Angela Leith et sa fille Emma Paquette n’arrivent pas à se faire rembourser les 3660 $ d’un voyage étudiant en Europe qui a été annulé en raison de la pandémie de COVID-19.
Angela Leith et sa fille Emma Paquette n’arrivent pas à se faire rembourser les 3660 $ d’un voyage étudiant en Europe qui a été annulé en raison de la pandémie de COVID-19.

Voyage annulé : on lui refuse un remboursement

Alain Goupil
Alain Goupil
La Tribune
CANTON DE STANSTEAD – Des finissants de l’école secondaire Alexander-Galt qui ont dû renoncer à leur voyage en Europe en raison de la pandémie n’arrivent pas à se faire rembourser les quelques milliers de dollars qu’ils ont dû payer pour effectuer ce voyage. 

C’est le cas d’Emma Paquette, du Canton de Stanstead, dont la mère, Angela Leith, multiplie les démarches depuis quatre mois afin d’obtenir un remboursement auprès de l’agence de voyages EF Tours, mais sans succès.

Mme Leith dit que le grossiste EF Tours, avec qui l’école Alexander-Galt fait affaire depuis plusieurs années, refuse de lui rembourser les quelque 3660 $ qu’elle a dû verser en décembre dernier en vue de ce voyage. Sa fille Emma devait prendre part à ce voyage en compagnie d’une trentaine d’autres finissants d’Alexander-Galt.

« C’est un voyage pour lequel nous avions économisé depuis longtemps. Je ne comprends pas pourquoi on refuse de nous rembourser », affirme Mme Leith.

Mme Leith reconnaît que EF Tours lui a offert un crédit voyage d’une durée de deux ans. Elle reconnaît aussi avoir décliné l’assurance-annulation au moment de la réservation, étant donné que l’assurance privée de son conjoint contenait déjà une clause à cet effet. Or, son assureur refuse de l’indemniser sous prétexte qu’elle a refusé le crédit voyage qui lui a été offert.

« On m’a pratiquement traitée de fraudeuse en me disant que rien ne leur prouve que je n’ai pas accepté le crédit voyage et que j’essaie maintenant de me faire rembourser par l’assurance. J’étais insultée… »

Devant le refus de son assureur de la dédommager, Mme Leith dit avoir contacté EF Tours afin d’obtenir le crédit-voyage en question, mais le voyagiste a refusé. « On m’a carrément envoyé promener, dit-elle. L’agente m’a dit qu’étant donné que j’avais fait des démarches auprès de mon assureur, on ne voulait plus faire affaire avec moi… »

Selon Mme Leith, plusieurs parents d’élèves d’Alexander-Galt se trouvent dans cette situation. Certains parents ont accepté le crédit-voyage, mais d’autres envisagent la possibilité d’intenter un recours collectif contre EF Tours, dit-elle. 

« Je trouve ça incroyable qu’ils gardent tout cet argent. Ils n’ont pas pu le dépenser puisque le voyage a été annulé », dit-elle. 

Quant au crédit-voyage, elle doute que celui-ci soit utile à court terme, compte tenu de la pandémie. 

De plus, comme sa fille entre au cégep cet automne, cela risque d’entraîner son lot de dépenses importantes, prévoit Mme Leith. « Elle va avoir besoin d’une voiture, en plus des dépenses qui viennent avec ses études. Ce n’est vraiment pas d’un crédit-voyage dont on elle a besoin… »

EF Tours n’a pas répondu à notre demande d’entrevue.