fait divers

Disparition : une ado de Val-d’Or aurait été vue à Sherbrooke

Une adolescente de 15 ans de Val-d’Or qui a quitté son lieu de résidence depuis plus d’une semaine aurait été vue à Sherbrooke.

La Sûreté du Québec (SQ) demande l’aide du public pour retrouver Samantha Duquette. Elle a été vue pour la dernière fois le 8 juillet sur le boulevard Forest à Val-d’Or, alors qu’elle se déplaçait à pied.

L’adolescente pourrait avoir été vue à Sherbrooke au cours des derniers jours, rapporte Aurélie Guindon, porte-parole de la SQ en Estrie.

Ses proches ont des raisons de craindre pour sa santé et sa sécurité. 

La jeune fille mesure 1,72 mètre (5 pieds et 7 pouces) et pèse 86 kilos (190 livres). Ses cheveux sont bruns et ses yeux sont pers.

Samantha a un perçage à la lèvre et plusieurs perçages aux oreilles, ajoute-t-on dans la description.

La dernière fois qu’elle a été vue, elle portait un pantalon noir ainsi qu’un chandail bourgogne et blanc.

Toute personne qui apercevrait Samantha Duquette est priée de communiquer avec le 911. De plus, toute information pouvant permettre de la retrouver peut être communiquée, confidentiellement, à la Centrale de l’information criminelle de la Sûreté du Québec au 1 800 659-4264.

Sherbrooke

Dernière étape de la phase 2 du prolongement de la 410

On entre dans la dernière ligne droite de la phase 2 du prolongement de l’autoroute 410 à Sherbrooke.

Le ministère des Transports du Québec (MTQ) annonce le début des travaux de construction du dernier lot du projet.

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Le chantier du troisième et dernier lot de la phase II, évalué à 32 M$, consiste à construire 4,2 kilomètres d’autoroute entre la fin de l’autoroute 410 actuelle, à la hauteur des échangeurs sur la route 108, et le nouveau carrefour giratoire sur la route 108, près du chemin Glenday, explique le MTQ. 

Constituée de deux chaussées séparées dotées chacune de deux voies, la nouvelle autoroute inclura également la construction de quelques structures, notamment des ponts et ponceaux, précise-t-on dans un communiqué de presse.  

Rappelons que les travaux de la phase II s’étendent sur trois ans. Ils ont été entrepris en 2018 et doivent prendre fin en 2021. Le coût est estimé à 75 M$. 

Le gouvernement du Canada contribue à ce projet avec un montant maximal de 37,2 M$ par l’entremise du Nouveau Fonds Chantiers Canada. Québec complète le financement avec un montant de 37,8 M$.  

« Le projet bénéficiera non seulement à l’économie régionale, mais également aux usagers en améliorant leur sécurité et en facilitant leurs déplacements », a commenté François-Philippe Champagne, ministre de l’Infrastructure et des Collectivités. 

« Nous avons de l’ambition pour nos régions et nous investissons pour qu’elles disposent d’infrastructures modernes et efficaces qui assurent leur prospérité à long terme. » 

Pour François Bonnardel, ministre des Transports et ministre responsable de la région de l’Estrie, le début des travaux du troisième lot de ce projet « marque l’aboutissement d’un processus enclenché il y a dix ans, soit de doter Sherbrooke d’un lien périurbain permettant non seulement de joindre ses deux pôles universitaires, mais aussi de simplifier l’accès au pôle commercial, tout en améliorant la circulation. »   

Rappelons que le prolongement de l’autoroute 410 est le chantier le plus important du MTQ en Estrie de ces 25 dernières années. Ce prolongement se fait en deux phases, dont la première a été mise en service progressivement de 2010 à 2015.

La mise en service de l’ensemble de la phase II est prévue pour 2020. 

actualités

Fabridor : la Ville érigera un écran coupe-son

Une solution temporaire pour régler les problèmes du bruit produit par l’entreprise Fabridor, située sur la rue Robitaille, est en voie d’être mise en place. Un écran coupe-son devrait être installé dans les prochaines semaines pour éliminer les effets fâcheux pour les résidents de la rue Yamaska.

La citoyenne Hélène Lemire avait dénoncé la lenteur de la Ville pour la mise en place d’actions concrètes dans ce dossier. Elle s’était présentée au conseil municipal le 2 juillet. Une réunion avec la Ville et un représentant du propriétaire était prévue mardi. Des représentants de Sherbrooke Innopole et de la conseillère Évelyne Beaudin y étaient également.

À la Ville de Sherbrooke, on rapporte que la rencontre s’est bien passée et que des mesures temporaires ont été évaluées. Il reste à déterminer le type d’écran qui pourrait être installé pour réduire le bruit. Une décision devrait être prise d’ici la fin du mois pour une installation cet été. 

Hélène Lemire se dit satisfaite des démarches entreprises. « On m’a présenté les résultats de l’étude de bruit qui avait été réalisée dans le secteur entre le 18 septembre et le 16 octobre l’an dernier. On y dénote que le plus gros des activités se déroule entre 6 h du matin et 18 h et que 50 % du bruit enregistré vient de sources externes, comme des voisins qui passent la tondeuse ou le chant des oiseaux. Ils ont compilé plus de 2400 extraits sonores et de toute évidence, certains bruits de la compagnie ne sont pas que des bruits ambiants. »

La citoyenne rapporte que Fabridor a cessé ses activités la nuit sur la rue Robitaille et que 30 % de ses activités ont été déplacées sur un autre site. L’entreprise aurait aussi demandé à ses sous-traitants d’éviter toute livraison avant 9 h et après 15 h 

« La Ville va tenter de mettre une zone tampon, mais elle est à la recherche des meilleures options pour couper le bruit. Nous serons consultés pour l’aménagement. C’est une solution temporaire. Ils regardent pour autre chose pour le long terme. »

Hélène Lemire se dit très optimiste après cette rencontre. « C’est maintenant que ça bouge le plus. Je vois une volonté très sincère de régler le problème. Ça m’encourage. On m’a dit que des mesures seraient prises à très court terme. Je suis aussi encouragée de voir que les prises de son sont fidèles au portrait que nous avions dressé. »

En ce qui concerne Fabridor, on confirme qu’une rencontre s’est tenue mardi. L’entreprise préfère toutefois ne pas commenter pour le moment.

Actualités

Bénéfices nets de 25,1 M$ pour Hydro-Sherbrooke

L’hiver très froid a permis à Hydro-Sherbrooke d’enregistrer des bénéfices nets de 25,1 M$, des bénéfices supérieurs de 5,9 M$ à ses prévisions. Il s’agit d’un des faits saillants du rapport annuel 2018 rendu public au début du mois de juillet, dont l’autre élément d’importance est la construction du quatrième poste de distribution dans le secteur des Saint-Élie.

Parmi les autres éléments marquants, notons une importante diminution du nombre des heures perdues en raison d’un accident de travail. Hydro-Sherbrooke a par ailleurs versé un nombre record de subventions pour l’installation de bornes privées de recharge pour les véhicules électriques.

Selon le rapport, les bénéfices nets importants sont attribuables aux variations de température plus élevées que la normale (2,5 M$), à une gestion optimale de la pointe (1,7 M$) et à une gestion optimale des opérations (550 000 $). D’autres revenus, notamment le règlement de litiges, ont permis d’encaisser 1,1 M$ supplémentaires. 

La vente d’électricité a atteint un record avec un montant de 187 M$, en incluant la vente liée à la cryptomonnaie. Les revenus associés à ce genre d’activité ne sont toutefois pas considérés dans les bénéfices puisque le conseil municipal a choisi de l’injecter dans les projets en immobilisation. 

Pour le directeur général, Christian Laprise, l’élément principal du rapport est le 4e poste de distribution. « C’est important pour rajeunir nos effectifs. Nous l’avons construit dans les délais et sous les budgets. Il a fallu quatre ans pour y arriver. »

Les heures perdues en raison d’accidents de travail ont chuté de façon draconienne. « Le nombre d’accidents est semblable à l’an dernier, mais ils sont moins graves », dit M. Laprise. Ce sont effectivement 610 heures qui ont été perdues pour des accidents de travail, en comparaison avec 1705 heures en 2017, 4588 heures en 2016 et 8458 heures en 2015. 

Pannes

Selon le rapport, la principale cause des pannes est attribuée aux arbres. Ce sont 17 artères différentes qui ont été touchées, « ce qui laisse croire que le cycle de maîtrise de la végétation accuse un retard », lit-on dans le document. Ce sont effectivement 43,9 % des bris qui sont causés par des arbres et 21,8 % par des équipements. 

Hydro-Sherbrooke cherche effectivement à éviter tout contact entre un arbre et un conducteur d’électricité, si bien qu’un dégagement de trois mètres de tout conducteur est souhaité. Les problèmes de pannes liées à la présence d’oiseaux dans les postes de distribution, comme ce fut le cas en 2015, ont maintenant été réglés. 

Les mauvaises créances, à leur niveau le plus bas, atteignent 342 923 $. « Sous les 400 000 $, nous trouvons que nous sommes dans une bonne moyenne », dit Christian Laprise. 

Notons par ailleurs que 172 000 $ ont été attribués en subventions pour l’ajout de 344 bornes privées de recharge pour les véhicules électriques. 

Parmi les projets importants entrepris pour 2019, notons la mise aux normes de l’éclairage de rue, pour lequel la Ville a octroyé un budget de 500 000 $. Une somme totale de 8,5 M$ sera nécessaire pour étendre ces mesures dans tout le territoire.

Le conseiller Vincent Boutin a voulu savoir s’il planait encore une incertitude pour les entreprises de cryptomonnaie qui voudraient s’installer à Sherbrooke. M. Laprise a répondu par la négative. 

Sa collègue Évelyne Beaudin a proposé d’étudier la possibilité de créer des districts énergétiques. « Un district énergétique est un réseau de chauffage et de climatisation souterrain centralisé pour un secteur. Il permet de mieux gérer la pointe et d’éliminer du chauffage au gaz et à long terme, de diminuer les coûts de chauffage pour les résidants. Ça augmente aussi la valeur des bâtiments. Il y a une opportunité sur la rue Wellington Sud. On va éventrer la rue et le quartier est dense. Seriez-vous ouvert à cette idée? »

Christian Laprise a répondu qu’un projet à l’étude irait dans le même sens, mais qu’il ne pouvait pas donner de précisions pour le moment.

