Affaires

Le resto Eggsplus ferme ses portes

Le restaurant Eggsplus, situé dans le secteur de Saint-Élie, a fermé ses portes il y a une semaine.

La bannière posée en haut du restaurant a été retirée. Dans les fenêtres qui ont été couvertes de papier, on peut lire « Fermé temporairement » sur des affiches qui ont été posées.

On peut également y lire que tous les certificats cadeaux qui ont été vendus par le restaurateur seront acceptés jusqu’au 28 février dans les deux restaurants de Sherbrooke de Ben & Florentine (situés sur Galt Ouest et 12e Avenue Nord).

Il ne s’agit pourtant pas du même propriétaire. « Le restaurant Eggsplus était situé dans un local du Groupe Laroche, tout comme mes deux restaurants Ben & Florentine de Sherbrooke. Ce sont les gens du Groupe Laroche qui m’ont proposé d’accepter les certificats cadeaux d’Eggsplus pour me donner une visibilité et attirer de nouveaux clients dans mes restaurants », explique la propriétaire des deux Ben & Florentine de Sherbrooke, Audrey-Ann Marcotte.

Est-ce qu’un Ben & Florentine pourrait naître dans ce secteur de Sherbrooke? « Il n’y a pas eu de discussion en ce sens-là, mais je trouve que c’est un beau spot de Sherbrooke. Je vais certainement avoir des discussions avec le Groupe Laroche », explique Mme Marcotte.

Du côté du restaurant Eggsplus, personne n’a retourné les appels logés par La Tribune pour expliquer les causes de cette fermeture ni pour détailler si le restaurant pourrait rouvrir ses portes éventuellement.

Affaires

Partenariat transpacifique: une entente sans les États-Unis

OTTAWA - Le Canada et les dix autres membres du défunt Partenariat transpacifique (PTP) se sont entendus mardi à Tokyo sur une version amendée de l’accord commercial, un an après le retrait des États-Unis.

La nouvelle mouture de l’entente accorde au Canada un accès élargi au gigantesque marché japonais. Avec le départ des États-Unis, le Japon devient le joueur central de cette alliance commerciale qui regroupe onze pays dans les deux hémisphères, et qui comprend les deux voisins des Américains, mais pas la Chine.

L’entente offrira au Canada un meilleur accès au marché japonais, ce qui sera une bonne nouvelle pour les producteurs agricoles, forestiers et de fruits de mer, selon un responsable canadien. Le Canada protégera aussi le secteur culturel grâce à des lettres d’entente juridiquement contraignantes avec chacun des signataires, a indiqué ce responsable. Comme ce qui était prévu dans le PTP original, le nouvel accord prévoit que le Canada offrira un accès de 3,25 pour cent à son secteur laitier, de 2,3 pour cent du marché des oeufs et de 2,1 pour cent de celui du poulet.

La nouvelle entente, intervenue après deux journées de négociations intensives à Tokyo, a été saluée par le ministre canadien du Commerce international, François-Philippe Champagne.

«Nous sommes heureux de confirmer que, dans nos négociations avec le Japon, nous avons obtenu des résultats importants en ce qui concerne la culture, l’amélioration des dispositions relatives aux voitures, ainsi que la suspension de nombreuses dispositions touchant la propriété intellectuelle qui étaient source de préoccupation pour les intervenants canadiens», a indiqué M. Champagne dans un communiqué.

Ce Partenariat transpacifique global et progressiste (PTPGP) pourrait être paraphé au début du mois de mars par les pays membres: le Canada, le Japon, le Mexique, l’Australie, Brunei, le Chili, la Malaisie, la Nouvelle-Zélande, le Pérou, Singapour et le Vietnam.

Au chapitre des pièces automobiles, le Canada aurait réussi à arracher un accord bilatéral avec le Japon pour résoudre les barrières non tarifaires, notamment un mécanisme exécutoire de règlement des différends, selon un responsable canadien. Une autre entente bilatérale aurait été conclue avec la Malaisie pour ajuster les règles d’origine, et l’on mettait la dernière main à une autre entente bilatérale avec l’Australie.

