Affaires

Verbom reçoit 1 M$ d’Ottawa

Le député de Shefford, Pierre Breton, a annoncé mardi une contribution non remboursable de 964 275 dollars à l’entreprise Verbom, à Valcourt. Cette subvention du gouvernement fédéral permettra notamment la création de 13 emplois dans l’entreprise spécialisée en transformation de métal en feuille.

« C’est une très belle annonce qui va nous permettre de soutenir notre croissance chez Verbom ! », se réjouit Éric Chênevert, directeur général de l’entreprise.

Affaires

Coveo investira 1,5 M$ à Sherbrooke

PRIMEUR / Coveo, une entreprise de Québec ayant des bureaux à Montréal, Londres, San Francisco et New York, s’installe à Sherbrooke. Œuvrant dans le domaine de l’intelligence artificielle, Coveo se propose d’embaucher cinq employés dans les prochaines semaines et espère investir 1,5 M$ d’ici deux ans.

Ce premier bureau hors des grands centres se trouve sur la Roy, à proximité de l’Université de Sherbrooke, où la compagnie souhaite recruter. D’abord locataire, elle deviendra ensuite propriétaire de ses propres locaux au fur et à mesure qu’elle prendra de l’expansion. « Nous avons commencé exactement comme ça à Montréal et nous avons maintenant 90 employés là-bas », commente Marc-Antoine Veilleux, directeur recherche et développement pour Coveo.

Affaires

Serres et pépinières Gagnon ferment boutique

Après 40 ans, c’est la fin pour Serres et pépinières Gagnon Botanix. Les propriétaires, qui se sont fait surprendre par l’offre d’achat d’un promoteur pour leurs terrains situés sur la rue King Est au printemps, prennent leur retraite plus tôt que prévu.

« La plus grande tristesse que peuvent avoir les copropriétaires Jean-Pierre et Alain, c’est de ne pas avoir de relève », avoue Lyne Chartier-Gagnon la femme du copropriétaire Jean-Pierre Gagnon. « On en a cherché. Ce n’est pas facile d’acheter sur la rue King. Il y a 40 ans, c’était la pleine campagne. Les terrains n’avaient pas la même valeur. De plus, c’est un commerce saisonnier. Ç’a été un bon investissement sans le savoir! » poursuit-elle, mentionnant que son mari Jean-Pierre a 65 ans et qu’Alain, son frère et partenaire d’affaires, a 68 ans. Le terrain, lui, a une superficie de 225 000 pieds carrés.

affaires

Profits et revenus en hausse chez Cascades

Le spécialiste du papier recyclé Cascades a livré des résultats relativement conformes aux attentes des analystes au deuxième trimestre en affichant une hausse de ses profits et revenus en plus de relever son dividende.

Ces résultats ont été accueillis favorablement par les investisseurs, puisque vendredi avant-midi, à la Bourse de Toronto, l’action de la société québécoise prenait 50 cents, ou 4,16 pour cent, pour se négocier à 12,51 $.

Pour la période de trois mois terminée le 30 juin, Cascades a engrangé un bénéfice net de 31 millions $, ou 33 cents par action, par rapport à 27 millions $, ou 28 cents par action, à la même période il y a un an. 

L’entreprise a comptabilisé des gains de 11 millions $, ce qui a en partie été contrebalancé par différentes charges totalisant 8 millions $.

Un chiffre d’affaires record de 1,28 milliard $, en hausse de 8,5 pour cent, ainsi qu’un bénéfice d’exploitation avant amortissement ajusté record de 156 millions $ ont été enregistrés au cours du trimestre, a souligné la société établie à Kingsey Falls.

« Conjugués au bon rendement opérationnel de tous nos secteurs d’activité durant cette période, les résultats du secteur papiers tissu ont été favorisés par un coût des intrants et des prix de vente favorables ainsi que par une meilleure efficacité opérationnelle, notamment à l’usine de St. Helens, en Oregon », a indiqué le président et chef de la direction de Cascades, Mario Plourde, par voie de communiqué.

Dans le segment des papiers tissus, qui regroupe des produits comme le papier hygiénique et les essuie-tout, Cascades avait annoncé, le mois dernier, l’acquisition de la majorité des actifs de la compagnie Orchids Paper Products, au sud de la frontière.

Abstraction faite des éléments non récurrents, Cascades a affiché un bénéfice de 26 millions $, ou 28 cents par action, par rapport à 29 millions $, ou 30 cents par action, au deuxième trimestre l’an dernier.

Selon les données de la firme Refinitiv, les analystes tablaient sur un chiffre d’affaires de 1,27 milliard $, un bénéfice ajusté par action de 33 cents et un bénéfice d’exploitation avant amortissement ajusté 153,1 millions $.

Paul Quinn, de RBC Marchés des capitaux, a qualifié les résultats trimestriels de « positifs ». Dans une note envoyée par courriel, l’analyste a notamment souligné que les perspectives étaient plutôt favorables pour l’ensemble des secteurs de Cascades.

L’entreprise a également haussé son dividende trimestriel, qui passera de quatre cents par action à huit cents par action.

Affaires

Du cannabis pottonais en 2020

Bhango Horticulture, l’entreprise de culture de cannabis qui espérait s’installer à Potton depuis cinq ans maintenant, a officiellement donné son coup d’envoi jeudi matin — « enfin », selon le groupe d’amis à la base du projet. Alors que les travaux vont bon train, les producteurs, qui comptent miser sur la qualité avant la quantité, prévoient entrer en production dès le début de l’année 2020.

« On se spécialise en cannabis haut de gamme, avec des variétés exclusives à notre compagnie » indique Jean-Romain Péclet, directeur des opérations et maître cultivateur de Bhango Horticulture. Pour y arriver, l’entreprise engagera des horticulteurs d’expérience, qui ont gagné des prix dans le domaine du cannabis et qui connaissent bien les variétés choisies.

Affaires

Magog verse 30K$ à Boucherie Clément Jacques

La Ville de Magog versera une subvention de 30 000 $, échelonnée sur deux ans, à la Boucherie Clément Jacques. Cette subvention est accordée selon les règles de la Loi sur les compétences municipales, précise le conseil.

Depuis plus de 10 ans, Boucherie Clément Jacques œuvre dans le domaine de la transformation alimentaire à Sherbrooke et a récemment établi ses bureaux administratifs et ses installations de transformation alimentaire sur le territoire de Magog, plus précisément dans les anciens locaux de l’entreprise Le Végétarien. Ce projet représente un investissement de 980 000 $.

Boucherie Clément Jacques projette une croissance au cours des cinq prochaines années, prévoyant la création de 15 emplois en sol magogois. L’entreprise, qui œuvre depuis plus de 40 ans, compte aujourd’hui six succursales incluant celle de Magog. Les autres sont situées à Sherbrooke (deux), Trois-Rivières, Boucherville et Mascouche.

La mairesse de Magog, Vicki-May Hamm, est fière de voir une entreprise comme la Boucherie Clément Jacques s’installer à Magog. « Cela fait plusieurs années qu’ils sont bien implantés dans leur milieu. C’est donc avec plaisir que nous les accueillons chez nous, d’autant plus que de nouveaux emplois seront créés », dit-elle.

Affaires

Deux jeunes étudiants entrepreneurs lancent un café

Louis-Gabriel Girard et Marc-André Champigny, deux étudiants en droit, se sont offert toute une expérience en affaires. Il y a quelques semaines, les collègues de classe âgés de 20 et 22 ans ont lancé le Café des Maîtres, un établissement situé tout près du palais de justice de Sherbrooke.

Marc-André ne le cache pas : il y a beaucoup de compétition dans le monde du café à Sherbrooke. « On a choisi l’emplacement en conséquence. On est en haut de la côte King. On trouvait que l’offre était un peu manquante dans ce coin. Il y a une forte compétition à Sherbrooke, mais notre stratégie est d’offrir quelque chose qui se différencie du lot », commente-t-il, ajoutant qu’une terrasse pourrait prochainement être aménagée dans la cour arrière du commerce.

affaires

L’Gros Luxe n’a pu rouvrir ses portes cette semaine

Le restaurant L’Gros Luxe du centre-ville de Sherbrooke n’a pu rouvrir ses portes comme prévu lundi. Sa fermeture demeure toutefois temporaire, assure sa direction.