Actualités

« Ce n'est pas une vie », disent les infirmières

Les professionnelles en soins ont lancé un autre cri du cœur mercredi pour dénoncer le recours abusif au temps supplémentaire obligatoire (TSO). Malgré la tenue de plusieurs rencontres entre les représentantes de la FIQ-SPSCE et la partie patronale depuis le mois d’avril, la situation ne s’est pas améliorée. Elle se serait même dégradée. Plusieurs infirmières pensent même à quitter leur emploi.

« Les conditions ne font que se dégrader depuis que je suis arrivée, indique Caroline Fillion, infirmière depuis deux ans. Avant, on était imposées par exemple une fois par mois et c’était déjà un problème, mais maintenant on est imposées de deux à trois fois par semaine. On est tannées et on est épuisées, c’est toujours les mêmes filles qui restent. Ce n’est pas une vie. Je vous le dis, dans quelques années, je ne serai plus infirmière parce que ces conditions ne sont pas vivables avec des enfants. »

Mme Fillion faisait partie des nombreuses infirmières, membres du syndicat et conjoints qui se sont rassemblés mercredi à l’entrée principale pour dénoncer l’utilisation abusive du TSO. Le désespoir était bien présent dans le discours des personnes présentes.

« Elle est anxieuse d’aller travailler parce qu’elle ne sait pas quand elle va finir, raconte pour sa part Alexis Lampron, le conjoint d’une infirmière du CIUSSS. Elle est complètement épuisée, donc elle prend ses journées de congé pour dormir. Elle a les larmes aux yeux en revenant. Ça ne peut pas continuer comme cela. Pour l’instant, on n’a pas d’enfant et on arrange notre vie pour le travail, ce qui ne devrait pas être le cas, selon moi. Ce qui va arriver, c’est qu’elle va se trouver un autre emploi. Elle ne peut pas travailler là et avoir des enfants. »

L’impact du TSO sur la vie familiale est le principal problème selon les infirmières rencontrées par La Tribune.

« Nos conjoints doivent se plier à tout ça, souligne Mylène Gagné, mère d’une jeune fille de 8 ans. J’apprends à 16 h que je dois rester lorsque je crois que mon quart est terminé, donc je dois vite appeler mon conjoint. On doit se débrouiller, mais parfois on n’a personne autour pour venir nous aider. Ça crée des frustrations entre collègues parce que ça ne serait pas à mon tour par exemple d’être imposée, mais celle qui devrait l’être ne peut pas. On essaie d’être solidaire entre nous. »

« L’équilibre est précaire quand on a des tensions au travail et des tensions à la maison, mentionne pour sa part Nathalie Desmarais, assistante infirmière-chef de jour en néonatalogie. On est un milieu de femmes, on n’est pas des hommes qui vont crier et taper sur les tables pour régler des situations. On est des infirmières qui ont le cœur sur la main et on est en train de s’épuiser. La société ne tolère pas la conduite avec des facultés affaiblies, mais on tolère des infirmières fatiguées avec des problèmes de concentration et la mémoire qui fait défaut. »

Plusieurs demandes

Le point de presse était organisé par la FIQ-Syndicat des professionnelles en soins des Cantons-de-l’Est (FIQ-SPSCE) qui avait plusieurs revendications pour l’employeur.

« Des demandes de mesures structurantes d’attraction et de rétention du personnel ont été déposées à l’employeur, car il y a urgence d’agir, mentionne Sophie Séguin, présidente du comité exécutif de la FIQ-SPSCE. Il s’est montré ouvert à les considérer, mais les décisions et les actions tardent à venir ».

Selon le syndicat les taux de TS et de TSO ont atteint des seuils critiques dans plus de 50 centres d’activités du CIUSSS, approchant parfois 10 % des heures travaillées. La FIQ-SPSCE demande, entre autres, de stabiliser les postes et les horaires de travail des professionnelles en soins et de reconnaître leur expertise dans leur domaine en évitant de les assigner à des tâches pouvant être accomplies par d’autres titres d’emplois.

De plus, la FIQ-SPSCE a demandé à l’employeur d’offrir des incitatifs aux professionnelles en soins qui désirent offrir leur disponibilité dans les unités où le TSO est imposé. 

La FIQ-Syndicat des professionnelles en soins des Cantons-de-l’Est représente plus de 5574 infirmières, infirmières auxiliaires, inhalothérapeutes et perfusionnistes cliniques.


+


Un secteur complexe

Sur les 10 quarts de travail en temps supplémentaire obligatoire qui se font chaque jour de semaine chez les employés représentés par le FIQ-Syndicat des professionnelles en soins des Cantons-de-l’Est, quatre le sont dans le secteur mère-enfant qui comprend la maternité, la néonatalogie, la pédopsychiatrie et la pédiatrie. Or le secteur ne compte que 250 employés sur les 5574 représentés par le syndicat dans le CIUSSS de l’Estrie-CHUS.

La fin de semaine, le nombre de quarts de travail en TSO double pour se rendre à 20. Cinq de ces quarts sont faits par des employés du secteur mère-enfant.

« C’est un secteur où on vit des problèmes et des enjeux depuis un certain temps; ça ne date pas d’hier, admet Josée Paquette, directrice des ressources humaines, des communications et des affaires juridiques du CIUSSS. On est tout à fait conscients du problème et notre approche est de dénoncer le temps supplémentaire obligatoire. Une heure de TSO en est une de trop. On est au courant que ça touche à la vie personnelle et la qualité de vie au travail. »

Mme Paquette admet que le temps supplémentaire a augmenté dans la dernière année au CIUSSS de l’Estrie-CHUS. Elle confirme toutefois que sept nouvelles personnes sont en cours d’orientation en maternité et il y en a six à venir en néonatalogie dans les prochaines semaines.

« On aurait voulu le faire avant, mais l’équilibre entre les secteurs est extrêmement précaire, indique Mme Paquette. Si on déplace des gens vers un secteur, ça signifie moins de ressources pour un autre. »

Des quarts de 12 heures ont aussi été mis en place pour tenter de diminuer le TSO. Environ 6 personnes auraient déjà levé la main pour faire ce type de quart.

Quelques infirmières ont avoué à La Tribune penser sérieusement à changer d’emploi si la situation ne s’améliore pas. Le CIUSSS se dit très préoccupé par la situation.

« Ça nous affecte d’entendre ça parce que ces gens-là ont étudié pour donner des soins à une clientèle qu’ils ont à cœur, résume Mme Paquette. On espère vraiment être en mesure d’améliorer les conditions. »

fait divers

Cannabis à la Fête du lac : le SPS a sévi

Comme promis, le Service de police de Sherbrooke a appliqué le règlement municipal concernant la consommation du cannabis dans les parcs, mardi soir lors de la première soirée de la Fête du lac des Nations.

On ne peut toutefois pas parler d’une vague de distribution de constats d’infraction.

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On a émis une seule contravention à une personne ayant consommé du cannabis dans le parc Jacques-Cartier, signale Samuel Ducharme, porte-parole du corps policier.

Rappelons que la possession du cannabis a été décriminalisée, il est interdit d’en fumer sur le site de la Fête du lac des Nations et ailleurs dans les autres parcs de la Ville de Sherbrooke. Le Service de police de Sherbrooke (SPS) fait appliquer le règlement municipal qui stipule qu’il est interdit de fumer dans les parcs de la Ville de Sherbrooke.

Les contrevenants s’exposent à une amende de 150 $ pour les frais, pour un total de 223 $.

Par ailleurs, le SPS a procédé à l’arrestation d’un individu pour possession de cannabis dans le but d’en faire le trafic. 

Un autre homme a été arrêté pour bris de conditions de remise en liberté, ajoute M. Ducharme. Il a consommé du cannabis, alors que ça lui avait été interdit par la cour.

Enfin, les policiers n’ont pas eu à intervenir de façon marquée lors de la sortie du site en fin de soirée, lorsque les festivités ont cessé. 


actualités

Washington demande à l'Arabie saoudite de libérer le blogueur Raif Badawi

Le vice-président américain Mike Pence a demandé jeudi à l’Arabie saoudite de libérer le blogueur Raif Badawi, dans une rare prise de distance de l’administration Trump à l’égard de cet allié stratégique.

S’exprimant lors d’une conférence sur la liberté religieuse à Washington, Mike Pence a cité Raif Badawi dans une liste de personnes détenues dans le monde pour s’être exprimées sur les religions, en Arabie saoudite, mais aussi en Érythrée, en Mauritanie et au Pakistan.

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Blitz pour libérer Raif

« Le peuple américain est à leurs côtés, et aujourd’hui les États-Unis d’Amérique appellent les gouvernements d’Érythrée, de Mauritanie, du Pakistan et d’Arabie saoudite à respecter le droit de conscience de ces hommes et à les libérer », a dit le vice-président républicain.

Raif Badawi est emprisonné depuis 2012 et a été condamné en novembre 2014 à 10 ans de prison et 1000 coups de fouet pour « insulte à l’islam ». Il avait reçu 50 coups de fouet en janvier 2015, mais les autres séances, qui devaient être hebdomadaires, avaient été suspendues après une vague de protestations dans le monde.

Farouche défenseur de la liberté d’expression, Raif Badawi avait demandé sur son site internet la fin de l’influence religieuse dans le royaume saoudien, régi par le wahhabisme, version rigoriste de l’islam.

Raif Badawi s’était vu décerner en 2015 le Prix Sakharov par le Parlement européen, une prestigieuse distinction en faveur des droits humains et de la liberté d’expression.

Une rencontre avec Trump

Son épouse, Ensaf Haidar, et ses trois enfants vivent à Sherbrooke. Elle se dit reconnaissante envers le vice-président américain, Mike Pence, qui a appelé l’Arabie saoudite à libérer son mari de prison.

Ensaf Haidar a déclaré jeudi qu’elle aimerait rencontrer le président des États-Unis, Donald Trump, pour discuter des moyens par lesquels il pourrait favoriser la libération de son mari.

Mme Haidar croit que le président américain peut en faire plus que le premier ministre Justin Trudeau pour aider son mari. Elle estime que M. Trudeau n’en a pas fait assez dans ce dossier.

Pour sa part, l’agente de développement régional pour Amnistie internationale, Mireille Elchacar, se dit agréablement surprise par la réaction de Washington. « On ne s’attendait pas à ce que le gouvernement des États-Unis fasse une sortie comme celle-là », dit-elle à La Tribune.

