage reste élevé aux États-Unis en raison de la pandémie, mais a diminué bien plus que prévu en août, à 8,4 %, le groupe propose un salaire de 15 dollars de l’heure minimum ainsi qu’une prime à l’embauche de 1000 dollars dans certaines villes.  

Le groupe offre aussi des avantages non négligeables aux États-Unis, comme une assurance-santé dès le premier jour, un régime d’épargne retraite, jusqu’à 20 semaines de congé parental payé et des formations. 

Nombre de ces nouveaux emplois sont destinés à 100 nouveaux sites d’activité-centres de distribution, de triage, antennes de livraison-devant être ouverts ce mois.  

Ils s’ajoutent à 75 nouvelles unités déjà ouvertes depuis le début de l’année aux États-Unis et au Canada.  

Les mesures de confinement ont rendu Amazon encore plus populaire et omniprésent dans la vie quotidienne de millions de personnes. 

D’autres entreprises comme la chaîne de supermarchés Walmart ou le groupe de logistique Fedex ont aussi profité du bond des ventes en ligne et embauché allègrement.

Le café SOKO est finalement là pour rester

Affaires

Le café SOKO est finalement là pour rester

Mireille Vachon
Mireille Vachon
La Tribune
Le café SOKO devait initialement être un café éphémère, qui aurait opéré seulement pendant la saison estivale 2020. Toutefois, le copropriétaire Mark Fekete indique que la réception du public a été si bonne que sa femme et lui ont décidé d’établir leur commerce pour de bon sur la rue Alexandre. 

« La réponse des gens est vraiment géniale. Tout le monde nous demande de rester! » soutient M. Fekete. « C’était très important pour nous de voir la réception du public avant de prendre la décision, mais on voit nos voisins qui reviennent tous les matins, les après-midis et même les soirs, donc on pense que ça peut continuer à être une expérience nouvelle pour le quartier », poursuit-il. 

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Il ajoute que les clients ne sont pas juste des résidants du quartier Alexandre, mais aussi de Rock Forest et de Fleurimont, entre autres. L’expérience « café-cocktail-jazz » pique la curiosité de la population, croit Mark Fekete. 

La petite salle de conférence est également populaire à toute heure du jour. Il est possible de réserver le local pour une à quatre personnes, que ce soit pour faire des travaux d’équipe ou des réunions professionnelles. Les étudiants et les enseignants bénéficient d’ailleurs de huit heures de location gratuites par mois.

Soulignons qu’avec la fermeture du Café général en mai dernier, il n’y avait plus de café dans ce coin de la ville, ce qui est une des raisons qui avait poussé le couple à se lancer en affaire au début de l’été, avaient indiqué les propriétaires en entrevue avec La Tribune. 

« On a toujours des idées de projets! » s’exclame Mark Fekete concernant le futur de l’entreprise. 

« On va commencer par s’assurer que tout va encore bien, et on verra dans les prochains mois ce qu’on va faire de nouveau », indique-t-il, en faisant référence notamment à une possible terrasse extérieure qui serait ouverte toute l’année, même l’hiver, dans le but de « faire un autre test pour changer l’esprit du quartier », et peut-être à l’ouverture d’un second commerce dans le même quartier. De nouveaux cocktails automnaux sont peut-être à prévoir pour la prochaine saison également. 

Notons que le café SOKO est ouvert du mardi au samedi, de 9 h à 21 h.

TikTok voit une lueur d’espoir aux États-Unis avec Oracle

Techno

TikTok voit une lueur d’espoir aux États-Unis avec Oracle

Julie Chabanas
Agence France-Presse
Delphine Touitou
Agence France-Presse
WASHINGTON — Le gouvernement américain étudiera cette semaine une «proposition» transmise par le groupe chinois ByteDance, incluant la société américaine Oracle, pour tenter de résoudre le différend sur la plateforme à succès TikTok dont les activités américaines sont sous la menace d’une fermeture imminente.

«Nous avons reçu une proposition au cours de la fin de semaine qui inclut Oracle comme partenaire technologique de confiance, avec de nombreuses recommandations en matière de sécurité nationale», a affirmé lundi sur la chaîne CNBC le secrétaire américain au Trésor Steven Mnuchin.

