Actualités

Vivre de sa passion du latex

Depuis quelques années, France Allard vit de sa passion pour le latex. Celle-ci crée des masques artistiques qui sont vendus à un large spectre de professionnels et à des amateurs de BDSM. De Saint-Hyacinthe, la dame confectionne des masques plus artistiques, qui sortent de l’ordinaire.

Ses masques, qui sont 100 % québécois, sont vendus un peu partout à travers le monde. « J’ai des amis dans le monde fétichiste. Un jour, un ami m’a demandé de réparer son chandail de latex. C’est comme ça que j’ai été en contact avec la matière et que je suis tombée amoureuse. Je suis allée voir ce qui se faisait comme vêtements et accessoires, et j’ai vu qu’il manquait quelque chose. Il n’y avait rien de délicat, de féminin. Je trouvais qu’il manquait de beauté », explique France Allard, qui est, selon elle, la seule au Québec à exploiter cette facette de la mode et désexualiser la matière.

Mme Allard a démissionné de son travail de gestion dans une entreprise pour démarrer son entreprise MKL, qui existe depuis 2016. Celle-ci dessert plusieurs types de clients. « J’ai une partie de ma clientèle qui est fétichiste, mais ce sont des fétichistes qui recherchent des produits de luxe. Mes produits sont plus chers, mais sont faits à la main. J’ai une clientèle qui pratique le cosplay, des gens qui dessinent leur masque sur une feuille de papier et je crée leur masque pour eux. Il y a aussi des photographes et des mannequins qui achètent mes masques », indique celle qui a des clients en Angleterre, en Australie, en France et qui vend certains produits dans des boutiques de vêtements alternatifs aux États-Unis et au Canada. Ses créations ont même été étudiées par une université américaine.

Qu’aime-t-elle du latex ? « Moi j’aime le côté restrictif, j’ai l’impression que quelqu’un me tient dans ses bras. Je suis au chaud. L’odeur et le look. Mon plaisir, c’est de me sentir bien et d’aimer ce que le miroir me renvoie, chose que je n’ai pas en jeans et en t-shirt », exprime-t-elle. 

Mme Allard fréquente les donjons environ une fois par saison. « Cet environnement est sécuritaire. Nous arrivons quelque part où, peu importe qui et comment nous sommes, on est acceptés. C’est pourquoi les endroits existent. C’est le fun d’échanger. J’aime parler aux gens par rapport à qui je suis vraiment. Quand j’étais directrice, quand on me demandait ce que j’avais fait lors de la fin de semaine, je répondais “rien”. Mais au fond, j’étais partie au Texas durant trois jours pour faire un événement de latex. Je ne pouvais pas en parler. J’avais plus à perdre qu’à gagner », résume-t-elle. 

Actualités

Le Restaurant Le Plus fermé pour une période indéterminée

Après près de trente ans d’activité, le Restaurant Le Plus a fermé ses portes, cette semaine, privant de revenus une dizaine de personnes. Selon nos informations, la propriétaire éprouverait des difficultés financières.

Quelques employés auraient reçu un message texte mercredi soir, vers 21 h 45, dans lequel on les avisait de la fermeture immédiate du restaurant. Le mot s’est ensuite propagé au sein du personnel.

Affaires

Groupe Top Resto veut devenir un joueur d'envergure à Québec

«Nous ne sommes pas des restaurateurs, nous sommes des hommes d’affaires. Si vous me demandez de préparer tous les cocktails, je suis incapable!»

Au fil des dernières années, avec son associé Marc-Antoine Beauchesne, l’homme d’affaires Carl Desruisseaux s’est entouré de plusieurs spécialistes dans le domaine de la restauration afin de développer de nouveaux concepts. Aujourd’hui, Groupe Top Resto appuie encore sur le champignon pour devenir un joueur d’envergure dans la capitale. 

L’an dernier, l’entreprise a mis au monde le pub anglais London Jack, dans le quartier Saint-Roch. 