« Mais on a vu dans le passé que l’Arabie saoudite réagissait quand on lui demandait. Le pays a demandé au Canada de se mêler de ses affaires. Il faut continuer de faire des pressions. Tous les États doivent interpeler l’Arabie saoudite. »

Mme Elchacar ajoute qu’il y a de l’espoir, car le pays a libéré des gens détenus pour leurs opinions récemment. « On en a emprisonné d’autres aussi », nuance-t-elle,

« Il faut faire plus. L’Arabie saoudite continue de violer les droits de la personne. »

Fête du lac

Qui venez-vous voir? «Loud, bien entendu!»

« Salle comble, festival comble », a souligné Loud en faisant référence à son dernier passage au Théâtre Granada. La foule qui attendait la vedette du hip-hop québécois à la Fête du lac des Nations n’avait rien à voir avec celle des derniers jours. Loud aura assurément fait vibrer le parc Jacques-Cartier au complet jeudi soir.

Qui venez-vous voir ce soir? Quelle question! « Loud, bien entendu! », répondaient pratiquement tous les festivaliers. Les milliers de gens présents auront chanté en cœur avec l’artiste Fallait y aller et Médailles, deux chansons de son nouvel album Tout ça pour ça.

Loud n’avait même pas besoin de chanter Toutes les femmes savent danser, la foule l’a fait pour lui. Les échos de son plus grand succès résonnaient jusque de l’autre côté du lac des Nations. 

D’autant plus, l’énergie du rappeur n’a qu’emballé le feu qui brulait déjà dans la foule.  

Avant même que le spectacle ne commence, gens de tous âges étaient au rendez-vous. Amis, familles et enfants étaient bien installés sur le site dès l’ouverture, attendant leur idole. 

Avant-goût

Les festivaliers et adeptes de rock alternatif se sont réunis devant la scène pour sauter au son de la musique du groupe new-yorkais Spin Doctors, qui a réchauffé la scène avant l’arrivée de Loud. 

Chris Barron, l’infatigable chanteur a offert une dynamique performance. Dès les premières minutes du spectacle, le groupe ne tarde pas à jouer leur chanson à succès What time is it. C’est la très attendue Two Princes, qui a aussitôt installé une ambiance festive.

actualités

Équiporc passera de 1000 à 3200 truies à Dudswell

L’élevage porcin Équiporc, situé à la limite entre Dudswell et Saint-Camille, agrandira ses installations de manière à tripler son nombre de têtes. Le projet d’agrandissement représente un investissement de 10 M$.

À ses débuts en 2000, l’élevage du Haut-Saint-François comptait quelque 1000 truies. Le projet d’agrandissement en cours de réalisation permettra au producteur Sébastien Pagé d’avoir près de 3200 truies sur sa ferme, ce qui triplera sa capacité de produire des porcelets sevrés. 

« Les travaux sont déjà entamés, près du quart de l’agrandissement a été fait depuis le début de l’été. Nous sommes en retard de quelques semaines sur nos échéanciers à cause du printemps qui s’est étiré, mais le tout va bon train », indique le producteur. 

C’est l’entrée en vigueur de nouvelles règlementations concernant le bien-être des animaux qui a poussé M. Pagé à agrandir son élevage. 

« En 2024, de nouvelles normes quant au bien-être animal seront adoptées par le gouvernement. Les producteurs devront permettre à leurs truies de passer plus de temps à l’extérieur des bâtiments de ferme, soutient M. Pagé. Au lieu de faire une dépense de près de 1 M$ pour me plier aux nouvelles normes, j’ai préféré faire un investissement et agrandir ma production. »

Consultation publique

Comme la règlementation québécoise stipule que tout agrandissement d’un élevage porcin doit faire l’objet d’une consultation publique, le conseil municipal de Dudswell en a tenu une, mercredi soir, à laquelle ont assisté une quinzaine de citoyens. 

Des préoccupations ont été soulevées par certains d’entre eux, particulièrement quant à l’impact de l’élevage sur la nappe phréatique et le bruit généré au moment de nourrir les truies. 

« J’espère vraiment que les activités de M. Pagé ne mèneront pas à la contamination de la nappe phréatique à laquelle nos puits sont connectés, a soulevé Paul Olsen, dont la propriété est voisine d’Équiporc. On veut être sûr que notre source d’eau ne sera jamais contaminée. Ni demain ni dans 10 ans. » 

Bien que leurs préoccupations soient légitimes, le projet d’agrandissement d’Équiporc est conforme aux règlements du ministère de l’Environnement et de la Municipalité de Dudswell, a rappelé la mairesse Mariane Paré. 

« Le projet d’agrandissement de M. Pagé répond à toutes les normes du ministère de l’Environnement et des normes de la municipalité de Dudswell. C’est important que les citoyens aient une occasion de dialoguer avec le demandeur et de nous communiquer leurs commentaires et inquiétudes, que nous recevrons avec attention à la municipalité », a indiqué la mairesse. 

Sébastien Pagé se fait rassurant, expliquant que les vents dominants ne vont pas dans la direction de ses voisins. « Notre emplacement est idéal, les voisins sont assez loin pour ne pas être importunés par les odeurs dégagées par l’élevage. L’impact sur l’environnement est le même qu’un élevage de vaches laitières ou n’importe quel autre élevage, nous prenons les normes du ministère et de la municipalité très au sérieux. »


+ La contrebande en cause

La Chine a décidé de suspendre ses importations de porc canadien en raison d’un cas de contrebande alimentaire. C’est ce qu’avance le producteur Sébastien Pagé, qui est vice-président des Éleveurs de porcs de l’Estrie. Il ajoute qu’un additif banni dans les deux pays aurait été détecté dans un échantillon de porc, provenant vraisemblablement d’un tiers pays. 

Il semblerait que les raisons qui ont poussé le gouvernement de Xi Jinping à mettre un embargo sur les importations de porc canadien résultent de la contrebande alimentaire, croit M. Pagé. Des producteurs étrangers se seraient fait passer pour des Canadiens et des impuretés ont été détectées dans leur porc.

« Nous avons rencontré la ministre Bibeau il y a deux semaines et elle nous a expliqué que les contrôleurs chinois ont détecté la présence de ractopamine dans un échantillon de “porc canadien”, un additif qui n’est plus utilisé au pays depuis 10 ans. Une fausse certification déclarant que le porc venait d’un producteur de la région de Drummondville a été utilisée, ce qui explique la réaction de la Chine face à notre porc », explique M. Pagé. 

Une enquête est en cours pour déterminer la provenance de la fausse certification, afin de rassurer le gouvernement chinois quant à la qualité du porc canadien et de rétablir le commerce de la viande canadienne. 

« Le marché chinois est très important pour les producteurs canadiens parce qu’ils achètent des parties du porc qui ne sont pas consommées ici, confie-t-il. On parle des pattes, de la tête, de l’estomac, etc. Si on ne peut pas les vendre à la Chine, on doit tout simplement les jeter, il n’y a pas d’autre marché pour ces parties. Ça permet à des abattoirs de faire assez de profits pour reste en affaires. »

M. Pagé estime que la contrebande alimentaire est destinée à prendre de l’ampleur dans les prochaines années. « C’est quelque chose qu’on va voir de plus en plus. Des pays qui ont moins de normes sur la production de toute sorte d’aliments vont tenter d’utiliser de fausses certifications pour accéder à des marchés qui ont des exigences élevées », craint M. Pagé.

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Trois nouveaux commerces au coin Bourque et Fortier

Le bâtiment qui abritait le Jardin des animaux du secteur Rock Forest, au coin du boulevard Bourque et de la rue Fortier, a croulé sous le pic des démolisseurs jeudi. Un projet de condos commerciaux y sera érigé dès le retour des vacances pour une inauguration vers la fin de l’année. Le projet est évalué à 7 M$.

Si la démolition devait commencer cet automne, elle a été devancée, si bien que le Jardin des animaux a fermé ses portes le 24 juin. Dans les derniers jours, des toiles recouvraient les fenêtres du bâtiment, qui a finalement été démoli jeudi.

« Il est prévu d’accueillir des commerces au rez-de-chaussée et des bureaux à l’étage », confirme le propriétaire, Denis Fortier.

Le commerce d’articles de sport Sports aux puces, pour le moment établi de l’autre côté du boulevard, déménagera dans les locaux neufs. L’Écolo boutique et l’épicerie Le Silo, qui avaient déjà annoncé leur intention d’ouvrir des succursales à Rock Forest, s’établiront aussi au coin Bourque et Fortier.

La Tribune révélait en février que les deux commerces souhaitaient ouvrir de nouvelles succursales pour répondre à la demande de produits biologiques en vrac. Chacun doit investir environ 300 000 $.

« Il faut rajeunir le secteur, qui est devenu plus beau avec la construction de la Plaza de l’Ouest. Il était temps d’amener un peu de renouveau. Il y a beaucoup de gens qui cherchent des locaux à Rock Forest. Il y a des demandes intéressantes », ajoute M. Fortier, précisant que certains bureaux sont toujours disponibles.

Jardin des animaux

Le Jardin des animaux, lui, ferme complètement sa succursale de Rock Forest pour le moment. Entre-temps, des investissements de près de 500 000 $ sont prévus dans le magasin du boulevard de Portland pour le réaménager complètement. Le salon de toilettage y sera agrandi et un parc canin intérieur de 1200 pieds carrés sera construit. Une offre de cours d’entraînement canin et d’ateliers et une aire de jeu supervisé sont prévues.

Tous les employés de l’entreprise gardent leur emploi. Les travaux devraient être terminés en septembre pour célébrer le 20e anniversaire de l’entreprise.

Le Jardin des animaux compte actuellement 26 employés. Il possède un autre magasin au 1110 rue King Est.

Actualités

Avenir de la place Nikitotek: Doré et Lussier se verront fin août

La rencontre qu’a demandée le producteur de Québec Issime, Robert Doré, avec le maire Steve Lussier se tiendra vers la fin du mois d’août. C’est ce qu’a confirmé jeudi l’attaché de presse de M. Lussier, Sylvain Vessiot.

« Ils se sont parlé, mais il n’y a pas de date de prévue. Il y a des chances que ce soit après le prochain conseil », a-t-il mentionné. 

Le prochain conseil municipal est prévu le 19 août. L’avenir du théâtre de la place Nikitotek pourrait y être débattu puisque le sujet initialement prévu à l’ordre du jour du conseil du 2 juillet avait été reporté à la dernière minute. Le conseil d’administration de Destination Sherbrooke n’avait à ce moment pas été informé de tous les détails du dossier. 

L’ordre du jour ne sera toutefois confectionné qu’à la mi-août.

