Une montagne de neige pour atteindre le trottoir

Pas facile pour les piétons du district de l’Hôtel-Dieu d’accéder au trottoir de la rue Saint-François Sud en hiver. Des amoncellements de neige en bordure de rue sont difficiles à escalader, dénonce le citoyen Samuel Paquette. Le conseiller Rémi Demers rapporte avoir reçu plusieurs plaintes à ce sujet.

M. Paquette a interpellé les élus dans la période de questions au conseil municipal lundi. « Le trottoir est mal déneigé. Toute la neige est envoyée entre le trottoir et la rue, sur le gazon où il y a des arbres. Ça fait au moins un mètre, un mètre et demi de haut. Ça fait un mur et on ne peut pas accéder au trottoir. Ça fait neuf ans que j’habite dans ce coin-là et j’ai fait trois ou quatre plaintes. La Ville ne fait jamais d’entrée à chaque coin de rue. Je suis donc obligé de marcher dans la rue parce que je ne peux pas embarquer sur le trottoir. »

Le mois dernier, en ayant assez d’attendre que la Ville pratique des entrées dans le mur de neige, Samuel Paquette s’est acheté une pelle pour faire le travail lui-même. « Je ne savais qu’on n’avait pas le droit d’envoyer de la neige dans la rue. Quand j’ouvrais un passage, j’envoyais la neige dans la rue pour qu’elle fonde. Un policier m’a donné une contravention de 150 $. Je trouve ça pas mal cheap. »

Samuel Paquette

Rémi Demers a souligné qu’il s’agissait d’une bonne observation de M. Paquette, en ce qui concerne la sécurité des piétons. « J’ai eu d’autres commentaires de ce type-là de gens du secteur. J’ai fait part de ça à l’arrondissement de Fleurimont. Il y a très peu d’accès, alors les déneigeuses ne peuvent pas faire d’ouvertures là où ce n’est pas possible. On m’a dit qu’on en tiendrait compte pour des travaux futurs. Vous avez raison. On prend la peine de déneiger un trottoir et l’accès y est extrêmement difficile. J’ai un couple de personnes âgées qui est incapable de franchir la distance. Ce serait apprécié du secteur qu’il y ait quelques ouvertures pour donner accès au trottoir. Physiquement, si on le faisait en ce moment, on déferait une partie du terrain. »

Quant à la contravention, la présidente du conseil, Nicole Bergeron, a mentionné qu’il n’y a rien que les élus pouvaient faire. « Vous pouvez la payer ou la contester. »

Rémi Demers