Le président de Valoris explique que comme dans bien des domaines, la crise sanitaire causée par la pandémie de la COVID-19 a retardé les négociations avec Québec.
Le président de Valoris explique que comme dans bien des domaines, la crise sanitaire causée par la pandémie de la COVID-19 a retardé les négociations avec Québec.

Valoris sur la voie de la rentabilité

René-Charles Quirion
René-Charles Quirion
La Tribune
Valoris est sur la voie de la rentabilité et entreprend des négociations pour recevoir de l’aide de Québec afin de repartir sa ligne de tri résidentielle.

Le président de Valoris, le préfet de la MRC du Haut-Saint-François Robert Roy, signale que le parc éco-industriel de Bury devrait enregistrer des surplus en 2020.

« Nous avons fait nos devoirs de redresser la situation financière. C’est certain que nous avons dû augmenter la tarification », indique Robert Roy.

Le conseiller municipal sherbrookois, Pierre Tremblay, a soulevé lors de la dernière séance publique que les Sherbrookois payaient près de deux fois et demie la tonne de déchets comparativement aux municipalités qui ne sont pas membres.

« Ça n’a aucun sens que les Sherbrookois, qui sont propriétaires, paient 241 $ la tonne pour enfouir leurs déchets, alors que pour les non-membres c’est 92 $ pour la même quantité », a soulevé le conseiller Tremblay.

Membre du conseil d’administration de Valoris, le conseiller municipal Julien Lachance reconnaît que le coût actuel est très élevé, mais qu’il faisait partie du contrat signé par la Ville de Sherbrooke.

« Nous devons assumer le déficit d’opération à travers la tonne que nous payons. Le concept de Valoris est novateur et le gouvernement n’a jamais appuyé financièrement le projet », a mentionné Julien Lachance.

Robert Roy comprend les doléances du conseiller Tremblay, mais rappelle que les municipalités membres vont avoir un actif et reçoivent des redevances pour leurs bonnes performances. Il indique qu’en 2019, Sherbrooke a reçu plus de 1,877 million $.

Il rappelle que Valoris appartient à la Ville de Sherbrooke ainsi qu’aux MRC du Haut-Saint-François.

« Au bout d’un certain temps, cet actif va appartenir aux municipalités membres. Il fallait arrêter l’hémorragie et nous l’avons fait en résorbant la dette. Il faut aussi rappeler que les municipalités membres peuvent recevoir des redevances en fonction de leurs performances. Dans le Haut-Saint-François, Ascot Corner a réduit de 27 pour cent et Dudswell de 22 pour cent les matières envoyées au site d’enfouissement », indique Robert Roy.

Lors de la dernière séance du conseil municipal de Sherbrooke, le maire de Sherbrooke Steve Lussier a mentionné que le ministre responsable de la région de l’Estrie François Bonnardel devait rencontrer le ministre de l’Environnement Benoit Charrette au sujet de Valoris.

Steve Lussier croit qu’il faut continuer à faire des efforts pour utiliser les trois bacs dans l’objectif de moins enfouir.

« Le gouvernement n’est pas fermé à nous aider pour la ligne de tri résidentielle qui a été arrêtée en 2017, mais qui ne représentent qu’une partie des activités de Valoris. Nous avons eu de belles discussions. La pire gaffe serait de vendre Valoris et de le laisser au privé. Nous avons passé à travers la tempête et nous devons finir le travail. Il faut cependant rester prudents », indique Robert Roy.

Le président de Valoris explique que comme dans bien des domaines, la crise sanitaire causée par la pandémie de la COVID-19 a retardé les négociations avec Québec.

« Valoris n’était pas la priorité du gouvernement. Nous voulons discuter avec le gouvernement afin de repartir la ligne de tri résidentielle tout en maintenant la collecte des trois bacs à la source. Malgré tous les efforts faits par les citoyens, il reste encore des matières valorisables qui prennent la direction de l’enfouissement. C’est ce que Valoris compte revaloriser. Nous voulons que ce tri biomécanique soit reconnu et soutenu financièrement par le gouvernement », indique Robert Roy.