Le détective du SPS, Vincent Fontaine, Caroline Hamel du SPS et l'intervenante chez IRIS Estrie, Claudia Pâquet étaient accompagnés d'une travailleuse du sexe pour présenter la nouvelle Table de concertation estrienne sur le travail du sexe.
Le détective du SPS, Vincent Fontaine, Caroline Hamel du SPS et l'intervenante chez IRIS Estrie, Claudia Pâquet étaient accompagnés d'une travailleuse du sexe pour présenter la nouvelle Table de concertation estrienne sur le travail du sexe.

Une Table de concertation sur le travail du sexe est formée

Tommy Brochu
Tommy Brochu
La Tribune
L’Estrie a maintenant sa Table de concertation sur le travail du sexe (TDETDS). Avec l’aide de plusieurs partenaires, les travailleurs et travailleuses du sexe pourront être dirigés vers plusieurs ressources.

Le but de la Table de concertation, initiée par IRIS Estrie, est d’améliorer les services offerts aux travailleurs du sexe et des personnes à risque d’exploitation sexuelle et d’éliminer la violence faite à ces gens. « C’est de faciliter les références et de se faire connaître, confirme l’intervenante à IRIS Estrie, Claudia Pâquet. J’ai distribué plusieurs trousses chez nos partenaires. Il s’est développé des liens avec nos partenaires pour mettre en places des trajectoires de services adéquats et spécialisés pour ces personnes », commente-t-elle. 

En tout, huit objectifs sont mentionnés par le TCETDS.

De son côté, Michelle, une travailleuse du sexe qui est bénévole à la TDETDS, juge nécessaire d’y contribuer. « J’ai vraiment envie de faire une différence. Je veux changer les croyances des gens. Les filles ne sont pas toutes croches.

Elles ont toutes leur histoire. Il faut enlever les préjugés », affirme-t-elle.
La transparence envers l’entourage est importante, selon Michelle. « Je suis transparente avec mon entourage. Quand les gens me connaissent, je suis plus ouverte à en parler », ajoute-t-elle.

La police dans le coup
Le Service de police de Sherbrooke (SPS) s’est joint à la Table de concertation. Les policiers veulent changer leur mentalité par rapport au travail du sexe, selon le détective Vincent Fontaine.
« Le SPS agit comme partenaire. On s’est fait dire nos quatre vérités, car par le passé, on n’a peut-être pas tenu compte de la réalité des travailleurs du sexe, mentionne le détective. On veut accueillir leurs plaintes comme si c’était vous et moi. Je le prends comme si l’on grandissait. On est choyés de participer à cette Table », poursuit-il.
L’objectif pour le SPS demeure de créer un lien de confiance avec les travailleurs du sexe. « Les travailleurs du sexe ne nous appellent pas. Il y a des limites à pouvoir entamer des enquêtes sans avoir reçu de plainte. Il faut que les gens viennent nous voir et nous fassent des plaintes. Présentement, nous ne sommes pas l’option numéro 1. Maintenant, nous pouvons diriger la personne au bon endroit. On fait évoluer la mentalité au sein du Service de police de Sherbrooke », conclut M. Fontaine.