Noriko Imaizumi, fondatrice du projet au Québec, et Diane Roy, ambassadrice, veulent mettre sur pied un centre d'entraînement adapté à Sherbrooke pour les personnes ayant subi une blessure de la moelle épinière.

Vers un nouveau centre d'entraînement adapté à Sherbrooke

Le projet en est peut-être encore qu’à ses balbutiements, mais le Centre québécois d’entraînement adapté FSWC, dont font partie les athlètes paralympiens Diane Roy et Carl Marquis, voit grand pour un tout nouveau centre à Sherbrooke pour les personnes ayant subi une blessure de la moelle épinière.

« L’idée, c’est un genre de gymnase avec des appareils et des spécialistes, souligne Diane Roy en entrevue avec La Tribune. C’est axé pour les gens qui sont paraplégiques ou tétraplégiques. »

L’objectif serait de prendre le relais du système public lorsque les patients sont retournés chez eux.

« Après la réadaptation dans le système de santé publique, les gens doivent trouver le moyen de se débrouiller », déplore Noriko Imaizumi qui est à l’origine du projet.

Indépendance

Un accident en quatre roues lors de l’été de ses 17 ans a laissé Diane Roy sans l’usage de ses jambes. Celle qui a remporté 11 médailles lors de six jeux paralympiques et cinq championnats du monde aurait bien aimé pouvoir compter sur un centre spécialisé à ce moment-là.

« Ça fait 30 ans que j’ai eu mon accident et ç’a beaucoup évolué depuis le temps, explique-t-elle. Il reste du travail à faire après l’accident. Ils t’apprennent à te débrouiller, mais il y a beaucoup d’exercices et de moyens pour améliorer son sort. Le but après un accident c’est l’indépendance. On ne sait pas ce qu’on peut aller chercher car chaque accident et chaque lésion est différent. Je ne dirai jamais à quelqu’un qu’il va pouvoir remarcher, mais je vais lui dire qu’il va aller au maximum de ce qu’il veut aller chercher. Dans le temps, on m’avait appris à marcher avec des orthèses, mais c’était des vieilles affaires donc ça m’a découragé. Il est trop tard pour moi, mais la technologie est beaucoup mieux aujourd’hui. »


«  Il reste du travail à faire après l’accident. Ils t’apprennent à te débrouiller, mais il y a beaucoup d’exercices et de moyens pour améliorer son sort. Le but après un accident c’est l’indépendance.  »
Diane Roy

Collecte de fonds

Pour l’instant rien de concret toutefois, les organisateurs en sont à faire connaître le projet pour préparer une campagne de financement. Un centre du genre existe depuis une dizaine d’années à Regina en Saskatchewan. C’est le seul au Canada.

« Les bienfaits sont prouvés, indique Noriko Imaizumi. Il y a des gens qui n’arrivaient pas à se nourrir seuls et qui y arrivent ensuite. C’est un pas de géant dans la réadaptation. Il y a même des gens qui réussissent à remarcher. »

Pour l’instant le Centre québécois d’entraînement adapté est à la recherche de bénévoles. Ceux qui voudraient s’impliquer peuvent le faire au FSWCquebec.ca.