Une quarantaine de citoyens se sont réunis pour une troisième semaine consécutive jeudi devant l’hôtel de ville pour parler d’enjeux climatiques.
Une quarantaine de citoyens se sont réunis pour une troisième semaine consécutive jeudi devant l’hôtel de ville pour parler d’enjeux climatiques.

Urgence climatique Sherbrooke poursuit sa mobilisation

Sabrina Lavoie
Sabrina Lavoie
La Tribune
Les citoyens membres d’Urgence climatique Sherbrooke poursuivent leurs actions de mobilisation. « Nous avons beaucoup d’idées qui pourraient inspirer nos élus », a indiqué l’organisation qui souhaite rouvrir le dialogue avec la Ville de Sherbrooke entourant les enjeux climatiques.

Une quarantaine de citoyens se sont réunis jeudi pour une troisième semaine consécutive devant l’hôtel de ville. Ils ont tenu à souligner cette fois-ci l’importance de l’implication citoyenne au sein des décisions municipales.

« Nous voulons principalement rappeler aux élus municipaux le devoir qu’ils ont de protéger les générations futures par leurs décisions. Plusieurs citoyens sont prêts à collaborer avec eux pour le bien de l’environnement », a mentionné Rémi Tavon, l’un des co-porte-parole du groupe.

Urgence climatique Sherbrooke reconnaît que la Ville a posé de bonnes actions depuis deux ans, notamment en créant un Bureau de l’environnement, mais rappelle qu’il y a encore du travail à faire. « La décision d’offrir des feux d’artifice à 92 000 $ en est un exemple », a dénoncé Stéphanie Leclerc, une citoyenne impliquée dans le mouvement.

Stéphanie Leclerc, citoyenne membre d'Urgence climatique Sherbrooke

Un « pot-luck » d’idées

Tour à tour, une dizaine de citoyens ont pris la parole lors de cette rencontre afin de partager des idées d’actions municipales qui seraient, selon eux, à privilégier dans le contexte actuel. Pour s’y faire, ils se sont inspirés des onze chantiers proposés par la Déclaration d’urgence climatique.

Déneiger les pistes cyclables cet hiver, favoriser l’agriculture urbaine, accélérer le processus d’achat d’autobus électriques, éviter l’étalement urbain, mettre en place le concept de rues partagées : « toutes les idées sont bonnes, mais avant toutes choses, nous devons nous faire entendre », affirme Mme Leclerc.

Cette dernière s’est dite par ailleurs déçue de la réaction du maire Steve Lussier face au défi qui lui avait été lancé par Urgence climatique Sherbrooke. « Nous comprenons qu’il ne veut pas relever le défi de faire une vidéo, mais nous souhaiterions qu’il utilise son leadership pour faire bouger les choses en prenant d'abord le temps de nous écouter. »

Les citoyens membres d’Urgence climatique Sherbrooke se réuniront à nouveau jeudi prochain de 12 h à 13 h afin d’échanger et d’apporter de nouvelles idées.