«Geste stupide»

Mais pour l’Association canadienne des fabricants de pièces automobiles, Ottawa adopte ainsi la voie diamétralement opposée à celle que souhaitent prendre les États-Unis, principal client des Canadiens, au beau milieu de délicates négociations pour le renouvellement de l’Accord de libre-échange nord-américain (ALÉNA).

Le président de l’association, Flavio Volpe, rappelle que Washington souhaite davantage de contenu américain dans les véhicules automobiles, et surtout écarter les Chinois de ce marché. Or, le nouveau Partenariat transpacifique réduirait selon lui le «contenu local» et ouvrirait en fait la porte aux fabricants de pièces de pays, comme la Chine, qui ne font pas partie de l’alliance.

«On ne pourrait pas faire un geste aussi stupide à un moment aussi crucial», a lancé M. Volpe, mardi. Il accuse le ministre Champagne de vouloir léguer à la postérité un accord à tout prix, au beau milieu de négociations beaucoup plus déterminantes sur l’ALÉNA. «On court après les trophées», soutient-il.

Le Canada, deuxième plus importante économie de cette alliance, était considéré par plusieurs comme l’empêcheur de tourner en rond dans ces négociations. Lors du sommet de la Coopération économique Asie-Pacifique (APEC), en novembre au Vietnam, le premier ministre Justin Trudeau avait refusé de signer une entente de principe sur un «PTP à 11», à la suite du retrait des États-Unis. Le Canada souhaitait plutôt en profiter pour continuer les négociations afin d’améliorer l’entente, paraphée par le précédent gouvernement conservateur.

Au cours des derniers mois, le premier ministre a discuté du PTP chaque fois qu’il a eu des conversations avec les dirigeants des autres pays partenaires, a indiqué un responsable. Selon ce même représentant, M. Trudeau a demandé au président de la Commission économique de Vancouver, Ian McKay, d’assister aux négociations de cette semaine au Japon. M. McKay, un ancien directeur national du Parti libéral du Canada, a une «connaissance approfondie» du monde des affaires au Japon, a ajouté la source.

Flavio Volpe estime toutefois qu’à la fin de l’exercice, le Canada a cédé à la pression de pays qui voulaient absolument conclure une entente, sans obtenir beaucoup plus en retour. Car en risquant de perdre le marché américain, «on gagne quoi? La Nouvelle-Zélande? Ce vaste marché que nous avions toujours rêvé de percer?», ironise M. Volpe.

Affaires

Souris Mini fermera huit boutiques

D’ici le 4 février, Souris Mini fermera huit boutiques au Québec, dont celle de la rue Saint-Jean dans le Vieux-Québec.

Une décision qui s’inscrit parmi les premières mesures de restructuration adoptées par l’entreprise de Québec spécialisée dans la vente de vêtements, de meubles, d’accessoires et de cosmétiques pour les enfants.

Par ailleurs, des investisseurs se sont pointés le bout du nez, ces dernières semaines, pour examiner la possibilité d’investir dans Souris Mini ou encore pour s’en porter acquéreurs.

Souris Mini et ses filiales Les Boutiques Souris Mini et Souris Mini International, rappelons-le, se sont placés, le 1er décembre, sous la protection de la Loi sur les arrangements avec les créanciers des compagnies. L’entreprise qui fait travailler environ 350 personnes, dont 255 dans ses 29 boutiques, est dans une mauvaise passe financière et doit 17 millions $ à ses créanciers.

La semaine dernière, le contrôleur désigné par le tribunal a déposé, devant la Cour supérieure, son premier rapport sur l’état de la situation chez Souris Mini. Les propriétaires Annie Bellavance et Steeve Beaudet sont déterminés à présenter un plan d’arrangement à leurs créanciers au printemps. La semaine dernière, la Cour supérieure a prolongé jusqu’au 31 mars le délai permettant à Souris Mini de peaufiner son plan de redressement.

