La série <em>Première ligne : chaque seconde compte!</em> a débuté mardi soir sur la chaîne Moi et cie. Elle fait entrer les téléspectateurs dans l’univers méconnu des répartiteurs de centrale d’urgence.
La série <em>Première ligne : chaque seconde compte!</em> a débuté mardi soir sur la chaîne Moi et cie. Elle fait entrer les téléspectateurs dans l’univers méconnu des répartiteurs de centrale d’urgence.

Une série télé au cœur de la centrale 911

Claude Plante
Claude Plante
La Tribune
L’équipe de la centrale 911 de Sherbrooke est en vedette dans une nouvelle série télévisée de la chaîne Moi et cie.

Première ligne : chaque seconde compte! fait entrer les téléspectateurs dans l’univers méconnu des répartiteurs de centrale d’urgence.

La série de 15 épisodes, qui a débuté mardi soir, se veut une incursion dans la réalité des membres de ces équipes qui sont confrontés à des appels de détresse. Elle permet de suivre le quotidien de ces « héros de l’ombre » qui sont les oreilles et les yeux de leur territoire à chaque instant à Sherbrooke, mais aussi à Laval et Québec. 

Chaque seconde compte pour déployer les services d’urgence et bien décoder ce qui se trame au bout de fil, explique Marie-France Côté, coordonnatrice de la centrale 911 sherbrookoise. 

« Une émission comme celle-là permet de faire connaître notre travail, de le démystifier », commente Mme Côté.  

« Des fois, les gens pensent qu’on prend l’appel et on raccroche. Mais ce n’est pas seulement ça. Il faut voir à la sécurité des gens et à celle des intervenants sur le terrain. Aussi, nous répondons à toutes sortes d’appels. Il faut être débrouillards. »

L’épisode de mardi soir a montré un court segment de l’activité de la centrale de Sherbrooke. On a pu voir une histoire « qui a bien fini. Les appels ne sont pas toujours graves… », lance-t-elle. 

« Pour nous ça devient comme une routine. Nous tombons rapidement en mode opérationnel. Ce ne sont pas les émotions qui nous gèrent. Nous gérons les émotions des gens. Ce ne sont pas tous les appels qui vont nous faire faire des cauchemars. Quand il y a des cas graves, nous avons de l’aide de l’équipe. Il faut accepter que l’on s’occupe de nous pour pouvoir s’occuper des autres. »

Le tournage a eu lieu l’été dernier, mentionne Mme Côté, qui a été 22 ans répartitrice et qui occupe le poste de coordonnatrice depuis trois ans. En tout 27 personnes y travaillent.

La participation de la centrale 911 de Sherbrooke à cette série télé coïncide avec son 25e anniversaire. « L’équipe de tournage a été très à l’écoute. Les commentaires ont été pris à chaud, se souvient-elle. Ce n’était pas appris par cœur. C’est authentique. »

Le métier de répartiteur a beaucoup évolué et les outils aussi, enchaîne-t-elle. « Avant, il n’y avait pas internet. On se servait de grandes cartes de papiers pour localiser les personnes et du bon vieux bottin téléphonique… Les cartes d’appel étaient enregistrées sur un logiciel en DOS. »

« Aujourd’hui, il y a des cellulaires partout. Ça devient un peu plus difficile de localiser la personne qui appelle en comparaison avec les lignes téléphoniques traditionnelles. »