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La clôture qui empêche les résidents du secteur de glisser au parc Marie-Médiatrice à Sherbrooke
La clôture qui empêche les résidents du secteur de glisser au parc Marie-Médiatrice à Sherbrooke

Une interdiction de glisser suscite l’incompréhension au parc Marie-Médiatrice

Sabrina Lavoie
Sabrina Lavoie
La Tribune
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L’installation d’une clôture par la Ville de Sherbrooke au bas d’une pente derrière l’école primaire Champlain a suscité l’incompréhension et le mécontentement chez plusieurs citoyens du quartier situé dans l’ouest de Sherbrooke.

Samuel Séguin, un père de famille qui a l’habitude de glisser avec ses enfants au parc Marie-Médiatrice, a d’abord été surpris de voir cette clôture installée pendant les Fêtes.

« Nous sommes plusieurs à profiter de cet emplacement pour glisser depuis plusieurs années. Même l’école Champlain s’en sert lors des cours d’éducation physique », raconte celui dont les enfants fréquentent cette même école.

Sa surprise s’est toutefois vite transformée en mécontentement alors que les sports extérieurs constituent la principale activité encore permise en période de confinement.

« Disons que le timing est assez mal choisi. Ça aurait été plaisant de pouvoir profiter de la belle neige qui vient de tomber. C’est décevant! D’autant plus que la Ville n’entretient plus la patinoire depuis l’année dernière. Ce sont des parents qui s’en occupent bénévolement. »

Selon M. Séguin, l’une des hypothèses serait l’excavation d’une tranchée au bas de la pente l’été dernier qui causerait désormais des enjeux de sécurité. Il croit toutefois qu’il aurait été plus simple et judicieux de remplir la tranchée de neige plutôt que de poser une clôture déjà lourdement endommagée par ceux qui glissent malgré l’interdiction.

« Et si des gens se sont plaints des rassemblements en haut de la pente en lien avec la COVID, je confirme que c’est bien pire maintenant. »

Les plus téméraires ont créé une brèche pour traverser la clôture en glissant.

Au passage de La Tribune dimanche en début d’après-midi, plusieurs familles glissaient aux côtés de la clôture entre les arbres dans des endroits plus restreints et visiblement plus dangereux. La nouvelle clôture avait effectivement été brisée pour permettre un passage aux glisseurs plus téméraires.

« En fin de compte, je ne sais bien pas qu’est-ce qui est le plus sécuritaire », déplore Suzanne, une autre résidente qui demeure dans le quartier depuis plus de 40 ans.

La Ville de Sherbrooke n’était pas en mesure de donner plus d’informations dimanche concernant cette interdiction. Le conseiller du district de l’Université Paul Gingues affirme toutefois avoir été mis aux faits de la situation.

« L’hypothèse de la tranchée semble assez probable puisque les résidents de la rue Jeanne-d’Arc avaient effectivement souligné avoir des problèmes d’inondations. Il manque des variables à l’équation, mais on va trouver une solution le plus rapidement possible », assure M. Gingues qui confie avoir glissé lui-même à cet endroit toute sa jeunesse.