Treize boutiques non rentables

Le rapport du contrôleur Andrew Adessky de la firme Richter Groupe Conseil révèle que les dirigeants de Souris Mini ont identifié 13 boutiques non rentables. «Des avis de résiliation ont, à ce jour, été envoyés relativement à huit boutiques», écrit-il dans son rapport datant du 12 janvier consulté par Le Soleil.

En plus de la boutique de la rue Saint-Jean dans le Vieux-Québec, sept autres établissements sont visés par cette mesure de redressement soit ceux des Galeries de Hullà Gatineau, du Carrefour du Nord-Ouest à Val-D’Or, des Promenades Drummondville, aux Factoreries Tremblant à Mont-Tremblant, du Méga Centre Notre-Dame à Laval, des Galeries Rive-Nord à Repentigny et du Centre commercial Fairview à Montréal.

«La fermeture de ces boutiques est prévue entre le 15 janvier et le 4 février et les loyers seront acquittés jusqu’à ce que les locaux soient vacants», précise le contrôleur en signalant que les préavis de licenciement avaient été émis aux employés touchés par les fermetures.

En ce qui a trait aux cinq autres boutiques jugées non rentables, Souris Mini est en discussion avec les propriétaires des centres commerciaux dans l’espoir d’apporter des amendements aux baux «qui, si les locateurs y consentaient, pourraient permettre à ces commerces de recouvrer leur rentabilité et, le cas échéant, d’éviter leur fermeture.»

Toujours dans un effort de redressement de sa situation financière, Souris-Mini a réduit ses frais administratifs notamment en abolissant dix postes à son siège social situé sur la rue Esther-Blondin à Québec. L’objectif est de réduire les dépenses annuelles d’environ 1,3 million $.

Par ailleurs, Souris Mini examine le bien-fondé de vendre HFM, sa division d’uniformes scolaires.

Des programmes d’escomptes ont aussi été mis en place pour liquider les stocks excédentaires dans l’espoir de générer des liquidités.

Par ailleurs, dans son rapport, le contrôleur note que des «investisseurs potentiels» s’étaient manifestés pour investir des sous dans Souris-Mini ou pour en faire l’acquisition. «Il est prématuré à ce stade de commenter sur les suites qui pourraient être données à ces approches préliminaires.»

Perte de 1,4 million $ en 2017

Selon le document du contrôleur transmis à la Cour supérieure, les difficultés financières de l’entreprise fondée en 1986 résultent de la baisse des ventes en boutique due au ralentissement économique généralisé dans le commerce au détail compensée par une augmentation des ventes de liquidation d’inventaire en ligne à moindre marge; des taux de change défavorables, d’une baisse marquée de la marge brute depuis 2015 et de l’endettement élevé (17 millions $) de Souris Mini.

Pour l’année financière terminée le 31 mars 2017, la perte nette du détaillant s’élevait à 1,4 million $.

«La situation financière de Souris Mini a continué à se détériorer au cours de la période du 1er avril au 20 octobre 2017, les ventes d’automne 2017 étant en deçà de ses attentes. En effet, pour la période de sept mois terminée le 28 octobre 2017, Souris Mini a subi une perte d’exploitation de 1,7 million $».

De plus, Andrew Adessky prend soin de mentionner que les ventes en ligne avaient bondi de 8 % comparativement à la même période en 2016. «Il est important de noter que le succès des ventes en ligne se fait, dans plusieurs cas, au détriment des ventes dans les boutiques avec une marge brute inférieure.»

Affaires

Fini Nutrinor au McDonald’s

McDonald’s Canada centralise son approvisionnement en lait et crème, faisant perdre d’importants contrats à des entreprises situées dans différentes régions du pays.