Sur la page Facebook du commerce de la rue Wellingon Sud, on se dit « excités de rouvrir le L’Gros Luxe sous une nouvelle administration à la même adresse ».

À LIRE AUSSI: Le resto L’Gros Luxe rouvrira le 29 juillet

« Comme certains délais administratifs allongent le processus, nous ne pourrons pas ouvrir le 29 juillet. Par contre nous travaillons fort pour ouvrir le plus rapidement possible », écrit-on sans donner de date pour la reprise des activités.

Rappelons que le restaurant a été fermé le 7 juillet en indiquant que la fermeture, à la suite d’une situation incontrôlable, était temporaire. Dans les jours suivants, le propriétaire de la chaîne, Alex Bastide, assurait lors d’un entretien accordé à La Tribune que le commerce allait accueillir à nouveau ses clients le 29 juillet.

L’homme d’affaires évoquait un litige « interne légal avec le propriétaire du building » pour expliquer cette fermeture de quelques semaines. Pour forcer la négociation, le propriétaire aurait décidé de fermer à clé la porte du restaurant, disait-il.

L’établissement était ouvert depuis février 2018 et avait embauché une trentaine d’employés. La chaîne L’Gros Luxe compte huit succursales, indique le site internet.

La reprise des activités se fera « prochainement », ajoute-t-on sur la page Facebook. « De belles surprises et de belles promotions vous attendent lors de la réouverture, qui vous sera annoncée dès la date officielle », mentionne-t-on à l’intention des clients.

Actualités

Approvisionnement forestier: une crise majeure en vue

L’industrie forestière active en forêt boréale se dirige vers une crise majeure d’approvisionnement d’ici 18 mois. Une vingtaine d’acteurs considèrent la situation tellement grave qu’ils entendent interpeller le premier ministre du Québec, François Legault, pour lever l’incertitude provoquée par les mesures intérimaires du plan sur le caribou forestier.

La situation est préoccupante pour les industriels, qui feront parvenir, dans les prochains jours, des lettres au premier ministre François Legault et à son ministre responsable d’Investissement Québec, Pierre Fitzgibbon. Ces derniers estiment que plusieurs dizaines de millions de dollars d’investissement de la banque de l’État québécois sont à risque dans cette situation. Ils ont tenu, cette semaine, une importante téléconférence pour agir en front commun pour la première fois depuis 2013.

affaires

BRP complète l'acquisition de Telwater, fabricant de bateaux en aluminium

VALCOURT, Qc - Le fabricant québécois de véhicules récréatifs BRP annonce jeudi que l'acquisition de 80 pour cent des actions en circulation de Telwater Pty, un fabricant australien de bateaux et de remorques en aluminium, est maintenant complétée.

C'est la troisième acquisition de marque de bateaux au sein du Groupe marin de BRP qui vise à étendre son offre marine vers d'autres marchés.
José Boisjoli, président et chef de la direction de BRP, précise que l'acquisition de Telwater, une première de la compagnie à l'extérieur des États-Unis, constitue une étape importante dans le plan de BRP de devenir un chef de file mondial dans l'industrie nautique.
La gamme de produits de BRP, une compagnie établie à Valcourt, dans les Cantons-de-l'Est, comprend les motoneiges Ski-Doo et Lynx, les motomarines Sea-Doo, les véhicules routiers et hors route Can-Am, les bateaux Alumacraft et Manitou, les systèmes de propulsion marins Evinrude et Rotax, de même que les moteurs Rotax pour karts, motocyclettes et petits avions.

Affaires

Les profits de Molson Coors reculent, le patron part

Alors que davantage de consommateurs délaissent la bière au profit d’autres types de boissons alcoolisées, Molson Coors nomme un nouveau chef de la direction qui devra aider le brasseur dans cette transition.

Après avoir passé 17 ans au sein de l’entreprise établie à Montréal et Denver, dont quatre en tant que grand patron, Mark Hunter prendra sa retraite le 27 septembre et sera remplacé par Gavin Hattersley — le dirigeant des activités américaines.

En conférence téléphonique afin de discuter des résultats du deuxième trimestre, qui ont été inférieurs aux attentes des analystes, M. Hattersley a promis du changement en expliquant qu’il allait passer les prochains mois à planifier pour 2020 et les années suivantes.

«Nous devons examiner toutes les options à prendre afin de pouvoir maximiser le potentiel de notre entreprise, donner un élan supplémentaire à nos marques et que nous puissions innover», a-t-il expliqué aux analystes.

Dans la foulée de résultats trimestriels en baisse, l’action du brasseur a temporairement abandonné plus de 7 % à la Bourse de Toronto, pour finalement clôturer à 74,83 $, en baisse de 2,81 %, ou 2,16 $.

Cannabis

Molson Coors a l’intention de discuter, dès sa prochaine conférence téléphonique trimestrielle, du portefeuille des marques de boissons infusées au cannabis Truss, qui pourront être vendues légalement au Canada à la fin de l’année.

Le brasseur a annoncé, il y a un an, une coentreprise avec le producteur québécois de marijuana Hexo à cet effet.

M. Hunter a expliqué que la société a pris cette décision afin d’éviter d’accuser du retard sur ses concurrents alors que la demande pour les boissons infusées au cannabis est appelée à augmenter dans d’autres marchés, comme aux États-Unis, lorsque des questions d’ordre réglementaires auront été réglées.

«Nous sommes également enthousiasmés par le potentiel perturbateur de Truss», a indiqué celui qui s’apprête à tirer sa révérence à la tête de Molson Coors.

Aux commandes du brasseur, M. Hunter a supervisé le rachat de la participation de SABMiller de 12 milliards $ dans MillerCoors en 2016, ce qui a fait grimper ses revenus aux États-Unis. Toutefois, cela n’a pas empêché la société de composer avec un déclin de la demande pour ses produits Amérique du Nord où les consommateurs se sont tournés vers les bières artisanales, les vins ainsi que les spiritueux, notamment.

L’an dernier, le profit net de la multinationale avait retraité de 28 %, pour s’établir à 1,12 milliard $US.

Nouveaux produits

Après avoir élaboré son plan, M. Hattersley souhaite développer de nouveaux produits prisés par les consommateurs, comme les boissons alcoolisées pétillantes.

«Je crois que l’on peut dire sans se tromper que la concurrence pour attirer l’attention des consommateurs est féroce aux États-Unis, a-t-il dit. L’industrie de la bière doit évoluer rapidement et suivre les tendances, qui évoluent rapidement.»

Celui qui prendra les rênes de Molson Coors à la fin septembre a souligné que l’entreprise avait déployé avec succès des produits comme la boisson à la vodka pétillante Aquarelle et la boisson aromatisée Bella Amar.

Le brasseur doit toutefois continuer à offrir de nouveaux produits qui sont uniques, a dit M. Hattersley.

Pour la période de trois mois terminée le 30 juin, Molson Coors a affiché un bénéfice de 329,4 millions $US, ou 1,52 $US, en baisse de 22,3 % par rapport à la même période l’an dernier.

Cette performance s’est avérée inférieure aux attentes des analystes, qui s’attendaient en moyenne à un bénéfice par action de 1,65 $US, selon les prévisions recueillies par la firme de données financières Refinitiv.

Les ventes nettes ont diminué de 4,4 % d’une année à l’autre pour se chiffrer à 2,95 milliards $US. Des reculs ont été observés dans tous les secteurs. Au Canada, les recettes nettes ont été de 373 millions $US, en baisse de 6,1 %.

Actualités

Une épicerie forcée de jeter des caisses de fruits et légumes

L’épicerie internationale Marché la 5e saison située sur la rue Queen à Lennoxville a été forcée de jeter plusieurs caisses de fruits et légumes en raison du manque de clientèle durant la période estivale. La propriétaire Sarah Ahmadaly a d’ailleurs lancé un appel sur les réseaux sociaux pour trouver un organisme qui voudrait bien de ces aliments.

