Le CIUSSS de l'Estrie-CHUS diminue son offre alimentaire dans les cafétérias de plusieurs de ses établissements, dont les hôpitaux de Cowansville, Granby et Magog. Aucune cafétéria d'hôpital ne sera fermée.

Une offre restreinte dans des cafétérias d'hôpitaux

Réalisant que certaines de ses cafétérias d'hôpital offraient des repas chauds au personnel et aux visiteurs alors que seulement une poignée d'entre eux profitaient de ce service, le CIUSSS de l'Estrie-CHUS a décidé d'apporter certaines modifications aux services alimentaires de plusieurs de ses établissements, dont les hôpitaux de Cowansville. Granby et Magog.
« On est confrontés à des défis importants d'optimisation, donc ce qu'on essaie de faire, c'est d'évaluer la rentabilité de l'ensemble de nos services, dont les cafétérias. Les services ou les secteurs qui sont moins productifs, où on a moins d'achalandage, on les remet en question et on les analyse. C'est ce qui nous a menés à faire certaines modifications dans l'offre de services de certaines cafétérias dans les hôpitaux », explique André Lortie, directeur adjoint des activités hôtelières au CIUSSS de l'Estrie-CHUS.
« Ça fait quand même depuis 2015, même avant la fusion des établissements, que ces questionnements-là se posaient concernant les services d'alimentation », ajoute-t-il.
Par exemple, depuis le 5 février, l'offre du service de casse-croûte au Centre hospitalier de Granby (CHG) a été revue et les heures d'ouverture ont été diminuées. Le repas du soir est cependant demeuré intact, étant donné le bon nombre de personnes qui en bénéficient quotidiennement.
Cette décision devrait permettre au CIUSSS de l'Estrie-CHUS d'économiser environ 28 000 $ par année et de couper 0,6 poste.
Cependant, à l'hôpital Brome-Missisquoi-Perkins (BMP), les repas chauds ne seront plus servis au comptoir de la cafétéria : à partir du 6 mars, ils se retrouveront désormais dans des machines distributrices. Les employés et les visiteurs devront donc réchauffer les repas au micro-ondes.
« On vendait à peu près quatre repas par souper, alors vous comprenez que quand on fait l'analyse de ce service-là, (...) il faut se remettre en question », mentionne M. Lortie.
Ce changement aura pour conséquences la coupe de 1,4 poste ainsi que des économies de 65 000 $ par année approximativement.
À l'Hôpital de Magog, la cafétéria n'ouvre désormais qu'à 11 heures, et ne sert donc plus de déjeuner comme elle le faisait auparavant. Encore une fois, cette modification devrait permettre d'économiser 65 000 $ annuellement.
« Ce qu'on vise vraiment, c'est de ne pas toucher aux services aux patients, déclare André Lortie. On veut s'assurer de la sécurité et de la qualité des soins, et modifier les services justement qui n'ont pas d'impacts sur notre clientèle, tout en respectant aussi nos conventions collectives. »
D'autres changements?
André Lortie est catégorique : aucune cafétéria d'hôpital ne sera complètement fermée.
« Actuellement, on est en évaluation dans plusieurs de nos centres hospitaliers, mais l'offre de service est toujours disponible, indique-t-il. Nos cafétérias vont rester ouvertes, c'est juste qu'on apporte certaines modifications, que ce soit à l'horaire, aux prix, ou en offrant le service de repas de façon différente, soit par des machines distributrices ou par d'autres moyens. »
Selon M. Lortie, comme le processus d'évaluation est « très avancé », peu de modifications devraient s'ajouter à celles déjà effectuées ou annoncées. De plus, peu des 29 cafétérias sur le territoire du CIUSSS de l'Estrie-CHUS sont ouvertes à l'heure du déjeuner et du souper.
Pour l'instant, les services alimentaires des établissements hospitaliers de Sherbrooke ne sont pas touchés.