Ce contenu vous est offert gratuitement, il ne vous reste plus de contenu à consulter.
Créez votre compte pour consulter 3 contenus gratuits supplémentaires par jour.
Vincent Boutin, conseiller municipal du district des Quatre-Saisons
Vincent Boutin, conseiller municipal du district des Quatre-Saisons

Vincent Boutin réagit à la « saga Beaudin-Lussier »

Sabrina Lavoie
Sabrina Lavoie
La Tribune
Article réservé aux abonnés
« Après 3 ans à l’hôtel de ville, il est temps que le maire se fasse à l’idée qu’il y a un parti politique en place et que Mme Beaudin se fait un point d’honneur d’endosser le rôle de chef de l’opposition », a indiqué Vincent Boutin dimanche après-midi sur les réseaux sociaux.

Le conseiller municipal du district des Quatre-Saisons est le premier à commenter l’événement selon lequel le maire de Sherbrooke Steve Lussier aurait demandé à la conseillère Évelyne Beaudin de ne pas participer à une rencontre à huis clos concernant le dossier du chemin Rhéaume sous peine d’être poursuivie en justice.

Dans une vidéo publiée vendredi matin, Mme Beaudin dénonce l’attitude du maire de Sherbrooke qui l’accuse d’être en conflit d’intérêts « parce qu’elle a défendu les citoyens opposés au projet controversé ».

« Est-ce que mon rôle d’élue est de défendre les intérêts des citoyens ou de défendre la Ville? » demandait Mme Beaudin dans cette vidéo partagée plus de mille fois sur les réseaux sociaux.

Selon Vincent Boutin, « il est clair que le maire n’apprécie pas quand Mme Beaudin se positionne à contre-courant de ses propres positions. »

Même s’il se dit étonné de voir Mme Beaudin tenter de « renverser une décision prise démocratiquement au sein du conseil municipal », le conseiller de Sherbrooke indique croire en la collaboration, le consensus et en la démocratie qui nécessite une divergence d’opinions.

« Qu’importe les raisons évoquées, vouloir exclure un membre du conseil du processus décisionnel ne fait que nous détourner des véritables enjeux et contribue à détériorer le climat de travail. Nous devons nous donner le temps et l’espace pour débattre et s’influencer sur les dossiers lors de nos rencontres. [...] Ce n’est clairement pas en arrêtant de se parler qu’on va se comprendre! » mentionne-t-il.

Publication initiale

Plus qu’un conflit personnel

En entrevue téléphonique, Mme Beaudin affirme avoir senti un malaise chez certains de ces collègues alors que l’événement s’est produit aux yeux de tous. Elle ajoute toutefois ne pas vouloir que la situation soit perçue comme un conflit personnel.

« Depuis le début, on essaie toujours d’associer mon opposition à un problème personnel envers le maire. Ce n’est pas ça. À mon avis, ce n’est tout simplement pas normal que des décisions soient prises en secret. De cette façon, personne ne peut voir les manœuvres d’intimidation et les stratégies politiques douteuses auxquelles font face plusieurs élus à travers la province », dénonce-t-elle.

La conseillère du district du Carrefour souhaiterait plus de protection quant aux droits des élus municipaux. « Ce n’est plus des soupçons. J’ai la confirmation que tout ce que je dis et fais peut être retenu contre moi. Je dois désormais faire des vérifications auprès d’avocats avant de prendre la parole. C’est vraiment ça qu’on veut? », déplore Mme Beaudin.

« Craindre que les idées que j’apporte ne plaisent pas aux gens, je suis prête à vivre avec ça. Craindre que moi, ma famille et mes proches soyons touchés de près ou de loin par des procédures judiciaires. Je n’accepterai pas ça. »