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affaires

Deux entreprises estriennes produiront des visières protectrices

Deux entreprises de l’Estrie, eLab Extrusion de Magog et MI Intégration de Sherbrooke s’allient pour produire des visières protectrices pour les travailleurs du réseau de la santé.

La production pourrait se mettre en branle au plus tard le 20 avril et la chaîne de production pourrait produire une visière « toutes les 30 secondes ».

À LIRE AUSSI: COVID-19: du matériel de protection imaginé et fabriqué à Québec  [VIDÉO]

« Un utilisant le procédé du moulage on peut produire rapidement un gros volume, explique Olivier Lacombe, président d’eLab Extrusion. La vitesse de production peut être doublé et même quadruplé assez facilement en ajoutant des cavités ou des moules. »

Les démarches d’homologation sont en cours auprès des différentes instances. 

« On réunit toutes les informations et ils nous ont appelés hier, confirme Olivier Lacombe. On devrait avoir une visite dans les 48 h. On présume que ça peut aller à lundi et on ne leur tiendra pas rigueur si c’est le cas. Ils ont plusieurs autres choses à gérer. »

Sitôt la certification obtenue, la production de visière pourra débuter. Elle pourrait même se faire avant le 20 avril si les commandes sont au rendez-vous.

« On peut être prêt avant, mais ça dépend des commandes en fait. En ce moment on absorbe nous-mêmes les frais », indique M. Lacombe.

Dans un contexte normal, eLab Extrusion se consacre à la performance industrielle que ce soit de l’amélioration continue, de l’analyse, de la résolution de problème, de la conception d’ingénierie ou de la recherche. M.I. INTÉGRATION est quant à elle spécialisés en services collaboratifs et intégrés d’ingénierie principalement dans le secteur de l’étanchéité automobile.

Affaires

3M dit avoir reçu l’ordre de Washington de cesser d’exporter des masques N95

WASHINGTON — L’un des plus grands fabricants de produits de consommation au monde dit que la Maison-Blanche lui a demandé de cesser d’exporter des masques N95 vers le marché canadien.

La compagnie 3M, basée au Minnesota, a déclaré que l’administration Trump avait demandé qu’elle cesse d’envoyer des masques N95 au Canada et en Amérique latine.

Mais l’entreprise, qui se définit comme un fournisseur essentiel de masques pour les deux marchés, affirme que cela aurait des «implications humanitaires importantes».

Elle indique également qu’une telle décision entraînerait probablement des représailles de la part des pays touchés. Dans un tel cas, le nombre de ventilateurs disponibles aux États-Unis diminuerait, selon 3M.

L’entreprise ajoute qu’elle produit déjà autant de masques N95 que possible pour le marché américain.

La société a été critiquée jeudi par le président Donald Trump, qui a invoqué le Defense Production Act pour obliger 3M à prioriser le marché américain pour ses masques.

Cette déclaration de 3M arrive au moment où de nombreux pays sur la planète se démènent pour mettre la main sur du matériel médical essentiel pour la lutte contre la pandémie de COVID-19.

Des responsables politiques français ont d’ailleurs accusé les États-Unis d’avoir détourné une commande de masques destinée à la France, ce que l’ambassade américaine à Paris a nié vendredi.

Le premier ministre canadien Justin Trudeau a indiqué jeudi qu’il se pencherait sur des allégations similaires au sujet de masques destinés au Canada.

Affaires

Près de 500 000 reports de paiements hypothécaires demandés au Canada

TORONTO — Les six plus grandes banques du pays ont permis à leurs clients souffrant de difficultés financières en raison de la pandémie de COVID-19 de différer les paiements de plus de 10% des prêts hypothécaires de leur portefeuille, selon l’Association des banquiers canadiens.

L’association indique que près de 500 000 demandes de sursis ou de report de paiements hypothécaires ont été traitées ou sont en cours.

Les banques canadiennes ont annoncé un programme de report d’hypothèque il y a plus de deux semaines afin d’aider les personnes touchées par les mesures prises pour ralentir la propagation du nouveau coronavirus.

Les six plus grandes banques ont déclaré qu’elles autoriseraient leurs clients à reporter les paiements hypothécaires jusqu’à six mois, entre autres changements.

Plus de deux millions de Canadiens ont fait une demande d’assurance-emploi au cours des dernières semaines, dans la foulée de la pandémie de COVID-19 qui a vu des entreprises fermer leurs portes ou réduire leurs activités.

Le gouvernement fédéral a répondu à la crise avec la nouvelle Prestation canadienne d’urgence ainsi que des milliards de nouvelles dépenses pour aider l’économie et lutter contre le virus.

La Presse canadienne

TORONTO — Les six plus grandes banques du pays ont permis à leurs clients souffrant de difficultés financières en raison de la pandémie de COVID-19 de différer les paiements de plus de 10% des prêts hypothécaires de leur portefeuille, selon l’Association des banquiers canadiens.

L’association indique que près de 500 000 demandes de sursis ou de report de paiements hypothécaires ont été traitées ou sont en cours.

Les banques canadiennes ont annoncé un programme de report d’hypothèque il y a plus de deux semaines afin d’aider les personnes touchées par les mesures prises pour ralentir la propagation du nouveau coronavirus.

Les six plus grandes banques ont déclaré qu’elles autoriseraient leurs clients à reporter les paiements hypothécaires jusqu’à six mois, entre autres changements.

Plus de deux millions de Canadiens ont fait une demande d’assurance-emploi au cours des dernières semaines, dans la foulée de la pandémie de COVID-19 qui a vu des entreprises fermer leurs portes ou réduire leurs activités.

Le gouvernement fédéral a répondu à la crise avec la nouvelle Prestation canadienne d’urgence ainsi que des milliards de nouvelles dépenses pour aider l’économie et lutter contre le virus.

Affaires

Québec annonce 150 millions $ de plus pour aider les PME

Le gouvernement du Québec a annoncé vendredi de nouvelles mesures pour épauler les entreprises de la province touchées par les répercussions de la COVID-19.

Le programme Aide d’urgence aux petites et moyennes entreprises cible les PME qui éprouvent des difficultés financières en raison de la crise et qui ont besoin de liquidités d’un montant inférieur à 50 000 $ pour leur fonds de roulement.

Cette initiative s’ajoute au Programme d’action concertée temporaire pour les entreprises (PACTE) annoncé le 19 mars dernier et qui s’adresse aux entreprises ayant besoin de liquidités d’un montant supérieur à 50 000 $ pour leur fonds de roulement.

Une enveloppe initiale de 150 millions $ est mise à la disposition des MRC et territoires équivalents afin de venir en aide aux entreprises, «afin qu’elles soient en mesure de maintenir, de consolider ou de relancer leurs activités», indique-t-on dans un communiqué.