La Tribune révélait cette semaine que Robert Doré retenait un paiement de 95 651,50 $ à la Ville de Sherbrooke en attendant une rencontre avec le maire et le directeur général Daniel Picard. Prévue le 5 juillet, cette rencontre avait dû être annulée. Au bureau du maire, on avançait en début de semaine qu’une rencontre devrait avoir lieu « la semaine prochaine ou la suivante ». 

Il n’a pas été possible de parler à Robert Doré jeudi.

Actualités

Un vétéran de la 2e Guerre mondiale s’éteint

La région vient de perdre l’un des derniers survivants de la Deuxième Guerre mondiale. John « Jack » Noble Hobbs est décédé le 9 juillet à l’âge de 99 ans et sept mois.

M. Noble Hodds était un résidant de la Résidence Wales Home, à Cleveland près de Richmond.

L’ancien militaire a été pilote du Halifax Bomber pendant le conflit mondial contre l’Allemagne.

Sa famille le décrit comme un homme qui « appréciait la vie, être avec ses amis, jouer aux cartes, au billard, au golf et au curling ». Il aimait surtout partager des histoires avec une bonne bière froide ou un martini, « avec trois olives », précise-t-on dans son avis de décès. 

Les proches de ce vétéran aimaient l’écouter raconter ses expériences comme pilote de bombardier.

« Il aimait en parler de son passé comme pilote à la guerre et les gens appréciaient l’écouter », témoigne son cousin Jack Noble.

« C’est un homme qui était très connu dans la région de Danville et d’Asbestos. Tout le monde le connaissait. » 

« Jack » aimait la musique. Il a longtemps touché le piano, se souvient son cousin.

La direction Wales Home lui a permis de jouer ses chansons préférées tous les samedis matins pendant les trois dernières années pour ses parents et amis. 

Selon son petit-fils Cary, son grand-père « était un homme aimé par plusieurs ». Le défunt connaissait les noms de tous les employés de sa résidence.

Une célébration de sa vie aura lieu dans la grande salle de la Résidence Wales Home le 10 août à 14 h.

Actualités

Cap vers une certification « urgence amie des aînés »

Les salles d’urgence des deux hôpitaux sherbrookois cheminent pour obtenir la certification « salle d’urgence amie des aînés », qui serait une première au Québec. Concrètement, qu’est-ce que ça veut dire ? Cette certification est synonyme d’une salle d’urgence où, dès l’admission d’un patient âgé, on met tout en œuvre pour éviter qu’il soit immobilisé et qu’il devienne désorienté.

« La proportion de patients âgés est en augmentation constante dans nos salles d’urgence et cela va s’accentuer avec le vieillissement de la population », soutient Dre Geneviève Ricard, gériatre au CIUSSS de l’Estrie-CHUS.

Prenons un exemple typique. Une personne âgée chute chez elle et a du mal à se relever. Ses proches appellent l’ambulance. Dès son admission à l’hôpital, la personne est couchée sur une civière. Plusieurs heures, voire une journée ou deux peuvent se passer avant que l’évaluation soit complétée et tous les tests passés.

« Si elle reste alitée tout ce temps, la personne se déconditionnera très vite. On dit que chaque journée d’immobilisation demande trois journées de récupération chez les gens âgés », explique la gériatre.

Les conséquences peuvent alors être lourdes. « Si la personne avait reçu les traitements appropriés dès son admission, son état n’aurait pas nécessité d’hospitalisation. Mais rester alité ou seul dans sa civière, ça augmente les risques de délirium (confusion) et de déconditionnement physique, donc plus de difficultés à se lever ou à se coucher seul, par exemple, des complications qui peuvent nécessiter une hospitalisation », ajoute Geneviève Ricard.

Alors que peut-on faire pour aider les aînés à mieux vivre leur séjour à la salle d’urgence ?

Toutes sortes de choses en fait, des petites et des plus grandes.

« Des fois, ça peut paraître simple, mais ce sont des petites choses qui peuvent faire une grande différence. Par exemple, souvent les gens partent de chez eux en pleine nuit et arrivent en ambulance sans chaussure dans les pieds. Alors on aimerait pouvoir avoir des bas antidérapants disponibles à la salle d’urgence pour permettre aux aînés de marcher de façon sécuritaire », explique Dre Ricard.

Avoir des amplificateurs de son disponibles faciliterait aussi la communication avec les aînés qui sont partis sans leur appareil auditif ou dont les problèmes d’audition ne sont pas soignés au quotidien.

« Il faut aussi avoir des calendriers et des horloges bien à la vue pour aider les gens à demeurer orientés », soutient la Dre Ricard.

« Il faudrait tenir les aînés occupés afin d’éviter qu’ils deviennent confus, avec des tablettes électroniques par exemple. C’est plus cher, mais ce serait efficace », cite Geneviève Ricard.

Une pièce de la salle d’urgence de l’Hôpital Fleurimont et une à l’Hôtel-Dieu pourrait aussi être aménagée comme un « petit appartement » afin de bien évaluer la condition des patients avant leur congé de l’hôpital. « Évaluer si une personne est correctement capable de se coucher et de se relever d’un lit, c’est bien différent de le faire à partir d’une civière où la hauteur est différente », mentionne la Dre Ricard.

Défi Groenland

La demande de certification chemine et pour donner un coup de main à la mise en place du projet, quatre médecins sherbrookoises dévouées et engagées ont décidé de se lancer dans une grande aventure caritative : celle du Défi Groenland, orchestré par la Fondation du Centre hospitalier universitaire de Sherbrooke (CHUS).

Le défi qui les attend est grand : une traversée du Groenland en kayak de mer et à la marche du 2 au 16 août. « Nous partons cinq jours en kayak en autonomie complète et nous ferons cinq journées de marche », explique-t-elle.

Dre Ricard sera accompagnée d’une de ses amies, Dre Isabelle Boulais, spécialiste en médecine interne, et de deux autres médecins, Dres Annie Hébert et Dominic Harnois, toutes deux urgentologues à l’Hôtel-Dieu et à l’Hôpital Fleurimont.

« Cette cause, celle d’aider nos patients âgés, nous tient à cœur à toutes les quatre », explique la gériatre.

Jusqu’à présent, les quatre médecins ont recueilli environ 36 000 $ qui seront versés, par le biais de la Fondation du CHUS, au projet d’améliorer la santé et le bien-être des personnes âgées accueillies aux urgences des hôpitaux de Sherbrooke.

Il est toujours possible de faire un don pour la cause en se rendant sur le site www.defigroenlandchus.org/.

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La santé globale dès le CPE

[PRIMEUR] Le programme santé globale s’étend maintenant aux centres de la petite enfance. Le CPE Au cœur des mésanges collabore avec la Fondation santé globale afin d’adapter le programme éducatif à ces milieux et devient ainsi le premier CPE à y adhérer officiellement.

Le programme de santé globale, implanté dans plusieurs écoles estriennes et ailleurs dans la province, vise à inculquer de saines habitudes de vie aux jeunes. Dans les écoles, par exemple, un des projets permet aux élèves de faire une randonnée en montagne en fonction de leur niveau, et le sommet devient de plus en plus élevé au fil des ans. 

Un CPE de Laval vient tout juste d’intégrer la Fondation santé globale, et celle-ci mène aussi des démarches avec un autre CPE sherbrookois. 

« En 2017, on avait déjà des demandes de l’implanter dans les CPE, mais on n’était pas prêt », raconte la directrice générale de la Fondation, Zoé Heimrich, en soulignant qu’elle a notamment collaboré avec Bernard Beaupré et Renée Lessard pour développer l’initiative.

Qu’est-ce que ça signifie, un programme de santé globale auprès des tout-petits ? Différentes recommandations sont mises de l’avant, explique Mme Heimrich. Par exemple, on suggère que les enfants fassent 90 minutes de jeu actif par jour ou encore qu’ils puissent faire une sortie par jour par enfant. 

Le programme ne cesse de gagner des adeptes depuis qu’il a été lancé dans la région. Quelque 36 établissements l’offrent au Québec. « Ça se parle, c’est dans l’air du temps. Les jeunes ont un déficit nature et notre programme y répond. Il est facile à implanter. Comme on est une fondation, ce n’est pas un programme qui coûte cher. Au niveau des CPE, tranquillement, on essaie de l’implanter ; on est encore en exploration », commente Mme Heimrich. 

« On est un peu comme un projet pilote. On est super content », note Sarah Lareau, une des éducatrices impliquées.

Les éducatrices d’Au cœur des mésanges, avec leur expérience sur le terrain, pourront donner leur son de cloche pour aider à bâtir le programme éducatif et ajuster les recommandations.

L’occasion de lancer ce projet s’est présentée alors que le CPE était à revoir son programme éducatif, souligne la directrice générale d’Au cœur des mésanges, Véronique Girard. 

L’importance de jouer dehors et de prendre l’air se faisait déjà sentir. Le CPE situé en bordure du boulevard de l’Université à Sherbrooke bénéficie d’un bel environnement, qui multiplie les possibilités des éducatrices, notamment avec la proximité d’une patinoire en hiver. 

« L’accueil se fait à l’extérieur, on retourne à l’extérieur l’après-midi. C’est minimum deux fois par jour, même trois fois », illustre Mme Girard.

Le « déficit nature » des enfants peut parfois être palpable pour les éducatrices. « Je l’ai déjà perçu chez un enfant qui a glissé pour la première fois, qui a patiné pour la première fois… C’est bien que les enfants aient accès à ces activités-là en CPE parce qu’à la maison c’est peut-être moins possible ; les parents sont plus occupés, les tablettes sont plus accessibles », illustre Marie-Hélène Carrier, l’une des éducatrices qui s’investit dans ce projet. 

La Fondation Santé globale tiendra le 25 septembre « L’aventure urbaine » avec Carbure aventure, gestionnaire des activités de la base plein air André-Nadeau.  

« On a mis en place un partenariat avec des étudiants de l’Université de Sherbrooke ; ils développent une activité pour les jeunes en santé globale. On reçoit 500 jeunes de santé globale à travers le Québec », indique Mme Heimrich, en soulignant que les partenaires sont toujours à la recherche de commanditaires.

+ Santé et durable

En plus d’adhérer au programme de santé globale, le CPE Au cœur des mésanges est le seul CPE estrien inscrit au programme CPE durable, selon l’organisme Environnement jeunesse. 

CPE durable est un programme d’accompagnement et de certification en gestion durable des centres de la petite enfance. Il est offert à l’ensemble des milieux de la petite enfance, selon l’organisme, des garderies jusqu’aux CPE.

