Caleb, Wesley et Nathaniel s’exerçaient à la pêche au parc Lucien-Blanchard, dimanche matin, pour la dernière journée de la Fête de la pêche.

Vers, hameçons et sourires

Que ce soit pour initier les enfants à la pêche, pour tenter de gagner un prix en attrapant l’une des truites numérotées ou encore simplement pour passer du bon temps dehors en famille, toutes les raisons étaient bonnes, cette fin de semaine, pour participer à la 20e mouture de la Fête de la Pêche.

L’événement, initié par le ministère des Ressources naturelles et de la Faune, permet de pêcher gratuitement partout au Québec durant la fin de semaine entière, le tout sans permis, du moment que les quotas en vigueur sont respectés.

De plus, le cours d’initiation « Pêche en herbe » est offert gratuitement au 6 à 17 ans, à la suite de quoi chaque enfant reçoit une canne à pêche et un permis de pêche valide jusqu’à leur majorité. Les jeunes y apprennent notamment des notions sur la biologie des poissons, les rudiments de la pêche, le respect de l’environnement, la réglementation et la sécurité.

Par ailleurs, dans la semaine précédant l’événement, plus de 12 000 truites sont ensemencées à quelques sites de pêche de Sherbrooke.

Parmi ces poissons, une vingtaine de truites sont étiquetées et leurs captures sont reliées à un prix. Le meilleur point de pêche cette année était vraisemblablement au parc du barrage, puisque les trois seuls poissons étiquetés capturés l’ont été à cet endroit, rapportant 250 $ à un pêcheur et 1250 $ (une truite à 250 $ et une à 1000 $) à un autre, quelques jours plus tard. Toutefois, la truite à 10 000 $ nage toujours quelque part dans la rivière Magog.

Plaisir partagé

Dans le cadre de la Fête de la pêche, les familles apprennent bien entendu à pêcher, mais elles se familiarisent également avec les limites de cette pratique. Ce fût par exemple le cas pour les frères Caleb et Nathaniel ainsi que leur ami Wesley, qui ont pêché en compagnie de leur père, Yannick Boily et de leur belle-mère Julie Chénard, et qui ont dû relâcher une de leur prise dimanche matin, soit un achigan à petite bouche, puisque la saison de pêche pour cette espèce ne débutera que le 14 juin.

Cette petite déception s’est néanmoins bien vite effacée par la capture d’autres poissons et par le plaisir de pêcher en famille et entre amis.

Nathaniel, qui en est à sa deuxième année de pêche, raconte avec fierté avoir pêché ses deux premiers poissons l’année dernière, contribuant ainsi au butin familial totalisant deux dorés et cinq crapets-soleils.

Cette année, d’autres variétés seront au menu pour cette famille. « J’espérais manger de la truite pour souper, parce que c’est ça qu’on nous avait dit qui avait été ensemencé pour l’événement, mais finalement on aura de la perchaude. C’est parce que les gars ne sont pas assez patients : ils pêchent les poissons qu’ils voient sur le bord de la rive », explique M. Boily avec amusement.

« J’sais pas ce que ça goûte, mais ça a l’air bon », rétorque spontanément Wesley. Ce dernier considère que la sensation d’attraper un poisson est très satisfaisante — mais pas autant que celle d’en attraper un plus gros que son père, souligne en riant Mme Chénard, en précisant que le père de Wesley viendra les rejoindre avec d’autres enfants un peu plus tard durant l’événement.