Le temps doux de la dernière semaine a donné beaucoup de travail à l’entreprise Phoenix.

Une semaine occupée pour les spécialistes en sinistres

SHERBROOKE — La météo particulière de la dernière semaine a donné bien des maux de tête à Phoenix, une entreprise d’intervention après-sinistre, spécialisée dans le commercial. Celle-ci a eu de la difficulté à répondre aux nombreux appels faits à la suite de dégâts d’eau.

Le directeur général de Phoenix, Daniel Pellerin, affirme qu’il n’a pas pu répondre à toute la demande. « On privilégie notre clientèle fidèle, commente-t-il. Parfois, on doit attendre quelques jours avant d’avoir de l’aide. C’est sûr que le propriétaire de l’immeuble peut faire des démarches en limitant l’aggravation de dommages. Il faut adresser la source, s’assurer que le toit et les drains soient déglacés en utilisant des produits déglaçants ou des fils chauffants. Par la suite, il faut s’assurer de la sécurité du contenu et caractériser les dommages, assécher les matériaux qui peuvent sécher », explique-t-il. 

De plus, le phénomène du réchauffement climatique, qui provoque des hausses de température en plein mois de janvier, nuit aux résidences construites il y a quelques décennies, puisque cet enjeu n’existait pas à cette époque. 

« Il faut corriger les pentes de terrain vers les habitations. Il y a 15 ou 20 ans, on ne pensait pas trop à ça, on pensait au drain. Comme l’eau ne peut plus pénétrer le sol lorsqu’il y a une couche de glace très épaisse, ça coule en surface vers les bâtiments. Lorsque le drain est gelé, ça entre par la fenêtre. [...] Les bâtiments ne sont pas nécessairement conçus pour résister à tout ça », indique M. Pellerin. 

Cependant, l’eau n’entre pas seulement par le sous-sol. « Il y a plusieurs bâtiments commerciaux qui n’ont pas de sous-sol. Parfois, sur les toits plats, un lac se crée sur le toit et il s’infiltre. D’autres fois, les gicleurs gèlent. C’est causé par les grands froids et quand ça se réchauffe, ça coule. »

Ne pas négliger les petites infiltrations

Par ailleurs, M. Pellerin conseille de s’occuper de toutes les sortes d’infiltration. « J’encourage les gens à ne pas minimiser l’importance d’une petite infiltration d’eau, que ce soit par la toiture ou les drains. C’est tentant de dire qu’on ferme les yeux et que ça va sécher, mais c’est plus de travail plus tard pour décontaminer les moisissures », décrit-il.

« Avec le temps, les bâtiments sont devenus très performants au niveau énergétique, poursuit le directeur général de Phoenix. On a fait ça en scellant. C’est vrai que la maison de grand-père, l’eau séchait et tout était correct, mais il n’y avait pas tout le revêtement extérieur, les éléments de bois, etc. Tout ça rend les maisons extrêmement performantes pour économiser de l’énergie et chauffer à moindre coût, mais quand l’eau s’infiltre dans ces assemblages, elle ne sort plus. On a progressé dans un sens, mais on est plus fragile dans un autre », résume-t-il.