La direction de la chaîne de restauration rapide aurait décidé de faire affaire exclusivement avec la firme Martin Brower Canada, qui travaille avec Saputo. Le géant québécois deviendrait ainsi le seul fournisseur laitier des restaurants McDonald’s. Martin Brower est le plus grand distributeur de produits au monde pour les restaurants McDonald’s.

La direction de la chaîne de restauration n’a pas confirmé cette information. L’équipe de relations publiques de McDonald’s n’a pas répondu à la demande logée par Le Quotidien.

Au Saguenay-Lac-Saint-Jean, c’est Nutrinor qui alimentait la quinzaine de restaurants. C’est encore le logo de la coopérative régionale qu’on retrouve sur les petits contenants de lait. Mais Nutrinor aurait fait sa dernière livraison de lait il y a plusieurs jours. 

Jointe lundi en fin de journée, la responsable des communications, Élisabeth Gaudreault, confirme la fin du contrat. Cette dernière a cependant préféré ne pas commenter davantage pour le moment. 

La décision de centraliser l’approvisionnement n’aurait pas fait l’unanimité. Selon des informations obtenues par Le Quotidien, certains franchisés de la province auraient tenté de convaincre la direction nationale de conserver les partenariats avec différents transformateurs. Les restaurants McDonald’s achetaient près de 300 000 litres de lait transformé en région. 

Estrie

Phase deux pour la Coop d'habitation Le Moulin des Cèdres

La Coopérative d'habitation Le Moulin des Cèdres à Weedon est prête à passer à sa phase deux, un agrandissement de 20 logements destinés aux aînés.

Une assemblée publique d'information aura lieu à ce sujet, lundi à 19 h, au Centre communautaire de Weedon.

« À l'heure actuelle, il y a 12 logements. On est prêt à passer à la phase deux du projet et on veut le faire en ajoutant 20 logements », explique Lucienne Gravel, une citoyenne impliquée dans la communauté depuis des années. « La population réagit très positivement, à 95 % environ. »

L'idée d'une deuxième phase avait été lancée dès la construction de la coopérative, il y a 25 ans. Devant la demande qui augmente chaque année, Mme Gravel et son équipe de bénévoles ont déterminé qu'il était temps de passer à l'action. Ils sont à l'œuvre depuis le mois de novembre. « C'est crucial pour notre village, dit-elle, c'est un projet urgent. »

Les unités additionnelles permettraient non seulement de retenir à Weedon plus de personnes âgées qui cherchent un logement, mais aussi d'offrir des services de cafétéria, d'ascenseur, de salle commune et de sécurité. « Pour avoir une cuisine, il faut avoir un certain nombre d'unités. Ça nous permettrait aussi d'avoir une salle communautaire », explique-t-elle.

Carole Ouellette, de la Coopérative d'habitation des Cantons de l'Est, est chargée de projet pour la phase deux. Deux conseillères municipales font partie du comité ainsi qu'un certain nombre de professionnels aux compétences différentes.

Les acteurs gouvernementaux ont été interpellés. « Des rencontres ont été faites avec le maire et le directeur général de la MRC. On est tous sur la même longueur d'onde pour l'instant », estime Mme Gravel.

Affaires

Un projet de 100 usines en Chine pour Enerkem

Les projets explosent pour la compagnie Enerkem en Chine où un projet de construction de plus de 100 usines de biocarburants d’ici 2035.

L’entreprise qui a vu le jour en Estrie a annoncé la signature d’une entente avec Sinobioway Group, évaluée à plus de 125 M$ CA, sous forme d’investissement dans le capital-actions d’Enerkem inc., de revenus de licences, de fabrication et de vente d’équipement.

