Évelyne Beaudin : « Je suis entrée en contact avec les collègues des autres municipalités parce que j’appuie leur demande d’avoir plus d’information par rapport à Valoris. »

Valoris : Beaudin attend des réponses de Lussier

Valoris continue de soulever des questions et des commentaires au conseil municipal, si bien que la conseillère Évelyne Beaudin se promet d’être présente au conseil d’administration de l’organisation, jeudi à 14 h 30. Son collègue Pierre Tremblay veut pour sa part une résolution d’appui à la mairesse de Cookshire-Eaton dans ses démarches pour obtenir elle aussi des réponses du centre de valorisation des matières résiduelles.

« Valoris a fait beaucoup la manchette récemment. Je suis entrée en contact avec les collègues des autres municipalités parce que j’appuie leur demande d’avoir plus d’information par rapport à Valoris. Et d’ailleurs, je viendrai au C.A. jeudi. Je me déplacerai. Peut-être que des élus d’autres villes se déplaceront. L’objectif sera d’avoir l’information en temps réel, en même temps que les membres du conseil d’administration. Les municipalités membres et leurs élus sont en droit de demander de l’information, car nombre d’entre elles devront hausser les taxes pour arriver à financer les déficits et les dettes de Valoris », dit Mme Beaudin.

La chef intérimaire de Sherbrooke Citoyen avait déjà demandé au maire Steve Lussier, président de Valoris, de transmettre à tous les élus, en même temps qu’aux membres du C.A., les documents d’analyse concernant le centre de valorisation.

La mairesse de Cookshire-Eaton, Sylvie Lapointe, a demandé une rencontre avec le conseil d’administration de Valoris, mais celle-ci a été annulée à la dernière minute. Selon l’analyse de Mme Lapointe, l’implantation du bac brun dans la MRC du Haut-Saint-François pourrait faire perdre des revenus importants à Valoris. Or, les pertes de revenus sont jusqu’à maintenant absorbées par les municipalités membres.

« La mairesse de Cookshire-Eaton dit tout haut ce que plusieurs citoyens de Sherbrooke pensent. Une partenaire mérite d’obtenir respect et considération. J’ai l’intention de demander à l’exécutif de déposer une résolution d’appui à la mairesse Sylvie Lapointe lors du prochain conseil municipal parce que je juge qu’elle mérite d’être traitée de façon juste et d’avoir une réponse à ses questions », a réagi le conseiller Pierre Tremblay.

Rencontre avec la mairesse de Cookshire

Le maire Steve Lussier n’a pas offert un éclairage nouveau sur la situation de Valoris, pas plus qu’il n’a été en mesure de dire quand les élus sherbrookois seront appelés à prendre position sur l’avenir de Valoris. Plusieurs scénarios, dont celui de la fermeture, doivent leur être présentés. Rappelons que la Ville de Sherbrooke doit investir 3,5 M$ de plus que prévu dans Valoris en 2019 pour équilibrer le budget de l’organisation.

« Nous devions stabiliser malheureusement les finances par rapport au passé. Nous avons le présent et le futur et nous travaillerons là-dessus dans les prochaines semaines. Nous parlons avec les autres municipalités. Nous répondrons aux questions lorsque nous aurons toutes les réponses. C’est ce qu’on avait dit », mentionne-t-il.

« Je vais inviter la mairesse de Cookshire-Eaton à revenir nous voir éventuellement. Je lui ai déjà envoyé un courriel. La municipalité a eu des nouvelles de moi personnellement. On va commencer par avoir la rencontre jeudi et je lui reviendrai ensuite avec plus de détails. Elle demande des choses pour lesquelles nous sommes à monter un dossier complet. Ça ne fait pas longtemps qu’on a eu le rapport complet de la vérificatrice générale. Il y a des recommandations que nous devions appliquer rapidement. On va rencontrer le C.A. et par la suite on emmènera sur la place publique la nature de nos discussions. »

Le retrait de certaines matières du bac à ordures ne nuira-t-il pas aux activités de Valoris? « Il faut le voir d’un autre côté. C’est une excellente nouvelle de faire le moins d’enfouissement possible. Nous sommes à repartir la valorisation, qui était le projet du départ. On a le passé, le présent et le futur. Le passé ne s’est pas bien passé, mais nous travaillons ardemment à aller plus loin pour le présent et le futur. Nous avons rencontré l’Université de Sherbrooke la semaine dernière. Nous sommes à rencontrer des partenaires. »

À la suite du dépôt du rapport de la vérificatrice générale, M. Lussier n’avait pas voulu s’avancer à savoir si des poursuites pouvaient être intentées contre d’anciens administrateurs. « On a des questions à poser aux affaires juridiques. Ce sont des questions que nous poserons pour la suite des choses, mais nous n’avons pas encore posé ces questions. »

« On avait dit qu’on avait un plan d’action qu’on mettrait de l’avant. Il est déjà commencé. C’est ce que veulent savoir les municipalités et c’est ce qu’on va leur dire bientôt. On va présenter les scénarios à Sherbrooke en même temps qu’aux autres municipalités. On fera notre C.A. et ensuite nous ferons notre échéancier. »