Depuis quelques années, Jacques Perron déplore les contraintes liées à l’emplacement pour les gens en fauteuil roulant.

Une personne à mobilité réduite demande un espace couvert

L’ambiance joyeuse et les spectacles ne sont pas aussi accessibles que le souhaiteraient certaines personnes à mobilité réduite. Depuis quelques années, Jacques Perron déplore les contraintes liées à l’emplacement pour les gens en fauteuil roulant.

Celui qui se déplace en quadriporteur aimerait que des modifications soient apportées à cet endroit, situé juste à côté des loges VIP. « S’il pleut, on n’a rien pour se protéger. Le gazon se transforme en boue. Ce n’est pas si pire pour les gens en quadriporteur, mais pour ceux en fauteuil roulant qui doivent être poussés, c’est très difficile », déplore-t-il.

« Ça fait des années qu’on se bat pour avoir quelque chose de mieux, mais on a encore la même chose, poursuit-il. Je pense que ce serait intéressant d’avoir une petite rampe en bois. Nous serions surélevés et l’on verrait encore mieux. On pourrait ajouter un toit », propose-t-il, ajoutant qu’il a déjà livré ses commentaires à l’organisation.

« On s’est déjà fait prendre par un orage, continue-t-il. On s’est abrité avec des parapluies ou de grosses toiles de plastique. On ne pouvait rien faire à part de ça. »

Malgré tout, M. Perron est conscient que les personnes à mobilité réduite sont bien situées. « On a un beau spot. Il y a bien du monde qui voudrait venir prendre notre place. On a cet endroit réservé et ils font en sorte de respecter ça. On voit bien la scène, les écrans géants et l’on ne peut demander mieux pour les feux d’artifice », assure le fidèle spectateur.

« La fête n’a rien à se reprocher »

Pour le directeur général et artistique de l’événement, Jean-Pierre Beaudoin, la Fête n’a rien à se reprocher. « On a déjà eu des discussions avec des personnes à mobilité réduite et si l’on met un toit, ils ne verront pas les feux d’artifice. Les sept huitièmes des spectateurs ont le même problème qu’eux : ils sont dans la côte. S’il pleut, il pleut sur la tête de tout le monde. On ne peut pas mettre de toit à la grandeur du parc Jacques-Cartier », réplique-t-il.

« Des gens de la sécurité sont là pour les aider à se déplacer, ajoute M. Beaudoin. Nous avons des karts de style limousine avec lesquels on peut transporter les gens. On est là pour supporter les gens à mobilité réduite. »

Selon lui, l’organisation est ouverte à toutes les propositions. « Je suis ouvert à discuter avec tout le monde à n’importe quel moment. Sur le site internet, c’est très bien indiqué comment entrer en contact avec l’organisation », résume-t-il.