Viaduc de la 220 : encore des mois avant une solution

Le ministère des Transports du Québec (MTQ) devra attendre encore quelques semaines avant de recevoir des recommandations pouvant mener à une solution pour régler le problème de congestion sur la route 220, entre le viaduc enjambant l’autoroute 10 et le carrefour giratoire.

La direction de l’Estrie du ministère s’attend à recevoir ces recommandations d’ici le début de l’été, souligne Dominique Gosselin, conseillère en communication au MTQ, en précisant qu’aucune échéance n’avait été formulée pour cette étape.

Lire aussi: Congestion sur la 220 : le MTQ cherche une solution

Une voie de plus sur le viaduc de la 220 ?

Le MTQ veut prendre le temps qu’il faut pour trouver une solution durable, dit-elle. «Nous sommes en attente des recommandations qui seront proposées par une équipe de spécialistes mandatés pour se pencher sur le problème.»
«Nous allons ensuite étudier les recommandations et les présenter à la Ville de Sherbrooke qui est notre partenaire dans ce dossier.»
Ce secteur, l’un des plus achalandés de la région de Sherbrooke, cause des maux de tête aux automobilistes depuis des mois aux heures de pointe. Quotidiennement, il y circule 20 000 véhicules entre les chemins Dion et Godin. Entre Godin et le carrefour giratoire, on compte 14 500 véhicules.
Le MTQ ne sera pas en mesure de déterminer une solution avant quelques mois. On devra aussi compter un bon bout de temps avant de voir la machinerie arriver dans le secteur pour mettre en œuvre les changements qui auront été choisis, ajoute Mme Gosselin.
«Il s’agira d’une intervention majeure et il y aura des impacts, avertit-elle. Mais la solution ne sera pas connue à court terme. C’est à moyen ou long terme. Il s’agit d’un dossier très complexe.»
«Le débit journalier de véhicules à cet endroit est très important. Il ne faut pas déplacer le problème non plus.»


Joint à ce sujet, le conseiller municipal du district de Saint-Élie, Julien Lachance, se dit déçu, car  il s’attendait à ce que des recommandations soient formulées en mai. Il suit le dossier de la congestion routière sur le boulevard Industriel depuis longtemps.
Il est évident pour lui qu’on ne règlera pas le problème en 2018. La solution rapide de déplacer la piste cyclable sur une structure en porte-à-faux accrochée au viaduc n’est pas la solution évidente. La largeur du viaduc ne permettrait pas d’y aménager quatre voies, souligne-t-il.
Si on en vient par démolir le viaduc pour en refaire un nouveau, déclare-t-il, la circulation sera cauchemardesque dans le secteur pour de longs mois. À preuve, lundi on a entrepris de démolir le viaduc de l’autoroute 55 en direction nord, à la hauteur de la 10 dans le secteur de Magog. Le MTQ prévoit que le chantier s’étirera jusqu’en novembre, rappelons-le.
«Après les travaux, ça serait mieux j’imagine, mais pendant, ça serait six mois d’enfer», lance M. Lachance.
«Si nous n’avons pas les recommandations en mai, j’aimerais savoir quand.»

Julien Lachance