Montréal et Québec recevront respectivement 40 millions $ et 10 millions $, tandis que les autres MRC et territoires équivalents se partageront 100 millions $.

Les entreprises de tous les secteurs d’activité, y compris les coopératives, les organismes sans but lucratif et les entreprises d’économie sociale réalisant des activités commerciales sont admissibles.

Québec a également annoncé une prolongation des Fonds locaux d’investissement (FLI) de deux ans, soit jusqu’au 31 décembre 2022.

De nouvelles mesures d’assouplissement des conditions de remboursement des prêts consentis dans le cadre des FLI ont aussi été prévues. Il sera donc possible d’offrir aux entreprises un répit additionnel de trois mois pour le remboursement de leur prêt (capital et intérêts).

Ces nouvelles mesures s’ajoutent à celles annoncées le 19 mars dernier et portent à six mois la période de répit pour les entreprises.

Actualités

Coronavirus: Google va mesurer les effets du confinement

PARIS — Google va publier à partir de vendredi des statistiques issues des données de localisation de ses utilisateurs dans le monde, afin d’aider les pouvoirs publics à évaluer l’efficacité des mesures de distanciation sociale contre la COVID-19.

Téléchargeables sur un site réservé à plus de 131 pays dont la France, ces rapports doivent révéler les «tendances générales des mouvements de personnes au fil du temps et par zone géographique, dans différentes catégories d’endroits tels que les lieux de loisirs, les commerces d’alimentation, les pharmacies, les parcs, les stations de transport en commun, les lieux de travail et de résidence», selon un article sur un blogue du géant américain.

«Nous afficherons les tendances sur plusieurs semaines» sous forme d’«une augmentation ou diminution du pourcentage des visites», et non d’un nombre absolu, précise l’article signé par la directrice des produits géographiques de Google (dont Maps) Jen Fitzpatrick et la médecin en chef de Google Health Karen DeSalvo. Les informations les plus récentes dateront «de 48 à 72 heures».

«Nous espérons que ces rapports aideront [les responsables de la santé publique] à prendre des décisions sur la façon de gérer la pandémie de Covid-19. Par exemple, ces informations pourraient aider les responsables à comprendre les changements de tendances dans les déplacements essentiels, ce qui pourrait les amener à faire de nouvelles recommandations concernant les horaires d’ouverture ou les offres de services de livraison», explique Google.

Comme la détection d’embouteillages ou la mesure de la fréquentation des commerces sur Google Maps, ces rapports utilisent les données «agrégées et anonymisées» des utilisateurs Google ayant activé «l’historique des positions», qui peut être supprimé ou interrompu dans les paramètres du compte.

«Pour protéger la vie privée des personnes, aucune information personnellement identifiable, comme l’emplacement, les contacts ou les mouvements d’une personne, n’est mise à disposition», écrit Google.

Pour empêcher toute tentative d’identification d’une personne au sein de l’ensemble de données, l’entreprise a mis en oeuvre une technique statistique appelée «confidentialité différentielle» qui ajoute du «bruit» dans les données brutes tout en conservant des statistiques proches de la réalité.

Différents projets technologiques ont été lancés dans le monde pour lutter contre l’épidémie, notamment le recours aux données de localisation des opérateurs télécoms pour prévoir la propagation du virus et tracer le parcours des personnes malades, ou à des applications mobiles pour alerter les utilisateurs s’ils ont croisé la route de personnes contaminées.

Actualités

Aide fédérale: près de 900 000 Canadiens sans emploi n'y auront pas droit

OTTAWA - Près de 900 000 Canadiens tomberont entre les «craques» et n'auront pas droit à la Prestation canadienne d'urgence (PCU) ni à l'assurance-emploi dans le contexte de la COVID-19, selon une nouvelle analyse.

Le premier ministre Justin Trudeau dit qu'il est bien au courant du fait que de «nombreuses personnes vulnérables» ne se qualifieront pas pour ces programmes.

Le Centre canadien de politiques alternatives calcule qu'un tiers des Canadiens sans emploi (862 000) ne recevront aucune somme du gouvernement fédéral. Un autre 14 % (390 000) recevra du soutien, mais moins que le 500 $ par semaine que prévoit la PCU.

Le chercheur David Macdonald calcule qu'il y avait environ 2,7 millions de Canadiens au chômage à la fin du mois de mars. De ce nombre, près de 1,2 million étaient sans emploi avant le 15 mars et ne sont donc pas admissibles à la PCU.

Les prestataires de l'aide sociale qui travaillaient, mais qui ont perdu des revenus en raison de la COVID-19, pourraient devoir rembourser les paiements de la PCU à moins d'un avis contraire des provinces et des territoires, note également M. Macdonald.

Qui plus est, de nombreux autres ne contribuent pas à l'assurance-emploi et n'y sont donc pas admissibles. D'autres ne sont pas au fait de ces programmes et ne soumettront pas de demande, selon le chercheur.

Questionné au sujet de ces exceptions, le premier ministre a reconnu qu'il y en aura toujours plus à faire pour s'assurer que tous les Canadiens dans des situations de précarité reçoivent de l'aide.

«Nous allons continuer de travailler particulièrement pour aider les gens les plus vulnérables qui ont besoin d'appui pendant cette période difficile pour qu'ils puissent se protéger eux-mêmes et pour protéger la communauté», a dit M. Trudeau.

Son président du Conseil du trésor, Jean-Yves Duclos, reconnaît que les programmes fédéraux de plusieurs milliards de dollars qui ont été dévoilés dans les derniers jours sont «très significatifs», mais «imparfaits».

Puisqu'il reste encore de nombreuses zones grises, M. Duclos est d'avis que les mesures actuelles devront être précisées et que de nouvelles initiatives devront être annoncées bientôt «pour que tous puissent passer à travers de cette crise».

Affaires

COVID-19: Amazon et Instacart prennent la température de leurs employés et livreurs

SAN FRANCISCO — Thermomètres, masques et désinfectants : Amazon et Instacart ont renforcé leurs mesures de prévention sanitaires, trois jours après une grève de salariés et de livreurs qui réclamaient des protections contre le coronavirus.

«Nous prenons la température de plus de 100 000 employés par jour», a indiqué jeudi Dave Clark, vice-président d’Amazon, en charge en charge des opérations mondiales, dans un communiqué en ligne.

Les salariés ayant de la fièvre (à partir de 38° Celsius) sont renvoyés chez eux.

Le leader mondial du commerce en ligne va mettre en place ces contrôles sur tous ses sites américains et européens d’ici le début de la semaine prochaine. «Nous testerons alors des centaines de milliers de personnes chaque jour», a précisé Dave Clark.

