Une nouvelle éclosion s’est déclarée jeudi en Estrie, cette fois au CHSLD de Lambton, où deux membres du personnel ont été déclarés positifs à la COVID-19.
Une nouvelle éclosion s’est déclarée jeudi en Estrie, cette fois au CHSLD de Lambton, où deux membres du personnel ont été déclarés positifs à la COVID-19.

Une nouvelle éclosion dans un CHSLD de l’Estrie

Marie-Christine Bouchard
Marie-Christine Bouchard
La Tribune
Une nouvelle éclosion s’est déclarée jeudi en Estrie, cette fois au CHSLD de Lambton où deux membres du personnel ont été déclarés positifs à la COVID-19. Il s’agit d’une quatrième éclosion dans la région en un peu plus d’une semaine, en plus des 34 personnes habitant dans le quartier d’Ascot qui ont été déclarées positives à la maladie.

Depuis une dizaine de jours, des éclosions ont été déclarées au CHSLD D’Youville de Sherbrooke, au Centre de formation Saint-Michel et à l’entreprise BRP de Valcourt.

Un élève a également été déclaré positif à la COVID-19 au collégial du Séminaire de Sherbrooke mardi, mais on ne parle toutefois pas d’éclosion à ce stade.

« Les enquêtes épidémiologiques des équipes de la santé publique ont en effet mis en relief des éclosions ou agrégats de cas de COVID-19 en Estrie », explique la Dre Geneviève Petit, médecin-conseil à la Direction de la Santé publique de l’Estrie.

La Santé publique de l’Estrie déploie en ce moment « des efforts très importants » pour contrôler la transmission communautaire qui a lieu ce moment dans le quartier d’Ascot (voir l’écran suivant), à Sherbrooke, ainsi que dans plusieurs autres milieux de la région) en proie à des éclosions.

L’éclosion au CHSLD de Lambton a été confirmée alors que deux membres du personnel ont été déclarés positifs à la COVID-19. Les personnes infectées ainsi que leurs collègues jugés à risque modéré ou élevé ont rapidement été retirés de leur lieu de travail. Les 29 résidents de ce CHSLD et une cinquantaine d’employés ont été dépistés jeudi afin d’assurer la sécurité du milieu. Les visiteurs ne sont pas admis pour une période qui reste à déterminer, à moins d’une situation particulière.

Parlons maintenant chiffres

Jeudi, le bilan du nombre de personnes infectées par le coronavirus a bondi de 18 personnes sur le grand territoire de l’Estrie, dont 13 Sherbrookois.

Une telle augmentation quotidienne n’avait pas été vue depuis la mi-avril.

Depuis le début de la pandémie, on compte maintenant 1201 Estriens atteints de la COVID-19, dont 1075 personnes rétablies et 26 décédées. Il reste donc 100 cas actifs sur le territoire du CIUSSS de l’Estrie-CHUS.

Depuis le début de la semaine, deux personnes sont hospitalisées pour soigner les complications liées à la maladie, et deux personnes supplémentaires se trouvent aux soins intensifs.

Ces 100 personnes toujours infectées ont toutes contracté la maladie au cours des deux dernières semaines.

La Dre Petit indique qu’il est normal que le nombre de cas confirmés grimpe « parce qu’on teste beaucoup, et dans des populations qui ont été possiblement infectées, donc c’est normal qu’on trouve des cas ».

À titre d’exemple, jeudi seulement, le CIUSSS de l’Estrie a effectué 180 tests de dépistage dans le secteur d’Ascot, près de 80 tests au CHSLD de Lambton, en plus de tous les autres tests effectués dans les quatre centres permanents désignés de dépistage de la COVID-19 en Estrie.

Est-ce qu’une deuxième vague serait en train de se dessiner en Estrie?

« Il est trop tôt pour parler d’une deuxième vague. Nous sommes dans la pandémie, le virus est toujours là, il se promène, on savait qu’il faudrait maintenir les mesures dans le temps. En ce moment, nous faisons des efforts majeurs pour tenter de contrôler les éclosions et la situation à Ascot que, en santé publique, on appelle « un agrégat spatio-temporel », c’est-à-dire une communauté où il y a de nombreux cas en même temps sans qu’ils soient tous liés à un lieu ou à un événement en particulier », analyse la Dre Petit.