Le projet Well inc. évolue de jour en jour en fonction des études réalisées sur le terrain.

Well inc. : Le stationnement réduit

Le projet Well inc. évolue de jour en jour en fonction des études réalisées sur le terrain. Le stationnement, évalué à 820 cases mardi lors d’un point de presse tenu par le cabinet de la mairie, sera vraisemblablement plus petit en raison de la présence importante de roc dans le secteur. Il devrait toutefois respecter le libellé du règlement d’emprunt qui évalue le nombre de cases entre 700 et 900.

Le directeur général de la Ville de Sherbrooke, Yves Vermette, mentionne par ailleurs qu’il ne serait pas possible de confier la gestion du stationnement au privé.

La reconstruction du stationnement actuel coûterait entre 11 et 15 M$ pour environ 300 cases. Il a donc été convenu de bonifier le projet. En ajoutant d’autres places de stationnement, certains entrepreneurs pourraient en bénéficier parce qu’ils n’auraient pas l’obligation de creuser un stationnement au moment de réaliser leur propre projet.

« Il paraît que le roc est très compact et qu’il sera difficile à dynamiter. Dans ce cas, il y aurait des coûts supplémentaires. Le chiffre a donc bougé à la baisse depuis mardi. Le projet ne serait pas rentable à 900 cases à cause du dynamitage. »

Une chose est sûre, le privé ne gérera pas le stationnement.

« Le projet conceptuel a été présenté avant les Fêtes. Nous regardons maintenant la faisabilité. Un stationnement n’est jamais rentable. Il faut comprendre que c’est un service municipal pour inciter les gens à consommer au centre-ville. Il n’y a pas un privé qui va construire un stationnement et le gérer sans fixer des tarifs comme ceux de Montréal et Québec, à 6, 7 $ de l’heure ou 25 $ par jour. Si on fait ça, on tue le centre-ville. Nous n’avons pas une population très riche qui est prête à donner 25 $ par jour.

« Juste à regarder le tollé autour de la hausse de prix des stationnements du CIUSS, on voit bien que nous n’avons pas les moyens d’aller vers le privé. C’est aussi une question d’équité pour avoir les mêmes tarifs partout au centre-ville. »

Revenus de 70 M$ en 50 ans

M. Vermette avance par ailleurs le chiffre de 70 M$ en 50 ans quand il est question d’évaluer les revenus de taxes foncières anticipés avec Well inc. Il ajoute toutefois un énorme bémol, qualifiant ces calculs de préliminaires et ajoutant qu’ils ne tiennent pas compte des programmes incitatifs pour attirer des promoteurs au centre-ville, par exemple les congés de taxes.

« En calculant le nombre de pieds carrés et en appliquant le taux de taxation de 2018, auquel on ajoute une indexation de 2 % pour 50 ans, nous arrivons à cette hypothèse de 70 M$. Ça ne tient pas compte des congés de taxes. Il n’en a pas encore été question avec les élus. »

Yves Vermette mentionne que plusieurs options de programmes incitatifs seront soumises aux élus et qu’elles couvriront l’ensemble du centre-ville.

L’hypothèse de 70 M$ tient uniquement compte de la zone prioritaire de développement, soit du quadrilatère où se trouve l’Hôtel Wellington et où seront construites les deux tours du consortium privé. « À terme, nous pensons à développer tous les trous dans la trame de la rue Wellington. L.P. Royer s’installera aussi. Nous sommes certains que d’autres voudront suivre. C’est un work in progress. Nous travaillons là-dessus chaque jour. »

Le directeur général parle aussi des retombées économiques qui se chiffreraient par dizaines de millions.

Rappelons que plusieurs documents seront rendus publics lundi au conseil municipal pour informer la population sur le projet Well inc. Ces documents seront publiés sur le site internet de la Ville dès mardi.

Entre-temps, les citoyens qui s’opposent au règlement d’emprunt de 26 M$ pour la construction du stationnement, pour l’aménagement d’une place publique et la construction d’une voie entre la rue du Dépôt et la rue des Grandes-Fourches, peuvent encore signer le registre ouvert à l’hôtel de ville. Le processus de signature prendra fin à 19 h vendredi, moment où la greffière annoncera si les 8702 signatures requises pour la tenue d’un référendum ont été obtenues.

Yves Vermette est le directeur général de la Ville de Sherbrooke.