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Des membres du MCCE se sont réunis jeudi matin devant la Place de la Cité à Sherbrooke afin de réclamer, entre autres, une réforme du régime de l’assurance-chômage.
Des membres du MCCE se sont réunis jeudi matin devant la Place de la Cité à Sherbrooke afin de réclamer, entre autres, une réforme du régime de l’assurance-chômage.

Une réforme du régime d’assurance-chômage réclamée

Andréanne Beaudry
Andréanne Beaudry
La Tribune
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Le Mouvement des chômeurs et des chômeuses de l’Estrie (MCCE) réclame une réforme du régime d’assurance-chômage, et ce, avant l’interruption des mesures d’urgence du gouvernement fédéral en septembre 2021.

Des membres du MCCE se sont réunis jeudi matin devant la Place de la Cité à Sherbrooke.

« L’objectif de cette sortie médiatique c’était, d’une part, pour accueillir favorablement les mesures qui ont été mises en place de façon temporaire jusqu’en 2021. Nous sommes heureux, car elles ont permis d’éviter beaucoup de problèmes à plusieurs personnes », avance le coordonnateur du MCCE, Denis Poudrier.

Cependant, l’organisme sans but lucratif ne souhaite pas un retour en arrière en ce qui concerne le régime de l’assurance-chômage.

Présentement, les mesures temporaires proposées par le gouvernement fédéral sont presque similaires à celle que souhaite le MCCE, confirme Denis Poudrier à La Tribune.

« Ce que nous demandons à la ministre Qualtrough, c’est un réel engagement de sa part à vouloir mettre en place, le plus rapidement possible, un processus de consultation. »

Pour l’instant, Denis Poudrier soutient que la ministre de l’Emploi, du Développement de la main-d’œuvre et de l'Inclusion des personnes handicapées semble intéressée à revoir complètement le régime, et puis à l’adapter à la nouvelle réalité du marché du travail.

Parmi les revendications, le MCCE espère un seuil d’admissibilité unique de 350 heures ou de 13 semaines. Elle permettra d’éliminer « la référence injustifiée au taux de chômage régional » et de « favoriser l’accessibilité des travailleurs à temps partiel à une protection de revenu en cas de chômage », entre autres.

Un taux de prestations d’au moins 70 %, et ce, en se fiant sur les 12 meilleures semaines figure au sein des quelques revendications. Celle-ci a notamment pour but « d’atténuer l’impact des semaines moins rémunératrices sur le montant des prestations. »

Le Mouvement des chômeurs et des chômeuses de l’Estrie est conscient qu’avec la COVID-19 les démarches ne seront pas entreprises de sitôt. « On veut tout de même obtenir une réforme de notre régime d’assurance-chômage avant septembre », affirme Denis Poudrier au nom de l’organisme.