Sherbrooke

Le plus gros et le plus discret des salons

SHERBROOKE - L'un des plus importants salons de l'année à Sherbrooke s'est ouvert lundi matin au Centre de foires du Plateau Saint-Joseph.

L'Association des représentants de l'industrie de sport du Québec (ARISQ) y tient son grand rassemblement de représentants et de détaillants de l'industrie du sport au Québec jusqu'à mercredi.

L'événement AX Automne-hiver 2019-20 s'adresse aux gens de cette industrie et n'est pas ouvert au grand public. On y attend 250 représentants et 350 détaillants pour un total de 1000 acheteurs, confirme à La Tribune Linda Fortier, directrice générale de l'ARISQ. Les grands noms des articles et de vêtements de sport y sont représentés. On y découvre les nouveautés qui seront sur les tablettes des magasins de sport à l'hiver 2020.

L'été, on fait de même pour la mode et les équipements de l'année suivante, précise-t-elle. L'AX Printemps-été a eu lieu les 17, 18 et 19 juillet 2018.

Depuis cinq ans on choisit Sherbrooke pour tenir ces deux événements au Centre de foires, explique-t-elle.

« Nos salons se tenaient à Saint-Hyacinthe auparavant. Mais le centre des congrès a été détruit. Nous avons dû trouver un autre endroit. Sherbrooke a un espace 67 000 pieds carrés et des hôtels », note Mme Fortier.

« Le Centre de foires répond à nos critères. Nous ne publicisons pas trop notre présence, parce que le grand public n'est pas invité. »

Fondée en 1991 par des représentants souhaitant mettre en commun leurs efforts afin de faciliter la représentation auprès des commerçants d'articles de sports au Québec, l'Association facilite les rencontres, les échanges et les occasions d'affaires pour ses membres soucieux d'offrir les meilleurs produits de sport.

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Les plaintes en hausse au CIUSSS de l'Estrie

Le commissaire aux plaintes et à la qualité des services au CIUSSS de l’Estrie-CHUS a traité 1026 dossiers de plaintes ou d’intervention en 2017-2018, une augmentation de 4 % par rapport à l’année précédente. Il a également traité 1350 dossiers d’assistance ou de consultation, une statistique qui a bondi de 41 % par rapport à l’année précédente. Les deux principaux motifs d’insatisfaction? Ils portent sur la qualité des soins et des services dispensés ainsi que sur les manquements au niveau des relations interpersonnelles — notamment le manque d’empathie et le manque d’information.

« Les soins et services sont la raison d’être de notre organisation. Alors c’est certain que sur la quantité de soins et services que nous donnons, ça va générer des insatisfactions », mentionne Denis Beaulieu, commissaire aux plaintes et à la qualité des services au CIUSSS de l’Estrie-CHUS.

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Les exemples de plaintes traitées sont nombreux. « Il y a des bains reportés dans les CHSLD, par exemple », soutient M. Beaulieu. Mais il y a aussi les absences de suivi, les insuffisances de services ou de ressources et la qualité des interventions réalisées.

Quant aux difficultés avec les relations interpersonnelles, elles ont été surtout mentionnées dans les structures d’accueil, notamment dans les salles d’urgence, un milieu reconnu pour aller très vite et pour qu’il y ait un très grand roulement de visiteurs.

« On parle de commentaires inappropriés, d’impolitesse comme avoir un langage inadéquat, un ton autoritaire ou des commentaires envers l’usager », ajoute M. Beaulieu.

« Nos enquêtes peuvent générer des mesures disciplinaires; nous avons le pouvoir de référer aux ressources humaines si c’est nécessaire. Mais souvent, des rappels ou de la sensibilisation suffisent. Les gens ne réalisent pas toujours que leur façon de faire ou de parler ne plaît pas aux usagers », précise le commissaire aux plaintes et à la qualité des services.

Plaintes médicales

Les médecins examinateurs, qui se penchent pour leur part sur les plaintes à l’égard des médecins, ont conclu 137 dossiers qui concernaient les soins et services dispensés (une diminution de 9 % par rapport à l’année précédente) et 62 qui concernaient les relations interpersonnelles (23 % de moins que l’année 2016-2017).

Il a été impossible pour le commissaire aux plaintes et à la qualité des services d’identifier la cause pour laquelle les médecins ont fait face à moins de plaintes au cours de la dernière année financière de l’établissement.

Le facteur « temps » est un grand générateur d’insatisfaction, constate-t-il toutefois.

« Les médecins ne prennent pas toujours le temps d’expliquer ce qu’ils font, pourquoi ils le font et les impacts. Certains sont surpris quand ils sont mis au courant d’une plainte, d’autres ne sont pas surpris... Certains médecins ont dû réviser leurs façons de faire », soutient Denis Beaulieu.

Dans son rapport, le commissaire aux plaintes a choisi de ne pas montrer du doigt des installations ou des services en particulier à l’intérieur d’un point de service.

« J’ai choisi de voir le portrait de façon globale. Au CIUSSS de l’Estrie-CHUS, ça va bien à plusieurs endroits et c’est difficile à plusieurs endroits », dit-il tout en précisant que, à la fin de chaque période, les différents directeurs ont l’occasion de prendre connaissance des plaintes qui ont été émises à l’endroit des services qu’ils dirigent.

Le commissaire aux plaintes du grand CIUSSS de l’Estrie-CHUS reconnaît que l’établissement, qui compte 18 000 employés dont 1000 médecins, a deux grandes zones de vulnérabilités : la qualité et sécurité dans la distribution des soins et des services (savoir-faire), ainsi que la qualité dans les relations interpersonnelles (savoir-être), principalement dans les salles d’urgence et les services médicaux.