Le CPE sherbrookois vise l’atteinte du niveau démarrage. Il doit établir un plan d’action et tracer d’abord un portrait de la situation. Les actions mises en place touchent une multitude de sphères, souligne Sarah Lareau, éducatrice impliquée dans ce projet. 

Par exemple, parmi les mesures déjà mises en place, de l’éclairage LED a été installé, de même qu’un bac de récupération d’eau de pluie afin d’arroser les potagers des enfants. L’équipe évalue la possibilité d’offrir un service de couches lavables.

« Les deux programmes se ressemblent, quand même. C’est intéressant de jumeler les deux », commente Marie-Hélène Carrier, l’une des éducatrices impliquées aux côtés notamment de sa collègue Fernanda Amaral.  

Au Cœur des mésanges a une capacité de 86 enfants dans deux installations. Il s’est aussi associé au Regroupement des étudiants de maîtrise, de diplôme et de doctorat de l’Université de Sherbrooke (REMDUS) pour une troisième installation qui pourrait voir le jour à l’UdeS, destinée aux parents étudiants de l’UdeS.

Fête du lac

Pédaler sur un vélo stationnaire pour faire connaître un événement

La Fête du lac des Nations, c’est l’occasion de danser sur le refrain des meilleurs artistes, de s’époumoner dans les manèges, de s’émerveiller devant les feux d’artifice, mais c’est également l’occasion de se sensibiliser à des causes. Outre les kiosques de marchandises, plusieurs fondations et organismes sont au parc Jacques-Cartier pour recueillir des dons, mais aussi pour informer les Sherbrookois de leur mission.

Laurianne Aumais et Frédérick Côté, deux ambulanciers paramédicaux dévoués, pédalent sans relâche sur des vélos stationnaires dans le but de faire connaître Tour Paramédic Québec, un événement méconnu du grand public. 

« C’est la 4e édition cet automne. Cette année, on part de Sherbrooke et on va pédaler jusqu’au parlement à Ottawa. On veut bâtir un monument commémoratif pour les ambulanciers civils et militaires qui sont décédés pendant leur service. Il y a également des fonds qui vont à la prévention des syndromes de stress post-traumatique », informe Frédérick Côté alors qu’il enchaine les coups de pédale. 

À cela, il précise qu’un syndrome post-traumatique peut venir à la suite d’un déclencheur ou en réaction à plusieurs événements. 

« Jusqu’à présent, on en entend pas beaucoup parler, donc être présent ici, ça nous donne une belle visibilité », ajoute-t-il. 

Les ambulanciers seront sur les vélos stationnaires jusqu’à la fin de l’événement, prêts à accepter les dons. 

Mira 

Les amateurs d’animaux s’arrêteront du kiosque de la Fondation Mira. Pour faire d’une pierre deux coups, les festivaliers peuvent en apprendre plus sur la mission de la fondation, tout en caressant les chiens. 

« Mon chien c’est la facilité du déplacement. J’ai vécu la canne et le chien. La canne tire beaucoup d’énergie, tandis que le chien ne m’épuise pas. Il gère beaucoup de choses, mais c’est aussi un travail d’équipe », informe Christian Charland, un non-voyant qui est également employé à la Fondation. 

M. Charland, qui se déplace dans plusieurs festivals au Québec, souligne l’importance d’être présent à un événement comme celui de la Fête du lac des Nations. 

« Notre mandat, c’est de ramasser des fonds. Pas de public, pas de Fondation Mira. C’est aussi de montrer le produit. En étant ici à la Fête du Lac avec les chiens, on montre aux gens qu’ils ne donnent pas de l’argent pour rien. »

Croix-Rouge 

Vient le tour de la Croix-Rouge, également présente dans le but de sensibiliser les gens, mais aussi pour recueillir de nouveaux bénévoles. 

Marcelle Gingras, bénévole, veut aussi répandre la réelle définition de leur mission. « Nous aidons les personnes sinistrées. Il ne faut plus penser que la Croix rouge ramasse des dons de sang. Nous aidons les gens victimes d’inondations, de tremblements de terre et autres. On fournit des trousses avec dentifrice, brosse à dents et savon en plus de remettre un petit montant pour permettre aux gens d’avoir un minimum d’hygiène. »

Pour clore les bonnes actions, le traditionnel véhicule récréatif de la Fondation du CHUS et ses bénévoles sont toujours à la recherche de donateurs, le tout dans le but de répondre à la mission de la fondation qui est de recueillir des fonds pour la recherche, de l’équipement et autres. 

Fête du lac

Le Sherbrookois Frank Custeau tient promesse [PHOTOS]

Comment faire autrement que d’entamer la deuxième journée de la Fête du lac des Nations qu’avec un Sherbrookois sur scène? Frank Custeau avait promis un spectacle sans mise en scène ou prétention, et c’est exactement ce qu’il a offert au public.

Dans l’intimité de la scène Bistro SAQ, il présente son album Départ d’août tout en revisitant quelques opus de son groupe Les Conards à l’orange. Accompagné de ses quatre musiciens, le chanteur se confie au public sur les difficultés qui auront occasionné la naissance de son album. 

À LIRE AUSSI: Des gens à perte de vue à la Fête du Lac [PHOTOS]

Dès son arrivée sur scène, le musicien plaisante avec les spectateurs en chantant « bonne fête » au lac des Nations pour ensuite enchainer les refrains de son dernier album. 

Au premier regard, Frank Custeau a une approche plus humoristique, mais il ne tarde pas à émouvoir son public en revisitant une période difficile de sa vie.

À peine les larmes essuyées, le public s’esclaffe alors qu’il introduit la chanson Le Goéland. « J’avais besoin de quitter le Québec pour quelque temps, il y a trop de Tim Hortons ici. Première chose que je vois en arrivant à mon auberge en Espagne : un Tim Hortons! »

Les nouveaux amateurs de Frank Custeau étaient présents et d’autres le connaissaient depuis son groupe Les Conards à l’orange. 

Marie-France, une habituée de la Fête du lac des Nations, se mord encore les doigts d’avoir manqué la performance de l’artiste. 

« J’ai entendu une prestation de lui à la radio et je voulais absolument le voir, mais je l’ai manqué », avoue-t-elle en soulignant que la programmation du Bistro SAQ de cette édition est intéressante. 

Une programmation qui répond aux attentes 

Bien que le site comprenne plusieurs attractions intéressantes, les festivaliers se ruent vers les scènes. 

« Les artistes de la programmation sont vraiment talentueux, je n’aurais pas pensé qu’ils seraient venus à Sherbrooke. C’est très varié, il y en a pour tous les genres et tous les gouts. J’ai très hâte de voir Andy Grammer vendredi. Il y a toujours une tête d’affiche à la Fête du Lac, mais là il y en a beaucoup plus qu’une. Il y a une belle diversité. De Loud au 2Frères jusqu’à Wyclef Jean », affirme Amélie, une Sherbrookoise qui n’avait pas participé à l’événement depuis deux ans. 

Sherbrooke

Aube-Lumière dévoile avec fierté son jardin thérapeutique

Un mélange d’émotions, de joie et de fierté s’était installé à la Maison Aube-Lumière, mardi avant-midi.

On a inauguré le jardin thérapeutique, une réalisation née de la compétition « communautaire Aviva en 2017 », auquel la communauté a participé.

« C’était un espace gazonné et un peu tristounet, sans couleurs. Maintenant c’est une très belle réalisation, un projet fleuri », lance Sylvie Bergeron, l’instigatrice du projet et aussi directrice du bénévolat et des services de soutien de l’organisme.

« Le processus a été long, et malgré un revers en 2016, nous n’avons pas abandonné et nous avons porté ce projet à bout de bras jusqu’à cette étape ultime. C’est une grande satisfaction pour moi aujourd’hui, de voir ce beau jardin enjoliver le quotidien de nos patients », ajoute-t-elle ne retenant pas ses larmes.  

Le lieu est paisible et invite au repos. Le jardin est situé tout près de l’édifice de la Maison Aube-Lumière, qui accueille gratuitement des personnes atteintes de cancer en phase avancée. 

Rappelons que la Maison Aube-Lumière a remporté un prix de 50 000 $ au concours pancanadien du Fonds communautaire Aviva. Avec cet argent, la Maison Aube-Lumière a pu mettre en branle son projet de jardin thérapeutique qui mijotait depuis 2016. 

Élisabeth Brière, présidente de La Maison Aube-Lumière, renchérit aux propos de Mme Bergeron : « Le jardin est paisible et accueillant. Il sera un lieu de paix et de sérénité pour notre personnel et pour les patients qui vivent la fin de leur existence avec nous. Ces moments sont uniques et nous souhaitons qu’ils les vivent dans les meilleures conditions possible ». La Maison Aube-Lumière a pu remporter cette compétition pancanadienne grâce à l’appui de la population sherbrookoise qui s’est mobilisée pour voter pour en faveur projet, a-t-on souligné. 

Les bénéficiaires ont accès à plusieurs espaces dans le jardin, dont une zone d’eau avec une fontaine. On a eu recours au travail de nombreux bénévoles pour sa réalisation. Par ailleurs, le Centre de formation professionnelle de Coaticook a aussi fourni de la main-d’œuvre. Les élèves en aménagement paysager et en horticulture et jardinerie ont été de la partie.

Le Fonds Sébastien-Duchesne y est allé d’une contribution de 10 000 $, a-t-on souligné.  

Régis Auclair, gestionnaire de projets pour la firme Aviva, a souligné que plusieurs idées sont soumises de partout au Canada pour cette compétition. « Les gens de la région ont voté pour ce projet », dit-il.

« C’est très intéressant de voir ce qu’une idée sur papier est devenue en réalité. »

Actualités

Agression au McDonald’s: un modus operandi presque similaire

L’homme accusé d’avoir agressé sexuellement une fillette de neuf ans dans un restaurant Mcdonald’s de Granby, lundi, avait agi de façon presque similaire lors d’une précédente agression, a appris La Voix de l’Est.

Christopher Dégarie Giroux, 22 ans, avait plaidé coupable à une accusation de contacts sexuels sur une mineure en mai 2018, à Longueuil.

Il avait alors écopé de 90 jours de prison à purger de façon discontinue et d’une inscription pour 10 ans au Registre des délinquants sexuels. Il lui était également interdit de posséder des armes et d’approcher tout mineur à perpétuité.

Or, les circonstances de ce précédent délit ressemblent beaucoup à ce qui s’est produit à Granby.

Selon une source près du dossier, M. Dégarie Giroux avait commis des attouchements sur une mineure de 14 ans que là aussi il ne connaissait pas. L’infraction a toutefois eu lieu dans un immeuble résidentiel plutôt que dans un restaurant.

