Valoris : Bonnardel croit que la situation peut être redressée

Le ministre responsable de la région de l’Estrie, François Bonnardel, a visité les installations de Valoris, le centre de valorisation des matières résiduelles situé à Bury, en compagnie des députés Geneviève Hébert et François Jacques. Il croit que la situation peut toujours être redressée.

Dans un communiqué publié par Valoris, on indique que les membres du gouvernement ont pu voir les équipements à l’œuvre lors d’une visite de l’usine pendant que la ligne de tri CRD était en fonction. M. Bonnardel a profité de la situation pour demander les actions qui avaient été posées depuis le dépôt du rapport de la vérificatrice générale, Andrée Cossette, en juillet. Le directeur général, Denis Gélinas, aurait répondu que des modifications à la gouvernance, à l’intendance et aux finances avaient déjà été entreprises. 

« Je sais que c’est un dossier extrêmement chaud pour Sherbrooke et la MRC du Haut-Saint-François. À la suite du rapport de la vérificatrice générale, le modèle de gouvernance et le modèle de financement doivent être capables de s’autofinancer dans le futur, c’est primordial. Je ne veux pas voir d’autres déficits. Il y aura des rencontres dans les prochaines semaines où on nous présentera, tant aux élus qu’à moi, un plan de redressement pour assurer la pérennité de Valoris. Il y a encore beaucoup de choses à faire. Je suis confiant qu’on arrivera à redresser la situation », a déclaré le ministre en point de presse dans les installations de Royer, dans le parc industriel régional de Sherbrooke.

En parallèle, Valoris a fait part de son intérêt à déposer un projet dans le cadre d’un investissement de 1,5 M$ du gouvernement québécois pour explorer des avenues pour développer une filière de conditionnement du gypse et réduire les quantités de résidus fins générés par les centres de tri de résidus de CRD.

Le président de Valoris, Steve Lussier, a aussi réitéré sa demande de reconnaissance de la ligne résidentielle dans le régime de compensation pour les matières détournées de l’enfouissement. Selon lui, donner une compensation en fonction du pourcentage de matériel valorisé serait une formule équitable et intéressante.

Rappelons que Valoris effectue des tests sur sa ligne de tri résidentielle pour explorer le potentiel de valorisation de certaines matières. Le tarif de traitement des déchets pour les membres, soit Sherbrooke et les municipalités du Haut-Saint-François, est passé de 133 $ à 237 $ le printemps dernier.