Publié le 01 octobre 2017 à 19h29 | Mis à jour le 01 octobre 2017 à 19h29 Inversion salariale: victoire des directeurs d'école Linda Pagé, présidente de l'Association des directeurs et... (La Tribune, Jessica Garneau) Agrandir Linda Pagé, présidente de l'Association des directeurs et directrices d'établissements.

Victoire des directeurs d'école

Sans tambour ni trompette, une entente est intervenue entre Québec et la Fédération québécoise des directions d'établissement d'enseignement (FQDE). L'entente vient régler en grande partie le problème d'inversion salariale, une problématique longtemps décriée par les directions d'école. Cet enjeu faisait en sorte que des employés obtenaient un meilleur salaire que leur supérieur.

Les membres de la FQDEE ont longtemps décrié cette problématique.

« Pour les jeunes directions qui arrivent ou les directions adjointes, avec cette entente-là, on crée un écart satisfaisant », commente Linda Pagé, présidente de l'Association des directeurs et directrices d'établissement d'enseignement de l'Estrie (ADEE), en ajoutant que « ce n'est pas encore parfait ». L'ADDEE est membre de la FQDE et compte quelque 125 membres dans la région.

« Anciennement, un enseignant pouvait gagner plus cher qu'une personne qui débutait à la direction ou à la direction adjointe », explique Mme Pagé, qui est aussi directrice de l'école primaire Marie-Reine, dans l'est de Sherbrooke.

Ce phénomène touchait particulièrement les directeurs adjoints et les jeunes directeurs, soit ceux que l'on qualifie de « classes inférieures », en référence aux échelles de traitement.

L'effectif salaire est considéré dans la rémunération des directions d'école.

L'entente a déjà été entérinée par le Conseil du trésor et prévoyait les premiers versements en juin dernier.

Des dispositions de l'entente touchent également des cadres scolaires et des directions de la fonction publique.