« Il l’a touchée par-dessus ses vêtements, et ç’a été très bref », indique-t-on. 

L’homme aujourd’hui domicilié à Granby — mais présentement détenu — n’a visiblement pas appris de sa sentence.

À LIRE AUSSI: Fillette agressée au McDonald's: trois accusations déposées contre un Granbyen

Bousculade

Il a été arrêté peu après sa récidive alléguée de lundi dernier. Selon la police de Granby, il a suivi une fillette aux toilettes du restaurant de la rue Denison Est, vers 22 h, avant de l’agresser. 

Inquiet de son absence prolongée, le père de la victime a fait irruption dans la salle de bain. M. Dégarie Giroux s’est enfui après une bousculade.

Il a comparu au palais de justice le lendemain et fait face à des accusations d’agression sexuelle, de contacts sexuels et de non-respect de ses conditions.

Pour le ministère public, Me Valérie Simard-Croteau s’est opposée à sa remise en liberté compte tenu de son passé et de la nature des accusations.

Me Mireille Leblanc, à la défense, a demandé à ce que son client subisse une évaluation psychiatrique sur sa capacité à comprendre le processus judiciaire. Entre-temps, il lui est interdit de communiquer avec la victime ou ses proches.

M. Dégarie Giroux souffrirait d’une déficience intellectuelle et consommerait des drogues. Par le passé, il a aussi été trouvé coupable de vol qualifié et d’entrave au travail des policiers.

La cause a été reportée au 22 juillet.

Sherbrooke

Deux semaines de plus pour le chantier sur Bertrand-Fabi

Les automobilistes sherbrookois habitués du secteur King/Bertrand-Fabi/Bourque devront se montrer patients encore quelques semaines.

Les travaux majeurs à l’angle de ces rues sont prolongés. Ils se termineront un peu plus tard que la date estimée du 19 juillet, soit au début août.

Cette prolongation s’explique par l’ajout de travaux pour ce chantier, explique Caroline Gravel, directrice du Service des infrastructures urbaines à la Ville de Sherbrooke.

« Le conseil municipal a autorisé le 2 juillet dernier l’achat d’une parcelle de terrain à l’intersection des rues King/Bertrand-Fabi, près de l’hôtel. Cette acquisition permettra d’ajouter dès maintenant une voie de virage à droite vers la rue King Ouest », dit-elle.

« Compte tenu de cet ajout, les travaux de pavage qui permettront de terminer le chantier seront effectués pendant les vacances de la construction. Nous devons terminer vers le 2 août. »

Des travaux de pavage ont d’ailleurs été entrepris lundi matin sur la rue Bertrand-Fabi, entre la rue de Varennes et le boulevard des Vétérans. Ces travaux devraient durer deux jours. La circulation locale sera permise en alternance à l’aide de signaleurs.

Les équipes devront toutefois composer avec des épisodes de pluie à venir cette semaine, ajoute Mme Gravel.

L’arrivée des semaines de la construction complique aussi le calendrier.

Rue Alexandre

Par ailleurs, la Ville de Sherbrooke prévoit amorcer un important chantier sur son territoire cette semaine, ce qui portera à près d’une soixantaine le nombre de chantiers en cours. Amorcé lundi matin, il consiste à refaire le pavage de la rue Alexandre, entre les rues King Ouest et Galt Ouest. Afin de limiter au minimum les répercussions sur les commerces de la rue Alexandre, ce chantier sera divisé en plusieurs sections. Chaque section de la rue Alexandre sera fermée à la circulation automobile pendant deux jours non consécutifs.

Des travaux de planage sont d’abord prévus entre les rues King Ouest et Ball, ensuite entre les rues Ball et Aberdeen et mercredi entre les rues Aberdeen et Galt Ouest. Il est possible que le planage puisse être effectué en moins de trois jours. Les travaux de pavage suivront pour chacune de ces trois sections à compter du milieu de cette semaine ou au début de la semaine prochaine, ajoute-t-on.

Pendant cette fermeture momentanée, les automobilistes devront se garer dans les rues avoisinantes ou dans la portion de la rue Alexandre qui ne fera pas l’objet de travaux à ce moment. Les piétons pourront circuler en tout temps sur les trottoirs pour se rendre dans les commerces de la rue Alexandre.

Par ailleurs, sept chantiers ont été complétés la semaine dernière.

Justice

Nancy Landry en liberté conditionnelle totale

Condamnée à huit ans de prison pour avoir causé la mort de son fils de trois ans, Nancy Landry se retrouve en liberté dans un centre adapté à sa condition.

Dans une décision récente dont La Tribune a obtenu copie, la Commission des libérations conditionnelles du Canada (CLCC) a accordé une libération conditionnelle totale à la femme de 45 ans.

À LIRE AUSSI: Nancy Landry écope huit ans

Éric Garneau n'oublie pas Nathan

Nancy Landry a reconnu avoir causé la mort de son garçon, Nathan Garneau, en février 2011 à Sherbrooke. Elle avait été condamnée à la prison en février 2017 pour un homicide involontaire coupable.

Nancy Landry pourra quitter le pénitencier et sera assignée à une résidence spécialisée où des conditions spéciales seront imposées pour un suivi psychiatrique et un autre suivi relatif à ses fréquentations avec les hommes.

« La Commisison considère que votre plan de sortie est fort bien adapté aux besoins d’accompagnement et d’encadrement que requièrent votre risque et votre état de santé mentale », explique la CLCC dans sa décision.

La Commission considère que la libération de Nancy Landry ne représente pas un risque inacceptable pour la société.

État dépressif

Seule dans son appartement du nord de Sherbrooke avec son enfant le 19 février 2011, elle lui a donné des médicaments mélangés dans un jus avant de le faire suffoquer. Elle était dans un état dépressif et prenait des médicaments à la suite d’une séparation avec le père de l’enfant lorsque les gestes irréparables ont été commis.

« Au moment des faits, vous étiez médicamentée pour vos affects dépressifs », explique la CLCC dans sa décision.

La mère de famille s’est par la suite infligé de graves blessures au cou et aux poignets qui lui ont fait perdre beaucoup de sang et qui lui ont laissé des dommages importants au cerveau.

La CLCC note que cet épisode a fait en sorte qu’elle a manqué d’oxygène au cerveau entrainant « la mort de neurones et le mauvais fonctionnement des parties du cerveau ayant souffert de ce manque. »

L’Équipe de gestion de cas (EGC) de Nancy Landry en détention est d’avis que le risque des circonstances similaires de passage à l’acte est quasi nul.

« Malgré la culpabilité toujours présente, vous arrivez davantage à parler des circonstances de votre délit de manière plus dégagée. Face à votre ex-conjoint, le père de la victime, vous arrivez aujourd’hui à le considérer, lui aussi, comme une victime de vos gestes. Selon votre EGC, ce progrès est colossal dans votre cas, considérant la réalité de votre psychorigidité », explique la CLCC.

En détention, Nancy Landry se pliait aux consignes et avait un comportement conformiste. Elle n’avait cependant pas les capacités de participer aux programmes correctionnels.

Actualités

Projet de MYM Neutraceuticals : Weedon interpelle Ottawa

Le conseil municipal de Weedon interpelle Ottawa quant au processus d’obtention d’une licence d’exploitation de Santé Canada pour le projet de serres de cannabis médicinal de MYM Neutraceuticals. Le processus tarde, ce qui inquiète la municipalité, qui compte sur cet important projet estimé à 223 M$ pour générer des retombées économiques.

Depuis près de 18 mois, la municipalité de Weedon attend des nouvelles concernant les demandes de licences de l’entreprise et de ses filiales québécoises. Alors que le traitement des demandes par le ministère de la Santé du Canada se réalise généralement entre 12 et 18 mois, il ne se passe rien pour MYM Neutraceuticals. 

Une rencontre entre les décideurs politiques, la municipalité et les représentants du partenaire privé s’est tenue en février afin de débloquer le traitement des licences, mais celle-ci n’a donné aucun résultat, selon le maire de Weedon Richard Tanguay. 

« On commence à se demander si le fédéral a légalisé le cannabis sans s’être assuré préalablement que la fonction publique peut traiter efficacement et équitablement les demandes de licences, affirme-t-il. En tout, plus de 90 licences ont été attribuées en Ontario, comparativement à 13 au Québec. À elle seule, l’Ontario a reçu quasiment autant de licences que toutes les autres provinces réunies. »

La municipalité n’octroie pour le moment aucun avantage fiscal ni aucun investissement public pour le projet, mais ne reçoit en retour aucune retombée ni avantage économique. Elle s’assure néanmoins que tout le nécessaire au bon fonctionnement de l’industrie soit en place à temps, ce qui demande beaucoup de temps et d’énergie au bureau de projets.

« Notre stratégie de développement socio-économique dépend beaucoup de l’avancement du projet. Il est primordial pour nous de connaître les faits. Nous avons besoin d’informations et de connaître les échéances pour planifier notre développement », renchérit-il.

Le 2 juillet, le conseil municipal a adopté unanimement une résolution interpelant formellement la ministre de la Santé, le ministre responsable de la Loi sur le cannabis, la ministre de l’Agriculture et de l’Agroalimentaire, en plus du premier ministre afin de connaitre l’échéance du délai de traitement des demandes de licences en lien avec le cannabis au Québec. 

« Nous nous considérons comme des partenaires du gouvernement fédéral et sommes d’avis qu’il a le devoir de nous communiquer les faits. Nous demandons également que le gouvernement améliore le système de traitement, en instaurant des délais, une standardisation et en améliorant la transparence tout au long du processus », indique la résolution, en attente de réponses dans de plus brefs délais. 

Actualités

Année chargée pour les pompiers de Magog

Le service de protection contre les incendies de la Ville de Magog a connu une année 2018 chargée. Mais le plus récent rapport annuel qu’il a produit tend à démontrer que les pompiers de Magog ont accru leur efficacité, entre autres en raison de leur nouveau mode d’organisation.

« 2018 a été une très grosse année pour nos pompiers : un nouveau directeur a pris les commandes et on a eu un feu d’une ampleur jamais vue de mémoire d’homme à Magog. Personne ne me dit que ça ne va pas chez les pompiers, alors j’en conclus que ça se passe bien », lance la mairesse de Magog, Vicki-May Hamm.