En 2019, deux petits nouveaux vont voir le jour en mai. La taverne italienne le Birra & Basta dans les anciens locaux de la Champagnerie, sur la rue Saint-Joseph, ainsi qu’un nouveau concept de restaurant et distillerie baptisé La Maison Livernois, dans le Vieux-Québec, où des recettes maison de gins et de vodka seront au menu.

La facture pour ces deux chantiers devrait osciller aux alentours du million $. Chaque établissement embauchera d’une quarantaine de personnes.

250 employés

Propriétaire du Pub du Parvis dans Saint-Roch — son paternel était avant lui aussi actionnaire dans l’établissement — l’homme d’affaires Carl Desruisseaux s’est associé il y a environ cinq ans avec Marc-Antoine Beauchesne, un jeune homme spécialiste en finance. 

De fil en aiguille, le duo a lancé différents concepts, comme le London Jack, le Batinse et le Zolé! Cuisine mexicaine. Ils sont aussi devenus propriétaires du Pub St-Patrick. Avec leurs nouveaux projets, la famille devrait compter cet été environ 250 travailleurs.

Parlant du Batinse, qui ouvrait seulement ses portes durant la période estivale, c’est à cet endroit que la direction a choisi d’installer son nouveau concept de distillerie avec restaurant. On retrouvera sur le menu des classiques de pub, comme des hamburgers, mais aussi huit plats inspirés de saveurs du monde. 

Les travaux de rénovation du local situé au 1200, rue Saint-Jean sont commencés depuis plusieurs semaines.

L’endroit pourra compter sur une terrasse d’une cinquantaine de places, en plus de quelque 90 places à l’intérieur. 

Le nom La Maison Livernois est inspiré d’une famille qui a déjà été très impliquée dans ce secteur de la ville, racontent au Soleil les entrepreneurs. Elle a notamment fondé le premier studio de photographie à Québec en 1854 dans l’édifice qui héberge aujourd’hui le Pub Saint-Patrick.

Chaque gin et vodka brassés par le Groupe Top Resto portera le nom de l’un des membres de cette famille. Le premier étant le gin Jules-Ernest. Trois recettes sont déjà élaborées. Il reste toutefois à obtenir encore certains permis avant de lancer la production. Elle se fera dans une distillerie du Québec. 

«Le but est de faire revivre la famille Livernois à travers notre concept», note M. Desruisseaux, qui ne prévoit pas offrir à court terme ses produits sur les tablettes de la Société des alcools du Québec. Il n’écarte toutefois pas cette possibilité. Cela va dépendre de l’engouement.

«En plus de la nourriture, on veut être un endroit de dégustation. Il va y avoir plusieurs sortes de gins québécois. Il va aussi y avoir un laboratoire pour éduquer les gens. Nous allons être ouverts 12 mois par année, ce qui n’était pas le cas avec le Batinse», poursuit-il.

actualité

5000 emplois de plus en Estrie en 2018

L’Estrie figure au sein des régions québécoises qui enregistrent une croissance de l’emploi en 2018 par rapport à l’année précédente.

Avec un total de 161 500 emplois, on observe une progression de 5000 postes de plus que l’an dernier, pour une augmentation de 3,2 pour cent. Sur dix ans (de 2008 à 2018), la hausse est de 11 900 emplois, soit une majoration de 8 pour cent.

Ces chiffres proviennent de l’Institut de la statistique du Québec, à la suite de la publication des données officielles finales pour 2018 de l’Enquête sur la population active de Statistique Canada.

On estime à 169 400 personnes la populaton dite active. Elle était en hausse de 2,8 pour cent par rapport à 2017. Sur dix ans, on parle d’une croissance de 10 500 individus ( + 6.6 %). 

En 2018, le Québec enregistre une progression de 38 900 emplois en moyenne (+ 0,9 %) par rapport à 2017. Il s’agit d’une hausse pour une quatrième année consécutive. Le nombre d’emplois atteint ainsi 4 262 200 en 2018.

