Sylvie Koffi, conceptrice des produits au beurre de karité O Belle Nature, a tenu un kiosque à l’Espace de la diversité samedi au parc du Domaine-Howard. L’événement était organisé par la Fédération des communautés culturelles de l’Estrie; la présidente Philomène Uwambajimama et le directeur général de la Fédération Boubacar Cissé posent avec elle.

Une vitrine sur la diversité

Lors de son premier hiver au Québec après être arrivée de la Côte-d’Ivoire, Sylvie Koffi a été surprise. Mais pas à cause de la température. «Ici, il fait tellement froid, mais les gens n’hydratent presque pas leur peau. Je me suis dit que le beurre de karité, ce serait parfait pour ça!»

Dans son pays d’origine, elle fabriquait déjà du savon avec sa famille pour économiser de l’argent. Au Québec, elle a décidé de se lancer en affaires avec son savoir-faire, en créant en 2013 l’entreprise O Belle Nature. «Et je prends le beurre de karité directement de mon pays pour m’assurer de la qualité», précise celle qui confectionne du beurre pour le corps, des savons ou encore des bombes de bain.

Lorsque vient le temps de créer de nouveaux produits, Mme Koffi se laisse inspirer par les suggestions de ses clients. «On me demandait souvent si je faisais des masques faciaux. Comme je ne veux utiliser que des ingrédients naturels, et pas d’agents de conservation, j’ai développé un masque en poudre, qui contient du karité, auquel on a juste besoin d’ajouter un peu d’eau!» décrit-elle.

Celle qui habite à Saint-Denis-de-Brompton vend notamment de ses produits à la Coop Alentour, au Strom Spa Nordique et au Marché 5ième Saison, en plus de prendre des commandes directement. «Ma clientèle s’élargit de plus en plus, surtout grâce au bouche-à-oreille. Quand les gens essaient mes produits, ils en parlent après, c’est la qualité qui m’amène ma clientèle», dit la femme d’affaires.

Réseautage et discussions

Mme Koffi faisait partie des entrepreneurs qui exposaient leurs produits à l’Espace de la diversité samedi au parc du Domaine-Howard.

Cet événement, organisé par la Fédération des communautés culturelles de l’Estrie, permet à ces petits entrepreneurs de se faire connaître et de tisser des liens avec de potentiels clients.

En matinée, un forum de discussions sur les perspectives d’emploi et l’entrepreneuriat à Sherbrooke était présenté. On y traitait notamment de la rareté de main-d’œuvre dans certains secteurs et des emplois qui s’y rattachent.

«La première préoccupation d’un immigrant, c’est de se trouver un emploi. Les gens qui sont ici se sont battus pour venir au Canada, et ce n’est pas pour venir s’asseoir et rien faire. Ils veulent travailler et compétitionner. Quand ils font leurs démarches pour venir ici, on leur demande ce qu’ils veulent faire, et ils disent qu’ils veulent travailler. Quand ils arrivent, ils sont parfois déçus de ne pas se trouver un emploi», explique Philomène Uwambajimama, présidente de la Fédération.

La journée se voulait également festive : espace gastronomique, jeux gonflables pour les enfants, démonstrations de tresses et de jeux d’ici et d’ailleurs étaient au programme. En soirée, des spectacles de danse et de percussions ont animé le parc.