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Samuel Poulin
Samuel Poulin

Une pilule dure à avaler pour Samuel Poulin

Jérôme Gaudreau
Jérôme Gaudreau
La Tribune
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Trois jours après avoir été retranché par Équipe Canada, Samuel Poulin admet que la pilule a été dure à avaler. Le capitaine du Phœnix a laissé la poussière retomber quelque peu avant de commenter le sort que lui a réservé l’état-major de l’équipe et admet ne pas avoir encore assimilé tout ce qui s’est passé dans les derniers jours.

« J’ai trouvé ça difficile quand j’ai revu mon monde, a indiqué Samuel Poulin lorsque rejoint par La Tribune lundi matin. Tout s’est passé très vite. Le personnel a cogné à ma porte de chambre d’hôtel vendredi matin et on m’a ensuite annoncé la nouvelle. Environ 15 minutes plus tard, je me retrouvais déjà dans l’autobus en direction de l’aéroport de Calgary et ensuite, j’atterrissais à Montréal pour retrouver ma famille et ma copine. Je n’ai pas vraiment eu le temps d’avaler la pilule encore. »

C’est loin d’être un Samuel Poulin détruit qui décrivait ses sentiments face à cet objectif raté. Bien au contraire.

« Combien de bons joueurs ayant connu toute une carrière dans la LNH ont été retranchés d’équipe Canada? Plusieurs ont disputé une quinzaine de saisons dans la Ligue nationale en plus d’avoir soulevé la Coupe Stanley. J’ai connu un bon camp malgré tout, je crois. Les entraîneurs étaient surpris par ma progression depuis ma participation au tournoi de la Coupe Hlinka-Gretzky il y a deux ans et m’ont expliqué que la décision avait été très difficile à prendre et que ce n’était pas facile de me laisser partir. »

Déjà, le hockeyeur de 19 ans avait la tête à Pittsburgh. Dans les prochains jours, les Penguins dévoileront leur liste de joueurs invités au camp d’entraînement débutant dès le début du mois de janvier et force est d’admettre que les chances sont très élevées de voir Samuel Poulin retourner à Pittsburgh dans les prochains jours. Rappelons que Poulin avait été l’un des derniers retranchés cet été lors du camp présenté à quelques jours des éliminatoires et de la série face au Canadien.


« Dès le lendemain, c’était important pour moi de tourner la page sur ça. »
Samuel Poulin

La déception de ne pouvoir prendre part au Championnat mondial de hockey junior à sa dernière année d’admissibilité laissera donc la place à un nouvel objectif. 

« Je suis bien sûr déçu, mais dès le lendemain, c’était important pour moi de tourner la page sur ça. Je dois garder le focus sur ce qui m’attend. Être parmi les derniers joueurs retranchés du camp d’Équipe Canada me motivera encore plus à accéder à la LNH rapidement. Si je suis invité au camp, je me présenterai à Pittsburgh dans le but d’y rester. Je veux faire l’équipe et je vais me défoncer chaque jour pour y arriver », assure le choix de première ronde en 2019, conscient de l’ampleur du défi qui l’attend. 

Et surtout, pas question pour lui de s’apitoyer sur son sort.

« Je vais profiter des prochains jours pour retrouver ma force et mon explosion. On se retrouvait beaucoup plus souvent sur la glace qu’au gym lors des entraînements à Red Deer avec Équipe Canada. Avec le dernier confinement, je dois aussi rattraper le temps perdu dans la salle de musculation lors de la prochaine semaine. »