Le centre de valorisation des matières résiduelles Valoris pourrait obtenir l’aide financière qu’elle réclame du gouvernement du Québec.

Valoris pourrait obtenir de l’aide

Le centre de valorisation des matières résiduelles Valoris pourrait obtenir l’aide financière qu’elle réclame du gouvernement du Québec. Le premier ministre François Legault a confirmé, jeudi, qu’il s’agit d’un dossier qu’étudiera le ministre de l’Environnement Benoit Charette.

Valoris espère toucher, comme Récup Estrie le fait, des ristournes pour les matières qu’elle détourne de l’enfouissement. « C’est un dossier qui est sur la table de Benoit Charette. Les règles demandent qu’un certain tri soit fait pour que les centres reçoivent de l’aide du gouvernement. Je veux gérer ce dossier-là à partir du gros bon sens et non pas de façon restreinte par rapport au programme existant. On pourra voir ce qu’il est possible de faire. On me dit que les services donnés par le centre sont exceptionnels. On va essayer de regarder comment on peut mieux le financer. On doit s’assurer que ces produits soient traités. C’est une volonté de beaucoup de citoyens et du gouvernement aussi. »

M. Legault admet qu’il faut néanmoins repenser nos façons de faire. « Le modèle doit être ajusté à la suite de la baisse des prix des matières offerts par l’Asie. On doit aussi continuer à se poser des questions. Par exemple, des gens voudraient que la SAQ reçoive en consigne les bouteilles utilisées. Il faut d’abord voir ce qu’on fait avec le verre. On va continuer à faire de la recherche et du développement pour trouver de nouvelles utilisations. »

Taxer les déchets ?

Serait-il possible de taxer les déchets, au poids par exemple, pour inciter les citoyens à valoriser leurs matières résiduelles ? « Mon gouvernement aime mieux y aller avec des incitatifs. On a pris l’engagement pour les quatre prochaines années : il n’y aura aucune augmentation de taxes, impôts ou tarifs supérieurs à l’inflation. Les gens sont suffisamment taxés. On veut au contraire remettre de l’argent dans le portefeuille des Québécois, mais il peut y avoir des incitatifs ou de l’aide directe, entre autres aux municipalités. » 

Pour développer l’Estrie, François Legault croit par ailleurs que le train de passagers entre Montréal et Sherbrooke, en plus du passage de trains de marchandises, est une option intéressante.

« Le développement économique de l’Estrie demande de meilleurs services de transport de marchandise et de passagers. On pourrait se parler du train et de l’avion. L’avion va régler une partie du problème pour les passagers, mais pour le transport de marchandises, on est en retard au Québec. Ici, on est les champions du camion alors qu’on a un fabricant de train. De mettre en place plus de trains de marchandises, entre autres entre Sherbrooke et Montréal, c’est une urgence. Il y a un projet et nous le regardons d’un œil positif. Nous n’excluons pas qu’il y ait une contribution du Québec pour s’assurer de sa mise en place le plus rapidement possible. »

Enfin, François Legault est revenu sur son concept de zone d’innovation. « C’est très important de développer une zone d’innovation plus grande à Sherbrooke, entre autres près physiquement des universités. Il y a des enjeux, entre autres les zones humides qu’on tentera de régler, mais on est en train de revoir le rôle d’Investissement Québec, qui aura plus d’autonomie en Estrie. Il sera chargé de démarcher des investissements, des nouveaux emplois payants, pour créer à Sherbrooke une grande zone d’innovation qui aura un lien encore plus grand avec les facultés de génie et de médecine. Le génie et les sciences de la vie représentent 80 % des innovations. On a un défi de recherche appliquée, de commercialisation de notre innovation. »