« À Lennoxville, c’est très tranquille en été parce que les étudiants ne sont pas là, souligne Mme Ahmadaly. En hiver, ça va mieux. En les mettant en rabais avant qu’ils soient périmés, on arrive à les vendre. Mais en été, ce système ne fonctionne pas. »

« On est obligé d’acheter des boîtes d’une certaine quantité parce que ce n’est pas intéressant au niveau du prix d’acheter une petite quantité, soutient-elle. On n’est pas non plus capable d’écouler notre stock si on achète en petite quantité parce que le prix n’est pas intéressant pour le consommateur. »

Plusieurs épiceries utilisent leurs fruits qui ne se vendent pas pour faire de la cuisine comme des gâteaux. Cette solution ne convient toutefois pas vraiment au Marché la 5e saison.

« On a commencé à déshydrater certains fruits comme les pommes, explique Sarah Ahmadaly. On les transforme en gâteaux, mais en fait ça ne fait que repousser la date à laquelle on va les jeter. S’il n’y a pas d’achalandage, il n’y a personne qui va acheter ton gâteau ou tes pommes. »

Sarah Ahmadaly ne pense tout de même pas à fermer son commerce durant l’été. Elle espère plutôt se faire connaître et augmenter le nombre de clients durant la saison estivale.

Aider des organismes

Découragée de devoir jeter des fruits et légumes qui pourraient encore servir, Sarah Ahmadaly a lancé un appel à tous sur Facebook pour trouver un organisme qui pourrait les prendre. Le commerce a déjà des partenariats avec quelques organismes, mais pas suffisamment pour écouler toute sa marchandise.

« Il y a beaucoup de gens qui m’ont contactée depuis que j’ai publié. Je suis vraiment contente de l’impact que la publication a eu. J’espère qu’on va pouvoir arrêter de gaspiller de la nourriture. »

Il y a déjà des gens qui sont passés lundi et mardi pour ramasser des boîtes de nourritures.

affaires

52 % des Estriens adeptes du commerce électronique

QUÉBEC - Un total de 91 pour cent des adultes québécois disposaient d'une connexion internet résidentielle avec un fournisseur de télécommunications en 2018, la région de Laval se distinguant particulièrement en ce domaine à 96 pour cent, selon des données révélées par le CEFRIO mercredi.

Le portrait numérique des régions administratives du Québec de 2018 publié par le CEFRIO indique par ailleurs que pour l'ensemble du Québec, 2 pour cent des adultes disposent d'une connexion internet à la maison grâce à un partage de connexion à partir d'un appareil mobile. Ce type de connexion est plus nombreux dans les régions de la Côte-Nord (8 pour cent), de la Gaspésie-Îles-de-la-Madeleine (5 pour cent) et l'Abitibi-Témiscamingue (5 pour cent).

En 2018, 92 pour cent des adultes québécois ont utilisé internet au moins une fois par semaine, une hausse de 3 points de pourcentage comparativement à 2017. Les régions de Laval et de l'Outaouais se démarquent dans cette catégorie, à 95 pour cent. Une seule région - le Bas-Saint-Laurent - se situe sous la barre des 90 pour cent, à 86 pour cent.

Alors qu'en 2017, deux adultes québécois sur trois possédaient un téléphone intelligent, la proportion est passée à trois sur quatre (76 pour cent) en 2018.

L'attrait pour les tablettes électroniques est quant à elle demeurée stable en 2018 : plus de la moitié (55 pour cent) des adultes québécois en possédait une. C'est la Côte-Nord, suivie de près par Laval, qui mène la marche dans ce domaine, avec un taux d'usage de 62 pour cent.

Le commerce électronique fait par ailleurs de plus en plus d'adeptes au Québec : de 39 pour cent de cyberacheteurs pour l'ensemble du Québec en 2017, le taux est passé à 47 pour cent en 2018. La Capitale-Nationale (52 pour cent), l'Estrie (52 pour cent), l'Abitibi-Témiscamingue (55 pour cent) et l'Outaouais (55 pour cent) ont franchi la barre des 50 pour cent de cyberacheteurs, toutes les autres régions se situant entre 35 pour cent et 49 pour cent.

La valeur moyenne provinciale du panier d'achats mensuel est passée de 280 $ à 293 $ pour l'ensemble du Québec.

Affaires

IGA élimine les sacs en plastique [VIDÉO]

STELLARTON, N.-É. - Le détaillant alimentaire Sobeys annonce mercredi l’élimination d’ici janvier prochain des sacs d’épicerie en plastique de ses 225 magasins au Canada.

Sobeys fait partie du groupe Empire, la société mère d’autres bannières, dont IGA.

L’entreprise basée en Nouvelle-Écosse ajoute qu’elle passera rapidement à l’élimination progressive des sacs en plastique et à l’introduction des sacs en papier dans toutes les autres bannières à l’échelle nationale.

La prochaine étape prévoit le retrait des sacs d’épicerie en plastique des magasins IGA de l’île de Montréal qui sera accompagné en septembre d’une campagne encourageant l’utilisation de sacs réutilisables. Ainsi, des places de stationnement seront réservées aux qui apportent des sacs réutilisables et des offres promotionnelles seront proposées sur les sacs et les boîtes réutilisables.

Les sacs réutilisables en filet confectionnés à partir de bouteilles d’eau recyclées qui ont été lancés dans les IGA du Québec le mois dernier seront offerts en août chez Sobeys dans les rayons de fruits et de légumes.

La chaîne exploite un réseau de plus de 1500 magasins corporatifs et affiliés dans les dix provinces canadiennes. En plus des bannières Sobeys et IGA, elle exploite les épiceries Safeway, Foodland, FreshCo, Thrifty Foods et Farm Boy, ainsi que les pharmacies Lawtons et plus de 350 postes d’essence.

Le mois dernier, Empire a affiché un bénéfice de 122,1 millions $ pour son dernier trimestre, en hausse par rapport à celui de 71 millions $ de la même période de l’exercice précédent.

affaires

SAIL s’installe à Sherbrooke

Le géant du plein air SAIL confirme qu’il s’installe à Sherbrooke, plus précisément dans le secteur du Carrefour de l’Estrie.

Prévue à l’automne, l’ouverture d’un nouveau magasin va commander un investissement de 12 millions $.

À LIRE AUSSI: Sail s'amène près du Carrefour de l'Estrie

Le 14e magasin de la chaîne aura une superficie de 3800 mètres carrés (41 000 pieds carrés).

Selon Michel Mélançon, vice-président aux ventes et au marketing, on a choisi Sherbrooke parce qu’on sait que plusieurs clients du magasin de Brossard font le chemin depuis l’Estrie pour faire des achats.

« Il y a un bon bassin de clients », dit-il.

« Nous savons que la concurrence est importante à Sherbrooke, mais notre offre et l’équipe de passionnés que nous allons mettre en place feront la différence. »

En prévision de l’ouverture, SAIL organise une opération de recrutement les 8 et 9 août, de 10 h à 19 h, au 3050 du boulevard de Portland (ancien magasin Sears) afin de combler une centaine postes à temps plein et à temps partiel.

On cherche à pourvoir des postes aux caisses et au service à la clientèle, ainsi que dans les différents rayons du magasin.

M. Mélançon convient que l’opération recrutement se fera dans un contexte de pénurie de main-d’œuvre. « Nous savons que c’est pratiquement le plein emploi à Sherbrooke », note-t-il.

« Mais ailleurs où nous avons tenu une opération de recrutement, nous avons pu combler tous les postes en quelques semaines. »

SAIL se spécialise dans la vente d’équipements sportifs pour le camping, la chasse, la pêche et la randonnée.

En décembre dernier, La Tribune révélait que le commerce avait Sherbrooke dans sa mire pour ouvrir un nouveau magasin et qu’il comptait s’installer dans un local vacant de l’ancien Brico-Max au 620, rue Jean-Paul-Perrault. Selon les documents obtenus de la Ville de Sherbrooke, l’entreprise souhaitait démolir les serres existantes pour agrandir le local adjacent à ceux du Village de valeurs, de Jysk et du complexe O-Volt. 

L’entreprise québécoise a été fondée il y a plus de 40 ans et emploie près de 2000 personnes à son siège social de Laval et dans ses magasins du Québec et de l’Ontario.

L’entreprise prévoit poursuivre sa croissance en ouvrant de nouvelles succursales dans les deux provinces et en intensifiant ses activités de commerce électronique, ajoute-t-on dans un communiqué de presse.

L’entreprise détient également l’enseigne Sportium qui compte quatre succursales à Saint-Hubert, à Laval, à Québec et à Kirkland.

