L’ex-mairesse de Lac-Mégantic, Colette Roy Laroche, a lu un des textes de lecture au cours de la célébration de la messe commémorative.

Une messe qui fait du bien aux Méganticois

LAC-MÉGANTIC – Se recueillir le 6 juillet pour rendre hommage aux 47 victimes de la tragédie de 2013, c’est une façon pour les Méganticois de dire au reste du monde qu’on se souvient encore de ces proches, de ces amis et de ces connaissances qui sont décédés. Et cela fait visiblement du bien aux Méganticois eux-mêmes qui se souviennent très bien des tristes événements.

La messe commémorative a été célébrée samedi par le curé Gilles Baril, à l’église Sainte-Agnès, accompagné par son nouveau prêtre, Francis Morency, tout juste ordonné récemment, et par le diacre de longue date à Lac-Mégantic, Gilles Perron.

« Nous voulons commémorer l’accident tragique survenu il y a six ans, où 47 personnes sont passées par la route du martyre », a commencé l’abbé Gilles Baril.

« On confie à Dieu nos 47 victimes. Ils ont leurs noms inscrits dans les cieux, entre les étoiles, et dans nos cœurs. Nous sommes ici également pour les personnes qui ont des proches qui sont allés au ciel. Quand on pense à ceux que nous aimons qui sont chez Dieu, on sait qu’au ciel ils y sont complètement heureux. »

La chorale de la paroisse a animé la célébration de chants de circonstance, ce que le curé Baril n’a pas manqué de souligner à la fin de la messe, en remerciant la chorale pour leur prestation. Il y avait cependant plusieurs bancs libres dans l’église, ce qui dénote peut-être un certain essoufflement de ce genre de manifestation.

Ce fut ensuite l’instant solennel des 47 coups de cloches pour chacune des victimes, dans un silence complet et le respect palpable des participants.

Les Méganticois étaient visiblement pensifs, songeurs, durant ce moment de réflexion intérieure où tous étaient prostrés, comme figés dans leurs pensées. Jusqu’au moment de l’envolée finale de toutes les cloches en même temps, qui est apparu comme un soulagement collectif et le signal que tous pouvaient enfin sortir de leur torpeur.