Le mur retenu pour la 18e murale trompe-l’œil est un mur du 60, rue Wellington Nord.

Une nouvelle murale sur Wellington Nord

La 18e murale trompe-l’œil sera située sur un mur du 60, rue Wellington Nord, soit entre les commerces O Chevreuil et Boquébière. Le conseil municipal a entériné un budget de 175 000 $ pour sa réalisation, montant auquel s’ajoutent 25 000 $ pour l’aménagement d’une aire de lecture près de la murale.

Le conseil d’administration de Destination Sherbrooke a recommandé de délaisser la thématique historique mais de rester fidèle au style trompe-l’œil. Le sujet de la nouvelle œuvre, qui sera à nouveau réalisée en collaboration avec MURIRS, sera « Le cinquième élément ». Elle abordera les thèmes de l’universalité, l’internationalité, l’intercollectivité, l’environementalité et l’unicité.

MURIRS s’adjoint les services de l’artiste allemand Steffen Jünemann, celui-là même qui a réalisé la murale Peace se trouvant sur le mur du Pain voyageur, sur la rue King Est.

Puisque l’emplacement de la murale est accessible, les travaux seront de courte durée. De surcroît, la majorité du travail est effectué en amont par Steffen Jünemann. « Seules l’application de l’œuvre et l’exécution des dernières retouches seront faites directement au centre-ville », lit-on dans un communiqué publié par Destination Sherbrooke.

Il s’agirait de l’une des deux murales manquantes pour arriver à une « densité complète », soit à un circuit entre toutes les murales pour éviter que les touristes aient à revenir sur leurs pas pour voir toutes les œuvres.

Rappelons que la Ville de Sherbrooke fait des murales une de ses fiertés touristiques. Elle a notamment organisé un circuit des murales, développé l’application Muralis, dont la deuxième phase est en cours d’élaboration, de même que la chasse aux lutins et la présence d’un agent des murales. La fresque #Sherbylove est aussi éclairée en soirée depuis la mi-février.

La conseillère Danielle Berthold, qui s’était opposée à la réalisation de la 17e murale l’an dernier, avait un point de vue différent cette année. « Contre toute attente, je ne m’oppose pas à la réalisation de cette murale puisqu’on a changé de style cette année. Ce sera vraiment beau et ça fera différent. »

Évelyne Beaudin tenait un discours semblable. « Je trouve cette tangente inspirante. On devrait essayer de se détacher du thème du circuit des murales pour aller vers un circuit artistique ou culturel, quitte à y intégrer du mobilier urbain. »

Le maire Steve Lussier voudrait quant à lui un retour aux murales historiques, ne serait-ce que pour honorer les Fusiliers de Sherbrooke. Paul Gingues était du même avis.

La présidente de Destination Sherbrooke, Annie Godbout, a indiqué qu’elle amènerait l’idée au conseil d’administration de l’organisme qu’elle représente. Elle invite du même coup ses collègues à être réceptifs aux demandes budgétaires qui entoureront l’animation des murales l’an prochain.

La Tribune révélait en mars qu’une journée de réflexion sur les murales permettait de conclure que Sherbrooke ne mise pas suffisamment sur cette particularité pour faire valoir ses atouts. On y notait que la thématique historique est redondante, que le circuit ne constitue pas un produit d’appel majeur, mais plutôt un complément à l’offre touristique de Sherbrooke, et que la clientèle de 18-35 ans ne se reconnaît pas dans ce produit. On y ajoutait que la concentration des murales au centre-ville est préférable.

Un plan de développement pour les années 2021 à 2025 devrait d’ailleurs permettre « d’élargir le spectre d’intervention », entre autres avec l’ajout d’un plus grand nombre de murales.