La rue Wellington Sud a vibré au rythme de Jonathan Roy mercredi. Le chanteur a inauguré la Grande Scène mercredi soir au Sherblues & Folk.

Une Wellington tout en blues !

Avec Sharrie Williams, la princesse du gospel rockin' blues, Rita Chiarelli, la reine du blues canadien, et Jonathan Roy, on peut dire que les Sherbrookois ont une soirée d'ouverture royalement bonne au Sherblues mercredi soir !
Rita Chiarelli
La grande dame du blues américain Sharrie Williams a ouvert le bal de façon magistral en formule 5 à 7 sur la scène Rythme & Blues.
« Sharrie Williams a épaté la galerie. Elle était phénoménale et elle était en forme même si elle arrivait de la Suisse ! », lance Suzanne-Marie Landry, directrice générale du Théâtre Granada et organisatrice du Sherblues & Folk.
Elle a su faire vibrer les quelque 80 personnes qui l'écoutaient en tapant des mains et en balançant la tête. Pour la chanson, I need more money, qu'elle a d'ailleurs écrite en passage au Canada, elle a rejoint la foule. Tous se sont alors levés pour danser et entonner le refrain en coeur.
Elle a aussi livré un poignant témoignage sur son dur passé parsemé d'abus, de drogue, d'alcool et même de tentatives de suicide. Heureusement, elle s'en est sortie et c'est le message d'espoir qu'elle voulait livrer en chantant : libérer votre esprit et pardonnez.
« Si je ne vous dis pas d'où je viens, vous ne saurez pas où j'irai ! » chantait-elle.
Grande scène endiablée
À 20 h, c'est Jonathan Roy qui a lancé les festivités sur la Grande Scène de la Wellington Sud.
Sa présence incroyable sur scène et son contact avec la foule ont conquis les nombreux spectacteurs qui s'étaient attroupés pour l'entendre. 
Tel que promis, il a offert des reprises de tous les horizons : Say de John Mayer, Tennessee Whiskey de Chris Stapleton, Three Little Birds de Bob Marley et même On leur a fait croire de Alex Nevsky !
Et quand il a entamé les premières notes de Good Things, on sentait l'excitation dans la foule qui n'a pas manqué une seule parole du succès de l'artiste. Même réponse pour Danielle Denmark, l'extrait qui a conclu la prestation dans un tonnerre d'applaudissements.
Il faut dire que le chanteur peut compter sur une brochette de musiciens très solides. Le guitariste et le claviériste se sont d'ailleurs livrés à des affrontements de solos si endiablés que le clavier a failli se fracasser au sol durant l'une des transes du musicien !
Le public était ainsi plus que prêt à accueillir Rita Chiarelli & Sweet Loretta pour clore cette soirée d'ouverture. « C'est un band de filles. C'est l'explosion totale du blues ! », selon Suzanne-Marie Landry.
L'expérience et la passion étaient palpables dans la prestation de la chanteuse canadienne qui a vite rallié la foule par ses nombreuses interactions. « J'ai le Québec dans mon coeur », a-t-elle exprimé dans son meilleur français avant d'interpréter French Kiss.
« On a été chanceux la température était de notre côté. Il y a eu vraiment beaucoup de monde ce soir, pour un mercredi c'est surprenant. Les gens ont vraiment de bons commentaires », estime Mme Landry qui invite d'ailleurs la population à découvrir les artistes dans les prochains jours. Ses coups des coeur ? Deanna Bogart, Quinn Sullivan et le Paul Deslauriers Band... entre autres !