Le ministre de Donald Trump n’a pas précisé sous quelle forme le partenariat pourrait se faire entre le groupe chinois et le californien Oracle, spécialisé dans les logiciels et services à destination des entreprises.

De son côté, une porte-parole de TikTok a indiqué que cette proposition «pourrait résoudre les problèmes de sécurité» redoutés par l’administration Trump.

«Cette proposition nous permettrait de continuer à soutenir notre communauté de 100 millions de personnes aux États-Unis qui aiment TikTok [...] ainsi que les centaines de milliers de propriétaires et de créateurs de petites entreprises qui comptent sur TikTok pour développer leurs moyens de subsistance», a-t-elle ajouté.

Plus tôt, Oracle avait confirmé de son côté dans un communiqué, que sa proposition faisait partie de celle «soumise par ByteDance [maison mère de TikTok] au département du Trésor au cours de la fin de semaine».

Pour l’heure, aucun détail sur la nature de cette proposition n’a été officiellement dévoilé.

Une source proche du dossier a toutefois indiqué au Wall Street Journal que l’accord ne sera «probablement pas structuré comme une vente pure et simple» tandis que certains médias, citant des sources chinoises, évoquaient lundi un «partenariat technologique privilégié» et non pas une vente des activités américaines de TikTok.

CNBC a aussi évoqué la possibilité qu’Oracle prenne une participation minoritaire au capital de TikTok.

Donald Trump avait exigé par décret une vente des opérations. Reste donc à savoir si un partenariat pourrait satisfaire l’hôte de la Maison-Blanche.

Le temps presse puisque la date butoir a été fixée au 20 septembre, soit dimanche, a précisé Steven Mnuchin.

Le président américain, qui accuse TikTok d’espionnage pour le compte du gouvernement chinois, avait, lui, évoqué mardi comme échéance.

TikTok, qui a toujours rejeté de telles accusations, avait porté plainte cet été contre le gouvernement américain.

«Sécurité nationale» 

La proposition d’Oracle sera examinée «cette semaine au comité CFIUS», qui passe en revue les investissements étrangers aux États-Unis, a précisé Steven Mnuchin.

«Puis, nous ferons une recommandation au président et l’examinerons avec lui», a-t-il ajouté.

Steven Mnuchin s’est refusé à «entrer dans les détails de la négociation», martelant que la condition sine qua non était la préservation de la sécurité nationale.

L’administration Trump va s’assurer «que la technologie sur les téléphones américains est sûre», a-t-il poursuivi, évoquant «une grande confiance en Microsoft et Oracle».

Pour Carl Tobias, professeur de droit à l’Université de Richmond, «il est difficile de savoir ce qu’Oracle veut dire en affirmant vouloir servir de fournisseur technologique de confiance de Tiktok.»

«Cette notion est cruciale, car l’une des raisons principales des décrets de Trump venait des inquiétudes au sujet de la menace que fait peser TikTok sur la sécurité nationale», ajoute M. Tobias, qui se demande si l’accord sera suffisant pour empêcher l’interdiction de la plateforme aux États-Unis.

Microsoft hors course 

À Wall Street, le titre d’Oracle a terminé en hausse de 4,32 %. Sa cotation avait été suspendue peu après l’ouverture.

Microsoft avait fait part dès début août de son intérêt pour le rachat des opérations américaines de TikTok. Le groupe de supermarchés Walmart s’était allié avec lui dans ces négociations avant que l’opération ne soit rejetée dimanche par ByteDance.

De son côté, le ministère chinois du Commerce avait allumé un contre-feu en amendant — pour la première fois depuis 2008 — sa liste des technologies soumises à des restrictions ou interdictions d’exportation.

Celle-ci comprend désormais, entre autres, des technologies d’intelligence artificielle (traitement des données, recommandation de contenus, etc.) qui ont fait le succès de l’application TikTok, où les vidéos s’affichent sur l’écran des utilisateurs principalement en fonction de leurs goûts, et beaucoup moins de leurs contacts.

ByteDance avait dans la foulée fait savoir qu’il «respecterait strictement» les nouvelles règles de Pékin, c’est-à-dire l’obtention d’une licence d’exportation auprès des autorités.