En outre, «les millions de masques que nous avons commandés il y a des semaines sont en train d’arriver et nous les distribuons à nos équipes aussi rapidement que possible, à partir d’aujourd’hui», a-t-il continué, après avoir rappelé que les produits désinfectants étaient disponibles en permanence, même avant la pandémie.

Le service de livraison de courses à domicile Instacart va de son côté fournir à ces livreurs indépendants des kits sanitaires comportant un masque lavable en tissu, du gel hydroalcoolique pour les mains et un thermomètre qui mesure la température directement sur le front.

Lundi, des acheteurs-livreurs de la plateforme, qui permet de commander ses courses en ligne, avaient cessé le travail pour demander plus de sécurité et de meilleures conditions financières.

Plusieurs dizaines de salariés de l’entrepôt new-yorkais d’Amazon à Staten Island, au sud de Manhattan, avaient fait grève le même jour. Ils reprochaient au géant américain de ne pas prendre les mesures nécessaires pour les prémunir contre la maladie, alors que la région est devenue l’épicentre de l’épidémie de COVID-19 aux États-Unis.

Amazon avait annoncé mi-mars le recrutement aux États-Unis de 100 000 personnes pour faire face à l’explosion de la demande sur la plateforme de e-commerce, alors que les autorités ont graduellement appelé la moitié de la population mondiale à rester chez soi.

Plus de 80 000 nouveaux employés ont ainsi déjà rejoint les centres de distribution et de commandes du groupe.

Le groupe avait aussi promis que ces salariés (anciens et nouveaux) et les livreurs recevraient 2 dollars/livres/euros de plus par heure environ, une mesure évaluée à 350 millions de dollars.

Mais ce montant devrait être dépassé, «et nous en sommes ravis», a poursuivi Dave Clark.

Des ingénieurs d’Amazon spécialisés en apprentissage automatique des machines (intelligence artificielle) travaillent aussi à un système de caméras internes, conçu pour «améliorer la distanciation sociale».

«Avec plus de 1000 sites dans le monde, et tellement de mesures à mettre en place rapidement, il y aura peut-être des cas imparfaits, mais je peux vous assurer que ce seront des exceptions», a conclu le vice-président.

COVID-19

Courir solidairement au secours des personnes âgées [VIDÉO]

La pandémie force tout le monde à revoir ses habitudes, y compris les adeptes de la course à pied. À la boutique Le Coureur, la crise a permis de tisser tout un réseau de livraison solidaire auprès des personnes âgées.

La boutique de la rue King Ouest, qui poursuit la livraison de ses propres produits malgré la fermeture au public, est en voie de devenir un centre névralgique de livraison... d’épiceries.

Affaires

Wiptec hausse les salaires

Des entreprises font monter les enchères pour attirer des travailleurs en cette période de confinement contre le coronavirus.L’entreprise sherbrookoise WIPTEC offre une prime de 2$ de l’heure à ses employés et à ceux qui viendront grossir les rangs de ce spécialiste de préparation de commandes du commerce électronique.

« Nous le faisons d’abord pour ceux qui sont avec nous actuellement, pour les valoriser », explique Martin Ball, président Wiptec.

« Mais aussi pour aider au recrutement de nouveaux employés. Nous avons besoin d’une quarantaine de personnes actuellement. »

M. Ball évalue que la demande a augmenté de 1000 à 1200 pour cent par rapport à une période normale en raison de l’explosion du commerce électronique. Chez Wiptec, on compte environ 300 employés, mais on doit faire face à un taux d’absentéisme plus important que la normale, dit-il.

« Nous avons pris le taureau par les cornes. On pensait que ça ferait un temps, mais non, ça se continue. Certaines journées, c’est plus fort que durant le Black Friday! », lance-t-il.

« Nous avons pris des mesures de protection importantes pour les opérations. Par exemple, nous avons installé des rideaux d’isolation pour éviter la contamination croisée entre les employés, explique Martin Ball. C’est ce qui fait que nous sommes moins rapides actuellement. On prend le temps, c’est plus lent. Nous cherchons donc du personnel pour pallier ce ralentissement. Jusqu’à maintenant, la réponse est bonne. »

Rappelons que l’ensemble du personnel affecté à la préparation des commandes pour les magasins a été mobilisé pour celles des ventes en ligne.

Wiptec offre aux candidats de participer à des entrevues téléphoniques ou par vidéo afin de limiter le nombre de visiteurs au centre de distribution du parc industriel de Sherbrooke.

« Nous participons à la nouvelle économie. Une bonne partie de l’économie est soutenue par les ventes électroniques actuellement », analyse M. Ball.

Attitude reste en opération

Non loin de là dans le parc industriel, l’entreprise Attitude poursuit ses activités de fabrication de produits de soins corporels et ménagers naturels.

« Étant considérées comme activités manufacturières essentielles, la production et la distribution sont maintenues tout en renforçant les protocoles d’assainissement stricts mis en place dans l’usine et l’entrepôt depuis le début de cette crise sanitaire », déclare-t-on.

« Nous aimerions souligner particulièrement le travail de nos employés de l’usine, de la production et de l’expédition qui entrent chaque matin et s’assurent de mettre les bouchées doubles pour vous servir. »

Là aussi, le nombre  de commandes reçues est anormalement élevé, ajoute-t-on. Cela oblige à relever plusieurs nouveaux défis, notamment d’approvisionnement, de logistique de transport et de main-d’œuvre. « Nous déployons tous les efforts nécessaires afin de répondre à la demande de nos clients et partenaires dans le but ultime de subvenir aux besoins de la population québécoise », soutient-on.

Rappelons qu’Attitude a construit une usine au bout de la rue Robert-Boyd. L’investissement est de 15 millions $.

Les installations industrielles servent à la production et l’emballage entièrement automatisées de produits ménagers et de soins corporels.

SOS Odeurs

Pour sa part, l’entreprise sherbrookoise SOS Odeurs a obtenu l’autorisation de Santé Canada pour la mise en marché d’un gel antiseptique pour les mains. Le produit contient 70 % d’alcool éthylique.

L’entreprise entend répondre à la demande actuelle créée par les grands besoins pour le lavage des mains en cette période de propagation du coronavirus.

« La pandémie de la COVID-19 et la crise sanitaire qui en découle m’interpellent au plus haut point et je me suis personnellement engagée à faire ma part pour soutenir mes clients, nos anges gardiens de réseau de la santé et la population dans la lutte contre la propagation du coronavirus », a déclaré la présidente de SOS Odeurs, Josée Samson.

« En ces temps difficiles, nous devons prendre des initiatives et innover.»

Affaires

Sophie Brochu à la tête d'Hydro-Québec

MONTRÉAL — Elle avait décliné une première fois il y a quelques années lorsque Thierry Vandal avait quitté la tête d’Hydro-Québec en 2015, mais cette fois-ci, Sophie Brochu ne pouvait dire non lorsqu’on lui a offert le poste de présidente-directrice générale de la société d’État.