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L’annonce de la création de cette coentreprise majeure  a été faite en présence de Philippe Couillard, premier ministre du Québec, durant sa mission commerciale en Chine.
Sinobioway, un conglomérat phare de la bioindustrie en Chine, permettra à Enerkem d’accélérer sa croissance mondiale en ouvrant le marché chinois à la technologie ultramoderne de transformation de matières résiduelles en biocarburants d’Enerkem, soutient-on.
Cette coentreprise contribuera au développement d’une économie propre, réduisant ainsi la pollution de l’air en produisant des carburants renouvelables à partir de déchets non recyclables en Chine.
« Notre technologie novatrice propre produit des carburants de transport à faible empreinte carbone et offre une solution de gestion durable des déchets qui sont indispensables pour aider la Chine à atteindre ses objectifs de lutte aux changements climatiques», a déclaré Vincent Chornet, président et chef de la direction d’Enerkem.
«Nous sommes fiers de collaborer avec un partenaire de premier plan de la bioindustrie en Chine afin d’étendre notre présence commerciale. »
Sinobioway est une entreprise chinoise engagée dans la bioéconomie. Ce groupe investit principalement dans les domaines de la bioénergie, de la protection bioenvironnementale, de la biomédecin et la bioagriculture.
Comptant 4000 employés, il représente l’un des trois groupes industriels principaux affiliés à l’université de Pékin. L’entreprise a été fondée en 1992 et son siège social se situe à Beijing, en Chine.
Ce partenariat aidera Sinobioway à répondre aux engagements du pays en ce qui a trait à la réduction des émissions de gaz à effet de serre et à la transition vers les énergies renouvelables, a déclaré Dr Aihua Pan, président de Sinobioway.
Fondée au début des années 2000 à Sherbrooke, Enerkem exploite une usine à Westbury en Estrie. L’usine Enerkem Alberta Biofuels située à Edmonton produit du biocarburant.


Sports

Un complexe sportif à Asbestos dès la fin du mois

L’équipe de Sports CBA est constituée de cinq amateurs de sports qui ont décidé de faire de leur passion un métier. Grâce à leur initiative, les gens d’Asbestos et des environs pourront bientôt profiter d’un complexe sportif muni d’une surface multifonctionnelle et d’un bar sportif.

Le nouveau bâtiment sera situé juste à côté de l’aréna Connie-Dion, en face du nouveau Tim Horton’s, à l’entrée de la ville d’Asbestos. Le projet a reçu un très bel accueil de même que le soutien de la ville.

« Il va y avoir une surface multifonctionnelle intérieure pour pouvoir jouer au tennis, au volleyball, au soccer, au dek hockey, au pickleball… Il va aussi y avoir un enclos pour le baseball, qui se transforme pour les jeux de washer et de pétanque intérieure », explique Marc-Antoine Côté de Sports CBA, confiant de rallier des sportifs de tous les âges.

Sa conjointe et lui sont à l’origine de Sports CBA, qui offre la location mobile de divers matériel sportif. Leur ami Francis Corriveau est également propriétaire de la compagnie. Comme le projet a pris de l’ampleur, ils sont maintenant cinq associés et amis à s’impliquer, tous originaires et résidants d’Asbestos.

Un bar sportif et un magasin de sport opéré par Sports Trans-Action de Sherbrooke complèteront les services offerts. Le chantier est en cours depuis quelques semaines et on prévoit l’ouverture de la surface multifonctionnelle, d’une superficie de 55 pieds par 100 pieds, pour le 27 janvier, en prévision du début des ligues de dek hockey le 29 janvier.

Le complexe d’environ 14 000 pieds carrés est estimé à 1,2 M et nécessitera une dizaine d’employés. Pour ce projet, Sport CBA reçoit 15 000 $ en subvention de la MRC des Sources et 80 000 $ en prêt. La SADC des Sources participe aussi pour un prêt de 100 000 $ et la Caisse Desjardins des Sources a octroyé un prêt de 750 000 $ au projet.

« Asbestos bouge, Asbestos grandit, Asbestos vit, et ce projet en est non seulement la preuve, mais c’est aussi le témoin qu’on a des jeunes actifs et déterminés à Asbestos. Ce projet est issu d’une étude de marché et d’investigations sérieuses, réalisées par Marc-Antoine Côté et ses partenaires, qui ont démontré que nous avons la clientèle pour de telles installations chez-nous » se réjouit le maire d’Asbestos, Hugues Grimard.

