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Cette jeune fille est l’une de celle qui a exprimé son souhait pour 2021 devant les membres citoyens d’Urgence climatique Sherbrooke.
Cette jeune fille est l’une de celle qui a exprimé son souhait pour 2021 devant les membres citoyens d’Urgence climatique Sherbrooke.

Urgence climatique Sherbrooke: un souhait pour 2021 [VIDÉO]

Andréanne Beaudry
Andréanne Beaudry
La Tribune
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« Mon souhait ce serait que nous ramassons les déchets par terre », exprime une jeune fille lors de la cinquième manifestation du groupe Urgence climatique Sherbrooke devant l’Hôtel de ville de Sherbrooke, jeudi midi.

Les citoyens membres d’Urgence climatique Sherbrooke poursuivent toujours leurs actions de mobilisations, et ce, tous les jeudi midi depuis le 19 novembre dernier.

« Aujourd’hui, on vous donne la possibilité de rêver à ce que l’on voudrait voir arriver dans la prochaine année. D’exprimer un souhait en lien avec la crise climatique » affirme Stéphanie Leclerc, membre citoyenne d’Urgence climatique Sherbrooke.

Après les allocutions, elle a invité les enfants, et les moins jeunes également, à exprimer un souhait pour l’année 2021. Certains d’entre eux l’ont dit devant les participants à l’aide d’un porte-voix et d’autres en l’écrivant sur une étoile de papier.

Planter plus d’arbres à Sherbrooke, sauver plus d’animaux et protéger la planète sont quelques exemples de nombreux souhaits.

Les étoiles de papier, quant à elles, se trouvent maintenant un peu partout dans les arbustes et sapins du Carré Strathcona devant l’Hôtel de ville de Sherbrooke.

Anne-Catherine Pilon, l’une des porte-parole du groupe, souligne en entrevue avec La Tribune que plusieurs enfants ont des préoccupations sur la question de l’environnement. Elle ajoute même que la fille de son collègue songe à devenir mairesse pour ces raisons.

« Du haut de ses 10 ans, elle-même dit que la situation ne change pas assez vite. Puis qu’elle ne ressent pas du tout l’urgence au niveau municipal », précise-t-elle.

Tout comme les autres membres citoyens du groupe d’Urgence climatique Sherbrooke, Anne-Catherine Pilon croit qu’il est important d’impliquer les jeunes. « Ils ont le droit de prendre la parole pour réclamer un avenir qui soit agréable et sain. »

Au nom du comité environnement du Cégep de Sherbrooke, l’étudiante Marilou Roy a dénoncé le manque d’actions concrètes des élus municipaux de la Ville de Sherbrooke.

« La crise sanitaire actuelle nous a prouvé que les institutions publiques et le gouvernement peuvent agir rapidement et investir massivement en temps de crise. Bien que la crise climatique ne soit pas un état immédiat, il ne s’agit pas moins d’une situation d’urgence », se désole Marilou Roy.

Les étoiles de papier se trouvent un peu partout dans les arbustes et sapins du Carré Strathcona devant l’Hôtel de ville de Sherbrooke.

L’environnement dans le récent budget

Les membres citoyens Louis-Philippe Renaud, Anne-Catherine Pilon et Stéphanie Leclerc ont également résumé les grandes lignes de ce qu’ils pensaient du récent budget de la Ville de Sherbrooke présenté ce lundi.

Louis-Philippe Renaud soutient que le budget accorde une importance à l’environnement. « Mais il ne se dirige pas où l’on souhaitait. C’est-à-dire, vers une autre culture de préoccupation d’urgence climatique. »

La majoration du budget au Bureau de l’environnement est un aspect pour lequel les membres citoyens s’estiment tout de même satisfaits.

« Toutefois, le budget ne témoignait pas de l’urgence climatique actuelle », exprime Anne-Catherine Pilon à propos des 3 millions de dollars accordé à l’environnement.

À Montréal, il y a non seulement un Bureau de l’environnement, mais aussi pour la résilience. « Lorsqu’on a un bureau de la résilience et de la transition, c’est que nous comprenons qu’il doit y avoir un changement », ajoute Stéphanie Leclerc en comparaison.

Selon la porte-parole Anne-Catherine Pilon, des mots comme transition, résilience et adaptation devraient figurer au sein du vocabulaire des élus municipaux. « Des thèmes précis qui démontrent l’ampleur de la tâche au niveau de l’environnement. »

La conseillère municipale Évelyne Beaudin est toujours la seule élue qui a diffusé une vidéo sur les réseaux sociaux où elle répond à la question du groupe Urgence climatique Sherbrooke. Sinon, au moins quatre conseillers municipaux ont exprimé le désir de relever le défi. D’après les informations de Stéphanie Leclerc, les élèves de 6e année de l’École primaire des Quatre-Vents (Pavillon Belvédère) et quelques citoyens l’ont relevé.