Affaires

Walmart Canada présente un programme de formation pour personnes handicapées

Walmart Canada annonce mardi la mise sur pied d’un nouveau programme à l’intention des personnes présentant un trouble du développement, notamment en offrant des rémunérations à des stagiaires.

L’initiative est présentée une quinzaine de mois après que le détaillant ait mis fin à son programme d’embauche de personnes handicapées. La décision avait soulevé un tollé et quelques jours après que des employés handicapés aient été mis à pied, Walmart avait fait marche arrière en annonçant leur réembauche.

Devant la catastrophe de relations publiques qui se dessinait, le géant du détail avait ajouté qu’il travaillerait à trouver de nouveaux arrangements qui offriraient du soutien aux participants, ajoutant qu’ils pourraient inclure la possibilité d’embaucher directement ces personnes handicapées.

Le programme dont il est question mardi prévoit pour tous les participants actuels une occasion de stage rémunérée ou une occasion de stage bénévole, avec possibilité de renouveler le contrat. Ces options seront possibles avec l’appui des écoles, des établissements de soins de santé et de services sociaux et des organismes à but non lucratif qui s’occupent de ces personnes handicapées.

Les nouveaux participants se joignant au programme en remplacement de participants actuels se verront offrir une occasion de stage rémunérée avec un contrat renouvelable. Dans les cas de stages bénévoles avec un contrat, celui-ci pourra être renouvelé une fois, pour un maximum de deux ans, permettant ainsi à ces nouveaux participants d’acquérir de nouvelles compétences.

Josée Monette, vice-présidente, Ressources humaines, chez Walmart Canada, croit qu’il s’agit d’un programme bonifié mieux adapté à la réalité des personnes ayant un trouble du développement afin de leur offrir un environnement d’intégration sociale.

Affaires

Lassonde investit 7 millions $ dans un producteur vinicole

Les Industries Lassonde ont réalisé un investissement d’environ 7 millions $ dans le producteur vinicole Diamond Estates Wines & Spirits, une transaction qui les voit obtenir une participation de 20 pour cent dans l’entreprise de Niagara-On-The-Lake.

Le placement privé, annoncé lundi, a été effectué à des fins d’affaires et d’investissement, a précisé la société de Rougemont, qui ne détenait aucune action de Diamond Estates avant cette opération. Lassonde pourrait accroître ou réduire sa participation dans Diamond Estates selon la conjoncture du marché et d’autres facteurs, a-t-elle précisé dans un communiqué.

Techno

16 ans, champions du monde de Fortnite et millionnaires

NEW YORK — Ils ont 16 ans et sont millionnaires; samedi, le Norvégien Emil Bergquist Pedersen, alias Nyhrox, et son partenaire autrichien Thomas Arnould, alias Aqua, ont été sacrés premier duo champion du monde du jeu vidéo Fortnite, avec 3 millions de dollars à la clef.

Les deux adolescents ont emporté deux des six matches de cette première finale de Coupe du monde en duo, organisée à New York, et terminé avec le plus grand nombre de points.

«Je ne sais pas quoi dire. C’est dingue», ont déclaré, chacun à leur tour, les deux vainqueurs, qui repartiront de l’événement avec chacun 1,5 million de dollars (1,3 million d’euros).

Visiblement très soudés, les deux partenaires ont, par deux fois, réussi à se positionner au-dessus des autres joueurs lors des tout derniers instants des parties 4 et 5, ce qui constitue régulièrement un avantage décisif.

Il est, en effet, possible de tirer plus facilement sur les autres gamers se situant en contrebas.

Fortnite consiste à se retrouver sur une île avec d’autres joueurs, le vainqueur étant le dernier survivant. Au fur et à mesure, le périmètre se réduit pour accélérer le dénouement de la partie.

Chaque joueur peut trouver sur l’île des armes et des matériaux de construction, qui lui permettent de dresser des structures pour se protéger des attaques des concurrents.

Avec 51 points au total, Nyhrox et Aqua ont devancé une autre paire européenne, le Néerlandais Rojo et le Britannique Wolfiez (47 points), qui sont également devenus millionnaires samedi.

David Jong, alias «Rojo», 21 ans, et Jaden Ashman, alias «Wolfiez», 15 ans, ont reçu 2, 25 millions de dollars au total, soit 1, 125 million chacun.

L’éditeur du jeu Fortnite, Epic Games, va distribuer au total 30 millions de dollars de prix sur le week-end. Sur l’ensemble de la saison de compétition, l’enveloppe atteint 100 millions de dollars.

Jeu phénomène lancé il y a deux ans seulement, en juillet 2017, Fortnite compte plus de 250 millions de joueurs, selon Epic Games.

Affaires

Tim Hortons veut attirer les membres de la Génération Y

TORONTO — De nombreuses chaînes de restauration rapide doivent se réinventer pour attirer les nouvelles générations, soutiennent des experts.

La chaîne canadienne Tim Hortons espère avoir trouvé une réponse en inaugurant un «Café d'innovation» à Toronto. L'entreprise l'a présenté comme étant «une interprétation moderne de la marque Tim Hortons». On y propose 12 saveurs de «beignes de rêve», dont bacon à l'érable, hibiscus et bleuets et crème au beurre et noisette. Chacun coûte 1,99 $, soit le double du coût des saveurs régulières.

Le directeur mondial du marketing de Tim Horton, Axel Schwan, reconnaît que l'architecture intérieure épurée du restaurant et les produits proposés ont été conçus pour attirer les jeunes professionnels urbains. «Ils recherchent une succursale comme celle-ci. Ils recherchent une architecture comme celle-ci», soutient-il.

M. Schwan maintient que les autres franchises de la chaîne continueront à offrir son même café et ses «Timbits».

«Notre groupe-cible est le Canada», lance-t-il.

Si les produits actuellement disponibles à la succursale de la rue King sont populaires auprès de la clientèle, ils pourront être distribués dans d'autres franchises, dit M. Schwan.

La stratégie permettra à Tim Hortons de vérifier dans quelle mesure elle peut étendre sa marque plutôt réputée pour ses produits sans fioritures et à bon marché.

Selon un expert du secteur des services alimentaires, Vince Sgabellone, le marché de la restauration rapide évolue depuis un certain temps. Cela donne la possibilité à Tim Hortons de tester des articles plus chers offerts à des prix qui peuvent quand même être considérés comme étant relativement bas.

«Starbucks est peut-être l'un des établissements de breuvages où les prix sont les plus élevés. Pourtant, l'entreprise vient de sortir sa nouvelle marque Reserve qui est encore plus chère. J'y ai bu un café à 9 $, il n'y a pas si longtemps, note M. Sgabellone. Il y a de la place pour des produits premium. Les clients sont prêts à dépenser un peu plus pour un service rapide s'ils obtiennent de la qualité et le service auxquels ils s'attendent.»

Selon lui, le «Café d'innovation» ne vise pas la clientèle régulière de Tim Hortons, mais plutôt des gens qui ne vont habituellement pas dans un restaurant de la chaîne.

Le «fast casual» est un segment de la restauration rapide qui est en plein essor. Selon M. Sgabellone, sa croissance est de huit pour cent, alors que l'ensemble du marché n'affiche un taux de croissance que de deux à trois pour cent.

Susan Weaver, une experte des marques, dit constater que les consommateurs préfèrent de plus en plus ce marché aux restaurants intermédiaires. Elle souligne également l'apparition d'aires de restauration plus sophistiquées dans les centres commerciaux.

Les membres de la génération Y représentent une clientèle particulièrement recherchée en raison de sa taille, de ses revenus et, plus important encore, de sa tendance à manger à l'extérieur du domicile, mentionne-t-elle.

Cette clientèle a un défaut: elle est instable.

Ce groupe souhaite des breuvages personnalisés, des moyens techniques comme les bornes de recharge, des emballages respectueux de l'environnement et aime bien voir la préparation des plats et des breuvages.

Selon elle, Tim Hortons a un problème avec son image de marque.

«C'est la marque de nos parents. De plus, Tim Hortons tire probablement 80 pour cent de son bénéfice du café chaud. Or, la génération Y n'en boit pas. Nous avons beaucoup travaillé avec l'entreprise en lui conseillant de peut-être changer la marque si elle veut attirer les Y.»