Conséquemment à une réponse positive de la clientèle, la jeune équipe aimerait offrir dans le futur des surfaces de jeux extérieurs dans un style de plage.

Et pour celui qui pratique des sports depuis l’âge de quatre ans, il était important d’offrir aux plus petits des occasions de faire du sport.

« Il va y avoir un programme d’initiation au dek hockey. De zéro à cinq ans, ça va être gratuit. On pense aussi aux parents qui ont moins de budget. Lorsqu’ils ont essayé et qu’ils aiment le sport, c’est plus motivant d’investir », confie M. Côté.

Monde

Dépenser 130 000 $ pour voir l’épave du Titanic

SAINT-JEAN — Certains amoureux du risque ayant des portefeuilles bien garnis pourront bientôt se lancer dans une aventure inusitée.

Ils auront, en effet, la chance de pouvoir inspecter de près l’épave du tristement célèbre Titanic.

L’expédition s’amorcera à Saint-Jean, à Terre-Neuve-et-Labrador, en juin. Pour espérer s’y joindre, il faut avoir les moyens de verser la coquette somme de 130 000 $!

Les participants auront tous la possibilité de passer sept jours à bord du vaisseau de recherche de la compagnie OceanGate, une entreprise privée basée aux États-Unis.

Chacun d’entre eux aura au moins une occasion de se retrouver à proximité de l’épave pendant une période de six à neuf heures en prenant place à bord d’un petit sous-marin pouvant accueillir cinq personnes à la fois.

Les aventuriers, qui se sont déjà joints à la mission, sont âgés de 23 à 75 ans.

Ils proviennent d’un peu partout sur le globe, y compris de l’Europe, de l’Asie et de l’Océanie.

Comme l’horaire de l’expédition a été modifié par le passé, trois places, qui étaient auparavant occupées, sont désormais libres.

Selon le meneur de la mission et président-directeur général d’OceanGate, Stockton Rush, il ne s’agira pas d’un petit voyage d’agrément. D’après lui, les participants devront tous être en grande forme pour ne pas perdre leurs moyens au moment où ils se retrouveront à proximité de l’épave du Titanic à environ 4000 mètres de profondeur.

Ce paquebot, qui avait la réputation d’être insubmersible, avait coulé après avoir percuté un iceberg lors de son voyage inaugural.

Le drame était survenu dans la nuit du 14 au 15 avril 1912 et plus de 1500 personnes avaient malheureusement péri.

Affaires

Près de 1 M$ pour soutenir les entreprises de la MRC des Sources

La MRC des Sources bénéficiera d’un fonds local de solidarité (FLS) de tout près d’un million de dollars afin de favoriser les projets de démarrage d’entreprise et d’expansion sur le territoire de la MRC.

La Fédération québécoise des municipalités (FQM) a reçu 3,5 millions de dollars de la part du gouvernement du Québec afin de mettre sur pieds 35 fonds locaux de solidarité (FLS) dans les territoires non desservis. C’est ainsi que la MRC des Sources bénéficie d’une contribution de 100 000 $ de la FQM pour la mise en place d’un tel fonds.

À ce soutien financier s’ajoutent la participation de la société en commandite Fonds locaux de solidarité FTQ avec un crédit variable à l’investissement de 750 000 $ ainsi que de la MRC et de Desjardins, contribuant chacun pour 50 000 $. Avec l’ensemble des contributions, le fond atteint donc près de 1 M$.

La députée de Richmond, Karine Vallières, a dévoilé la nouvelle jeudi matin.