Il faut rappeler que le service de protection incendie a traversé une période difficile il y a quelques années de cela. En pleine tourmente en 2016, Serge Collins en avait cependant pris les rênes et il avait réussi à convaincre le conseil municipal d’embaucher plus de 30 pompiers permanents et temps plein, ce qui représentait une petite révolution pour la Ville de Magog.

Vicki-May Hamm en convient, le conseil municipal souhaitait que la nouvelle structure organisationnelle rapporte des dividendes, notamment parce que le service de protection incendie de la Ville est nettement plus coûteux depuis les changements survenus. Or, les résultats paraissent aujourd’hui à la hauteur des attentes des élus.

« Serge Collins a fait un mandat colossal lors de son passage comme directeur du service, reconnaît aujourd’hui son successeur, Sylvain Arteau. Je suis chanceux de profiter des infrastructures mises en place et du service tel qu’il existe aujourd’hui. »

Nouvelle caserne

Puisque M. Arteau fait référence à celle-ci, il est utile de mentionner que les pompiers de Magog se sont installés dans une caserne toute neuve au coin des rues Principale et Sherbrooke en 2018. La caserne numéro deux de la municipalité a aussi fait l’objet de rénovations importantes.

« J’ai une équipe de professionnels extraordinaire à mes côtés. Et il faut que je souligne qu’on a réussi à faire du bon travail même si on a eu un chef aux opérations en moins pendant environ un an après le départ de Michel Boudreau. Ça a demandé beaucoup aux trois qui étaient toujours en poste », note le directeur du service incendie.

À ce sujet, notons que Stéphane Massé a récemment été embauché à titre de chef aux opérations. Son embauche permettra à ses collègues occupant le même poste que lui de souffler un peu.

Lorsqu’il parle des performances du service incendie, Sylvain Arteau est particulièrement fier de mentionner que la norme de 10 pompiers en 10 minutes a été respectée lors de toutes les interventions en secteur urbain pendant l’année 2018.

« L’arrivée des pompiers à temps plein n’a pas changé la vitesse de réponse de nos équipes. Non, ce qui a changé, c’est notre force de frappe. Ça veut dire qu’on a plus de monde et plus rapidement pour intervenir lors des feux. »

Malgré les améliorations apportées, les pertes monétaires attribuables aux incendies ont augmenté cette année sur le territoire de Magog, passant de 2,8 millions $ en 2017 à 3,6 M$ en 2018. Ce bond serait survenu en raison du feu majeur qui s’est produit au centre-ville en octobre dernier.

estrie

BAPE de Lac-Mégantic: la mairesse Morin défend le tracé

La mairesse de Lac-Mégantic, Julie Morin, a défendu le tracé proposé pour la voie de contournement ferroviaire lors de la deuxième journée des audiences du Bureau d’audiences publiques sur l’environnement (BAPE).

Profitant d’une permission spéciale à la Ville pour présenter un mémoire, habituellement non permis à un initiateur de projet qu’investigue le BAPE, Mme Morin a énuméré les raisons pourquoi la voie de contournement est nécessaire et a rappelé toutes les interventions citoyennes qui ont exigé et justifié ce projet. « C’est une formidable mobilisation qui s’est exprimée, dès le début, pour la santé et la qualité de vie des résidants de toute la MRC », a-t-elle confié.

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« La Ville n’est jamais seule pour prendre les décisions, quelles qu’elles soient. C’est un projet tripartite partagé avec les gouvernements fédéral et provincial. Après quatre ans de travail d’experts et de collaborateurs, avec des critères de qualité stricts et rigoureux, il y a eu la pression de la part des gouvernements pour que soit accéléré le processus vers la réalisation de la voie de contournement. Mais cela a pris cinq ans avant d’avoir un engagement ferme de leur part », a-t-elle fait remarquer sur un ton de justification. Elle a enclenché le processus pour la voie de contournement une quinzaine de jours seulement après avoir été élue à la mairie, en novembre 2017.

Elle a énuméré les avantages du tracé actuel, mais à la condition d’une cour de triage dans le parc industriel local. Elle souhaite que le projet serve la reconstruction sociale de sa ville. « Ce sont les gouvernements qui demandaient que les ajustements au tracé soient les plus minimes possible. » Elle a aussi été questionnée sur la destruction inutile de résidences au centre-ville.

70 hectares de forêt détruits

Deux représentants du syndicat des producteurs forestiers du sud du Québec, André Roy, président, et Martin Larrivée, directeur, sont venus à la défense des producteurs agricoles et forestiers, soutenant que 70,5 hectares de forêt seraient détruits par la construction de la voie de contournement, ce qui devrait être compensé.

Le Méganticois Bernard Boulet est venu ajouter des informations à la présentation de son mémoire effectuée mardi soir, à propos de l’augmentation du trafic des camions sur la route 161 actuelle, soit les rues Salaberry et Agnès dans le quartier Fatima. Il a parlé en faveur du prolongement de la voie de contournement routière au-delà de la route 204 pour aller rejoindre le chemin de Woburn. « Il faut que Transports Canada et le ministère des Transports du Québec se parlent à ce sujet, ce qu’ils font très peu! »

Les présentations des mémoires d’Ariane Tremblay, propriétaire avec son conjoint de la Cabane à sucre Mégantic, de la direction de la Santé publique du CIUSSS de l’Estrie CHUS, de Sylvain Côté, de LogiBel et du Conseil régional de l’environnement de l’Estrie, ont été fort remarquées.

Jean Paradis, pour sa part, a affirmé : « Il manque un chargé de projet pour cette voie de contournement qui va dans tous les sens. Trouvez-en un très rapidement, il y a sûrement un expert qui existe en Amérique du Nord, car il y a trop d’intervenants, trop de firmes d’ingénieurs, trop d’intermédiaires. Ça presse! »

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Des gens à perte de vue à la Fête du Lac [PHOTOS]

Où donner de la tête alors que les artistes de la soirée d’ouverture de la Fête du lac des Nations sont tous des têtes d’affiche et que les feux d’artifice sont un hommage au groupe Queen?

Difficile de ne pas chanter l’hymne de Bohemian Rapsody devant les feux sillonnant le parcours du groupe emblématique. 

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Ceux qui auront manqué la prestation de 2Frères s’en mordront les doigts plus tard. Le duo, qui était le premier spectacle de la scène Loto-Québec, n’a pas hésité à mettre l’ambiance dès les premières secondes de leur performance avec Léo Gagné dès les premières. C’est toutefois les reprises Africa de Toto et Don’t stop believin’ de Journey qui ont animé la foule.

Vint ensuite au tour de Sylvain Cossette qui a fait un retour dans le temps en interprétant les classiques des années 80 tels que Don’t you forget about me de Simple Minds et Every breath you take de The Police. 

Impossible de déterminer le nombre de spectateurs devant la scène Loto-Québec. Une foule de Sherbrookois à perte de vue. 

Du côté de la scène Bistro SAQ, Kim Greenwood et Yelo Molo ont également attiré l’attention des festivaliers avec d’impressionnantes performances.

Rassemblement annuel 

La très courue Fête du lac des Nations n’a pas tardé à transformer le parc Jacques-Cartier en lieu de rassemblement pour les prochains jours. Dès l’ouverture du site, plusieurs personnes ont commencé à profiter des activités proposées. 

« Je viens pour les spectacles et les feux d’artifice! C’est immanquable! Je viens voir tous les spectacles, c’est la même chose chaque année. Je ne connais pas nécessairement les artistes, mais je les découvre au fur et à mesure », affirme Christian Sévigny, un habitué de l’événement. 

De son côté, le Sherbrookois Jean-François Bouchard participe à l’événement depuis l’âge de 15 ans. « Ce qui me fait revenir chaque année, ce sont les produits artisanaux à vendre et la musique bien entendu! »

Pour d’autres, c’était un soir de première. « C’est ma première fois à la Fête du lac! J’ai des amis qui venaient et l’on en avait entendu parler. Jusqu’à présent, il y a beaucoup d’animations et plusieurs kiosques intéressants », affirme le nouveau festivalier Jean-Paul Piniard. Celui-ci venait par ailleurs voir les spectacles de 2Frères et Sylvain Cossette 

« C’est un bon party! Ça s’annonce pour être une belle édition! » ajoute son ami Daniel Lemay. 

À ne pas manquer 

La Fête du lac des Nations se poursuit jusqu’au dimanche 21 juillet. Mercredi, c’est nul autre que Wyclef Jean et Galaxie qui se donneront en spectacle sur la scène Loto-Québec et le Sherbrookois Frank Custeau et Daniel Boucher sur la scène Bistro SAQ. 

Pour plus d’informations : fetedulacdesnations.com

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Sherbrooke invitée à se déhancher [VIDÉO]

Après avoir capté le dandinement jovial de nombreux citoyens de la région de Brome-Missisquoi, puis de Magog, le collectif Faire danser un village s’arrête cette semaine à Sherbrooke pour filmer son prochain projet. La population est d’ailleurs invitée à y prendre part jeudi matin dans la côte de la rue King, qui sera brièvement fermée pour l’occasion.

« C’est parti d’un rêve commun de moi et ma coéquipière Marie-Claude Lord. On avait envie faire rayonner la région où on habite, Brome-Missisquoi, d’une façon un peu plus excentrique, funky, humaine et rassembleuse. Finalement, ça a vraiment été au-delà de nos attentes ! », se souvient Maude Lecours.

En effet, les deux artistes se sont ensuite fait approcher par d’autres citoyens emballés et par les municipalités voisines, dont Lac-Brome, le lieu mis en valeur dans la deuxième vidéo de Faire danser un village.

Ce fut ensuite le tour de Magog, qui désirait mettre de l’avant que le centre-ville demeurait ouvert et vivant malgré les travaux majeurs qui s’y déroulent cette année.

« C’est le fun parce que chaque fois, c’est vraiment un mandat différent et on peut s’adapter à n’importe quel projet ! Nous, notre spécialité c’est de faire rayonner les gens, de faire ressortir l’humain et d’aller chercher la petite magie et la spontanéité », s’enthousiasme Mme Lecours.

Sherbrooke sera donc la quatrième destination à vibrer sous la direction du collectif. Maude Lecours confie avoir eu un doute au début, quand elle et sa collègue ont été approchées, puisqu’il s’agit d’une plus grande ville et qu’il leur fallait alors une ligne directrice.

Sherbrooke Ville en santé a alors trouvé la proposition qu’il fallait pour les convaincre : « Eux nous ont donné comme mandat de faire danser les citoyens et les organismes communautaires dans les différents quartiers. Donc cette fois-ci, ce sera quelque chose de vraiment différent, de vraiment poétique et humain, qui va rassembler surtout les gens qui travaillent dans l’ombre et qui travaillent à ce que les communautés soient tissées serrées », détaille Mme Lecours. Une trentaine de groupes de citoyens participeront au tournage.

