Il y a beaucoup trop de restaurants à lévis, estime l'auteur. «La tarte est toujours de la même grandeur, mais les pointes rapetissent».

Une nouvelle voie contre le gaspillage alimentaire

Nouvelle innovation dans le parc industriel régional : un centre de valorisation de l'aliment (CVA) unique au Québec y verra le jour au courant de l'année 2017, a appris La Tribune. Un terrain « bien positionné » serait convoité.
Le projet est piloté par Ashley Wallis, propriétaire de VERTige ferme urbaine, et par Sophie Vachon. M. Wallis a décliné la demande d'entrevue de La Tribune.
Il a toutefois été possible d'apprendre qu'il planche sur son projet depuis plus d'un an, notamment pour réaliser une étude qui permettrait de cibler les besoins des entreprises. Le centre de valorisation de l'aliment constituerait en fait un centre multifonctionnel, inspiré de ce qui se fait en Europe et aux États-Unis, qui offrirait notamment ses services aux entreprises oeuvrant en transformation alimentaire.
Il s'agira d'un organisme à but non lucratif sous la forme d'un complexe en agroalimentaire. On y trouverait plusieurs cuisines pour faire de la transformation à grande échelle. Par exemple, des compagnies qui produisent en grande quantité et qui souhaitent économiser en frais de production pourront profiter des installations. Il sera possible de louer les cuisines pour des périodes allant de quelques heures à plusieurs jours.
Les entrepreneurs souhaitant se lancer en affaires, mais qui ne disposent pas d'infrastructures seront aussi les bienvenus au centre de valorisation de l'aliment.
Le CVA disposera donc vraisemblablement d'une ligne d'embouteillage, de cuves de plusieurs litres, de cuisines multiusage, d'une cuisine de transformation sans allergènes et d'une cuisine pour la transformation des légumes qui permettra de laver, ensacher et entreposer les aliments.
Dans le même sens, il sera possible de réduire le gaspillage alimentaire. Les denrées invendues, qui pourrissent dans les champs, pourront être transformées par l'agriculteur qui se rendrait au CVA. Il disposerait ainsi de produits dérivés à écouler dans son réseau.
Les produits transformés pourraient autrement être congelés et être vendus tout au long de l'année pour permettre une offre de produits québécois 365 jours par année.
Un projet-pilote d'agriculture urbaine et un espace de dégustation, comme celui qu'on trouve par exemple à la Laiterie Coaticook, sont aussi prévus.
En bref, le CVA permettra de regrouper les producteurs, les transformateurs, les acheteurs pour faciliter l'accès aux denrées locales. Il s'agira aussi d'une façon d'éviter l'exode des compagnies d'ici qui n'arrivent pas à transformer leurs produits localement.
Le projet de plusieurs millions de dollars, qui créerait environ cinq emplois, devrait voir le jour au printemps. L'inauguration est prévue à l'automne. Le promoteur serait toujours à la recherche de partenaires financiers.