Les régions administratives du Québec n’ont pas contribué de la même manière à l’évolution de l’emploi en 2018, la moitié des régions ayant soutenu la croissance de l’emploi, alors que l’autre moitié y ayant mis un frein. Avec une croissance respective de 22 600 et de 17 100 entre 2017 et 2018, les régions de Montréal et de Laval présentent les plus fortes hausses de l’emploi parmi toutes les régions et sont les moteurs de la croissance de l’emploi au Québec en 2018.  Les régions de Lanaudière (–8 600) et de la Capitale-Nationale (–6 800) affichent les baisses les plus importantes. 

Comparativement à 2008, le Québec compte 379 500 emplois de plus. Au cours de la période 2008-2018, la majorité des régions, soit douze sur seize, affichent une croissance de l’emploi. Les régions du Bas-Saint-Laurent, de la Gaspésie−Îles-de-la-Madeleine et du Saguenay−Lac-Saint-Jean montrent un repli de l’emploi, tandis que celle de la Mauricie enregistre une faible variation. Près du tiers de la hausse de l’emploi au Québec durant cette période s’observe à Montréal (+119 700).

En 2018, le taux d’emploi s’élève de 45,1% à 65,3% dans les régions du Québec. Par rapport à 2017, la région du Bas-Saint-Laurent ainsi que celle de Laval enregistrent une hausse notable de plus de 4 points de pourcentage du taux d’emploi, alors qu’un recul de 2 points de pourcentage et plus est noté dans la région de la Gaspésie−Île-de-la-Madeleine, de Lanaudière, du Saguenay−Lac-Saint-Jean ainsi que dans celle du Centre-du-Québec. Ce taux est de 1,4 % en Estrie.

En 2018, les régions du Québec affichent un taux de chômage se situant entre 3,2% et 13,1%. Par rapport à 2017, il recule dans toutes les régions, sauf en Gaspésie–Îles-de-la-Madeleine (+1,2 point) et dans Lanaudière (+0,2 point). La Capitale-Nationale (4,1%), la Chaudière-Appalaches (3,3%), la Montérégie (4,5%), l’Estrie (4,7%) et l’Abitibi-Témiscamingue (3,8%) ont un taux de chômage inférieur à la moyenne québécoise (5,5%). À l’opposé, la région de Montréal (7,2%) ainsi que celle de la Gaspésie–Îles-de-la-Madeleine (12,9%) présentent un taux plus élevé. Pour les autres régions, le taux de chômage n’est pas statistiquement différent de celui de l’ensemble du Québec.

Au cours de la période 2008-2018, le taux d’emploi augmente de plus de 4 points de pourcentage dans la région de l’Abitibi-Témiscamingue et dans celle de la Côte-Nord et Nord-du-Québec; à l’opposé, il fléchit de plus de 4 points en Outaouais. Les autres régions enregistrent une variation se situant entre –3,8 points et 1,6 point de pourcentage. La baisse est infime en Estrie, avec – 0,5 point.

Quant au taux de chômage, il fléchit dans toutes les régions par rapport à 2008, la plus forte baisse s’observant dans la région de la Côte-Nord-et-Nord-du-Québec (– 6,1 points) ainsi que dans celle de la Gaspésie−Îles-de-la-Madeleine (–4,6 points). La Capitale-Nationale qui affiche le plus faible taux de chômage parmi toutes les régions présente la plus faible baisse du taux de chômage au cours des dix dernières années. L’Estrie revendique une baisse de 1,2 point pour la même période.


Actualités

Fermeture de Sural: ABI remet en question ses opérations

Bécancour — Alors que la poursuite des négociations était porteuse d’espoir pour les lockoutés de l’Aluminerie de Bécancour, voilà que la fermeture de Sural vient jeter un pavé dans la mare. En effet, dans une communication interne datée du 13 février, la direction d’ABI évoque des questionnements quant aux opérations futures d’ABI et de sa fonderie.

«Nous aurons à adapter certaines opérations à cette nouvelle réalité dans les jours à venir et ferons le point prochainement sur les ajustements nécessaires à court terme», peut-on lire dans cette correspondance dont Le Nouvelliste a obtenu copie.

