La Ville pourrait avoir à assumer les coûts pour l’aménagement de trottoirs ou de pistes cyclables le long du boulevard.

Une solution proposée en mai pour le boulevard Industriel

Le ministère des Transports du Québec proposera une solution en mai pour les problèmes de congestion sur le boulevard Industriel, entre le carrefour giratoire et le chemin Dion. Il devrait s’entretenir avec la Ville à ce sujet en juin, a-t-il été convenu lors d’une réunion tenue lundi matin.

« Une équipe du ministère des Transports de Québec spécialisée dans ce genre d’analyse est en contact avec une équipe de Sherbrooke. Ils évaluent les solutions possibles. La prochaine étape est de revenir au mois de mai. Le MTQ aura un projet sur la table et nous avons convenu de nous revoir en juin. C’est un long processus qui ne se règle pas en criant ciseau », commente le conseilleur du secteur Saint-Élie, Julien Lachance. Le maire Steve Lussier, la conseillère Nicole Bergeron et la députée Karine Vallières prenaient aussi part à la rencontre.

Aucune piste de solution n’est envisagée plus que les autres à l’heure actuelle. « La vie utile du viaduc n’est pas terminée. Il est encore bon pour une trentaine d’années. L’élargir pose certaines contraintes. Nous savons aussi que l’ouverture du boulevard René-Lévesque ne diminuera en rien le besoin de revoir le tronçon du boulevard Industriel entre le carrefour giratoire et le chemin Dion. L’échéancier se comptera en nombre d’années. »

La Ville pourrait avoir à assumer les coûts pour l’aménagement de trottoirs ou de pistes cyclables le long du boulevard. Il n’est pas établi pour le moment si la Ville devrait acheter des bandes de terrain pour ce faire.

La députée Karine Vallières dit suivre le dossier de près depuis plus d’un an. « J’avais pu constater de visu la problématique. Il ne faut pas oublier qu’il y a plus d’accidents au coin du chemin Dion qu’au coin de la rue Saint-Jacques. Il est important pour moi de regarder tout ça dans son ensemble et non pour une intersection donnée. Il y a des analyses à la direction des grands travaux à Québec et l’important, c’est que le dossier avance. Québec nous donnera un point de vue objectif. »

Mme Vallières tient compte de la pétition de quelque 1000 noms déposée la semaine dernière au conseil municipal pour que les citoyens participent aux discussions. Mais... « Ça avance bien. Si les gens faisaient davantage confiance à leurs élus au lieu de chercher de l’attention médiatique, tous mettraient leur énergie au bon endroit. Pour moi, pas besoin de 1000 signatures pour bouger. C’est légitime, mais quand le dossier chemine, quelle est la valeur ajoutée? », écrivait-elle la semaine dernière sur Facebook.

« Des dossiers comme celui-là, j’en traite des centaines par semaine. Si je faisais des comités chaque fois, je ne ferais que ça. Nous avons déjà remis un tableau avec les préoccupations des commerçants au ministère pour qu’il les prenne en considération. Ça avance. Il faut que les gens nous fassent confiance. »