Alina, devant au centre, pose en compagnie de sa famille adoptive le temps d'un été.

Une petite fille biélorusse à Sherbrooke pour améliorer sa santé

La famille de Marie-Josée Hotte accueille pour l'été une petite fille de 10 ans prénommée Alina, originaire de la Biélorussie. Vivant près de Tchernobyl dans une zone contaminée par les radiations, la petite pourra profiter de son séjour au Canada pour améliorer sa santé sur le long terme.
Grâce à cette initiative, Alina verra son calcul de radioactivité et les chances de développer un cancer de la glande thyroïde diminuer considérablement.
« Le risque de ce type de cancer est aux alentours de 80 % pour les enfants qui vivent dans cette région du monde. Ça, c'est sans compter les enfants qui viennent au monde avec des malformations ou des maladies. Après trois séjours d'au moins six semaines à l'extérieur du pays, le risque de cancer diminue jusqu'à 20 %. C'est ce qui nous a motivés à faire ce choix », note Mme Hotte.
C'est en surfant sur internet que Mme Hotte a découvert un article qui parlait de cette possibilité d'accueillir des enfants vivant près de la zone contaminée à la suite de l'incident nucléaire de Tchernobyl.
Long processus
Après quelques recherches et une conversation avec son conjoint, elle s'est lancée dans un long processus pour accueillir la petite Alina.
« Mon conjoint et moi avons toujours été très impliqués avec les enfants. Nous avons même parrainé deux petites filles de Vision mondiale jusqu'à l'âge de 18 ans en plus de faire de l'aide humanitaire pour les enfants en d'autres occasions », relate celle qui est également mère de quatre enfants.
Avant de se lancer dans cet important processus, la famille sherbrookoise a dû passer à travers de nombreuses démarches pour démontrer tout le sérieux de sa candidature.
« Il faut passer des tests, rencontrer les dirigeants de l'organisme Les enfants de Tchernobyl, obtenir l'accord de la DPJ et passer l'enquête criminelle de la Sûreté du Québec. Une fois toutes ces étapes passées, on peut amorcer les démarches pour accueillir un enfant de la région contaminée. En trois semaines, nous avions le OK, mais ensuite, il fallait envoyer nos demandes de visa et acheter les billets d'avion », explique Mme Hotte.
Même si elle ne s'exprime ni en français et ni en anglais, Alina s'habitue très bien à son nouveau milieu de vie temporaire selon sa famille d'accueil.
La jeune fille est arrivée au Canada jeudi dernier et elle repartira vers son pays natal à la mi-août.