À lire aussi: Sural au bord de la faillite: «Je trouve ça bien triste»

Affaires

Canada Goose ouvre une seconde usine au Québec

TORONTO — Le fabricant de parkas de luxe Canada Goose ouvrira une huitième usine de fabrication au Canada avec une nouvelle installation dans l’arrondissement montréalais d’Ahuntsic-Cartierville - la deuxième au Québec.

La société établie à Toronto a indiqué jeudi que l’usine de Montréal entraînerait la création de 300 emplois et permettrait d’accueillir environ 650 travailleurs une fois qu’elle fonctionnera au maximum de sa capacité, d’ici la fin de 2020.

Entre-temps, l’usine de 10 680 mètres carrés sera opérationnelle d’ici la fin mars et emploiera déjà plus de 100 personnes, a précisé l’entreprise.

«Le secteur montréalais de Chabanel était autrefois une pièce maîtresse de la fabrication de vêtements au Canada, mais cette tendance a été érodée par la transition (vers la fabrication) à l’étranger, à la recherche de meilleures marges. Certaines marques ont leur siège social en ville et ne profitent pas de la grande histoire et du potentiel de ce secteur», a souligné le chef de la direction de Canada Goose, Dani Reiss, a déclaré lors d’une conférence téléphonique avec des analystes financiers.

«C’est l’occasion idéale pour nous de reconstruire et de revitaliser l’industrie de la coupe et de la couture, et d’avoir un impact durable sur la communauté.»

La première usine québécoise de l’entreprise, ouverte en 2017, se trouve à Boisbriand et emploie aujourd’hui plus de 500 personnes.

Canada Goose intégrera son programme de formation national à la nouvelle usine montréalaise, qui offrira des cours de coutures aux employés potentiels en coopération avec Montréal International. À la fin des cours, les apprentis obtiendront «instantanément» une occasion d’emploi à temps plein au sein de l’entreprise.

Résultats supérieurs aux attentes

Canada Goose a affiché jeudi un bénéfice supérieur aux attentes pour son plus récent trimestre et a relevé ses prévisions financières pour l’année.

La société a engrangé un profit de 103,4 millions $, ou 93 cents par action, pour le trimestre terminé le 31 décembre. Cela représente une croissance par rapport au bénéfice de 63 millions $, ou 56 cents par action, au même trimestre un an plus tôt.

Les revenus du troisième trimestre de la société s’élèvent à 399,3 millions $, contre 265,9 millions $ un an plus tôt.

Les analystes tablaient en moyenne sur un bénéfice de 81 cents par action pour le trimestre, selon les prévisions recueillies par Thomson Reuters Eikon.

M. Reiss a attribué une partie de cette augmentation à la vigueur des offres de commerce électronique de la société, notamment avec sa présence sur la populaire plateforme Tmall, exploitée par la société chinoise Alibaba.

Même si elle n’offre aucune promotion, Canada Goose se classe parmi les 10 meilleures marques sur la plateforme lors du jour des célibataires - soit le 11 novembre, en Chine. Cette journée de congé a été créée dans les années 1990 par des étudiants de l’Université de Nanjing qui se révoltaient contre la Saint-Valentin. Elle est désormais la plus grande journée de magasinage de l’année à l’échelle internationale.

Au cours des dernières années, Canada Goose s’est concentrée sur le marché asiatique pour stimuler sa croissance, en ouvrant des magasins à Pékin et à Hong Kong, ainsi qu’un bureau régional à Shanghai.

L’ouverture d’un magasin à Pékin a eu lieu alors qu’un certain sentiment anti-canadien prenait de l’ampleur en Chine, dans la foulée de l’arrestation de la directrice financière de Huawei Technologies, Meng Wanzhou, à Vancouver. Dans les deux semaines qui ont suivi cette arrestation, l’action de Canada Goose a chuté d’environ 20 pour cent.

