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Philippe Leblanc Morin estime que la fermeture de l'urgence de Windsor, même temporaire, ouvre la porte à quelque chose de plus définitif.
Philippe Leblanc Morin estime que la fermeture de l'urgence de Windsor, même temporaire, ouvre la porte à quelque chose de plus définitif.

Urgence de Windsor: « Une fermeture temporaire, c’est une de trop »

Andréanne Beaudry
Andréanne Beaudry
La Tribune
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À la suite de l’annonce d’une éventuelle fermeture temporaire du CLSC-urgence mineure-CHSLD de Windsor par le CIUSSS de l’Estrie-CHUS, le citoyen Philippe Leblanc Morin a lancé une pétition en ligne contre ce scénario.

Même si la nouvelle n’est pas encore confirmée, le CIUSSS de l’Estrie-CHUS envisageait sérieusement une fermeture temporaire du CLSC-urgence mineure-CHSLD de Windsor vendredi dernier, et ce, dans le cadre des activités délestées.

En tant que citoyen, Philippe Leblanc Morin estime que cette fermeture, même temporaire, ouvre la porte à quelque chose de plus définitif. 

« Même une fermeture temporaire, c’est une fermeture de trop. Elle aura un impact réel et immédiat sur les usagers de la clinique de Windsor. »

Ce dernier estime que c’est encore plus important de maintenir l'urgence ouverte en cette période de pandémie, où les citoyens ont besoin plus que jamais de soin de première ligne.

« Peu importent les scénarios choisis, on veut avoir le moins d’impacts possible pour la clientèle. On regarde, par exemple, les options pour les personnes qui fréquentent l’urgence de Windsor », indiquait la porte-parole du CIUSSS de l’Estrie-CHUS Annie-Andrée Émond la semaine dernière.

Pour sa part, Philippe Leblanc Morin ne voit pas d’options possibles dans le cas où la clinique de Windsor fermerait temporairement. Et Sherbrooke n’est pas une option simple, puisque l’accès aux médecins est difficile, explique-t-il.

« Les gens qui n’ont pas de médecin de famille sont laissés pour compte même s’ils paient des taxes comme tout le monde. Et s’il y avait d’autres solutions, cela ferait longtemps qu’elles auraient été mises en place par le CIUSSS », croit celui qui s’est déjà buté à toutes les portes à Sherbrooke, et même à Stanstead.

Ce sont tous ces facteurs qui motivent M. Leblanc Morin, par tous les moyens, à tenter de maintenir les services à l’urgence mineure de Windsor. « Mon médecin de famille a pris sa retraite il y a plus de trois ans. Depuis, je suis en attente d’en avoir un autre. Pour moi, la clinique de Windsor est le modèle qui fonctionne le mieux en Estrie. »

Selon lui, la surmédiatisation de la COVID-19 encourage aussi les gens à oublier les autres problèmes de santé courants qui existent.

« Sur le site de l’Organisation mondiale de la santé (OMS), on peut voir qu’il n’existe pas de traitement pour soigner la COVID-19… à part attendre. Je crois que les médecins de la clinique de Windsor ont donc un impact plus significatif lorsqu’ils sont en mesure de traiter d’autres problèmes de santé aussi », croit Philippe Leblanc Morin.

Au moment d’écrire ces lignes, l’auteur de la pétition « Sauvons la clinique d’urgence de Windsor » avait obtenu 239 signatures afin de sauver la clinique d’urgence à Windsor