« Je suis extrêmement heureux de constater le soutien de ces partenaires d’envergure dans la mise en place de ce nouveau levier financier pour la région. Comme nous, ils croient au potentiel des entrepreneurs des Sources. Nous avons maintenant tous les atouts en main pour faire prospérer notre territoire », estime le préfet de la MRC des Sources et maire d’Asbestos, Hugues Grimard.

« Ce fonds local de solidarité était très attendu et il s’ajoute au coffre à outils dont notre milieu dispose désormais. On crée ainsi de véritables leviers pour nos PME », souligne de son côté Mme Vallières.

Le FLS a pour mission d’accélérer la réalisation de projets de démarrage, d’expansion et d’acquisition d’entreprises sur le territoire de la MRC. Il permettra notamment aux entrepreneurs d’accéder à d’autres sources de financement comme un prêt conventionnel d’une institution financière, une subvention, une mise de fonds ou un autre capital d’appoint. Une entreprise pourra recevoir un investissement maximal de 100 000 $ de la part du fonds.

Les demandes de financement peuvent d’ailleurs être transmises dès maintenant auprès de la MRC des Sources.

« Né d’un partenariat entre le Fonds de solidarité FTQ et la Fédération québécoise des municipalités, le réseau des Fonds locaux de solidarité est un modèle de développement économique local qui a fait ses preuves. Les entrepreneurs de la MRC des Sources qui ont des projets ambitieux et audacieux ont maintenant accès aux FLS pour le financement de leur PME en démarrage et en croissance », explique Éric Desaulniers de la société en commandite Fonds locaux de solidarité FTQ.

Actualités

Well Inc.: l’immobilier risque de souffrir

L’inoccupation des espaces à bureaux est actuellement de 9,6 % à Sherbrooke. À l’heure où l’ajout de bureaux, de logements et de commerces est proposé dans le projet Well inc., cette statistique est jugée « en équilibre ». C’est ce que révèle « L’Étude de situation du contexte immobilier et économique et perspectives » réalisée par le Groupe Altus et rendue publique cette semaine.

Le document laisse entendre que la croissance du nombre de ménages d’ici 2031 est limitée, souligne le taux de vacance des espaces à bureaux et estime qu’il serait préférable de limiter l’implantation de nouveaux commerces au centre-ville, à l’exception des restaurants.

On y lit notamment, à propos des édifices à bureaux, que « dans l’ensemble de Sherbrooke, le taux de vacance est plus faible (3,1 %) dans les espaces à bureaux de grande superficie (plus de 1000 m2). Dans le secteur à l’étude, le taux de vacance de ces espaces est de 4,1 %. Ceci indique une certaine sous-offre pour des locaux de grande superficie dans la région ».

On relève que les rues Wellington Nord et Sud comptent déjà un nombre non négligeable d’espaces de bureaux vacants, soit 21 % pour la portion Nord et 13 % pour la portion Sud. Ils ont toutefois tous une superficie inférieure à 1000 m2.

On souligne aussi que, selon le site internet de la société immobilière IMMEX, « le taux d’inoccupation de leurs immeubles à bureaux construits au cours des cinq dernières années est de 21,7 % en moyenne ». Pour le 3200-A rue King Ouest, le complexe Le Baron, construit en 2015, l’étude fait état d’un taux de disponibilité des espaces à bureaux de 47,45 %.

Dans les conclusions de l’étude, on rapporte donc que la part du projet Well inc. devrait être de 1223 mètres carrés par année. « La construction de davantage de pieds carrés affectera le taux de vacance de Sherbrooke. »

Le regroupement des bureaux du CIUSSS n’est pas comptabilisé dans les données, mais si les locaux laissés vacants étaient intégrés au marché privé, le taux de vacance augmenterait davantage.

Du point de vue commercial, les superficies envisageables pour de nouveaux commerces sont inférieures aux standards du marché dans tous les domaines, sauf la restauration. « Un relativement grand nombre de travailleurs et/ou (sic) résidants est requis pour justifier l’implantation de nouveaux commerces de proximité.