Mais M. Reiss a insisté sur le fait que l’expansion chinoise de la société s’était bien déroulée et que la réputation de la marque était toujours intacte à l’étranger.

«Nous restons très optimistes et enthousiastes à propos de la Chine (...) Nous savons que la demande sur ce marché est énorme», a-t-il déclaré, faisant référence aux longues files d’attente à l’extérieur des magasins chinois.

Compte tenu de cette vigueur du marché chinois, Canada Goose a relevé ses prévisions de revenus et de bénéfices pour son exercice 2019.

La société s’attend maintenant à une croissance de 35 pour cent à 40 pour cent de ses revenus, comparativement à une croissance d’au moins 30 pour cent dans ses prévisions précédentes.

La croissance annuelle du résultat net ajusté par action devrait également progresser d’entre 45 pour cent à 50 pour cent, alors que la prévision précédente visant une croissance d’au moins 40 pour cent.

Affaires

Attentes dépassées pour Bombardier

MONTRÉAL — Bombardier a dépassé les attentes au quatrième trimestre, ce qui faisait décoller son action en Bourse, mais des défis au sein de sa division ferroviaire l’obligent à céder du terrain à la Caisse de dépôt et placement du Québec (CDPQ).

Les cibles fixées - qui ne sont pas dévoilées publiquement - n’ayant pas été atteintes, la participation de l’institution dans Bombardier Transport a grimpé de 2,5 points de pourcentage pour s’établir à 30 pour cent, soit le seuil original dans le cadre de son investissement de 1,5 milliard $ US effectué en 2015.

L’accord prévoit que la participation des deux parties est ajustée en fonction de la performance de cette division.

Ce pas de recul pourrait vraisemblablement inciter l’entreprise québécoise à jouer de patience avant de décider de racheter la participation de la CDPQ, ce qu’elle peut désormais faire, dans Bombardier Transport.

«Nous continuons d’évaluer nos options, a dit son chef de la direction financière, John Di Bert, au cours d’une conférence téléphonique, jeudi. Il n’y a pas d’urgence dans l’immédiat.»

Alors que Bombardier entre dans la dernière année de son plan de redressement, qui doit culminer en 2020, elle tente de surmonter une série de problèmes découlant de projets de grande envergure en France, en Suisse, à Toronto et à New York.

Dans le but d’accélérer la production, l’entreprise a déployé beaucoup plus de ressources dans ses usines, ce qui avait plombé ses flux de trésorerie.

Son président et chef de la direction, Alain Bellemare, a voulu calmer le jeu en ce qui à trait aux cinq projets jugés problématiques, affirmant qu’ils ne témoignaient pas d’un problème «systémique».

«Je comprends que cela crée une déception», a-t-il néanmoins concédé.

En janvier, citant des problèmes de qualité, les Chemins de fer fédéraux suisses (CFF) avaient notamment décidé de cesser d’accepter des trains livrés par Bombardier dans le cadre d’un contrat de 1,9 milliard $ US.

Bombardier a néanmoins semblé calmer certaines inquiétudes en affichant des flux de trésorerie de 1,04 milliard $ US au quatrième trimestre. Les analystes tablaient sur une cible d’environ 896 millions $.

Selon Benoit Poirier, de Desjardins Marchés des capitaux, le constructeur d’avions et de trains a été en mesure de calmer certaines craintes entourant sa division ferroviaire.

«La direction prévoit récupérer intégralement le montant de 300 millions $ US à 400 millions $ US affecté à son fonds de roulement (lié aux contrats problématiques) pendant la deuxième moitié de l’année», a écrit l’analyste dans un rapport.

La multinationale s’attend à tourner la page sur trois des contrats problématiques cette année, alors que les livraisons aux CFF et à la société allemande Deutsche Bahn devraient s’échelonner jusqu’en 2020.

La semaine dernière, Bombardier a également procédé à un autre changement à la tête de sa division ferroviaire en confiant les commandes à Danny Di Perna, qui prend la relève de Laurent Troger, après plus de trois ans en poste.