« Pour nous améliorer, nous devons adapter les soins et les services, rehausser l’encadrement, améliorer les communications, comme l’écoute, l’information et la compassion, et réviser les règles de fonctionnement et procédures », précise Denis Beaulieu.

Mais cela doit aussi se faire dans un contexte où le CIUSSS de l’Estrie est confronté à une pénurie de main-d’œuvre et à un taux d’absentéisme en assurance salaire fort important.

« Nous avons un important plan d’action pour la gestion intégrée de notre main-d’œuvre pour réussir à maintenir les gens en emploi. Ça fera une différence importante », ajoute Denis Beaulieu.

« Nous devons aussi développer des liens étroits de collaboration avec les résidences privées pour aînés pour rehausser la qualité et la sécurité des soins. Ça va me rassurer, car la dernière année a été difficile à ce niveau », soutient-il.

« Nous allons aussi intensifier l’actualisation d’une gamme de moyens diversifiés, dont la formation sur la compassion, pour améliorer la qualité des relations interpersonnelles avec les usagers. Le défi à ce niveau, ce sont les médecins. Nous devons identifier les bons moyens pour les rejoindre », ajoute-t-il.

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Burkina Faso: des Québécoises se disent en sécurité

Des Québécoises résidant au Burkina Faso se sentent en sécurité, malgré la disparition de la Sherbrookoise Édith Blais, qui a donné signe de vie pour la dernière fois il y a un mois.

« En ce qui concerne la sécurité, c’est pas mal la même chose, indique Maude J. Coulombe, une Sherbrookoise qui habite ce pays depuis un an et demi. On n’a pas vraiment changé notre train de vie. C’est rare que je vais à l’extérieur de Ouaga. De manière générale, les Burkinabés aiment les étrangers. Je me suis toujours sentie en sécurité. Les gens pensent qu’on est en zone de guerre, mais ce n’est vraiment pas ça. »

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La disparition d'Édith Blais fait la manchette au Burkina Faso

Si le dossier d’Édith Blais était présent sur les médias sociaux la semaine dernière, les choses semblent s’être calmées. « J’ai vu un boom des informations. J’ai beaucoup de contacts qui travaillent dans des ambassades qui m’envoyaient des messages. Cette semaine, plus rien. Je vois une publication Facebook une fois de temps en temps », décrit la Sherbrookoise.

La femme a réellement été « frappée » par la disparition de la voyageuse. Cependant, le sentiment d’impuissance est présent. « C’est près de chez moi. Tout le monde est choqué. Il y a des hypothèses un peu partout, on ne sait pas quoi croire. On essaie d’aider, mais je suis orthophoniste, qu’est-ce que je peux faire à part mettre des publications sur Facebook ? Je trouve ça difficile de voir qu’une Sherbrookoise soit disparue. »

Manque de communication

Stéphanie Beauchamp, qui habite à Koudougou depuis novembre, la troisième plus grande ville du pays, déplore le manque d’informations sur la disparition d’Édith Blais et de son compagnon Luca Tacchetto, un Italien. 

« La plupart des gens n’ont pas la télé ni l’électricité. Il y a un endroit pas loin d’où j’habite où il y a la télé, mais ils diffusent des matchs de foot. Ce ne sont pas les informations. Dans les bars, il y a parfois la télé et ils écrivent les nouvelles. Les gens ne sont pas intéressés par l’information », affirme-t-elle, expliquant que l’information se partage plus par le bouche-à-oreille. 

« Tous les gens à qui je parle, je leur apprends qu’une Canadienne est disparue, poursuit-elle. Ici, personne ne cherche. Mercredi dernier, je suis allée à la capitale. Quand nous sommes partis, le chauffeur m’a dit que ça allait être compliqué à cause des contrôles policiers. En plus, je suis blanche et j’ai le même âge que la fille qui est disparue. Mais quand on passe devant le contrôle policier, c’est le contraire. Quand ils voient des blancs, ils nous font un beau bye bye avec la main [...] Si tu cherches activement quelqu’un, comme quand Cédrika est disparue, tout le monde connaissait son visage. Tout le monde cherchait une voiture rouge. Ici, les gens ne sont même pas au courant qu’une Canadienne est disparue. » 

Malgré cela, Mme Beauchamp se sent en sécurité. « Où je suis, c’est vraiment tranquille. Les musulmans et les catholiques ont fêté Noël ensemble. Je ne vois pas de geste d’agressivité et je ne sens pas de tensions reliées aux religions. Mais je ne fais pas de tourisme. À la fin de mon séjour, j’avais prévu aller en autobus voyageur à Bobo pour visiter, mais j’ai laissé tomber le projet. Je ne veux pas prendre de risque inutile », résume-t-elle.

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Déménagement de la sculpture Le Fougueux: le dés ne sont pas jetés

Volte-face dans le dossier de la vente de l’œuvre intitulée Le Fougueux, réalisée par l’artiste Mathieu Isabelle. Alors que la conclusion de la transaction envoyant le majestueux cheval fait d’acier inoxydable à Sherbrooke est imminente, un groupe de citoyens se mobilise pour que l’imposante sculpture équine demeure à Bromont.

« Il y a déjà des acheteurs pour Le Fougueux. Et un dépôt a même été donné, a indiqué en entrevue l’agente de Mathieu Isabelle, Kelly Ann Normandin, de l’entreprise Zaz Conseil. Officiellement, la sculpture n’était plus disponible. Par contre, j’ai eu l’autorisation des acheteurs de la revendre. Dans ce cas, ils accepteraient d’opter pour une autre œuvre équestre sur mesure. »

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