Une trentaine d’exposants ont participé au premier marché de l’été. De ce nombre, une quinzaine de producteurs en était à leur première expérience au Marché de la Gare.  
Une trentaine d’exposants ont participé au premier marché de l’été. De ce nombre, une quinzaine de producteurs en était à leur première expérience au Marché de la Gare.  

Une réussite pour le premier « Samedi d’en croquer »

Le premier événement estival du Marché de la gare a connu un franc succès alors qu’une majorité des producteurs locaux ont vendu l’entièreté de leur inventaire avant la fin de l’événement.

Pour Stéphane et Viviane Perreault, un père et sa fille propriétaires des plantations S. Perreault, la réponse de la clientèle est excellente. « Jusqu’à maintenant, nos ventes sont meilleures que les autres années », explique M. Perreault, qui participe au marché depuis neuf ans.  

 « Avec la pandémie, il y a une bonne réponse pour les produits locaux. Les gens s’entraident et pensent aux producteurs d’ici », enchaîne-t-il.  

Les fruits et légumes ont d’ailleurs été les vedettes de ce premier marché qui débutait à 9 h. Vers 13 h 30, une demi-heure avant la fermeture, il ne restait qu’un seul producteur maraîcher sur place, tous les autres avaient écoulé leur inventaire. 

Les propriétaires de la Miellerie DMG, Martin Gauthier et Marie-Ève Boisvert, saluent le début des marchés estivaux. « C’est bien le fun! Ça fait du bien de revoir du monde », avance M. Gauthier, ajoutant qu’il a tout de même hâte de recommencer les dégustations, car « il y a autant de sortes de miel que de goûts! » 

Plusieurs exposants soulignent le côté pratique du chapiteau pour braver les intempéries. « C’est certain qu’il fait chaud à l’intérieur, mais s’il commence à pleuvoir, on ne sera pas obligé de tout ranger en vitesse, et on pourra quand même finir la journée », exprime Géraldine Lansiaux de l’élevage d’ânesses laitières Les ânes en culottes.  

 « Ça crée une nouvelle dynamique. Il y a plus d’interactions entre ceux qui possèdent des kiosques », trouvent Richard-Gilles Perreault et Jocelyne Gravel, qui fréquentent le marché presque chaque fin de semaine depuis des années.  

Des produits mis de côté  

Comme mentionné dans un précédent article de La Tribune, la direction du Marché de la Gare avait décidé l’hiver dernier de prioriser le volet agroalimentaire cet été. Ainsi, les produits non reliés à l’alimentation ou à la cuisine ne peuvent plus être vendus au marché.  

L’artisane sherbrookoise Diane Boucher a dû sacrifier certaines de ses créations. « Je peux vendre uniquement mes produits en relation avec la table, comme les napperons et les serviettes. Je suis une tricoteuse, mais je ne peux plus amener mes tricots », se désole Mme Boucher, qui en est à sa 11e année au Marché de la Gare. « On s’adapte! », déclare-t-elle.  

Diane Boucher et sa voisine de kiosque, Ghislaine Ross, soulignent que l’absence de l’Orford Express nuira à leur clientèle. « Les autres années, le train nous aidait beaucoup, car on venait s’installer chaque fois qu’il arrivait », explique Mme Boucher. 

Rappelons qu’auparavant, le marché se déroulait les samedis et dimanches de 9 h à 17 h. Les deux artisanes aimaient l’ancienne formule, mais Diane avoue qu’elle « récupère du temps et une certaine qualité de vie » en exposant seulement cinq heures par semaine. « En plus, jusqu’à maintenant, l’achalandage est excellent, même que certaines personnes sont arrivées avant l’ouverture », note-t-elle.  

L'achalandage était très bon en ce premier samedi de marché en mode pandémie. 

Et la COVID? 

Une minorité de personnes portaient le masque, notamment les Sherbrookois Richard-Gilles Perreault et Jocelyne Gravel, qui ne craignent toutefois pas la COVID-19 malgré leur âge avancé. « Je ne suis pas régi par la peur, mais par le gros bon sens », soutient M. Perreault. 

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Mélissa et Simon, un jeune couple, se rendaient quant à eux au marché estival pour la première fois de leur vie. Leur expérience a été agréable quoiqu’un peu confuse. « Les flèches étaient difficiles à suivre. Quand on a fini notre trajet, on était de retour à l’entrée, par laquelle on ne pouvait techniquement pas sortir », explique Mélissa.   

Outre les flèches, du désinfectant à mains était présent à l’entrée du site pour assurer la santé et la sécurité des clients. Les gens tentaient également de respecter la distanciation sociale du mieux qu’ils pouvaient. 

L’événement « Samedi d’en croquer » sera de retour chaque samedi jusqu’au 24 octobre.