La mairesse de Cookshire-Eaton Sylvie Lapointe envisage de rompre le partenariat avec Valoris.

Valoris : « La confiance n’y est plus »

La mairesse de Cookshire-Eaton Sylvie Lapointe envisage de retirer la municipalité de son partenariat avec Valoris.

À la suite de l’annulation d’une rencontre avec le président de Valoris, Steve Lussier, la mairesse de Cookshire-Eaton avait remis en question la position de M. Lussier comme président du conseil d’administration. 

« La confiance n’y est plus. On demande un plan d’affaires et un plan de redressement et on nous dit ‘‘on est en train de travailler sur ça’’. On veut savoir où on est rendu. Qu’est-ce que l’on fait avec la dette? On n’a pas de réponse. De simplement nous dire que la mise sur pied d’un plan est en cours, ce n’est pas suffisant », déplore Sylvie Lapointe. 

Pour le moment, le retrait de la municipalité est à l’état d’ébauche, mais la mairesse affirme que si elle n’a pas davantage de réponses, elle considèrera plus sérieusement l’idée. Elle estime que de rompre le partenariat occasionnerait une dette de 5 millions à Cookshire-Eaton. Pour le moment, ce qui l’importe, c’est la dette de 44 millions du centre de tri Valoris. 

« Avec la dette de 44 millions, on fait quoi? Et pour l’avenir? Il y a des lignes de tri qui ne fonctionnent pas. On comprend qu’on ne peut pas nous dire à quel moment ça va être prêt, mais on pourrait nous donner un peu d’informations. On parle aussi de développements qui coûtent de l’argent. Où allons-nous prendre cet argent? Le développement est important, mais il faut consolider la dette », souligne-t-elle. 

À cela, elle ajoute que Cookshire-Eaton a un budget de 8,5 millions pour la municipalité. Ainsi, elle se questionne si les dépenses additionnelles de 200 000 $ qu’ont engendré la hausse des tarifs de 78 %. 

« Ce qu’on veut, c’est de savoir où ils en sont. On veut avoir l’impression qu’on ne paie pas pour rien. Je ne suis pas seule, il y a d’autres maires. »

Valoris a avisé Mme Lapointe qu’elle aurait des réponses à la mi-octobre. Pour la prévision du budget de la municipalité, le mois d’octobre est beaucoup trop tard, selon la mairesse.