Des profits

En plus de réitérer ses prévisions pour l’exercice 2019, Bombardier a renoué avec la rentabilité au quatrième trimestre, affichant un profit net de 55 millions $ US, ou deux cents US par action, par rapport à une perte nette de 188 millions $ US, ou neuf cents US par action, il y a un an.

Le chiffre d’affaires a reculé de sept pour cent, à 4,3 milliards $ US. Du côté de Bombardier Transport, les revenus ont été de 2,16 milliards $ US, en baisse de 10 pour cent, ce que la société a attribué à une baisse de la production liée à certains contrats.

En excluant les éléments non récurrents, le profit ajusté s’est établi à 149 millions $ US, ou cinq cents US par action, soit trois cents US de plus que ce qui était anticipé par les analystes sondés par Thomson Reuters Eikon.

Cette performance trimestrielle a fait décoller l’action de l’entreprise à la Bourse de Toronto, où elle a pris 47 cents, soit 23 pour cent, pour clôturer à 2,51 $.

«L’entreprise garde le cap sur ses cibles en 2019 et 2020, a souligné l’analyste Fadi Chamoun, dans un rapport. Les investisseurs étaient prudents et les nous nous attendons à ce que ces résultats soient bien reçus.»

Bombardier est également sortie du rouge au terme de l’exercice 2018 en affichant un bénéfice net de 318 millions $ US, ou 9 cents US par action, par rapport à une perte nette de 525 millions $ US, ou 24 cents US par action, en 2017.

C’est la première fois depuis 2013 que la société termine l’année en dégageant un profit net.

Le chiffre d’affaires - qui doit être d’environ 20 milliards $ US en 2020 - a progressé de trois pour cent, à 16,2 milliards $ US.

Affaires

Club Med dans Charlevoix bientôt lancé [VIDÉO]

Club Med démarrera officiellement au cours des prochains jours la construction de son complexe de 120 millions $, dans Charlevoix. Par ailleurs, la chaîne française entame son processus de réservation pour les groupes corporatifs.

Mercredi, la direction de Club Med pour l’Amérique du Nord a fait le point avec les médias sur le développement immobilier quatre saisons au Massif de Petite-Rivière-Saint-François. L’ouverture est toujours prévue pour décembre 2020 et aucun dépassement de coûts n’est prévu, et ce, malgré le fait que le chantier pour l’aménagement du site ait été arrêté cet automne par le ministère de l’Environnement.

Actualités

Sural au bord de la faillite: «Je trouve ça bien triste»

Bécancour — Autre coup dur dans le parc industriel et portuaire de Bécancour. Après le lock-out qui se poursuit à l’ABI, voilà que Produits laminés Sural Canada et Sural Québec inc. ont annoncé l’arrêt de la production aux usines de Bécancour et Victoriaville, provoquant la perte de 100 emplois. Avec des dettes totalisant 142 millions $, dont 40 millions uniquement envers Alcoa, les deux compagnies ont informé le syndicat et les travailleurs qu’elles s’étaient placées sous la protection de la Loi sur les arrangements avec les créanciers des compagnies (LACC), avec PricewaterhouseCoopers Inc. comme contrôleur.

«Je trouve ça bien triste, dans l’optique où notre deuxième créneau de développement, c’était la transformation de produits de base qu’on produit dans le parc industriel. C’est dommage que ça arrive comme ça. Je suis bien déçu de tout ça. On n’est pas capable d’en coller deux de suite. J’espère que l’usine va être récupérée par quelqu’un quelque part. On a des avantages qui font que cette entreprise-là est intéressante et qu’il y a quelqu’un qui va probablement reprendre. En tout cas, je le souhaite beaucoup», a commenté le maire de Bécancour, Jean-Guy Dubois, qui venait à peine de se réjouir d’un éventuel règlement du conflit à l’Aluminerie de Bécancour.