La gestionnaire âgée de 57 ans, bien connue dans le monde des affaires et pressentie parmi les personnes susceptibles de succéder à Éric Martel, a été nommée par le gouvernement Legault, mercredi, à la tête d’Hydro-Québec. Elle devient du même coup la première femme à occuper cette fonction.

Au cours d’une entrevue téléphonique, Mme Brochu a expliqué que le contexte actuel était bien différent par rapport à celui de son premier refus. Elle tablait alors sur un plan stratégique visant notamment à préparer la relève chez Énergir — dont elle a quitté la présidence à la fin de 2019.

«Quand j’ai vu que M. Martel quittait et que l’on entrait dans une période trouble [en raison de la pandémie de COVID-19], c’était impossible pour moi de demeurer sur les lignes de côté», a-t-elle raconté.

Mme Brochu entrera officiellement en fonction lundi, alors que M. Martel, après un seul mandat, retournera chez son ancien employeur Bombardier, où il remplacera le président et chef de la direction Alain Bellemare, alors que la société s’apprête à se concentrer uniquement sur le secteur des jets d’affaires.

L’ancienne dirigeante d’Énergir a reconnu que les choses se sont bousculées rapidement après l’annonce du départ de M. Martel, le 11 mars dernier.

«Quand j’ai quitté Énergir, je ne convoitais pas la direction de cette organisation, a confié Mme Brochu. Mon coeur a procédé en une nuit.»

Mme Brochu s’était jointe à Énergir en 1997, alors que la société portait le nom de Gaz Métropolitain. Elle y jouait alors le rôle de vice-présidente au développement des affaires. Elle a ensuite occupé divers postes pour finalement obtenir, en 2007, celui de présidente et chef de la direction.

Affaires

BRP espère reprendre ses activités le 25 mai

Les employés de la compagnie Bombardier Produits récréatifs (BRP) devront patienter plusieurs semaines avant de reprendre le travail. La direction de la compagnie a entouré la date du 25 mai pour la reprise des activités aux installations de Valcourt.

« En ce qui concerne la reprise des opérations à notre usine de Valcourt, le retour de nos employés permanents est actuellement prévu le 25 mai prochain », confirme à La Tribune Elaine Arsenault, conseillère principale aux relations avec les médias chez BRP.

À LIRE AUSSI: BRP prévoyait faire 300 mises à pied à la fin du mois

Semaine de relâche forcée pour 80 employés de BRP

Affaires

Kruger ferme son usine de Brompton pour une durée indéterminée

Même si elle fabrique des produits jugés essentiels dans le contexte de la COVID-19, l’usine Kruger de Sherbrooke doit se résoudre à fermer ses portes à compter de vendredi pour une durée indéterminée. Cette fermeture envoie 272 travailleurs au chômage.

« On était dans des conditions assez difficiles avant la pandémie, explique Jean Majeau, vice-président principal, Affaires corporatives et communications en entrevue avec La Tribune. Mais là ce n’était plus possible de maintenir le rythme de pertes qu’on subissait. »

À LIRE AUSSI: Tafisa et American Biltrite s’adaptent à la crise

Kruger abandonne son projet de centre de distribution

Les syndiqués de Kruger veulent récupérer leur 10 %

L’usine du secteur de Brompton produit du papier journal et des papiers de spécialité pour l’emballage alimentaire, dans une proportion de 50/50. Elle est engagée depuis moins d’un an dans une transition vers ce second créneau puisqu’elle enregistrait déjà avant la crise sanitaire une baisse de demandes pour le papier journal d’environ 13 pour cent par année, détaille M. Majeau.

Or avec le confinement de la population et la fermeture imposée des entreprise et des commerces non essentiels pour tenter de ralentir la propagation de la COVID-19, la détérioration des conditions de marché s’est accélérée, entraînant des impacts importants sur la rentabilité de l’usine de Brompton.

« La demande a dramatiquement chuté dans le papier journal, constate Jean Majeau. Il n’y a presque plus de placements publicitaires et les imprimeurs sont obligés de réduire leurs tirages et le nombre de pages de papier qu’ils utilisent. »

« Sans compter que le prix des matières premières a explosé parce qu’il y a plusieurs scieries au Québec qui fabriquent du bois d’œuvre qui ont fermé, donc les copeaux qu’on utilise dans la fabrication du papier sont plus rares et plus coûteux. »

Quant aux papiers de spécialité, qui constituent un marché prometteur pour l’avenir puisqu’ils sont une alternative plus écologique aux emballages de plastique, ils n’ont malheureusement pas les reins assez solides encore pour permettre à Kruger de poursuivre ses activités.

« On était en processus de transition, met en perspective M. Majeau, mais nous n’avions pas encore atteint le seuil de rentabilité pour ces nouveaux segments de produits. Il n’y a rien qui n’était pas prévu, sauf que pendant la transition vers les papiers de spécialité, on comptait quand même sur des revenus plus substantiels du côté du papier journal. Malheureusement tout a déboulé. On se fait frapper de plein fouet par la crise de la COVID en plein dans notre processus de transition. La pandémie a complètement changé la donne. »

La papetière n’est pas en mesure à ce moment-ci d’envisager une date de reprise des opérations. Ni même le modèle d’affaires dans lequel l’usine redémarrera, puisque dans le créneau du papier journal, elle est considérée comme l’une des usines les moins compétitives en Amérique du Nord, selon M. Majeau. 

Est-il risqué que la production de papier journal ne reparte pas à Brompton?

« Tous les scénarios sont évalués à ce stade-ci, concède-t-il. On n’en écarte aucun. Il faut qu’on prenne le temps de revoir complètement le modèle d’affaires et qu’on regarde toutes les options qu’on a devant nous, avec les équipements qu’on a devant nous. Mais on pense qu’ultimement, c’est certain qu’il faut s’éloigner du papier journal à Brompton. »

Nouvelle usine

Outre la suspension de la production de papier journal et de papiers de spécialité, Kruger suspend à compter de vendredi les opérations de sa centrale de cogénération à la biomasse. 

L’usine de papier tissu de Lennoxville n’est pas touchée par cette annonce et poursuit ses activités normalement.

Quant au chantier de la nouvelle usine de Brompton, il était déjà interrompue et devrait reprendre le 13 avril, en même temps que prendrait fin la pause imposée par Québec aux entreprises et commerces des secteurs non essentiels.

« C’est notre objectif de reprendre le chantier le plus tôt possible, c’est aussi un chantier qui est dans un secteur considéré comme des produits essentiels. On ne voit donc pas de problème pour la reprise du chantier et on garde le cap. »

Cette nouvelle usine de papier hygiénique et d’essuie-tout, qui représente des investissements de 575 M$, est censée démarrer en deux phases, en juillet 2020 et mars 2021. 

