On n’a découvert aucun test positif au coronavirus sur 1440 prélèvements initialement utilisés pour détecter la grippe et effectués entre 1er janvier et le 20 février 2020.
On n’a découvert aucun test positif au coronavirus sur 1440 prélèvements initialement utilisés pour détecter la grippe et effectués entre 1er janvier et le 20 février 2020.

Dix jours sans décès en Estrie

L’Estrie a connu une dixième journée consécutive sans décès lié à la COVID-19 mercredi. Six nouveaux cas ont été confirmés, portant le total de personnes contaminées a 872.

Le nombre de décès est donc toujours de 25. Mercredi, il y avait 38 personnes hospitalisées dans les installations du CIUSSS de l’Estrie – CHUS, soit trois de moins que mardi alors que le nombre de personnes aux soins intensifs a grimpé d’un cas pour s’établir à 3. Depuis le début de la pandémie, 498 Estriens atteints du coronavirus ont été déclarés guéris.

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Aucun cas de COVID-19 confondu avec l’influenza

Le Dr Alex Carignan, microbiologiste-infectiologue au CIUSSS de l’Estrie – CHUS, a dévoilé mercredi le résultat des tests effectués dans les derniers jours pour déterminer si la COVID-19 circulait en Estrie avant le 12 mars, une des hypothèses avancées pour expliquer pourquoi la région a été l’une des plus durement frappées au début de la crise.

Or, on n’a découvert aucun test positif au coronavirus sur 1440 prélèvements initialement utilisés pour détecter la grippe et effectués entre 1er janvier et le 20 février 2020.

« Nous pouvons dire avec certitude que le nouveau coronavirus ne circulait pas en Estrie entre le 1er janvier et le 20 février 2020. Les indications cliniques pour les deux tests, soit la fièvre et/ou la toux, sont très similaires. Nous pouvons donc penser que nous aurions trouvé le SARS-CoV-2 dans ces prélèvements s’il avait circulé chez nous durant cette période », explique le professeur-chercheur à l’Université de Sherbrooke. 

Comment expliquer alors que l’Estrie a été une des régions les plus touchées au début?

« Ça semble relier à des voyageurs. Il y a probablement des cas dans certaines grappes dont celle de Racine, ou des cas à Cowansville et Granby, qui n’ont pas été consultés donc qui n’ont pas été diagnostiqués et mis en confinement. Ils ont contribué à une amplification du virus dans des événements de groupe avec plusieurs personnes et ces dernières, comme ils n’avaient pas eu de retour de voyage ou qu’ils ont eu du retard dans leur diagnostic, ont mené une amplification assez précoce en Estrie, mais ça ne semble pas aller au-delà de ça », indique le Dr Carignan.

Le professeur-chercheur est d’avis que le Québec gagnerait à réaliser le même genre de tests à la grandeur de la province.

« C’est un exercice qui serait intéressant, entre autres à Montréal. Cela dit, ces tests ne doivent pas monopoliser des tests pour les patients alors qu’ici l’exercice a été fait dans des laboratoires de l’Université de Sherbrooke », précise Dr Carignan.

Cette analyse rétrospective a été réalisée avec le tout nouveau réactif Sherby-20. Ce réactif a été mis au point, il y a quelques semaines à peine, par des professionnels de recherche et des coordonnateurs de laboratoire de la Faculté de médecine et des sciences de la santé de l’UdeS, Mathieu Durand et Bruno Lemieux, ainsi que des professeurs et médecins du laboratoire de microbiologie de l’Hôpital Fleurimont du CIUSSS de l’Estrie – CHUS, Simon Lévesque, Philippe Martin et M. Carignan.

Nouveau centre de dépistage sans rendez-vous

Déjà mercredi midi, une cinquantaine de personnes s’étaient présentées au nouveau centre de dépistage sans rendez-vous qui a ouvert ses portes mardi, au 500, rue Murray. 

Rappelons que les usagers qui sont éligibles à effectuer le test sont attendus tous les jours de 7 h à 19 h.

Pour se faire tester, les gens devront présenter l’un des symptômes suivants : fièvre, ou toux récente, ou augmentation de toux chronique, ou difficultés respiratoires, ou perte soudaine de l’odorat ou du goût.

La population visée est aussi celle qui présente deux des symptômes suivants : mal de gorge, diarrhée, malaises généraux comme des douleurs musculaires, mal de tête, fatigue importante ou perte d’appétit. Avec Claude Plante