Sherbrooke

Deux jours de travaux au stationnement Webster

La Ville de Sherbrooke procède à des travaux d’entretien de plomberie sur deux jours, dans le stationnement à étages Webster du centre-ville.

Les travaux débuteront mercredi matin, dès 6h30, et n’entraîneront pas la fermeture du stationnement.

Cependant, en raison de ces travaux, des cases de stationnement intérieures des niveaux 1 et 2 ne seront pas accessibles, indique un communiqué de presse.

Les usagers ponctuels sont invités à utiliser les cases de stationnement restantes ou encore celles situées dans le stationnement de la Grenouillère. Une signalisation sera installée pour délimiter les aires de travaux, ajoute-t-on.

Par mesure de sécurité, les automobilistes qui circulent dans le stationnement à étages sont invités à réduire leur vitesse et à porter attention aux travailleurs présents sur les lieux.

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Cannabis à la Fête du lac: le SPS appliquera le règlement municipal

Le cannabis a beau avoir perdu son caractère criminel, il sera interdit d’en fumer sur le site de la Fête du lac des Nations qui s’ouvre mardi.

Le Service de police de Sherbrooke (SPS) fera appliquer tout simplement le règlement municipal qui stipule qu’il est interdit de fumer dans les parcs de la Ville de Sherbrooke.

« La consommation de cannabis était illégale au niveau criminel et on nous disait qu’il y en avait sur le site de la fête. Il faut savoir que c’est plus difficile d’application. Il y a plusieurs contraintes pour le service de police pour ce qui est des infractions criminelles. Ça nécessite plus de ressources. Ça prend plus de temps à traiter », signale à La Tribune Samuel Ducharme, porte-parole du SPS.

« Mais une infraction au règlement municipal, c’est très simple à faire. Les policiers sur place vont pouvoir le faire. C’est rapide. »

Les contrevenants s’exposent à une amende quand même salée. On parle d’un constat d’infraction de 150 $ pour les frais, pour un total de 223 $, ajoute M. Ducharme.

« Il n’y aura pas d’effectifs supplémentaires pour la Fête du lac des Nations. Il y aura le même nombre de policiers qu’habituellement, dit-il. Le duo de policiers affectés à la surveillance des parcs sera sur place pour faire appliquer le règlement municipal. »

« On ne fait pas de chasse aux sorcières. On le dit ouvertement. Nous serons sur place pour faire appliquer le règlement municipal. C’est illégal de fumer dans les parcs de la Ville. »

Au cours des derniers mois, le SPS rapporte une dizaine de cas nécessitant un constat d’infraction pour avoir consommé du cannabis dans les parcs municipaux. M. Ducharme ne considère pas que ce bilan ne reflète pas un problème important à Sherbrooke actuellement.

« Ces constats ont été émis par l’équipe de surveillants des parcs et par des patrouilleurs. On ne peut pas parler d’un problème. On parle de cas isolés. » 

« La légalisation du cannabis, c’est quand même nouveau, fait-il remarquer. Ce n’est pas tout le monde qui est au courant. Les gens doivent s’adapter. C’est légal de consommer, mais c’est illégal de le faire dans les parcs. On ne va pas se mettre à courir après les gens qui consomment. Ça ne devient pas un mandat non plus. »

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Arrimer l'emploi avec les nouveaux arrivants

Le NPD souhaite améliorer le lien entre les emplois disponibles et les nouveaux arrivants à leur arrivée au Canada.

Le chef du NPD Jagmeet Singh croit que les immigrants font partie de la solution pour contrer la pénurie de main-d’œuvre.

« Chaque chambre de commerce et les entreprises dans les régions m’ont soulevé l’enjeu de la pénurie de main-d’œuvre. Il faut mieux connecter les étudiants avec le travail et mettre en place un meilleur système pour relier les nouveaux arrivants avec les opportunités de travail qui existent dans les régions. Les nouveaux arrivants veulent aller où il y a des opportunités de travail. Il est nécessaire de mieux communiquer les besoins de main-d’œuvre », estime Jagmeet Singh.

Selon lui, il faut continuer à travailler sur la francisation des nouveaux arrivants au Québec.

« Il faut donner les services de francisation dans une province où la langue officielle est le français », croit M. Singh. 

Le NPD propose de suspendre l’entente sur les tiers pays sûrs qui prévoit que les États-Unis et le Canada désignent l’autre pays comme un pays sûr pour les réfugiés

« Les nouveaux arrivants ont peur de ce qu’ils voient aux États-Unis où l’administration Trump sépare des familles. Ce n’est pas un pays sûr pour les immigrants en ce moment », mentionne Jagmeet Singh. 

« C’est un processus plus équitable et plus sécuritaire pour les nouveaux arrivants que de devoir passer dans des champs. Ils pourraient passer par des postes frontaliers afin de pouvoir bénéficier d’un processus équitable pour évaluer leur dossier. Si c’est une demande d’asile ou de réfugié, elle pourra être évaluée selon les critères. Nous voulons que le processus soit plus ordonné même si la même loi sur l’immigration et les réfugiés continue de s’appliquer », ajoute Pierre-Luc Dusseault.

Le NPD propose un financement fédéral pour avoir la main d’œuvre pour réagir auprès des nouveaux arrivants qui passent la frontière par des routes non gardées sans passer par les postes frontaliers établis. 

« Il faut accueillir les gens, mais il est de notre responsabilité de s’assurer que le pays est sécuritaire. Nous reconnaissons les gens qui fuient la persécution et les dangers. Il doit y avoir un équilibre entre la compassion et avoir un système sécuritaire », explique M. Singh.

Projet de loi 21

Concernant le projet de loi 21 sur la laïcité de l’état québécois, Jagmeet Singh reconnaît le pouvoir du Québec de légiférer en ce sens et l’importance de la séparation entre l’église et l’état.

« Ce projet de loi me rend triste parce que c’est exactement ce que j’ai vécu toute ma vie. Quelqu’un peut dire qu’en raison de mon apparence ou mes vêtements, je ne suis pas accepté dans la société malgré mes capacités et mes valeurs », mentionne le chef du NPD.

Il constate que le projet de loi 21 divise les gens.

« Le travail des politiciens et des leaders est d’unir, de rassembler. Ce n’est pas un projet de loi qui unit, qui renforce le droit des femmes ou des communautés LGBTQ », signale le chef du NPD. 


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Zones inondables : North Hatley toujours dans la liste

Le village de North Hatley demeure inscrit dans la liste des 783 municipalités incluses dans la zone d’intervention spéciale (ZIS) décrétée par le gouvernement provincial dans la foulée des inondations majeures survenues le printemps dernier.

Le gouvernement provincial a retiré plusieurs municipalités de la ZIS, au cours des derniers jours, après avoir effectué différentes vérifications. Mais North Hatley est restée dans la liste des municipalités visées.

« Selon les outils de planification du territoire de la MRC de Memphrémagog, la municipalité de North Hatley dispose de zones inondables 0-20 ans », a simplement répondu Sébastien Gariépy, relationniste au ministère des Affaires municipales et de l’Habitation, lorsqu’interrogé par La Tribune.

Il faut savoir que toutes les municipalités qui possèdent des zones inondables de catégorie 0-20 ans faisaient d’emblée partie de la ZIS, à laquelle est attaché un moratoire lié à la construction. Notons que cette catégorie regroupe les secteurs les plus souvent inondés.

Les élus de North Hatley souhaiteraient permettre la construction de plusieurs dizaines d’unités d’habitation au centre de leur village, à l’intérieur d’une zone ayant déjà subi des inondations dans le passé. Leur projet ne peut cependant pas se concrétiser tel qu’élaboré au départ étant donné le contexte à l’échelle de la province. 

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Nouveau carnaval en ville

Que font les festivaliers avant qu’arrive l’artiste qu’ils attendent depuis la sortie de la programmation de la Fête du lac des Nations? Ils font soit la tournée des kiosques de produits artisanaux ou ils pratiquent leur lancer de la fléchette en essayant tant bien que mal de faire éclater un ballon gonflé, le tout dans le but de gagner une peluche. Certains repartent les mains vides alors que d’autres remportent le gros lot.

Cette année, un nouveau carnaval est en ville pour amuser les festivaliers. Beauce Carnaval offre des kiosques d’amusement, manèges et les inévitables casse-croute qui sauront divertir les Sherbrookois tout au long du tant attendu festival. 

Certes, Beauce Carnaval n’en est pas à son premier été dans les festivals. Depuis 1953, l’organisation se déplace à travers le Québec dans différentes fêtes. 

« On offre un parc d’amusement avec des manèges, des jeux d’adresse, des restaurants de barbe à papa, de poutine et de hamburger! Tout ce qui se trouve ici, c’est nous qui le gérons, informe Charles-Éric Vallée, directeur de l’organisation. On part 25 semaines pendant l’été. Beauce Carnaval, c’est deux unités. L’une fait le sud du Québec et l’autre le nord. On fait beaucoup de festivals et de centres commerciaux. Ce que nous voulons, c’est d’amuser le plus de gens possible pendant l’été pour que tout le monde puisse y goûter. » 

«Une des plus belles fêtes»

Le directeur constate avec étonnement l’ampleur de la Fête du lac des Nations. « Jusqu’à présent, tout se passe très bien. C’est une très belle fête, l’une des plus belles auxquelles j’ai eu la chance d’assister », ajoute M.Vallée. 

Sur le site se trouvent près de 60 employés de Beauce Carnaval. Les kiosques de jeux, tous aussi flamboyants les uns que les autres, sont accompagnés d’un employé qui est davantage un animateur. « C’est un don qu’ils ont! », souligne M. Vallée. 

Pourquoi les gens se déplacent-ils pour les attractions qu’offre Beauce Carnaval? « Les gens ont besoin de sortir. On est un peu comme La Ronde qui se déplace chez vous. Il y en a qui n’ont peut-être pas le temps d’aller à Montréal ou à Québec pour ce genre d’activités. Nous, on se déplace pour offrir les manèges et les divertissements auxquels les gens n’ont pas accès. Il y a des moments qui se créent. Les jeux permettent des compétitions entre papa et fiston », affirme M.Vallée.

À la suite de la Fête du lac des Nations, Beauce Carnaval se dirigera vers Chicoutimi et ensuite à Rimouski afin de poursuivre leur tournée de festivités.