À savoir enfin si d’autres usines de Kruger pourraient subir le même sort que Brompton, Jean Majeau se montre préoccupé par le cas de Trois-Rivières.  

« Il faut monitorer la situation, dit-il. On a l’usine Wayagamack qui est dans des segments de papiers de spécialité différents de Brompton et en partie aussi dans les papiers couchés (magazines) et eux aussi sont dans des conditions de marché qui peuvent se détériorer assez rapidement. On n’est pas à l’abri d’une situation similaire à Trois-Rivières. »

Affaires

Le nouveau Costco ne peut ouvrir jeudi

Prévue pour ce jeudi, l’ouverture du nouveau magasin entrepôt Costco de Sherbrooke ne pourra avoir lieu.

Étant donné la situation actuelle de la pandémie de COVID-19, la direction de la chaîne de grandes surfaces Costco Wholesale a décidé de repousser l’événement à plus tard. Aucune date n’est encore déterminée, soutient Ron Damiani, vice-président au marketing.

À LIRE AUSSI: Nouveau Costco: Marc Denault craint des problèmes de circulation

Les automobilistes affluent aux nouvelles pompes du Costco

Affaires

Une demande démesurée pour le désinfectant thymox

Déjà en hausse exponentielle lorsque les cas d’infection à la COVID-19 se multipliaient en Asie et en Europe, la demande pour le désinfectant Thymox produit à Sherbrooke est complètement démesurée depuis que la crise sanitaire a touché l’Amérique.

Ce sont plus de 80 000 litres de concentré de désinfectant de surface à base d’huile essentielle de thym qui sortent de l’usine de production de Sherbrooke chaque semaine. Ces quelque 400 barils hebdomadaires permettent aux distributeurs de produire plus de 2,64 millions de bouteilles de 750 ml de désinfectant homologué pour détruire le coronavirus.

Affaires

Le Walmart du plateau a pu rouvrir

Le magasin Walmart du plateau Saint-Joseph a pu reprendre vie comme prévu lundi après la fermeture décrétée dimanche.

Rappelons que cette fermeture est survenue alors qu'un employé avait testé positif à la COVID-19.

La direction du magasin grande surface avait alors entrepris de procéder à un nettoyage en profondeur du commerce et entrepris d’isoler les associés qui sont entrés en contact étroit avec la personne infectée.

On se disait en contact avec la Direction de la santé publique de l’Estrie pour la suite des choses.

Dimanche avant-midi, une employée du magasin était à l’extérieur et mentionnait aux clients que la fermeture temporaire servait à « regarnir les tablettes ». Une employée de la pharmacie était également à l’extérieur du magasin pour répondre aux clients.

Affaires

Des paniers locavores à domicile

Quatre entreprises de la région de Compton sont plus que jamais motivées à faire aboutir leurs produits sur les tables. L’Abri Végétal, la Boulangerie Quivit, la Ferme les Broussailles et Fundus Fungus s’unissent pour la création de paniers locaux, livrés directement à domicile.

Les paniers locavores, qui seront livrés chaque semaine aux consommateurs participants de la région entre le 3 avril et le 19 juin, regrouperont assurément des produits de chacune des quatre entreprises, soit du fromage, du pain, de la verdure et des champignons. Ces derniers seront sélectionnés par les producteurs, selon la disponibilité du moment.

Politique

Ottawa subventionnera 75 % des salaires pour toutes les entreprises

Lundi, le premier ministre Justin Trudeau a donné les détails de cette subvention de 75 % des salaires, annoncée vendredi, et le nombre d'employés ne sera pas un critère d'accès à cette mesure d'aide.

Une entreprise devra avoir perdu au moins 30 % de son revenu pour être admissible à la subvention. Ottawa subventionnera 75 % de la première tranche de 58 700 $ de chaque salaire. Le gouvernement fédéral pourrait ainsi assurer jusqu'à 847 $ par semaine, par employé.

«La subvention s'appliquera aux organismes à but non lucratif, aux organismes de bienfaisance, ainsi qu'aux entreprises de toute taille. Le but, c'est que les gens puissent continuer à recevoir un salaire, peu importe s'ils travaillent pour une entreprise qui emploie 10 ou 1000 personnes», a expliqué le premier ministre à sa sortie quotidienne, lundi avant-midi.

«On n'a pas changé d'avis. On a précisé les détails», selon la vice-première ministre Chrystia Freeland, à qui on a demandé d'expliquer pourquoi la mesure n'était plus réservée aux PME comme cela avait été annoncé vendredi. «L'impact économique du coronavirus ne distingue pas entre les grandes, les petites et les moyennes entreprises», a-t-elle souligné.

Le premier ministre, lui, a mis en garde ceux qui voudraient profiter d'un programme préparé dans l'urgence.

«S'il y a des compagnies ou des individus qui prennent avantage de ce système, il va y avoir des conséquences sévères. On est dans un moment où les Canadiens doivent pouvoir se faire confiance», a-t-il insisté.

Puis, il a invité les entreprises qui en ont les moyens à payer les 25 % du salaire que la subvention fédérale ne couvre pas.

La mesure est rétroactive au 15 mars.

Ottawa ne peut pas encore dire à quel moment l'argent sera versé aux entreprises. Le premier ministre conseille aux employeurs d'utiliser le crédit offert par son gouvernement pour continuer à verser les salaires en attendant la subvention.

«Je peux dire maintenant aux entrepreneurs, aux commerçants, aux propriétaires d'entreprise que cette aide s'en vient pour eux. Alors, réembauchez vos employés», a-t-il plaidé.

Ottawa veut ainsi assurer le maintien du lien d'emploi pour autant de Canadiens que possible.

Le premier ministre a toutefois souligné que c'est l'aide financière à ceux qui n'ont plus de revenu qui est la priorité de la machine gouvernementale, en ce moment. Il s'agit de la prestation canadienne d'urgence (PCU).

En attendant le portail en ligne

Le gouvernement fédéral recommande aux Canadiens qui ont l'intention de demander la PCU d'ouvrir tout de suite un dossier à l'Agence du revenu du Canada (ARC).

«Si vous prévoyez de demander la Prestation canadienne d'urgence, inscrivez-vous à Mon Dossier de l'ARC pour assurer le paiement le plus rapidement possible. Si vous n'êtes pas inscrit, vous pouvez le faire en ligne MAINTENANT», a écrit la ministre fédérale du Travail, Filomena Tassi, sur son compte Twitter, lundi matin.