« Le secteur de la restauration pourrait contribuer au positionnement distinct du pôle centre-ville dans l’esprit des résidants de Sherbrooke. [...] Considérant l’introduction relativement faible de nouvelles populations prévue dans le secteur Well inc., nous ne recommandons l’implantation de nouveaux commerces qu’au rez-de-chaussée du projet phare (NDLR : projet du consortium) et dans la boutique Royer déjà annoncée. »

En matière de population, on estime effectivement qu’environ 500 nouveaux ménages s’installeront à Sherbrooke chaque année, tout en notant que le taux d’inoccupation des logements se situait à 6,4 % en 2016. Dans le district Centre, ce taux était plutôt de 5,9 %.

Le poids des ménages ayant une personne de 75 ans ou plus à leur tête pourrait presque doubler d’ici 2021, alors que le poids des ménages de moins de 35 ans passera de 23 % à 18 %.

« Il faut bâtir des programmes incitatifs », croit Philippe Cadieux

« L’étude démontre que si on conserve la même situation économique, nous devrons travailler fort pour que Well inc. fonctionne. Mais le concept de Well inc., c’est d’essayer de mettre en place un écosystème qui donnera envie de créer de la richesse plutôt que d’entraîner un déplacement des ressources. » C’est une des nuances qu’apporte Philippe Cadieux, responsable des partenariats publics pour le Quartier Well inc., à propos de l’étude du Groupe Altus.

Vrai que les résultats de l’étude, pris seuls, pourraient amener à conclure que les employés qui travailleront dans les bureaux du centre-ville auront simplement été déplacés d’un autre secteur de la ville et qu’il y aura, au final, très peu de gains, admet M. Cadieux. « Si on fait juste des bâtiments, le projet ne marchera pas. Il faut une stratégie d’ensemble. Il faut bâtir des programmes incitatifs intéressants », plaide-t-il. Et ces programmes sont en cours d’élaboration.

« Well inc. est une stratégie beaucoup plus large que de construire des pieds carrés. Il se dit plein de choses en ce moment et on perd le message. L’idée, c’est de donner une impulsion de départ, d’avoir un branding pour aller chercher des entreprises à l’extérieur. Ceux qui sont intéressés en ce moment, c’est parce qu’il y avait un projet de départ. L.P. Royer, L’Gros Luxe, ils sont venus à cause de l’impulsion. »

Philippe Cadieux appuie ses dires avec des statistiques. En octobre 2017, 21 projets avaient été traités pour une implantation dans le secteur d’intervention. De ceux-là, 11 relevaient du secteur des services et 7 de la restauration. Du total, 81 % étaient de nouveaux projets et 19 % provenaient de déplacement. Le cinquième de ces entreprises étaient issu de l’extérieur de Sherbrooke.

Les fameux programmes incitatifs peuvent se traduire par un congé de taxes, par un programme de création d’emplois qui soutiendra les entreprises qui créeront de la richesse. « Il faut montrer que Sherbrooke est la place la plus intéressante pour investir. Dans le cadre d’un programme de création d’emplois, la cible utilisée généralement est de 80 % de nouveaux emplois. Voilà pourquoi le démarchage à l’extérieur de Sherbrooke est extrêmement important. Nous sommes en compétition avec l’ensemble des villes du Québec pour créer les conditions propices au succès économique de Sherbrooke. »

M. Cadieux ne peut chiffrer la valeur de ces programmes incitatifs, mentionnant que ce sera aux élus de statuer. « Le projet sera présenté dans son ensemble au conseil municipal et les élus seront souverains. Nous avons relevé ce qui se fait dans toutes les villes du Québec et les programmes qui fonctionnent se font sur une courte durée et sont assez agressifs. L’idée, ce n’est pas juste de donner de l’argent, mais d’aller chercher des résultats. Il ne faut pas investir à l’aveugle.

« L’objectif c’est de trouver la bonne recette pour avoir un projet rentable socialement et économiquement pour la population. »