Le «Café d'innovation» représente peut-être l'avenir de Tim Horton, ajoute Mme Weaver en laissant entendre que cette marque devrait être étendue pour attirer cette clientèle dans toutes les grandes villes.

M. Sgabellone ne serait pas surpris si l'expérience évoluait pour devenir «une petite sous-marque de niche.»

«L'entreprise a dit dès le départ que cette succursale sera la seule, mais comme toutes les marques, si celle-ci connaît du succès, elle en ouvrira une autre, puis six autres et ensuite encore davantage.»

Affaires

Air France va commander des Airbus A220 fabriqués au Canada

PARIS — La compagnie aérienne Air France va annoncer cette semaine l’achat ferme d’une soixantaine d’Airbus A220 fabriqués au Canada, afin de renouveler une partie de sa flotte moyen-courrier, rapporte l’hebdomadaire français Le Journal du Dimanche (JDD).

La commande, dont le nombre exact pourrait varier «de 50 à 70» appareils, sera soumise mardi au conseil d’administration d’Air France, précise le JDD dans son édition de dimanche.

La commande pourrait être accompagnée d’une «option d’achat sur d’autres appareils du même type», précise l’hebdomadaire, qui ajoute qu’aucune commande d’A320 neo — évoquée pendant un moment — n’est en revanche prévue.

Contactés par l’AFP, ni Airbus ni Air France n’ont souhaité confirmer l’information. «Aucune décision n’est prise à ce stade», a fait savoir la compagnie aérienne française.

Bien que commercialisés par Airbus, les A220 ne sont pas fabriqués en Europe, mais au Canada. Ils correspondent aux anciens Cseries du groupe canadien Bombardier, dont Airbus a pris le contrôle en 2017.

Selon le JDD, aucune grosse commande n’avait été effectuée depuis 2011 par Air France, qui possède actuellement une flotte de 289 appareils, dont 114 moyen-courriers.

Le groupe Air France, présidé depuis un an par le Canadien Ben Smith, publiera mercredi ses résultats trimestriels, après avoir présenté en mai dernier un plan de départs volontaires sur son réseau court-courrier. 

Affaires

Vol de données de 106 millions de clients chez Capital One

NEW YORK - La banque américaine Capital One Financial a annoncé lundi que des données personnelles de 106 millions de ses clients américains et canadiens avaient été volées récemment et que la voleuse, une ingénieure en informatique, avait été appréhendée par la police fédérale (FBI).

Cette intrusion est un des plus importants piratages informatiques affectant une grande banque américaine, Capital One étant le cinquième émetteur de cartes de crédit bancaires aux États-Unis.

L’établissement «a déterminé qu’un individu extérieur a eu un accès non autorisé (à son réseau) et a obtenu certaines informations personnelles» explique-t-il dans un communiqué.

Ces données sont celles de personnes «ayant fait une demande pour des produits liés aux cartes de crédit ou souhaitant obtenir la carte bancaire Capital One», ajoute cette même source.

Environ 100 millions de ressortissants américains et près de 6 millions de Canadiens sont affectés, précise la firme, affirmant encore que: «ni les numéros de compte de carte bancaire ni les informations pour se connecter à des comptes bancaires n’ont été volés. Et plus de 99% des numéros de sécurité sociale n’ont pas été compromis».

Les informations illégalement obtenues appartiennent aux consommateurs ainsi qu’aux petites entreprises s’étant adressés à Capital One entre 2005 et début 2019.

Elles vont des noms, adresses, codes postaux, numéros de téléphone, aux adresses courriel en passant par les dates de naissance ou encore les revenus déclarés.

La pirate, qui s’est servi d’une faille dans un serveur d’informatique dématérialisée (cloud) de Capital One,  a aussi obtenu des informations partielles sur des détenteurs de cartes de crédits bancaires, comme leur historique des paiements ou leur solde courant.

Cinq ans de prison

Pour les clients canadiens, près d’un million de numéros d’assurance ont été piratés, précise Capital One.

«Il est peu probable que les informations volées aient été utilisées pour commettre une fraude ou aient été disséminées par l’individu. Toutefois, nous allons continuer d’enquêter», affirme Capital One.

La banque, qui dit avoir colmaté la brèche le 19 juillet deux jours après en avoir été informée par un utilisateur du site internet GitHub, explique que le piratage a eu lieu entre le 12 mars et le 17 juillet de cette année.

La voleuse supposée serait une Américaine du nom de Paige Thompson, 33 ans. Elle vit à Seattle dans l’État de Washington où elle a été arrêtée lundi par le FBI.

Il est rare que les autorités procèdent à une arrestation aussi rapide dans une affaire de piratage informatique.

«Capital One a informé rapidement les autorités compétentes du vol de données -- ce qui a permis au FBI de retrouver la trace de l’intrus», a expliqué Brian Moran, le représentant du ministère de la Justice (DoJ) dans l’Etat de Washington, dans un communiqué.

Selon des documents judiciaires consultés par l’AFP, Mme Thompson, 33 ans, aurait utilisé le pseudonyme «Erratic» dans des conversations sur les réseaux sociaux et sites internet pour se vanter de son forfait.

Elle a notamment «déclaré sur les réseaux sociaux qu’elle détenait des informations de capital One, et qu’elle reconnaissait avoir enfreint la loi», selon la plainte du FBI.

«Je me suis piégée moi-même avec une veste explosive», aurait-elle également déclaré d’après le FBI.

Mme Thompson est suspectée d’avoir «volé des informations dont des demandes de cartes de crédits bancaires et d’autres documents de Capital One».

Son arrestation intervient quelques jours seulement après qu’Equifax, l’agence de crédit américaine, a écopé d’une amende pouvant aller jusqu’à 700 millions de dollars pour le vol de données de plus de 147 millions de ses clients en 2017.

Une audience judiciaire est prévue jeudi à Seattle. Paige Thompson encourt plus de cinq ans de prison et une amende de 250.000 dollars, selon le DoJ.

Affaires

Coup de pouce de 470 000 $ à la CDEC

La députée de Compton-Stanstead et ministre de l’Agriculture et de l’Agroalimentaire Marie-Claude Bibeau a fait l’annonce d’une contribution financière de 470 000 $ du gouvernement du Canada à la Corporation de développement économique communautaire de Sherbrooke (CDEC). Un soutien renouvelé pour une période de trois ans.

La CDEC favorise principalement le développement des nouvelles entreprises coopératives de la région à l’aide d’une aide financière en plus de guider les entrepreneurs vers le mentorat nécessaire. 

Pour l’entreprise sherbrookoise Agropol, l’appui d’une organisation comme celle de la CDEC a été bénéfique. Depuis mai 2018, la ferme urbaine offre des pousses, des fines herbes et des champignons de qualité aux restaurateurs de la région. Agropol a néanmoins toujours besoin d’un support puisque les propriétaires veulent une nouvelle clientèle. 

« Après un an, nous avons un bon rythme de croissance. Par contre, nous n’avons pas de lien avec les consommateurs et nous avons encore besoin de l’aide de la CDEC. Un renouvèlement de ce genre, c’est une bonne nouvelle. C’est important de voir que l’organisation va pouvoir continuer à faire la même chose pour d’autres entreprises », souligne Samuel Sigouin, directeur commercial chez Agropol.

Incertitude

Bien que le gouvernement du Canada renouvèle ses liens avec la CDEC, rien ne garantit la continuité de l’organisation. La Ville de Sherbrooke est actuellement en réflexion à savoir quelle organisation de développement entrepreneurial est la plus rentable. La survie de la CDEC dépend de l’implication du fédéral, du provincial et de la municipalité. Les trois paliers doivent être impliqués.

« Depuis le mois de janvier, la Ville a entamé des analyses afin de déterminer si ces organismes de développement économique sont efficaces et efficients. On se questionne à savoir si Sherbrooke Innopole, Pro-Gestion Estrie, Destination Sherbrooke et autres sont de bons véhicules pour l’entrepreneuriat et le développement de Sherbrooke. Nous n’avons toujours pas reçu le rapport de cette réflexion, mais la ville est consciente que le développement économique communautaire est une grande force dans une municipalité », affirme Karole Forand, directrice générale à la CDEC de Sherbrooke. 

