Vaste étude sur la résilience collective en Estrie

L’Observatoire estrien du développement des communautés (OEDC) et l’Institut universitaire de première ligne en santé et services sociaux (IUPLSSS) du CIUSSS de l’Estrie-CHUS lancent officiellement une étude permettant d’analyser la réponse à la crise de la COVID-19 des sept MRC de la région dans une perspective de résilience collective.

Le principe de résilience collective s’établit sur la capacité d’une communauté à se relever, à continuer de fonctionner et à se rétablir pour le mieux à la suite d’un événement perturbateur.

L’intersectorialité est mise de l’avant dans ce projet. Cette étude a trois objectifs principaux : dresser un état de situation intersectoriel de la réponse à la crise, identifier les facteurs de résilience collective dans les sept territoires de MRC de l’Estrie et outiller solidement les décideurs et les acteurs dans leurs futures démarches de résilience collective. Les informations seront recueillies du début juillet jusqu’à la fin du mois de novembre. 

Entre 110 et 250 personnes, provenant de plusieurs secteurs tels que des élus, des gestionnaires municipaux ou paramunicipaux, des chefs de services municipaux, des cadres, des intervenants et des travailleurs sociaux, participeront à l’étude. « On va questionner les intervenants qui travaillent en développement des communautés comme les tables de concertation et les municipalités », souligne la coordonnatrice du projet et conseillère en développement collectif, Jessica Veillet.

Les résultats de l’étude seront bénéfiques pour les gens qui sont engagés dans l’action intersectorielle. « On va réunir l’information des sept MRC et on va regrouper les données pour l’échelle de l’Estrie pour avoir un portrait de la région. Ce qui est intéressant c’est que lorsqu’on étudie la résilience collective, on la développe également. C’est un outil autant pour les intervenants que les acteurs locaux. À l’échelle de la région, ce sera fort utile. Il y aura un recueil des bonnes pratiques en résilience collective en Estrie. On pense sérieusement en toute humilité que ça peut servir le Québec », mentionne la dame. Elle souligne que plusieurs apprentissages sont à tirer de la crise de la COVID-19.

Mme Veillet est heureuse de voir l’étude prendre son envol. « C’est super emballant. Dès le départ, on a senti beaucoup d’enthousiasme chez nos collaborateurs. »