En plus d’être un enjeu diplomatique, le sort de TikTok aux États-Unis pose des questions de taille au niveau économique et sociétal.

En août, l’application, plébiscitée par les adolescents, a dépassé les 2 milliards de téléchargements dans le monde et revendique une présence dans plus de 200 pays.

ByteDance rejette l’offre de Microsoft pour racheter TikTok

Techno

ByteDance rejette l’offre de Microsoft pour racheter TikTok

Agence France-Presse
NEW YORK — L’offre de Microsoft pour racheter les activités américaines de l’application de vidéos légères TikTok a été rejetée par ByteDance, le propriétaire chinois de la plateforme, a fait savoir dimanche soir le géant informatique américain.

«ByteDance nous a fait savoir aujourd’hui qu’ils ne vendraient pas les opérations américaines de TikTok à Microsoft. Nous sommes convaincus que notre proposition aurait été bonne pour les usagers de TikTok tout en protégeant les intérêts de sécurité nationale», a indiqué Microsoft dans un communiqué.

Le groupe de Redmond, dans l’État de Washington, avait indiqué début août son intérêt pour le rachat des opérations américaines de TikTok, sous la menace d’une interdiction aux États-Unis.

Le président Donald Trump, qui accuse sans preuve depuis des mois le populaire réseau social d’espionnage au profit de la Chine, a signé des décrets pour forcer ByteDance à vendre rapidement les activités de TikTok sur le sol américain.

Si un accord de rachat n’est pas trouvé avant le 20 septembre, la plateforme devra fermer aux États-Unis.

L’application a porté plainte contre le gouvernement américain pour contester cette mesure.

«Nous aurions fait des changements significatifs pour assurer que le service respecte les standards les plus élevés en matière de sécurité, de respect de la vie privée, de sûreté et de lutte contre la désinformation», a affirmé Microsoft.

Fin août, le groupe de supermarchés Walmart avait confirmé s’être allié avec Microsoft dans les négociations pour acquérir la plateforme de partage de vidéos courtes, généralement humoristiques ou musicales.

Ce partenariat des deux géants américains n’aura toutefois pas suffi.

Selon plusieurs médias américains, le groupe informatique Oracle, dont le nom a circulé comme l’un des possibles acquéreurs, a désormais la voie libre pour le rachat des activités américaines de TikTok.

Oracle et TikTok n’ont pas confirmé dans l’immédiat.

Divisés, les députés britanniques examinent la loi revenant sur l’accord du Brexit

Affaires

Divisés, les députés britanniques examinent la loi revenant sur l’accord du Brexit

Charlotte Durand
Agence France-Presse
LONDRES — Les députés britanniques se penchent lundi sur le projet de Boris Johnson de revenir sur l’accord encadrant le Brexit, qui a déclenché un tollé au sein même de la majorité conservatrice et la colère des Européens en pleines négociations commerciales.

La présentation de la loi «sur le marché intérieur» la semaine dernière a déclenché une crise digne des épisodes les plus dramatiques de la saga du Brexit, lancée il y a plus de quatre ans par la victoire du leave au référendum et que certains pensaient terminée avec la sortie historique du Royaume-Uni du bloc européen en janvier dernier.

Ce projet donne à Londres le pouvoir de prendre unilatéralement des décisions commerciales dans sa province d’Irlande du Nord, pouvoirs censés être partagés avec les Européens selon l’accord de Brexit conclu l’année dernière.

De l’aveu même du gouvernement britannique, son projet viole le droit international. Il a sans surprise mis de l’huile sur le feu de négociations déjà poussives censées arriver à un accord de libre-échange et éviter une rupture brutale au 1er janvier prochain, date qui marque la fin de la période de transition amortissant le divorce.

Il a aussi été très critiqué dans la classe politique britannique, notamment par quatre anciens premiers ministres, dont les conservateurs John Major et Theresa May.

La séance s’annonce agitée lundi après-midi à la Chambre des Communes, où le texte doit être débattu puis voté en deuxième lecture, malgré la large majorité dont dispose le gouvernement de Boris Johnson.

Revenir sur ce qui a déjà été signé «est un acte potentiellement nuisible pour notre pays», a ainsi estimé samedi l’élu conservateur Robert Neill, qui a déposé un amendement limitant les pouvoirs du gouvernement concernant toute atteinte à l’accord de Brexit. «Cela porterait atteinte à notre réputation et rendra plus difficile la conclusion de futurs accords commerciaux.»