À cela, Mme Bibeau ajoute que lors du développement d’une entreprise, il est nécessaire de faire appel à une organisation comme la CDEC. « Pour l’économie sociale, c’est un joueur clé. »

Par ailleurs, Mme Forand affirme que le montant attribué à CDEC n’a pas été réévalué depuis 2008. Le montant offert à l’organisation est utilisé principalement pour la rémunération du personnel. 

« On ne peut pas agir puisque l’on possède moins d’argent pour l’embauche. Je dois prendre 85 % de l’argent que l’on nous remet pour payer les gens sur le territoire. Je n’ai pas la même capacité depuis 2008. Il faut investir à la hauteur des moyens et nous donner les capacités d’agir », affirme-t-elle. 

Sherbrooke

Les travaux en cours à la future succursale de la SQDC

Les travaux d'aménagement de la future succursale de la Société du cannabis du Québec (SQDC) à Sherbrooke ont été lancés.

L'ouverture est toujours prévue à la fin novembre, au 1681 de la rue King Ouest, non loin de l'intersection avec le boulevard Jacques-Cartier.

Le commerce de cannabis pourra donner du travail à 15 à 20 personnes. La SQDC invite les gens intéressés à soumettre leur candidature sur son site web.

Actualités

Décès du président de Savoura: «Une grande perte pour la communauté d’affaires», dit Michel Angers

Shawinigan — Le maire de Shawinigan, Michel Angers, s’est dit attristé d’apprendre la mort de Stéphane Roy, président et chef de la direction de Savoura.

M. Angers, qui est également président de la Régie de gestion des matières résiduelles de la Mauricie (RGMRM), a connu l’homme d’affaires dans le cadre de négociations avec Savoura pour l’achat de gaz naturel

Affaires

V Télé: Québec ferme la porte à une intervention, comme l'exige Québecor

MONTRÉAL — Le gouvernement Legault n'entend pas intervenir pour bloquer l'achat par Bell de la chaîne généraliste francophone V des mains de Groupe V Média, comme le demande Québecor, qui s'oppose vigoureusement à cette transaction.

Dans un courriel transmis jeudi, Mathieu St-Amand, l'attaché de presse du ministre de l'Économie, Pierre Fitzgibbon, a souligné qu'il s'agissait d'une «transaction commerciale entre deux entreprises privées».

«Les instances réglementaires concernées auront à se prononcer sur la transaction», a-t-il écrit, en réponse aux questions de La Presse canadienne.

Par voie de communiqué, le président et chef de la direction de Québecor, Pierre Karl Péladeau, qui n'était pas disponible pour accorder des entrevues, a estimé que Bell, «né d'un monopole», ne vise qu'à «le recréer avec un modèle d'affaires abolissant toute concurrence».

Ainsi, l'homme d'affaires demande à Québec d'intervenir pour empêcher cette transaction - dont le prix n'a pas été dévoilé et qui sera analysée par le Conseil de la radiodiffusion et des télécommunications canadiennes (CRTC).

«L'acquisition d'une chaîne généraliste francophone accentuera non seulement la dominance de Bell, mais empêchera les autres joueurs de rivaliser sur les plans de l'acquisition de contenu et de l'offre publicitaire aux annonceurs», a-t-il fait valoir, soulignant au passage que son entreprise allait «faire les représentations qui s'imposent auprès des instances concernées».

À la suite d'une injection de capital en 2014, Investissement Québec, la Caisse de dépôt et placement du Québec et le Fonds de solidarité FTQ détiennent conjointement 45 pour cent de Groupe V Médias. La famille Rémillard contrôle le reste.

Il manquait une chaîne généraliste francophone à Bell, déjà très présent dans le paysage médiatique au Québec et dans le reste du Canada grâce à ses nombreuses stations de radio ainsi qu'autres chaînes de télé, dont celle de langue anglaise CTV.

Au petit écran, les deux conglomérats s'affrontaient déjà dans certains créneaux spécialisés, dont le sport, mais dans la langue de Molière, Bell n'était pas propriétaire d'un véhicule lui permettant de rivaliser avec TVA, qui appartient à Groupe TVA, filiale de Québecor.

Dans le marché québécois, en plus de ses 25 stations radiophoniques, Bell est aussi propriétaire du Réseau des sports, Canal D, Canal Vie, Z, VRAK, Investigation, Super Écran, Cinépop et la chaîne anglophone CTV Montréal.

Peu surpris de l'opposition de M. Péladeau, Pierre C. Bélanger, professeur titulaire au département de communications de l'Université d'Ottawa, a rappelé que si V ne passe pas dans le giron d'un joueur aux reins solides comme Bell, son avenir ne s'annonce pas reluisant.

«Pour V, de toute évidence, ça ne se bousculait pas sur le plan des acheteurs potentiels, a-t-il expliqué au cours d'un entretien téléphonique. Il faut avoir les moyens et une foi inébranlable en la télévision traditionnelle en 2020 pour se porter acquéreur d'une chaîne traditionnelle comme V.»

D'après Adam Shine, de la Financière Banque Nationale, Bell a payé entre 20 millions $ et 30 millions $ pour V, qui a affiché une perte d'exploitation de 2,4 millions $ pour l'année qui s'est terminée le 26 août 2018. L'analyste croit toutefois que le conglomérat pourrait tirer profit des pertes fiscales générées par la chaîne anciennement connue sous le nom de TQS au cours des dernières années.

Environ 165 employés sont concernés par l'acquisition de la chaîne V, mais pour l'instant, ni Bell ni Groupe V Média n'ont voulu spéculer sur leur avenir.

Mercredi, en commentant la transaction alors qu'il était de passage à Montréal, M. Fitzgibbon avait estimé que Bell devait augmenter la production de contenu francophone.

«J'ai eu la chance de parler aux gens de Bell avant l'annonce et leur engagement semble assez clair qu'ils veulent offrir plus de production, alors si c'est le cas, tant mieux», avait-il indiqué au cours d'une mêlée de presse.

Toutefois, l'an dernier, le CRTC avait refusé la demande du conglomérat qui voulait réduire son budget de contenu original francophone.

actualités

« Beach party » dans le chantier à Magog

Les gens du centre-ville de Magog ne se laissent pas abattre malgré les travaux qui ont défiguré la rue Principale. Ils profitent même de la situation pour organiser un « beach party »!

L’événement le Grand Pique-nique magogois est de retour pour une deuxième édition et l’événement gratuit aura lieu le samedi 3 août, en plein cœur du chantier et dans le parc des Braves.

L’activité organisée par Todd Pouliot et Eric Ethier est présentée par Germain Lapalme & fils, en collaboration avec la Ville de Magog.

 « On va faire venir du sable en plein milieu de la rue Principale. Il y aura une pataugeoire, des jeux gonflables, de la musique et beaucoup d’autres surprises. Ça va être la fiesta! » lance l’homme d’affaires Todd Pouliot avec son enthousiasme habituel.

Son acolyte, le directeur des opérations chez Média Spec, Éric Ethier, se souvient « du plaisir » qu’ils avaient eu à organiser la première édition l’an dernier. « Ça risque d’être d’autant plus spécial cette année, puisqu’on a décidé de s’installer au centre-ville. »

« Il s’agira d’une expérience unique en plein cœur du plus gros chantier de Magog! » fait-il valoir. 

Les organisateurs ont prévu étendre du sable sur la rue Principale, une pataugeoire et des jeux gonflables pour les enfants ainsi que de la musique pour l’ambiance.

« Un honneur »

Le copropriétaire de Germain Lapalme & fils, Gérald Lapalme, trouve d’ailleurs que cette idée a bien du sens, lui qui travaille au quotidien sur le chantier de la rue Principale. « C’est un honneur de nous associer à cet événement et de faire notre part pour aider les commerçants. Les travaux vont bien et il s’agit d’une excellente façon de souligner les avancements », mentionne-t-il.

La mairesse suppléante, Nathalie Pelletier, y voit une belle occasion de faire rayonner le centre-ville. « Il s’agit d’une superbe initiative provenant directement du milieu. Je suis persuadée que le Grand Pique-nique magogois deviendra une tradition et qu’il connaîtra encore une fois un excellent succès. Petits et grands sont invités à festoyer avec nous et à encourager les commerçants qui, depuis le début des travaux, sont toujours là pour nous accueillir à bras ouverts! » dit-elle dans un communiqué de presse. 

