En janvier, Arlène Girard a été tuée dans le secteur de Rock Forest. Son fils Tom Néron a été accusé du meurtre.

Vague d'homicides: le SPS prévoit une explosion des statistiques en 2018

SHERBROOKE - Si l'indice global de la gravité de la criminalité à Sherbrooke a augmenté légèrement en 2017, le Service de police de Sherbrooke s'attend à une explosion de cette statistique en 2018.

« Nous sommes rendus à cinq homicides si l'on inclut celui de l'homicide involontaire concernant un jeune enfant », explique le directeur du Service de police de Sherbrooke (SPS), Danny McConnell.

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Les policiers demanderont plus de ressources

En janvier, Arlène Girard, une dame de 52 ans, a été tuée dans le secteur de Rock Forest. Son fils Tom Néron a été accusé du meurtre.

Une accusation d'homicide involontaire coupable a été portée à la suite du décès d'un enfant dans l'arrondissement de Brompton le 26 février 2018 contre son père âgé de 19 ans.

En mai, c'est un déménageur de Trois-Rivières, François Lefebvre, qui a été tué à Sherbrooke. Son collègue de travail François Asselin est accusé du meurtre au deuxième degré et d'outrage à un cadavre.

La semaine dernière, Félix Bergeron a été tué dans son logement au centre-ville de Sherbrooke vraisemblablement pour une affaire de drogue. Robert Sargeant est accusé de l'homicide involontaire coupable de l'homme de 21 ans.

Le directeur du SPS tient à rassurer la population relativement au sentiment de sécurité à la suite de ces tragiques événements.

« Aucun de ces événements n'est relié. Ce sont des cas isolés. Nous ne faisons pas face à un tueur en série ou à des crimes reliés à des groupes criminalisés », rappelle le chef McConnell.

Danny McConnell

Il tient à rassurer la population du centre-ville.

« Le SPS portait une attention particulière au trafic de drogue et aux méfaits au centre-ville bien avant le meurtre commis sur la rue Sanborn la semaine dernière. Toutes les plaintes sont traitées sérieusement. Comme dans toutes les grandes villes, nous portons une attention particulière aux dossiers reliés à la drogue. Nous obtenons plusieurs informations en ce sens et nous devons y aller en fonction de la gestion des priorités », mentionne le directeur du SPS.

Il rappelle que les policiers doivent gérer une multitude de situations.

« Les policiers font ce qu'ils peuvent en fonction des effectifs que nous avons. Nous avons toute une ville à gérer en matière de sécurité. On s'occupe de la drogue au centre-ville au même titre que tous les autres dossiers », assure Danny McConnell.

Santé mentale

Le directeur du SPS rappelle que la lutte à la criminalité s'inscrit dans un contexte où les policiers doivent composer avec plus de cas de santé mentale. L'équipe mobile d'interventions psychosociales (ÉMIP) passera d'ailleurs de trois à quatre soirées d'intervention par semaine.

« Nous vivons une augmentation de dossiers en santé mentale. La mise en place de l'EMIP permet de garder nos policiers disponibles pour répondre aux appels d'urgence », explique le chef McConnell.



« Nous intervenons régulièrement sur des cas d'état mental perturbé. »
Danny McConnell

Le nombre d'interventions pour des tentatives de suicide est passé de 883 en 2016 à 1018 en 2017.

« Nous intervenons régulièrement sur des cas d'état mental perturbé. Le temps policier pour la gestion de tels cas est passé de sept heures par jour à plus de quinze », indique Danny McConnell.

« Les dossiers pour des cas d'état mental perturbé a augmenté de 42 pour cent en 2017 comparativement à la moyenne des trois dernières années, soit 1033 dossiers comparativement à une moyenne de 727 », mentionne le chef de section Données et projets spéciaux du SPS, Philippe Paultre.