Adèle Bekale, amputée de la jambe gauche, sera conseillère junior lors du prochain séminaire LES VAINQUEURS de l'Association des Amputés de guerre. Elle pourra ainsi inspirer et conseiller les plus jeunes.

Une jeune amputée qui n'a peur de rien!

Adèle Bekale pratique le cheerleading et la natation en plus de jouer du piano. Elle aime bien rigoler et magasiner avec ses amies, une adolescente de 15 ans tout ce qu'il y a de plus normal ! Mais Adèle est aussi amputée de la jambe gauche depuis pratiquement toujours, ce qui ne l'arrête pas pour autant. Cet été, elle participera à un séminaire de l'Association des Amputés de guerre où elle espère transmettre sa confiance et son expérience aux plus jeunes qui sont dans sa situation.
Adèle est née avec une malformation congénitale qui faisait en sorte qu'un os lui manquait sous le genou. Elle a ainsi dû être amputée afin de pouvoir marcher. Elle a pour ainsi dire toujours vécu avec sa différence.
« Vers le primaire, j'ai vécu un peu d'intimidation, mais j'avais des amis qui m'aidaient beaucoup », soutient la jeune fille qui entamera à l'automne sa quatrième année du secondaire. Elle affirme du même fait que depuis, elle n'a jamais souffert de taquineries.
Tous les deux ans, l'Association des Amputés de guerre organise le Séminaire LES VAINQUEURS afin de permettre aux jeunes et à leurs parents de se réunir et d'échanger sur leur situation. Ateliers et présentations de prothèse sont également au programme. Cette année, l'événement se tiendra du 7 au 9 juillet à Laval sous le thème « C'est ce qui reste qui compte ».
Si Adèle y participe depuis qu'elle a environ 5 ans, cette année ce sera différent. Elle sera conseillère junior.
« Être conseiller junior, c'est être un exemple pour les plus petits, les aider à surmonter des obstacles et à se dégêner. J'ai toujours voulu être conseillère, car j'ai vu ce qu'ils faisaient pour moi et ça m'a vraiment aidée », explique-t-elle.
« Ils se souviennent d'avoir bénéficié de l'aide des conseillers juniors lorsqu'ils étaient enfants. Maintenant, ils peuvent eux aussi être une source d'inspiration pour une nouvelle génération de Vainqueurs », affirme Louis Bourassa, directeur du Programme LES VAINQUEURS et lui-même amputé, à propos du rôle précieux des conseillers juniors.
Pour l'adolescente, les Amputés de guerre sont comme une deuxième famille. Elle s'y est fait de nombreux amis qui comprennent sa réalité, dont Amélie, qui est très chère à ses yeux.
Confiance inébranlable
« J'ai acquis beaucoup de confiance. Avec ma jambe, avant j'avais peur de me mettre en short, mais maintenant je vis bien avec. Je n'ai plus peur de rien. Je n'ai pas peur des défis, de courir. Amélie et moi, on aimerait même participer à une course à obstacles ensemble », exprime-t-elle au sujet de l'importance que les séminaires ont eue dans sa vie.
Elle compte maintenant redonner aux plus petits en leur transmettant ses conseils.
« J'espère leur amener de la confiance et les amener à se confier aux autres, peu importe leur handicap. Je veux qu'ils puissent jouer sans avoir peur », soutient-elle.
Même si sa situation est unique, Adèle l'accepte pleinement et ne se soucie plus du regard des autres.
Elle répond spontanément aux enfants qui peuvent l'arrêter pour savoir ce qui est arrivé à sa jambe.
Pour l'été, Adèle prévoit pratiquer le cheerleading et le piano en plus de chercher un petit boulot. Elle est un exemple de courage et de sagesse pour tous ceux qui l'entourent!
« Je vais m'impliquer jusqu'à la fin ! » s'exclame-t-elle au sujet de son engagement avec l'Association des Amputés de guerre.