Ottawa a promis un portail en ligne dès le 6 avril pour faire des demandes de PCU. Cette prestation garantit 2000 $ par mois, pendant quatre mois, à quiconque n'a plus de revenus en raison de la pandémie. Les autorités fédérales calculent que l'argent sera disponible dans les 10 jours qui suivront une demande. L'inscription à l'ARC devrait accélérer le processus.

Les militaires prêts si on les appelle

Lundi, le ministre de la Défense, Harjit Sajjan, a indiqué qu'il a un plan pour déployer jusqu'à 24 000 membres des Forces armées canadiennes si nécessaire. Ce plan permettrait aux militaires d'assurer aussi l'aide habituellement fournie pour des inondations ou des feux de forêt.

Or certains ont déjà levé la main. C'est le cas de la Première Nation Long Point, en Abitibi. Elle a déclaré l'état d'urgence dimanche et estime que le nombre d'agents de la Sûreté du Québec disponibles est «nettement insuffisant» pour garantir la fermeture de son territoire.

Lundi, le chef Steeve Mathias a donc envoyé des lettres aux premiers ministres Justin Trudeau et François Legault et a réclamé l'aide de la GRC ou de l'armée.

«Nous sommes en contact avec plusieurs communautés isolées, particulièrement des communautés autochtones, et le chef d'état-major élabore des plans pour des premières mesures que nous pourrions prendre», a indiqué le ministre Sajjan.

«Nous prenons chaque requête très au sérieux», a-t-il ajouté, après avoir rappelé qu'il était aussi possible de compter d'abord sur les mesures prises par les provinces.

Premiers cas dans un pénitencier

Deux détenus de l'établissement à sécurité maximale de Port-Cartier ont reçu des diagnostics de COVID-19.

C'est ce qu'on apprend dans un communiqué diffusé par Service correctionnel Canada, lundi après-midi.

«Avant que les deux détenus ne soient diagnostiqués, neuf employés travaillant dans le même établissement avaient également été déclarés positifs à la COVID-19. Ils sont tous en isolement à la maison», a-t-on écrit.

Les deux détenus malades ont été isolés et «l'isolement cellulaire a été imposé à l'établissement par mesure de précaution».

Depuis le début de la pandémie, les défenseurs des droits des détenus et les syndicats des agents correctionnels se sont inquiétés pour la population carcérale où le danger de contagion est particulièrement élevé.

Nombre de cas

Il y a maintenant 7288 cas confirmés et probables au Canada, dont 71 décès.

Distribution des cas au pays, selon les plus récents bilans provinciaux disponibles : 3430 au Québec, dont 25 décès; 1706 en Ontario, dont 23 décès; 884 en Colombie-Britannique, dont 17 décès; 661 en Alberta, dont trois décès; 156 en Saskatchewan; 148 à Terre-Neuve-et-Labrador, dont un décès; 127 en Nouvelle-Écosse; 72 au Manitoba, dont un décès; 68 au Nouveau-Brunswick; 18 à l'Île-du-Prince-Édouard, dont un décès; quatre cas au Yukon; un seul cas dans les Territoires du Nord-Ouest. On n'a rapporté aucun cas au Nunavut.

Il faut ajouter à ces bilans les 13 cas chez les passagers rapatriés du navire de croisière Grand Princess le 10 mars.

Les données épidémiologiques publiées par l'Agence de la santé publique du Canada relèvent que 63 % des cas sont des transmissions communautaires qu'on ne peut relier à un voyage à l'étranger.

Plus de 220 000 Canadiens se sont soumis à un test.

Affaires

Les caissiers du Québec mieux protégés grâce à Dauphinais

Les entreprises Dauphinais sont proactives dans la lutte contre la propagation de la CODIV-19. L’entreprise sherbrookoise qui fabrique depuis plus de 40 ans des comptoirs réfrigérés a rapidement adapté sa production pour fabriquer des panneaux de plexiglass destinés à protéger les caissiers et caissières travaillant dans les commerces d’alimentation.

En une semaine, Dauphinais aura permis l’installation de 6000 postes de travail sécuritaires dans quelque 600 magasins d’alimentation au Québec.

Actualités

Temps durs pour le Silo Rock Forest

L’épicerie de vrac et de denrées biologiques le Silo du district Rock Forest connaît des débuts bien difficiles. Ouvert une semaine avant la fermeture des écoles et le confinement progressif de la population, le commerce a déjà réduit son personnel de moitié en raison de la faible affluence et devra fermer trois jours par semaine.

« Ça pourrait aller mieux », lance d’emblée la propriétaire Dorothée Gallant. « Le Silo de l’est fonctionne bien. La clientèle y est établie. Ils ont même été obligés de fermer les portes pour respecter les mesures de distanciation sociale. Les gens doivent entrer progressivement. »

Actualités

Un cas de la Covid-19 au Walmart du plateau Saint-Joseph

Plusieurs Sherbrookois se sont butés dimanche à des portes closes au Walmart du plateau Saint-Joseph. Cette fermeture survient alors qu'un employé a testé positif à la COVID-19.

« Étant donné la nature sérieuse de l'incident et sur les conseils des autorités locales de santé publique, nous avons temporairement fermé ce magasin, peut-on lire dans un communiqué envoyé par courriel. Nous travaillons en étroite collaboration avec les autorités locales de santé publique et avons également procédé à un nettoyage en profondeur du magasin et pris des mesures pour isoler les associés qui sont entrés en contact étroit avec la personne. Nous gardons l'associé dans nos pensées et lui souhaitons un prompt rétablissement.»

Le magasin sera ouvert à partir de demain dès 8h selon le communiqué.

Une note laissée à l'entrée du magasin ne faisait toutefois aucunement référence à la COVID-19 dimanche.

« Afin de vous offrir une excellente expérience de magasinage, notre succursale n’ouvrira pas ses portes aujourd’hui et reprendra les heures d’ouverture dès demain le 30 mars 2020 de 8 h à 20 h. Merci pour votre compréhension », peut-on lire dans un message affiché à l’extérieur du bâtiment.

Questionné à savoir si l'employé en question aurait pu être en contact avec des clients, Steeve Azoulay, directeur principal aux affaires publiques, est demeuré vague.

« Tout client / individu ayant des préoccupations doit contacter son agence de santé publique locale pour plus d'informations, peut-on lire dans une réponse acheminée par courriel. Rassurez-vous, nous continuerons à prendre les mesures nécessaires pour assurer le bien-être de nos clients et associés. Nous exhortons également les gens à prendre les précautions appropriées et à contacter un professionnel de la santé s'ils ne se sentent pas bien. Pour ce qui est de nos associes, nous avons pris des mesures pour isoler les associés qui sont entrés en contact étroit avec la personne. »

Dimanche en avant-midi, une employée du magasin était à l’extérieur et mentionnait aux clients que la fermeture temporaire servait à « regarnir les tablettes ». Une employée de la pharmacie était également à l’extérieur du magasin pour répondre aux clients.