Les activités auront lieu dès 13 h et se poursuivront jusqu’à 22 h. En cas de pluie, l’événement sera remis au lendemain, soit le dimanche 4 août. 

Rappelons que pour faciliter l’accès au centre-ville, une navette est disponible gratuitement pour les citoyens et les touristes désirant effectuer le trajet entre le stationnement du Moulin et le parc des Braves. L’horaire de la navette est disponible au centrevillemagog.ca/navette.

Rappelons que la veille, un feu d’artifice aura lieu dans le ciel de Magog, organisé par le restaurateur Renaud Légaré.

Affaires

Loblaw admet s’être montrée trop «zélée» avec les algorithmes

La plus grande chaîne d’épiceries et de pharmacies du pays a vu les ventes de ses magasins ouverts depuis au moins un an stagner au plus récent trimestre, admettant s’être montrée «trop zélée» dans son recours aux algorithmes utilisant les données des consommateurs, ce qui a nui à ses profits.

Loblaw, établie à Brampton, en Ontario, a dévoilé mercredi un bénéfice de 286 millions $ au deuxième trimestre, essentiellement inchangé par rapport au même trimestre l’an dernier.

Toutefois, les ventes des magasins comparables, un indicateur clé du commerce de détail, n’ont augmenté que de 0,6 % dans ses enseignes d’alimentation, qui comprennent notamment Loblaws, Provigo, Maxi & Cie et l’InterMarché. La croissance des ventes des magasins ouverts depuis au moins un an a ralenti par rapport à la même période l’an dernier, alors que cet indicateur montrait une hausse de 0,8 %.

Au plus récent trimestre, le trafic dans ce segment a diminué, mais la taille du panier des consommateurs a augmenté.

«Nous ne sommes pas satisfaits de cette performance», a observé mercredi la présidente des Compagnies Loblaw, Sarah Davis, lors d’une conférence téléphonique avec les analystes.

La faible croissance des ventes chez les épiciers est survenue alors que la société s’appuyait sur des algorithmes axés sur la rentabilité et l’accroissement des marges — soit la différence entre les revenus et les coûts des produits —, ce qui a réduit l’attention portée sur les promotions pour attirer les clients dans les magasins.

«Nous nous sommes retrouvés avec un moins grand nombre de produits en promotion dans nos circulaires», a-t-elle noté à propos de cette stratégie, ce qui a nui aux ventes.

Loblaw a commencé à utiliser des stratégies soutenues par les données au premier trimestre de 2018, d’abord dans sa division des marchés puis dans d’autres catégories, puisqu’elle a enregistré des résultats positifs avec des améliorations dans ses marges, a-t-elle expliqué. Au troisième trimestre de cet exercice, certains éléments de la technologie étaient également intégrés à la division des rabais de Loblaw.

«Nous savons exactement ce que nous avons fait, et nous nous sommes concentrés sur l’amélioration des marges», a-t-elle affirmé au cours de la conférence, alors que des analystes s’interrogeaient sur les faibles performances des ventes comparables. «Et dans l’excitation de voir des améliorations de marge dans certaines catégories alors que nous commencions à mettre en œuvre certains algorithmes, nous avons été trop zélés.»  

actualités

Marché immobilier stable et vigoureux en Estrie

Le prix des propriétés sherbrookoises a globalement augmenté de 0,4 % au deuxième trimestre de 2019, selon la dernière étude sur le prix des maisons réalisée par Royal LePage. Si cette légère hausse ne semble pas significative, elle laisse toutefois transparaître la vigueur du marché, selon le directeur et propriétaire de Royal LePage Evolution, Jean-François Bérubé.

Alors que les prix des propriétés sont restés relativement stables (-0,3 %) pour les maisons de plain-pied, ils ont augmenté de 1 % du côté des maisons à deux étages, soit le type de propriété le plus recherché par les jeunes familles et le plus en demande à Sherbrooke.

« Si on prend juste les statistiques du deuxième trimestre, ça semble banal en apparence, mais en réalité, ce qu’il faut comprendre, c’est que juste de stabiliser l’augmentation qu’on a connue dans la dernière année, que ce soit pour la valeur ou le nombre d’unités vendues, c’est déjà un exploit en soi et ça démontre la vigueur du marché actuellement. Moi, ça fait 22 ans que je suis dans le domaine, et je dirais qu’on est dans une période très, très positive. On a déjà connu des temps pas mal plus difficiles ! » se réjouit M. Bérubé.

Économie solide

Cette consolidation de plusieurs hausses consécutives découlerait de l’économie, qui se porte très bien, selon le directeur. En plus des nombreux chantiers et projets en développement à Sherbrooke, le faible taux de chômage partout au Québec ainsi que les faibles taux d’intérêt joueraient également en faveur du marché. « Selon nous, il y a aussi probablement une hausse des salaires moyens qui se dessine, parce que malgré l’augmentation des prix des propriétés, on voit une demande tout aussi forte », ajoute M. Bérubé.

Royal LePage prévoit ainsi que les prochains mois suivront la tendance du deuxième trimestre, avec la continuité de l’équilibre entre l’offre et la demande malgré l’accélération prévue de l’appréciation des prix de propriétés.

« Le marché a été secoué récemment par les baby-boomers, qui ont commencé à vendre leur résidence principale pour aller vers les condos et le locatif, mais pour l’instant, notre marché a très bien géré la migration des baby-boomers », renchérit-il.

Positif partout

« Ce qui est particulier, c’est que le marché de l’Estrie se porte vraiment bien, mais le marché du Québec aussi... Le marché du Québec est celui qui va le mieux au Canada, actuellement ! On n’est pas habitués que ce soit bon comme ça », souligne le directeur.

Ce qui est particulier, c’est que le marché de l’Estrie se porte vraiment bien, mais le marché du Québec aussi.

Par rapport à l’Estrie, il ajoute que la région suit souvent ce qui se passe à Montréal : « Quand le marché montréalais va bien, on se retrouve avec une réalité où ce n’est pas rare que certains se retournent pour acheter une résidence secondaire en Estrie ou faire des investissements en immobilier, par exemple, donc ça a vraiment un impact direct dans notre marché à Sherbrooke. »

Techno

Facebook: amende record de 5 G$

WASHINGTON — L’étau se resserre sur les géants d’Internet avec la décision des autorités fédérales américaines de brider Facebook dans le traitement de ses précieuses données d’utilisateurs et avec le lancement par Washington d’une vaste enquête sur la toute-puissance de ces acteurs, dominants sur leurs marchés respectifs.

Une amende record de 5 milliards de dollars, un comité indépendant pour contrôler la protection de la vie privée, et l’engagement de la responsabilité personnelle de Mark Zuckerberg : les sanctions imposées par l’agence américaine de protection des consommateurs (FTC) au premier réseau social du monde vont bien au-delà des pénalités précédentes.

C’est une amende «historique», la plus importante jamais imposée pour violation de la vie privée des consommateurs, d’après un communiqué publié mercredi par la FTC, qui accuse le puissant réseau social d’avoir «trompé» ses utilisateurs sur leur capacité à contrôler leurs informations personnelles.

L’accord «est conçu non seulement pour punir d’éventuelles violations futures, mais aussi, et surtout, pour changer entièrement la culture de Facebook sur la vie privée», affirme la FTC.

«Personnellement responsable»

«Facebook a systématiquement échoué à se mettre en conformité», a déclaré Joseph Simons, président de la FTC, sur la chaîne CNBC. «C’est pour cette raison que nous leur imposons une approche de type “ceintures et bretelles”, avec de multiples outils de mise en conformité qui se superposent les uns aux autres».

Le groupe devra vérifier que tout nouveau produit ou service remplit les critères de respect de la vie privée avant d’entrer en fonction, y compris pour Instagram ou ses messageries WhatsApp et Messenger.

Mark Zuckerberg, fondateur et président de l’entreprise tentaculaire, a dû accepter de céder une petite partie de son contrôle absolu avec la mise en place d’un comité indépendant sur la protection de la vie privée, dont les membres «ne peuvent être licenciés que par une majorité des membres du conseil d’administration de Facebook», précise le régulateur.

«La décision l’oblige à garantir personnellement, tous les trimestres, que la société s’est conformée à l’accord», explique M. Simons, faute de quoi il s’exposerait à des sanctions au civil et au pénal».

