Est-ce que la région sherbrookoise aura sa succursale de la Société québécoise du cannabis (SQC) le 1er juillet prochain?

Une Société québécoise du cannabis à Sherbrooke?

Est-ce que la région sherbrookoise aura sa succursale de la Société québécoise du cannabis (SQC) le 1er juillet prochain?

Au lendemain du dévoilement du projet de loi 157 qui encadre la consommation du cannabis dans la province, on n’est pas encore rendu au stade de cibler des localités pour établir des points de vente, selon la Société des alcools du Québec (SAQ).

« Conformément au cadre proposé par la loi, la SQC ouvrira une quinzaine de points de vente dès l’été 2018. Ces magasins seront autonomes et ne vendront que du cannabis », explique Geneviève Ferron, responsable des relations de presse à la SAQ.

« Il est trop tôt pour se prononcer quant à l’emplacement de ces magasins et sur une éventuelle implantation de succursale de la SQC à Sherbrooke. La SAQ souhaite toutefois garantir une bonne répartition géographique du réseau. »

« Zones urbaines les plus denses »

Mme Ferron ajoute qu’on se concentrera « dans les zones urbaines les plus denses. La SAQ prendra également en considération les mesures réglementaires énoncées par le gouvernement, notamment sur la distance minimale qui devra séparer un point de vente de cannabis de lieux qui sont fréquentés par des mineurs ou des clientèles vulnérables. »

Lucie Charlebois, ministre déléguée à la Santé publique, a présenté jeudi son projet de loi qui prévoit d’imposer plusieurs balises à partir de la consultation publique menée l’été dernier.

Dès le 1er juillet 2018, soit la date choisie par le gouvernement du Canada pour légaliser la substance, la Société québécoise du cannabis (SQC), une filiale de la Société des alcools du Québec (SAQ), entrera en vigueur. Sa mission sera d’assurer la vente du produit, mais en toute discrétion, afin de ne pas favoriser la consommation de cannabis.

Indépendante de la SAQ

Concernant les emplois, Geneviève Ferron mentionne qu’il appartiendra à la SQC d’embaucher ses employés en fonction de ses besoins et de ses critères et suivant le mode de nomination établi par règlement de la filiale.

La SQC sera totalement indépendante des activités de vente d’alcool par la SAQ, ajoute Mme Ferron dans un courriel. La SQC aura son propre conseil d’administration, un président-directeur général et des employés totalement distincts de ceux de la SAQ.  

« Ainsi, à ce stade-ci, il est trop tôt pour savoir combien de personnes seront embauchées », dit-elle.

De plus, la SQC devra s’approvisionner auprès de producteurs de marijuana canadiens, mais rien ne garantit que les producteurs québécois seront favorisés.