Malgré les événements violents des derniers jours au Burkina Faso, Maude J. Coulombe et son père Daniel estiment que le pays et l’ensemble du continent africain sont sécuritaires. « Ces attentats se passent partout dans le monde, en France, en Angleterre, etc. Tu peux être sur la rue King et qu’il arrive quelque chose », résume M. Coulombe.

Une Sherbrookoise saine et sauve au Burkina Faso

La Sherbrookoise Maude J. Coulombe est au Burkina Faso depuis plusieurs mois pour le travail. Elle habite à seulement une quinzaine de minutes du lieu ou une trentaine de personnes ont été tuées vendredi dans une attaque menée contre l’état-major des forces armées à Ouagadougou où l’ambassade de France et l’institut français ont également été visés.

Elle était toutefois à l’extérieur de la Ville pour une formation lors des événements.

« J’étais dans l’autobus entre Bobo-Dioulasso et Ouagadougou, on a dû rebrousser chemin après une heure et on ne savait pas ce qui se passait, raconte Maude par message électronique à La Tribune. Les gens sont attristés par les évènements, mais il n’y a pas de changements notables. J’habite à Wemtenga et les évènements se sont passés au centre-ville donc ça n’a pas touché mes amis non plus. »

Maude Coulombe est orthophoniste pour Samenti, une association de droit burkinabé à but non lucratif qui fait la promotion de la santé mentale. Elle est au Burkina Faso depuis six mois et souhaite rester une autre année.

Elle estime que l’Afrique n’est pas un endroit plus dangereux qu’ailleurs. Elle ne se sent pas en danger, malgré qu’il y ait eu plusieurs attentats depuis 2016 dans le pays d’Afrique de l’Ouest.

« De toute façon, tu vas être au mauvais endroit au mauvais moment, comme à Paris ou à Londres, explique-t-elle. Les gens ici sont très intègres, très chaleureux. L’Afrique est très sécuritaire de manière générale. Il y a des connards partout malheureusement, mais pas plus au Burkina qu’ailleurs. »

En sécurité

Les parents de Maude se sont réveillés vendredi matin avec un message qui leur annonçait qu’elle était en sécurité.

« Sa mère s’est tout de suite posé la question à savoir de quoi elle était en sécurité, relate Daniel Coulombe en entrevue avec La Tribune. Lorsqu’on a commencé à lire les nouvelles, on a eu une certaine inquiétude parce que Maude, à travers son emploi, est en contact avec des ressortissants français. L’entreprise a également un bureau au centre-ville. »

« Mais ces attentats se passent partout dans le monde, en France, en Angleterre, etc. Tu peux être sur la rue King et qu’il arrive quelque chose », résume M. Coulombe.

« C’est un beau pays, lance Maude. Je n’en peux plus de lire des articles négatifs sur le Burkina, et l’Afrique en général. Ce n’est pas parce qu’on ne connaît pas qu’on doit éviter. Au contraire. »

Les attaques par plusieurs groupes d’hommes armés ont débuté dans la matinée et ont visé plusieurs endroits du centre de la capitale burkinabè, dont l’ambassade de France, l’Institut français et l’état-major des forces armées.

Au moins 28 personnes ont été tuées dans l’attaque contre l’état-major, selon plusieurs sources sécuritaires interrogées par l’AFP. Il y a également au moins 85 blessés, selon des sources des services de santé de Ouagadougou. Avec La Presse