«Blocus» alimentaire 

Dans une tribune publiée samedi, Boris Johnson a tenté de convaincre ses députés de la nécessité d’adopter ce projet de loi.

Selon lui, il vise à empêcher l’UE de mettre à exécution sa «menace» — réfutée par les Européens — d’instaurer un «blocus» alimentaire entre la province d’Irlande du Nord et la Grande-Bretagne, en vertu du régime spécial prévu par le traité du Brexit, si le Royaume-Uni ne se montre pas plus conciliant dans leurs négociations commerciales.

Ces dispositions douanières complexes de l’accord de Brexit visaient notamment à éviter le retour d’une frontière entre la République d’Irlande, membre de l’UE, et la province britannique, conformément à l’accord de paix de 1998 qui a mis fin à trois décennies de violences.

Cependant, si l’UE refuse de mettre le Royaume-Uni sur la liste des pays autorisés à exporter des produits alimentaires sur son territoire, «ce sera automatiquement illégal pour l’Irlande du Nord d’importer de la nourriture depuis» le reste du pays, a averti dimanche le négociateur britannique David Frost. Il a accusé les Européens d’avoir «explicitement» averti que cette inclusion ne serait pas «automatique», d’où la nécessité de la loi pour permettre de poursuivre les échanges.

S’il est adopté à la Chambre des Communes, le projet controversé devra ensuite franchir l’obstacle de la Chambre des Lords, chambre haute du Parlement, où les critiques ont fusé face à une violation assumée du droit international risquant d’affaiblir la voix de Londres sur la scène internationale.

Le chef de l’opposition, le travailliste Keir Starmer, s’est lui aussi prononcé contre le texte, qu’il juge «mauvais» et «contre-productif», mais s’est dit ouvert à une négociation.

Malgré la crise déclenchée par ce projet, les discussions se poursuivent entre négociateurs britanniques et européens pour tenter d’arriver à un accord de libre-échange.

Elles doivent reprendre cette semaine à Bruxelles, mais une huitième session la semaine dernière n’a promis aucune percée majeure sur les principaux blocages, à savoir le respect par Londres de règles évitant de créer une concurrence inéquitable aux portes de l’UE et les conditions de l’accès des pêcheurs européens aux eaux britanniques.

Les deux parties ont affirmé qu’un accord devait être conclu en octobre pour éviter un no deal revenant à l’introduction de droits de douane entre le Royaume-Uni et le bloc européen et risquant d’aggraver la crise économique historique provoquée par la pandémie de nouveau coronavirus.

La survie d'Air France-KLM n'est pas «automatique»

Affaires

La survie d'Air France-KLM n'est pas «automatique»

Agence France-Presse
LA HAYE — La survie de l’alliance aérienne Air France-KLM, mise à mal par la pandémie de COVID-19, n’est pas acquise si la crise économique actuelle se poursuit, a déclaré dimanche le ministre néerlandais des Finances Wopke Hoekstra.

«Ce n’est pas automatique», a expliqué M. Hoekstra dans une interview à la télévision publique néerlandaise NPO, rappelant l’importance de réduire les coûts.

La France et les Pays-Bas possèdent chacun 14 % du groupe franco-néerlandais que la compagnie aérienne Air France forme avec KLM.

Paris a accordé au printemps sept milliards d’euros d’aide à Air France sous forme de prêts, les Pays-Bas ayant fait de même pour KLM à hauteur de 3,4 milliards d’euros (5,31 milliards $).

L’aide accordée à KLM par les Pays-Bas doit notamment s’accompagner d’un «plan de restructuration global» ainsi que d’engagements concernant le «rétablissement des performances et de la compétitivité» de la compagnie.

Le ministre Wopke Hoekstra a précisé dimanche qu’il avait insisté dans les discussions avec l’entreprise sur l’importance de «changer de cap».

Selon l’agence de presse néerlandaise ANP, KLM doit élaborer un plan de restructuration le 1er octobre.