Affaires

Lancer son entreprise le jour où tout a basculé

Sophie Samson planchait sur son entreprise de pâtisseries et de prêt-à-manger sans gluten depuis près d’un an. Pour fonder Les Pâtisseries 300, elle a investi tout ce qu’elle possédait. Le 13 mars, pendant que la Terre arrêtait de tourner, que le premier ministre François Legault annonçait la fermeture des écoles, la Sherbrookoise lançait ses activités au pire moment imaginable.

« Le 13 mars, j’étais dans ma cuisine toute la journée. J’avais eu vent que des gens étaient malades, mais j’étais trop occupée à préparer le lancement. C’est quand je me suis arrêtée à la fin de la journée que j’ai vu ce qui se passait. Je ne l’ai pas réalisé tout de suite », confie l’entrepreneuse. De la soixantaine d’invités conviés à l’ouverture, les deux tiers ne se sont pas présentés.

Affaires

Une cellule d’intervention économique dans les Sources

La MRC des Sources forme une cellule d’intervention pour prendre le pouls de l’ensemble des entrepreneurs de la région et pour identifier leurs besoins dans les mois à venir.

Les appels effectués par les intervenants économiques permettront, selon la MRC, d’avoir un portrait à jour de la situation des entreprises et de les accompagner dans les étapes à traverser. 

 « Il s’agit d’une mesure à grand déploiement, mais ça nous semblait nécessaire. On veut être là pour accompagner les entrepreneurs dans ce moment difficile. Notre équipe de conseillers économiques met tout en œuvre pour les joindre rapidement et pour les orienter vers les mesures adaptées à leur situation », affirme Hugues Grimard, préfet de la MRC des Sources et maire de la Ville d’Asbestos. 

 Dans ce projet, la MRC des Sources s’est associée à l’équipe de la SADC des Sources, aux corporations de développement des municipalités de son territoire et à la Chambre de commerce et d’entrepreneuriat des Sources. 

« En s’associant à nos partenaires économiques, on s’assure d’avoir le portrait le plus complet et la meilleure lecture des réalités de nos entrepreneurs », ajoute Hugues Grimard.

De plus, un registre commun a été créé afin de partager l’information en temps réel à l’ensemble des conseillers. Une employée de la MRC est aussi responsable de consigner l’ensemble des mesures gouvernementales mises à la disposition des entrepreneurs.

La MRC des Sources encourage finalement les citoyens à consommer les produits locaux dans les mois à venir. Plusieurs initiatives seront d’ailleurs mises de l’avant pour informer les citoyens des possibilités d’achat local.

Affaires

COVID-19: pas de prêt pour les PME non rentables dans les 17 derniers mois

Un entrepreneur de Québec s’est vu refuser l’accès au programme lancé par le gouvernement Trudeau pour venir en aide aux PME touchées par l’arrêt de leurs opérations en raison de la crise du COVID-19 parce que sa dernière année financière s’est terminée dans le rouge. Ses opérations se retrouvent tellement fragilisées qu’il craint maintenant de devoir déclarer faillite.

L’homme d’affaires, qui préfère garder l’anonymat pour l’instant, dirige depuis 13 ans une PME qui emploie 150 travailleurs. Après 12 années profitables, il a connu l’an dernier une année difficile et son entreprise a été transférée aux comptes spéciaux chez son prêteur, Desjardins.

Actualités

Québecor met à pied 10% de ses employés

Québecor a annoncé vendredi la mise à pied de 10 % de ses employés en raison de la crise de la COVID-19.

Après la Coopérative nationale de l'information indépendante (CN2i), La Presse, Cogéco et bien des hebdomadaires régionaux, c'est au tour de Québecor d'annoncer des mises à pied au sein de son organisation, en raison de la chute drastique des revenus publicitaires causée par la pandémie de Covid-19. 

Les mises à pied temporaires chez Québécor touchent 25 % des employés de Groupe TVA. 

Plus de détails à venir.

Affaires

Memphrémagog: un portail d’achat local voit le jour

Diverses organisations de la région de Magog s’associent à une entreprise de technologie de l’information pour lancer une plateforme d’achat local en ligne originale et dynamique. Le projet a pour but de favoriser les ventes des commerces de la MRC Memphrémagog.

XILO Proximity, membre de la communauté de Magog Technopole, en collaboration avec le groupe OLIX, lance la plateforme baptisée L’achat local. Le tout se fait de concert avec la Ville de Magog, la Chambre de Commerce Memphrémagog, le CAE Memphrémagog et la MRC Memphrémagog.

COVID-19

Le Provigo de Galt Ouest a dû fermer temporairement

L’épicerie Provigo de la rue Galt Ouest a dû temporairement fermer ses portes puisqu’un de ses employés a été testé positif à la COVID-19.

Le magasin Provigo Liette Fauteux a été fermé pour qu’on procède au nettoyage en profondeur et à l’assainissement du bâtiment.

La direction a aussi communiqué avec les autorités de la santé publique et demandé aux membres du personnel ayant pu avoir eu des contacts avec cet employé de rester à la maison et de s’isoler volontairement.

Des protocoles avaient été mis en place dans le magasin, dont les assainissements quotidiens et les pratiques de distanciation sociale pour réduire le risque d’exposition des clients et des employés, assure la direction du commerce.

Un gardien de sécurité monte la garde devant le commerce pour empêcher les clients d'y pénétrer.

Il s’agit d’un autre coup dur pour ce supermarché du quartier universitaire. Rappelons que le commerce a été la proie des flammes en juillet 2016. Des travaux d'asphaltage dans le stationnement de l'épicerie sont à l'origine de l'incendie du commerce de la rue Galt Ouest. Les dommages avaient été évalués à près de deux millions $.

Le commerce avait repris vie après la rentrée universitaire, en octobre 2017.

Au téléphone vendredi matin, on indiquait que personne n’avait été désigné pour répondre aux questions des journalistes.

Actualités

Aéronavette interrompt ses services

Les voyageurs toujours coincés à l’étranger qui avaient réservé leur retour à Sherbrooke avec l’Aéronavette devront vraisemblablement trouver une autre façon de rentrer au bercail. C’est du moins ce que laisse croire le message diffusé sur le site de l’entreprise et sur sa boîte vocale.

La Sherbrookoise Josée Constantineau reviendra de l’Espagne samedi. Partie le 9 mars, elle avait réservé l’aller-retour avec l’Aéronavette. Devant la pandémie qui la force à rester confinée, près de Malaga, elle a réussi à devancer son retour. Mais quand elle a voulu prévenir le service de navette du changement d’horaire, elle a appris que l’Aéronavette ne roulait plus depuis le 24 mars. Un crédit lui a été offert.

