Des pastilles et des flèches au sol pour indiquer le sens de la circulation, du désinfectant à l’entrée de l’établissement et des classes, le port du couvre-visage obligatoire : le pavillon Le Ber de l’école secondaire La Montée à Sherbrooke est prêt à faire face à cette rentrée scolaire au caractère exceptionnel.
Des pastilles et des flèches au sol pour indiquer le sens de la circulation, du désinfectant à l’entrée de l’établissement et des classes, le port du couvre-visage obligatoire : le pavillon Le Ber de l’école secondaire La Montée à Sherbrooke est prêt à faire face à cette rentrée scolaire au caractère exceptionnel.

Une rentrée scolaire qui sort de l’ordinaire [PHOTOS]

Lilia Gaulin
Lilia Gaulin
La Tribune
Des pastilles et des flèches au sol pour indiquer le sens de la circulation, du désinfectant à l’entrée de l’établissement et des classes, le port du couvre-visage obligatoire : le pavillon Le Ber de l’école secondaire La Montée à Sherbrooke est prêt à faire face à cette rentrée scolaire au caractère exceptionnel.

Le mot d’ordre est simple. « On garde la droite cette année », lance la directrice de l’établissement scolaire, Julie Gabrielle Morin. 

La rentrée progressive qui aura lieu les 28 et 31 août permettra de bien établir les bases avec les élèves. « Tout le personnel sera présent afin de montrer les consignes aux élèves comme il le faut », note-t-elle. Elle assure que le plus grand défi à surmonter sera de faire respecter les règles de distanciation sociale.

Le port du couvre-visage sera obligatoire en tout temps lors des déplacements, et ce, y compris dans les classes. « On veut que les élèves et le personnel prennent l’habitude de le porter lorsqu’ils se lèvent. »

La directrice de l’école secondaire La Montée, Julie Gabrielle Morin.

Le quotidien des élèves sera chamboulé. Plusieurs modifications ont été apportées afin d’assurer la sécurité de chaque individu. À leur arrivée, les élèves devront se laver les mains pour ensuite se diriger directement vers leur classe. Exceptionnellement, ils pourront déposer seulement leur manteau et leur botte dans leur casier cette année. Les casiers seront d’ailleurs assignés selon chaque bulle-classe. Des étagères seront installées dans les classes afin que les élèves puissent déposer leur matériel. 

L’heure du dîner sera également différente. Les tables de la cafétéria ont été positionnées de manière à ce que chaque classe reste ensemble. Afin de répondre aux besoins, des tables ont été installées dans la place publique et dans la palestre. Certains élèves dîneront également dans leur classe. Une rotation sera effectuée afin de permettre aux élèves de ne pas toujours manger au même endroit. Le service de traiteur sera disponible. Les récréations seront également décalées. Six surveillants ont été ajoutés afin de faire respecter les règles. « Habituellement, nous avons cinq surveillants le midi et maintenant nous sommes à onze. »

Les élèves devront se désinfecter les mains à leur arrivée.

Un véritable casse-tête

Les cours d’éducation physique et de sciences sont toujours un mystère pour Julie Gabrielle Morin. « Les élèves n’auront pas accès aux vestiaires pour les premières semaines. Pour les cours de sciences, cinq laboratoires sur huit seront disponibles. »

La directrice de l’école est bien consciente que certains étudiants n’ont pas été en mesure d’obtenir les cours à option qu’ils désiraient. « C’est l’aspect qui nous déçoit le plus. Parfois, nous avons dû mettre en place des plus petits groupes pour être en mesure de répondre aux demandes. » Les cours d’anglais enrichis pour le parcours régulier ont notamment été annulés. Les activités parascolaires sont également sur la glace au moins jusqu’à la fin du mois de septembre. 

Des flèches ont été collées au sol afin d’indiquer le sens de la circulation.

Les toilettes et les fontaines d’eau seront accessibles de manière restreinte. « Les élèves vont seulement pouvoir remplir leur bouteille d’eau aux buvettes. » 

Julie Gabrielle Morin soutient que les enseignants sont prêts à adopter une formule hybride en cas de deuxième vague. L’enseignant de sciences et technologies en quatrième secondaire, Keven Laroche croit que l’adaptation est la clé. « Au moins les élèves seront présents à l’école », lance-t-il à propos des mesures mises en place. 

Malgré tous ces changements, les enseignants ont hâte de retrouver les jeunes. « Si les élèves ont des inquiétudes, ils ne doivent pas être gênés de parler à un adulte. Ce sera une belle année scolaire différente. Nous avons hâte d’accueillir les élèves », conclut la directrice. Des lettres ont été envoyées aux parents afin de les informer des mesures en vigueur au sein de l’établissement scolaire. 

L’accès aux toilettes a été restreint.