Le groupe Air France-KLM a accusé une perte de 2,6 milliards d’euros (4 milliards $) au deuxième trimestre, touché par l’effondrement du trafic aérien provoqué par l’épidémie due au coronavirus, après une perte de 1,8 milliard (2,81 milliards $) sur les trois premiers mois de l’année.

Air France a annoncé qu’elle allait supprimer 7580 emplois d’ici fin 2022 et KLM jusqu’à 5000.

Un passionné de yoga veut mettre la technologie au service des pauvres

Techno

Un passionné de yoga veut mettre la technologie au service des pauvres

Glenn Chapman
Agence France-Presse
SAN FRANCISCO — «Nous voulions créer un moyen pour les internautes d’aider les autres, via la technologie, sans effort», raconte Sean Kelly, le créateur d’un moteur de recherche sur internet dont les revenus publicitaires sont reversés à des ONG.

Lancé ce mois-ci, Seva se présente comme le premier outil de recherche en ligne indépendant, conçu avec une conscience sociale, pour nourrir des communautés défavorisées en Afrique, en Asie et ailleurs. Spécialiste du marketing, M. Kelly a quitté il y a quelques années la Silicon Valley pour le yoga, la spiritualité et une île thaïlandaise.

Il a créé sevasearch.org avec deux partenaires en se basant sur Bing, le moteur de Microsoft, pour la partie recherche et résultats. Les profits tirés de la vente d’espaces publicitaires vont au Programme alimentaire mondial et à l’association Project Healthy Children.

«Seva permet aux gens d’avoir un impact positif simplement en faisant quelque chose qu’ils font de toute façon tous les jours», explique Sean Kelly à l’AFP depuis Koh Pha Nga. Le site promet la transparence totale sur ses finances.

Il affirme avoir déjà financé près de 170 000 repas en une semaine via ces ONG caritatives. Le tout sans récolter des montagnes de données sur les utilisateurs du site ou de l’application mobile. «Contrairement à d’autres moteurs de recherche, nous ne vous suivons pas à la trace. Nous ne sommes là que pour nourrir des gens».

Donner sans récolter

Les géants de la publicité numérique, Google et Facebook, ont imposé un modèle économique très lucratif : ils pistent leurs usagers et stockent des informations personnelles pour vendre des profils anonymisés aux annonceurs, sous forme d’espaces publicitaires ultra personnalisés, à très grande échelle.

L’entreprise américaine Seva, créée par une petite équipe éparpillée dans le monde, se contente des mots clefs des recherches ou de l’emplacement approximatif des utilisateurs pour les cibler. Sean Kelly et Ron Piron, le cofondateur, avaient ce projet en tête depuis qu’ils ont lancé la plateforme bookretreats.com il y a cinq ans, pour les personnes qui cherchent des séjours avec du yoga.

«L’idée était dans les tuyaux, au point mort, et puis la pandémie a frappé», se souvient Mr Kelly. Il relate que des amis dans la région ont perdu leur emploi, d’autres, désespérés, l’ont appelé pour lui demander conseil.

Il était temps de mobiliser la technologie à des fins positives, selon cet homme de 33 ans.

Bonnes intentions

Mais le projet idéaliste aura sans doute du mal à atteindre une taille significative. Google, dont le nom même est devenu synonyme de recherche sur internet, détient plus de 90 % du marché mondial, d’après Statcounter. «C’est un concept plein de bonnes intentions, mais dont la portée semble limitée dans la vie réelle», remarque Bob O’Donnell, analyste de Technalysis Research. «Ça pourrait marcher bien sûr, mais c’est un sacré défi à relever».

Même le moteur de recherche DuckDuckGo, centré sur le respect de la vie privée, n’a pas réussi à percer, fait valoir l’analyste.

Sean Kelly a grandi et étudié à Berkeley, à côté de la Silicon Valley. Il a été employé chez Modria, une plateforme de résolution de conflits avec les clients, dérivée d’eBay et PayPal.

«J’ai fini par quitter mon job dans une start-up de la tech pour faire un voyage spirituel et vraiment m’immerger dans le yoga», raconte-t-il. Passionné, il a écrit un livre sur cette discipline et donné des cours avant de lancer Seva. «Il faut que des gens cherchent à utiliser les technologies pour accomplir des choses positives, sinon les aspects négatifs vont prendre toute la place».