«Cet accord va nécessiter un changement fondamental dans notre façon de travailler. Le degré de responsabilité mis en place par cet accord va plus loin que la loi américaine», a réagi Facebook dans un communiqué. «Nous espérons que ce sera un modèle pour tout le secteur».

«Trop peu, trop tard»

Mais la décision de la FTC a été fraîchement accueillie. Deux de ses membres et de nombreux responsables politiques et associations la considèrent comme insuffisante, voire inefficace.

«Les infractions flagrantes de Facebook sont la conséquence directe de leur modèle économique fondé sur la surveillance de masse et la manipulation. Cette action vient bénir ce modèle. Cet accord ne résout pas le problème», a tweeté Rohit Chopra, membre démocrate de la FTC, qui a voté contre l’accord avec son autre collègue démocrate.

«Cette décision n’oblige pas Facebook à changer fondamentalement sa façon de collecter et d’utiliser nos données», affirme également Charlotte Slaiman, pour l’association Public Knowledge.

Facebook a par ailleurs accepté de payer 100 millions de dollars d’amende dans le cadre d’un accord avec le régulateur boursier pour déclarations trompeuses.

L’enquête de la FTC avait été ouverte après les révélations en mars 2018 de fuites massives vers la firme britannique Cambridge Analytica, qui travaillait pour la campagne de Donald Trump en 2016 et a détourné les données personnelles de dizaines de millions d’utilisateurs dans le monde.

Concurrence réduite

Même si l’amende record n’affectera pas vraiment la santé financière de Facebook — qui a réalisé 22 milliards de dollars de bénéfice en 2018 —, cette décision signale un mouvement généralisé des autorités fédérales américaines pour endiguer l’expansion des géants de l’Internet.

Ces derniers ont acquis au fil des années un contrôle colossal sur la vie quotidienne des citoyens.

Avec Google, Amazon et sans doute d’autres sociétés riches en données d’utilisateurs comme Twitter ou Apple, Facebook va maintenant faire face à une enquête menacée par le ministère américain de la Justice pour déterminer si les géants des réseaux sociaux, des moteurs de recherche et du commerce en ligne sont devenus trop puissants.

Les autorités veulent déterminer comment ces entreprises sont parvenues à devenir aussi incontournables sur leur marché et si elles ont eu recours à des pratiques «ayant réduit la concurrence, empêché l’innovation ou affecté les consommateurs».

Mais les analystes doutent à ce stade que cette enquête ne conduise à des démantèlements. «Je ne pense pas que les États-Unis soient sérieusement enclins à démembrer ces sociétés, parce qu’ils ont encore plus peur que les entreprises chinoises ne deviennent encore plus grosses», a relevé Patrick Moorhead, fondateur du cabinet Moor Insights & Strategy.

Affaires

Bell acquiert le réseau de télévision généraliste V

Déjà bien présent dans le paysage télévisuel au Québec, Bell achète la chaîne généraliste francophone V des mains de Groupe V Média, ouvrant du même coup un autre front dans sa rivalité avec Québecor.

Au petit écran, les deux conglomérats s’affrontaient déjà dans certains créneaux spécialisés, dont le sport, mais dans la langue de Molière, Bell ne possédait pas une chaîne généraliste, contrairement à son rival, propriétaire de TVA.

«Je pense que cette acquisition nous amène à concurrencer encore mieux notre plus proche rival», a expliqué mercredi la présidente de Bell Média pour le Québec, Karine Moses, au cours d’une entrevue téléphonique à laquelle participait aussi le président et fondateur de Groupe V Média, Maxime Rémillard.

L’entente, dont les détails financiers n’ont pas été dévoilés et qui sera assurément scrutée par les autorités fédérales, comprend aussi le service de vidéo sur demande Noovo.ca. et le site 25 Stanley. Groupe V Média conservera les chaînes spécialisées Max et Elle Fictions - qui remplace MusiquePlus. Environ 165 employés sont concernées, mais ni Bell ni Groupe V Média n’ont voulu spéculer sur leur avenir.

Alors que les plateformes comme Netflix viennent chambouler les habitudes de visionnement, Bell, qui détient notamment le Réseau des sports, Canal D, Canal Vie, Z, VRAK, Investigation, Super Écran, Cinépop et la chaîne anglophone CTV Montréal, estime pouvoir gagner son pari en «mettant à profit sa machine».

«On croit en la télévision conventionnelle, a dit Mme Moses. C’est un actif (V) qui manquait à notre portefeuille. Les chaînes conventionnelles sont des véhicules importants pour les producteurs indépendants québécois.»

Bell Média se présente comme le «plus important radiodiffuseur du Québec avec 25 stations dans 14 collectivités».

La dirigeante de Bell Média au Québec a bon espoir d’obtenir un feu vert du Conseil de la radiodiffusion et des télécommunications canadiennes (CRTC), qui avait bloqué, l’an dernier, l’achat des chaînes spécialisées Historia et Séries+ auprès de Corus. L’organisme fédéral avait également refusé la demande du conglomérat qui voulait réduire son budget de contenu original francophone.

Selon Mme Moses, l’entreprise détient des parts de marché d’environ 16 pour cent dans le marché télévisuel québécois. Elles passeraient à près de 22 pour cent avec V, ce qui est bien loin du «Groupe TVA, avec près de 37 ou 38 pour cent».

Dans un courriel, le CRTC a indiqué ne pas avoir encore reçu de demande afin d’analyser la transaction, soulignant qu’il traitera «sans délai» toute transaction permettant à une seule entité de contrôler moins de 35 pour cent du marché télévisuel.

Contexte difficile

Pour l’année se terminant le 26 août 2018, Groupe V Média a affiché une perte d’exploitation de 2,4 millions $, d’après des données du CRTC, qui ne détaille pas la performance de chaque chaîne. En 2017, la perte s’était chiffrée à 2,8 millions $.

«L’industrie des médias est en profonde mutation, a dit M. Rémillard, dont le groupe avait mis la main sur la chaîne généraliste en 2008 alors qu’elle portait le nom de TQS. Pour un groupe indépendant, c’est de plus en plus difficile. Je crois que l’avenir appartient aux groupes qui seront intégrés verticalement.»

Groupe V Média avait été épaulé par Investissement Québec (IQ) - le bras financier de l’État québécois -, la Caisse de dépôt et placement du Québec et le Fonds de solidarité FTQ en 2014. Ceux-ci avaient acquis ensemble une participation totalisant 45 pour cent.

Les trois investisseurs institutionnels demeureront au sein de l’entreprise, qui changera de nom et qui continuera d’exploiter ses deux chaînes spécialisées. Même si le montant de la transaction n’a pas été divulgué, M. Rémillard a affirmé que «tous les actionnaires étaient heureux».

«Au niveau de la valeur totale, il n’y aura pas de pertes pour la population, a dit le ministre de l’Économie, Pierre Fitzgibbon, en marge d’une annonce à Montréal. Selon notre évaluation de la valeur, c’est un profit qui serait fait par IQ.»

En septembre 2014, c’est une somme de 7,5 millions $ qui avait été injectée par IQ dans le capital-actions de Groupe V Média.

Des plus et des moins

Dans un contexte où les géants numériques étrangers sont de plus en plus présents, voir un joueur canadien «lever la main» pour acheter une «petite chaîne généraliste» constitue une bonne nouvelle, a estimé Pierre C. Bélanger, professeur titulaire au département de communications de l’Université d’Ottawa.

«C’est sain pour l’avenir de l’industrie, a-t-il estimé au cours d’un entretien téléphonique. La concurrence va s’accroître et les joueurs seront appelés à élever leur jeu d’un cran.»

Son collègue Marc-François Bernier, qui enseigne au Département de communication de la même institution, a toutefois rappelé que la concentration médiatique ne constituait jamais une nouvelle positive pour une «société démocratique».

Si le CRTC donne son aval, le professeur espère que l’organisme fédéral retirera les privilèges qui avaient été accordés à V au cours des dernières années.

«Il n’y avait pas de salle de nouvelles chez V, a rappelé M. Bernier. La chaîne achète en grande partie des nouvelles produites par d’autres. Si le CRTC laisse Bell prendre possession de V, il faudra imposer des conditions similaires à celles de TVA, comme avoir des salles de presse et faire de l’information publique.»