Le Syndicat des Métallos suivra la situation de près, autant dans la perspective d’une restructuration, souhaitable, que d’une faillite. Il fera tout en son pouvoir pour que les travailleurs obtiennent les sommes qui leur sont dues, soit les montants pour les vacances accumulées, les paies en suspens ainsi que toute autre somme due à titre d’indemnité de cessation d’emploi.

«On se doutait un petit peu que ça n’allait pas bien depuis plusieurs semaines. Tant que la clé n’est pas dans la porte, il y a tout le temps de l’espoir. Mais là, il n’y en a plus. On va essayer de trouver des acheteurs si c’est possible là-dedans, s’il y a un marché pour ce genre d’entreprise. On va travailler là-dessus», a confié au Nouvelliste le directeur québécois des Métallos, Alain Croteau. 

«Nous accompagnerons nos membres dans cette épreuve pour qu’ils puissent réclamer ce que la compagnie leur doit. Le programme de protection des salariés devrait notamment leur permettre éventuellement, s’il y a bel et bien faillite, de récupérer jusqu’à 7148 $», renchérit-il.

Affaires

Des investissements de 5,9 M $ pour l’employabilité des jeunes

L’organisme sherbrookois Actions interculturelles a reçu mardi un engagement ferme du gouvernement fédéral pour poursuivre ses projets visant l’intégration en emploi des 16-30 ans, issus ou non des communautés culturelles.

Depuis trois ans et pour une année encore, ces programmes totalisant des investissements de près de 5,9 M$ du fédéral ont permis d’aider 473 jeunes à acquérir des compétences favorisant leur employabilité et à trouver un premier emploi, au Québec et en Ontario où Actions interculturelles a également des bureaux.

Le ministre du Patrimoine canadien et du Multiculturalisme Pablo Rodriguez et la ministre du Développement international et de la Francophonie Marie-Claude Bibeau s’étaient déplacés dans les locaux de l’organisme, mardi matin à Sherbrooke, pour saluer ces résultats et confirmer le versement du financement.

« Dans le cadre de ces projets, nous atteignons après six mois d’expérience pratique un taux de rétention des employés de 80 à 90 %, a relaté le directeur général d’Actions interculturelles Mohamed Soulami. Ce sont des résultats largement supérieurs aux objectifs fixés. Le succès des projets se confirme autant au Québec qu’en Ontario. Ces programmes répondent parfaitement aux besoins des jeunes d’acquérir une première expérience de travail et de s’intégrer sur les plans social et professionnel. »

Arrivé de sa Russie natale à Sherbrooke en mai dernier, Qambar Ali Qadam a témoigné que l’emploi à temps partiel qu’il a pu trouver chez Cordé électrique grâce au programme Connexion compétences et malgré son français encore laborieux, lui permet également de poursuivre ses cours de francisation et de mettre en pratique ce qu’il apprend.

Jeune diplômée en travail social à l’Université de Sherbrooke, Emmanuelle Carthy a relaté pour sa part ses difficultés à décrocher un premier emploi à cause de son manque d’expérience et comment, par le biais du programme Objectif carrière, elle a pu s’intégrer chez TDAH Estrie.  

« Un des objectifs de ce financement, c’est justement de briser le cercle vicieux du ‘‘t’as pas d’expérience, t’as pas de job; t’as pas de job, t’a pas d’expérience’’ », a illustré le ministre Rodriguez en faisant valoir qu’Actions interculturelles obtient également une bonne rétention dans la région des jeunes issus des communautés culturelles.

« Quand on signe avec des entreprises, a conclu M. Soulami, on ne signe pas juste avec elles. On signe des ententes tripartites avec les entreprises et les participants pour faire en sorte que dès les premiers jours on ne travaille pas juste pour l’expérience de six mois, mais pour la rétention. C’est notre secret qui fait en sorte qu’on dépasse nos objectifs. (...)Il nous fait plaisir de faire ce partenariat avec Emploi et Développement de la main-d’œuvre et du Travail Canada et d’amener ces programmes à réaliser leur mission qui est aussi notre mission de favoriser l’intégration des personnes immigrantes. »