Affaires

La Banque du Canada abaisse son taux directeur, à 0,25 %

OTTAWA — La Banque du Canada a procédé vendredi à une nouvelle réduction de son taux d'intérêt directeur pour le ramener à un niveau de crise, tandis que le gouvernement fédéral a bonifié son aide financière aux entreprises, deux efforts qui s'inscrivent dans la lutte contre le choc économique provoqué par la pandémie de COVID-19.

C'est le double choc du nouveau coronavirus et d'un plongeon des prix du pétrole qui a convaincu la banque centrale de faire son annonce surprise — sa deuxième baisse non prévue en deux semaines et sa troisième en comptant celle, prévue, du début mars. Son taux directeur a été abaissé d'un demi-point de pourcentage à 0,25 %, alors qu'il se situait à 1,75 % aux premiers jours de mars.

La décision ramène le taux directeur à ce que la banque centrale a appelé «sa valeur plancher», soit le niveau le plus bas auquel les taux peuvent être fixés, même s'ils ne peuvent à eux seuls stimuler l'activité économique puisque les travailleurs sont invités à rester chez eux.

Le gouverneur de la Banque du Canada, Stephen Poloz, a indiqué qu'il restait encore des outils dans le coffre de la banque centrale, mais qu'il essayait de faire tout ce qu'il pouvait en ce moment pour lutter contre le sévère choc économique.

«Un pompier n'a jamais été critiqué pour avoir utilisé trop d'eau, a illustré M. Poloz. Nous voulons nous assurer que nous avons un excellent fonctionnement du marché et que l'économie a une base solide pour la croissance lorsque l'activité reprendra.»

Les économistes s'attendaient à ce que la Banque du Canada réduise ses taux à l'occasion de sa prochaine annonce, prévue à la mi-avril, mais elle devait réagir à l'ampleur des dégâts économiques jusqu'à maintenant pour ramener les taux à des «creux de crise», a observé Benjamin Reitzes, directeur des taux canadiens à la Banque de Montréal.

Brett House, économiste en chef adjoint de la Banque Scotia, a estimé que la seule raison pour laquelle la banque n'avait pas agi plus tôt était que la précédente réduction n'avait pas encore fait son chemin dans le système et réduit les coûts d'emprunt.

Mais la série de programmes de financement annoncée au cour de la dernière semaine a aidé, a-t-il dit. La banque centrale a en outre annoncé vendredi deux nouveaux programmes qui pourraient être qualifiés de mesures d'assouplissement quantitatif.

L'un consistera à acheter du papier commercial afin d'atténuer les tensions sur les marchés du financement à court terme, tandis que l'autre verra la banque centrale commencer à acquérir des titres du gouvernement fédéral sur le marché secondaire en y engageant un minimum de 5 milliards $ par semaine.

Coup de pouce d'Ottawa

Peu de temps après l'intervention de M. Poloz, le gouvernement fédéral a annoncé qu'il augmentait à 75 % sa proposition de subvention salariale pour les entreprises. Un large éventail de groupes d'entreprises et de syndicats avait critiqué la proposition initiale, qui évoquait une subvention de 10 %, parce qu'elle était bien en deçà de ce qui était jugé nécessaire pour éviter des mises à pied massives.

Les nouvelles mesures, et le fait que leur effet soit rétroactif au 15 mars, pourraient permettre à certaines petites entreprises qui ont dû mettre à pied des travailleurs de les réembaucher rapidement.

Les Canadiens auront une meilleure idée de la situation de l'emploi au début du mois prochain lorsque Statistique Canada publiera son enquête mensuelle sur la population active. Le statisticien en chef, Anil Arora, a lancé vendredi un plaidoyer pour que davantage d'entreprises interviennent dans plusieurs villes, dont Toronto et Vancouver, pour aider à obtenir «le compte rendu le plus exact de la situation».

Les libéraux ont également indiqué qu'ils travaillaient avec les banques pour fournir des prêts pouvant atteindre 40 000 $ aux petites entreprises. Ceux-ci ne comporteront aucun intérêt pendant la première année et le quart des prêts, soit un maximum de 10 000 $, pourrait être radié si le remboursement est complété d'ici le 31 décembre 2022.

Énorme déficit budgétaire en vue

Ces mesures portent la valeur du plan de sauvetage à ce jour à plus de 200 milliards $, incluant 52 milliards $ en dépenses directes, 85 milliards $ en reports d'impôts pour les particuliers et les entreprises et 65 milliards $ en prêts. Dans une note de recherche, le service d'études économiques de la Banque TD a estimé que l'augmentation de la subvention salariale pourrait ajouter 25 milliards $ en dépenses directes au total.

Le directeur parlementaire du budget a pour sa part estimé vendredi que le gouvernement avait la possibilité de dépenser davantage, en particulier avec des taux aussi bas qu'ils le sont actuellement.

Dans son rapport, Yves Giroux, qui dépeint le scénario possible d'un ralentissement de six mois pour l'économie canadienne, suggère que le déficit fédéral pour le prochain exercice pourrait atteindre 112,7 milliards $ — un bond de 89,5 milliards $ par rapport à ses prévisions précédentes.

Ce nombre ne comprend cependant pas les dépenses supplémentaires annoncées cette semaine par les libéraux pour offrir une prestation de 2000 $ par mois, pour une période pouvant aller jusqu'à quatre mois, aux Canadiens dont le revenu se tarit en raison de COVID-19. Il n'inclut pas non plus l'argent que les libéraux ont annoncé vendredi pour l'augmentation des subventions salariales.

Un rapport de la Banque Royale publié plus tôt cette semaine a laissé entendre qu'un déficit de 200 milliards $ n'était peut-être pas hors de portée, selon la sévérité et la durée du ralentissement.

COVID-19

Un robot pour faire son épicerie

Alors que la population s’est ruée sur les sites transactionnels des épiceries et supermarchés pour y faire des commandes, celles-ci peuvent mettre plusieurs jours avant d’être livrées en raison de la forte demande. C’est sans compter les heures d’attente que doivent endurer certains consommateurs avant d’avoir accès au portail électronique de commande. Philippe Lusignan a trouvé une manière ingénieuse pour faciliter la vie tant des commerçants que des clients.

Il s’agit d’une technologie qui s’implante dans les messageries des réseaux sociaux, communément appelées chatbots. «La technologie existe déjà, mais elle est rarement utilisée dans cet ordre et dans les mêmes circonstances, explique l’entrepreneur derrière Capitaine Média. Quand j’ai réalisé que de grandes bannières du commerce et de la restauration ne l’utilisaient pas, j’ai trouvé qu’ils se privaient d’une grande opportunité.»