Une vingtaine de camions ont bloqué l’accès au Centre de services Georges-Vallières du ministère des Transports, à Sherbrooke lundi matin.

Une première attaque des camionneurs

Une vingtaine de camions ont bloqué l’accès au Centre de services Georges-Vallières du ministère des Transports, à Sherbrooke lundi matin. Même si cette première mobilisation s’est déroulée dans le calme, les camionneurs sont clairs : si rien ne change, ils risquent de frapper plus fort la prochaine fois.

Partout à travers le Québec, les membres de l’Association nationale des camionneurs artisans (ANCAI) se sont rassemblés afin de manifester contre la présence de camionneurs non régis économiquement dans les chantiers du ministère.

« C’est inacceptable de voir sur les chantiers des camionneurs qui n’ont pas de compte à rendre », exprime Gaétan Légaré, directeur général de l’ANCAI.

À Sherbrooke, comme partout ailleurs, la manifestation s’est déroulée calmement.

« Les camionneurs ont bloqué l’accès au stationnement, mais les employés ont tout de même pu entrer au bureau pour travailler. Il n’y a pas eu de perturbations », mentionne le bureau de direction générale de l’Estrie du ministère des Transports, de la Mobilité durable et de l’Électrification des transports. Aucun dénouement au sujet de la problématique n’a été entamé. Les camionneurs attendent toujours une réponse du Ministère.

« C’était le mot d’ordre, on ne voulait pas déranger, on voulait se faire voir et se faire entendre », explique M. Légaré. « La marmite est très chaude », ajoute le directeur général de l’association. Sans solutions ni appui du ministère quant à la fausse facturation, les quelque 5000 membres de l’ANCAI, dont 550 à Sherbrooke, hausseront le ton pour faire valoir leur opposition et leur mécontentement, laisse-t-il entendre.

« Pour l’instant, il n’y a pas de grève, mais nous avons bien compris que si les camionneurs artisans n’obtiennent pas gain de cause auprès du gouvernement du Québec, ils vont user de possibilités de grèves sur nos chantiers de construction. Ça pourrait retarder les travaux. Tout dépendant de la durée de la grève, ça pourrait nuire beaucoup », a commenté pour sa part Caroline Gravel, directrice du Service des infrastructures urbaines à la Ville de Sherbrooke. Avec Jonathan Custeau