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L’ancien hôtel de ville de Fleurimont situé au 1735 chemin Galvin dans l’arrondissement de Fleurimont pourrait être transformé en maison de chambres pour femmes.
L’ancien hôtel de ville de Fleurimont situé au 1735 chemin Galvin dans l’arrondissement de Fleurimont pourrait être transformé en maison de chambres pour femmes.

Une maison de chambres dans l’ancien hôtel de ville de Fleurimont?

Sabrina Lavoie
Sabrina Lavoie
La Tribune
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L’ancien hôtel de ville de Fleurimont, qui abritait jusqu’à l’an dernier la maison des jeunes la Maize, pourrait se voir refaire une beauté. En effet, l’organisme à but non lucratif Habitations l’Équerre pourrait bénéficier d’un financement important en vue d’y créer une maison de chambres pour femmes.

La bâtisse, située au 1735 chemin Galvin, peine à rester debout. En décembre 2019, un rapport sur la qualité de l’air à l’intérieur avait d’ailleurs permis d’identifier de la moisissure dans les murs de l’ancien hôtel de ville.

« Des problèmes d’inondations après que le conseil d’établissement de la Maize eut rapidement interdit l’accès au bâtiment sont venus amplifier le problème. Nous avons dû prendre position », explique la conseillère du district de Desranleau, Danielle Berthold.

Devant l’obligation de procéder à des travaux majeurs évalués à près de 300 000 $, un comité de travail auquel siège notamment la Maize, la Ville de Sherbrooke et l’OBNL Habitations l’Équerre a évalué les diverses options possibles.

En novembre, l’annonce d’une subvention fédérale permettant aux OBNL d’habitation sociale de convertir des bâtiments « délabrés » en logements est toutefois venue brouiller les cartes. Le comité de travail a rapidement été charmé par le projet Maison de chambres pour femmes porté par les Habitations l’Équerre qui a pour mission d’offrir des logements à prix abordables.

« C’est un projet auquel je pensais depuis longtemps », raconte Denise Godbout, directrice de l’organisme Habitations l’Équerre, qui offre déjà 248 logements sociaux dans la région.

« Lorsque j’ai vu l’annonce du programme fédéral, j’ai rapidement fait le lien avec l’ancien hôtel de ville qui nous permettrait de faire 12 chambres », ajoute-t-elle, précisant qu’une réponse est attendue vers la fin du mois de janvier.

Si le projet est accepté, son financement serait couvert à 100 % par l’Initiative de création rapide de logements (ICRL) de la Société canadienne d’hypothèque et de logement (SCHL). Cette initiative fédérale vise à financer la remise en état d’immeubles existants pour y aménager des logements abordables. Ceux-ci doivent être disponibles dans les 12 mois suivant la conclusion de l’entente.

« Je suis assez confiante », confie Mme Godbout. « Je suis impressionnée également par la rapidité à laquelle tout s’est mis en place en passant par la collaboration des architectes et des conseillers municipaux jusqu’à celle des fonctionnaires de la Ville. Tous sont emballés par le projet et souhaitent qu’ils se concrétisent », se réjouit-elle.

Le président du comité consultatif d’urbanisme à la Ville de Sherbrooke, Vincent Boutin, affirme avoir tout fait en son pouvoir pour que le projet puisse être accepté. Une demande de changement de zonage est par ailleurs en cours afin que l’édifice puisse être utilisé à des fins d’hébergement temporaire dans un contexte d’aide ou de convalescence.

De son côté, la Maize indique avoir fait l’acquisition d’un véhicule récréatif lui permettant de poursuivre sa mission aux abords du parc Desranleau au cours des prochains mois. Mme Godbout laisse toutefois entrevoir la possibilité que la Maize puisse bénéficier elle aussi de cette nouvelle installation.

« Nous continuons tout de même d’analyser les divers endroits qui pourraient répondre à nos besoins », précise Alexandre-Sacha Simoneau, directeur de la Maize. « Nous ne sommes pas inquiets. »