La pétition a pour objectif de donner du poids au mémoire qui sera présenté par un regroupement citoyen à la Ville et l’Université de Sherbrooke lors de la séance d’information publique du 8 novembre.

Une pétition pour permettre les vélos au mont J.S.-Bourque

SHERBROOKE — Une pétition en ligne a été lancée par un regroupement citoyen pour permettre l’inclusion des vélos au mont J.S. – Bourque. Rappelons que le projet de réserve naturelle présenté la semaine dernière par la Ville et l’Université de Sherbrooke prévoit une interdiction complète des vélos sur la montagne.

« Notre but n’est pas de nous opposer au projet, c’est de favoriser l’inclusion du vélo, affirme Marie-Pierre Morel, qui fait partie du regroupement de citoyens pratiquant le vélo de montagne à l’origine de la pétition. Nous sommes tous des passionnés, nous avons tous des familles et nous vivons dans une ville qui nous permet de pratiquer notre sport. C’est pour cela que c’est important pour nous. » 

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Cette pétition a pour objectif de donner du poids à un mémoire qui sera présenté à la Ville et l’Université de Sherbrooke lors de la séance d’information publique du 8 novembre.

Dans ce mémoire, le regroupement conteste les raisons de l’exclusion du vélo.

« Plusieurs études et spécialistes concluent que le vélo de montagne n’a pas plus d’impacts sur l’environnement que la randonnée, peut-on y lire. Tous s’accordent aussi pour affirmer que la pratique du vélo de montagne et le développement de sentiers doivent être encadrés. Une interdiction de pratique serait très difficilement applicable compte tenu de l’historique comptant plus d’une vingtaine d’années de pratique du vélo sur cette portion de la montagne et le besoin grandissant de la communauté cycliste. »

« On ne comprend pas sur quelle base la Ville veut exclure le vélo, précise Mme Morel. La communauté cycliste a envie de s’impliquer. On vise tous la même chose et on veut une meilleure cohabitation. 

«Il y avait beaucoup de jeunes aux rencontres d’information, continue-t-elle, il n’y a personne qui veut détruire l’environnement. »

Un prix à payer

Le conseiller municipal du district des Nations, Paul Guinges, avance toutefois que le plan de la Ville est déjà établi.

« C’est de bonne guerre, nous sommes en démocratie et je vais accueillir le mémoire, mais il y a un prix à payer pour avoir une réserve naturelle, mentionne-t-il. Les marcheurs aussi causent des dégâts, mais plusieurs sentiers vont être revégétalisés. Nous avons la chance d’avoir ce poumon vert dans notre ville, mais il faut s’assurer de rendre l’utilisation équitable et que nos enfants et nos petits-enfants puissent s’en servir aussi. Je suis satisfait du plan que nous avons élaboré. »

« Il y a 12 km de pistes officiels, mais on en recense beaucoup plus [si on compte les sentiers informels], ajoute-t-il pour expliquer pourquoi le vélo est exclu de la réserve naturelle. Ça va être quoi dans cinq ans? Il faut se protéger contre nous-mêmes. Lorsque je faisais mon porte-à-porte, une personne voulait plus de pistes et la personne suivante me disait exactement le contraire. Nous avons été beaucoup à travailler sur ce projet et ce n’est pas un coup de dés. »

La pétition est disponible au www.sentierssherbrooke.ca. Les citoyens sont invités à la séance d’information publique sur le projet de réserve naturelle à 19 h jeudi au chalet Antonio-Pinard.