Patrick Maillé en pleine action de pêche pour attraper le souper pour tous les gens du camping à Playa Cambutal au Panama.

Une pause bien méritée en Équateur

Le temps est venu pour Catherine Litalien et Patrick Maillé de prendre une petite pause. Le couple d’Orford qui sillonne les Amériques à bord d’un mini-bus converti en camper depuis un an et demi passera le prochain mois sur une plage de l’océan Pacifique.

« On a décidé de se reposer un peu après un an et demi à voyager. Le plus longtemps qu’on est resté à un endroit c’est 10 jours, explique Catherine Litalien. On était tout le temps en train d’avancer et de découvrir de nouveaux endroits. On a mis une annonce sur un groupe d’expatriés en Équateur. On a offert nos services pour garder une maison ou pour travailler. Un jeune couple de voyageurs nous a contactés pour garder leur maison sur la plage sur la côte Pacifique pendant qu’ils font un voyage de moto en Argentine. Pendant un mois, on a comme mandat de promener les chiens sur la plage et se reposer. »

Initialement parti pour un voyage d’un an, c’est plutôt le double dont auront besoin Catherine et Patrick pour tout voir.

« Il y en a qui le font en un an, mais pour nous ça ne vaut pas le coût. Si tu le fais d’un coup tu vas rester sur les autoroutes et ne rien visiter. Tu ne goûteras pas aux spécialités locales, tu ne rencontreras personne. »

Un nouveau compagnon s’est joint à l’aventure dans les derniers jours. Le couple a adopté un petit chien du nom de Minca en Colombie.

Le couple estrien a adopté un petit chien du nom de Minca en Colombie.

« On en avait déjà adopté un lorsque nous étions au Mexique, mais il y a eu un accident et il est décédé, explique Catherine Litalien. On en voulait un autre depuis ce moment. On a fait des refuges et on a essayé d’en trouver un dans des fondations, mais on n’a pas trouvé. Un matin on est allé dans une ferme de café et sur le chemin il y avait un petit chien en plein milieu de la rue. On l’a gardé avec nous. »

Stress à la frontière colombienne

Le passage du Panama à la Colombie n’a pas été de tout repos pour Catherine et Patrick. Aucune route ne lie les deux pays. Les déplacements doivent se faire par bateau.

« Ce n’est pas un traversier où tu embarques ton véhicule et tu bois une bière. C’est énormément de paperasse, c’est beaucoup de stress. Ça nous a coûté 1100 US $ et ça, c’est en partageant un conteneur avec un autre Québécois et un Mexicain. On a entendu des histoires de gens où leur véhicule est arrivé complètement vide. Ç’a été pas mal dans notre top stress depuis le début du voyage, mais tout s’est bien passé. »

La crise qui secoue le Venezuela est très concrète pour les deux voyageurs.

« Depuis que nous sommes en Colombie, nous voyons énormément de Vénézuéliens qui se sauvent de leur pays vers la Colombie, l’Équateur, le Pérou et même jusqu’au Chili ou en Argentine. Pour rentrer en Équateur ça a été la pire frontière à cause des Vénézuéliens en exil. Il y avait des files interminables, des campements, l’ONU, la Croix-Rouge et des camps de réfugiés en attente de papiers pour traverser légalement. »

Tout ça est toutefois derrière eux et Catherine et Patrick peuvent maintenant relaxer sur la plage jusqu’au début du mois d’avril. Après cette pause bien méritée, Catherine et Patrick se rendront au Pérou. Leurs billets d’avion sont déjà achetés pour revenir au Québec pour l’été et renflouer les coffres.

« La famille qui loue notre maison va rester au moins jusqu’à l’été 2020, résume Catherine Litalien. Ça nous donne le temps de revenir travailler cet été et retourner en Amérique du Sud et terminer le voyage jusqu’en Pentagonie. »