Le salaire horaire responsable en services éducatifs en milieu familial se situe présentement à 12,42 $. Le syndicat exige un rattrapage équivalent à 16,75 $ dès la première année de l’entente.
Le salaire horaire responsable en services éducatifs en milieu familial se situe présentement à 12,42 $. Le syndicat exige un rattrapage équivalent à 16,75 $ dès la première année de l’entente.

Vote de grève dans le milieu de la petite enfance

Jean-Simon Milette
Jean-Simon Milette
Le Droit
La Fédération des intervenantes en petite enfance du Québec (FIPEQ-CSQ) a lancé lundi un vote de grève à l’échelle provinciale auprès de ses membres œuvrant en milieu familial régi et subventionné.

La période du vote s’échelonne du 6 au 14 janvier et permettra notamment à 450 responsables de l’Alliance des intervenantes en milieu familial (ADIM) de l’Outaouais de se prononcer sur les moyens de pression qui seront utilisés lors d’une éventuelle grève de la FIPEQ-CSQ.

Les membres de la FIPEQ-CSQ se trouvent présentement au cœur d’un litige avec le gouvernement québécois. Le syndicat exige un rattrapage monétaire équivalent à un salaire horaire de 16,75 $ dès la première année de l’entente.

L’offre salariale reçue, le 24 décembre, par le comité de négociation syndical était équivalente à 12,48 $ l’heure pour la première année, ce qui est en deçà du salaire minimum actuel de 12,50 $ l’heure.

Le salaire horaire responsable en services éducatifs en milieu familial se situe présentement à 12,42 $.

Le syndicat rappelle que de nouvelles dispositions prévues au Règlement sur les services de garde éducatifs à l’enfance entreront en vigueur en mai prochain. Ces nouveaux règlements ajouteront des tâches aux intervenantes, les obligeant à tenir un portrait périodique de l’enfant.

« La moindre des choses serait de rémunérer nos membres pour la production de ces nouveaux documents. La position du ministère dans ce dossier est insultante et dégradante pour nos membres », avait déploré la présidente de la FIPEQ-CSQ, Valérie Grenon, le mois dernier.

Moyens de pression

La FIPEQ-CSQ cherche d’ailleurs à mettre en place des moyens de pression originaux qui lui permettront de maximiser l’impact sur le gouvernement tout en atténuant le poids de ces moyens sur les parents.

Le syndicat propose entre autres de réduire la prestation de travail de 15 minutes, jusqu’à concurrence de deux heures, tous les vendredis pendant huit semaines.

« Nous innovons en annonçant à l’avance aux parents notre calendrier de grève. Chaque matin, tous les vendredis, pendant huit semaines, nous ouvrirons 15 minutes plus tard. C’est simple et prévisible », explique Mme Grenon, par voie de communiqué. La FIPEQ-CSQ souligne de plus que le service pourrait ouvrir ses portes 30 minutes plus tard tous les vendredis dès la deuxième semaine de grève.

Le syndicat pourrait aussi, au besoin, déclencher une demi-journée de grève. L’adoption d’une journée complète de grève fait aussi partie des options envisagées par l’organisation syndicale. Cette journée de grève sera déclenchée « au moment opportun », indique la FIPEQ-CSQ.

La totalité des 10 000 membres de la FIPEQ-CSQ offrant des services de garde en milieu familial régi et subventionné au Québec est consultée au sujet de ce mandat de grève.

Le Droit n’a pas été en mesure de rejoindre la FIPEQ-CSQ et l’ADIM de l’Outaouais lundi.