Les employés de l'UdeS et des étudiants ont utilisé leur temps de pause, lundi matin, afin de dénoncer les compressions du gouvernement.

Une pause symbolique à l'UdeS pour dénoncer les compressions

Les employés de l'Université de Sherbrooke se sont rassemblés, le temps d'une pause lundi, afin de dénoncer les coupes du gouvernement Couillard dans le réseau universitaire québécois. Plus d'une trentaine d'organisations syndicales et étudiantes ont pris part à l'événement dans la province.
« Faut-il encore rappeler que les universités ont subi plus de 700 millions de dollars de compressions depuis 2012 ? Peut-on réellement penser qu'on peut sabrer de la sorte sans que la qualité de la formation universitaire ne soit affectée ? » fait valoir André Poulin, président du Syndicat des chargées et chargés de cours de l'Université de Sherbrooke (SCCCUS-CSQ).
La présidente du Syndicat des employées et employés de soutien de l'UdeS (SEESUS), Mélanie Cloutier, évalue qu'environ 80 postes ont été abolis au sein de l'instance syndicale, ce qui comprend les postes perdus par attrition.
Résultat : les gens sont surchargés, estime-t-elle. « Ce ne sont pas nécessairement des gens qui se retrouvent sans emploi. Ça crée un mouvement de personnel... » Même si les gens partent à la retraite, la charge de travail, elle, demeure, plaide-t-elle.
La convention collective du SEESUS vient à échéance le 31 décembre prochain. « On a fait une négociation exploratoire, mais ça n'a pas fonctionné », commente Mme Cloutier. Les négociations devraient commencer en janvier.
« On voit une diminution drastique des contrats, indique pour sa part le président du Syndicat des auxiliaires de recherche et d'enseignement de l'Université de Sherbrooke (SAREUS), qui emploie environ 1500 étudiants, Youri Lambert-Milot. Les auxiliaires sont nécessairement des étudiants, ce sont des emplois précaires, à temps partiel, sauf exception. »