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En Estrie comme ailleurs au Québec, des voix s’élèvent pour que le personnel enseignant soit inclus dans la campagne de vaccination à titre de travailleurs essentiels.
En Estrie comme ailleurs au Québec, des voix s’élèvent pour que le personnel enseignant soit inclus dans la campagne de vaccination à titre de travailleurs essentiels.

Une «grave erreur» d'écarter les enseignants du plan de vaccination

Sabrina Lavoie
Sabrina Lavoie
La Tribune
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En Estrie comme ailleurs au Québec, des voix s’élèvent pour que le personnel enseignant soit inclus dans la campagne de vaccination à titre de travailleurs essentiels.

Dans le contexte où les enseignants des zones rouges, autres que celle de l’île de Montréal, et des régions visées par les mesures spéciales d’urgence ne font toujours pas partie du plan de vaccination annoncé par le ministre de la Santé Christian Dubé, la Centrale des syndicats du Québec (CSQ) indique craindre une potentielle rupture de services.

« Nous rassurons le ministre : les membres du personnel de l’éducation et de la petite enfance ne sont pas jaloux des autres groupes prioritaires. Ils demandent simplement d’exercer leur travail en respect de leur santé et de leur sécurité, alors que la distanciation physique est inexistante dans leurs milieux. C’est une question de cohérence pour éviter la fermeture de groupes et la rupture de services », a affirmé mardi la présidente de la CSQ, Sonia Ethier, par voie de communiqué.

En zone orange, difficile donc pour les enseignants d’anticiper la vaccination avant la fin de l’année scolaire. Selon Richard Bergevin, président du Syndicat de l’Enseignement de l’Estrie (SEE), il s’agit d’une « grave erreur » qui ne tient pas compte de la réalité.

« La troisième vague s’en vient. On peut essayer de l’atténuer, mais nous allons devoir passer au travers. Pour cette raison, nous souhaitons qu’il y ait une vaccination massive le plus rapidement possible afin de créer un effet d’immunité dans nos écoles et ainsi pouvoir les garder ouvertes. »

« Nous croyons que la Santé publique fait une grave erreur en ne priorisant pas le personnel enseignant et qu’elle devrait réviser sa position pour l’ensemble de la population, pour les élèves et pour tous les enseignants qui prennent quotidiennement des risques », affirme M. Bergevin rappelant les défis entourant l’enseignement à distance combiné au télétravail des parents.

En date du mercredi 7 avril, près de 200 élèves et 19 membres du personnel enseignant du Centre de services scolaire de la Région-de-Sherbrooke (CSSRS) étaient retirés des lieux d’enseignement (primaire et secondaire).

Du côté de Centre de services scolaire Des Sommets (CSSDS), on indique que moins de cinq cas de COVID-19 ont été répertoriés à l’école secondaire de l’Escale à Val-des-Sources. Même si le remplacement de personnel représente un défi depuis plusieurs années, le CSSDS affirme ne pas voir de « nouveaux enjeux » jusqu’à maintenant.

Richard Bergevin, président du Syndicat de l’Enseignement de l’Estrie

Port du masque obligatoire : pas souhaitable, mais nécessaire

Questionné au sujet du port du masque obligatoire, qui s’étend désormais jusqu’aux élèves des premières années du primaire, Richard Bergevin affirme faire confiance à la Santé publique concernant ce dossier.

« Ce n’est pas souhaitable d’un point de vue communicationnel, surtout chez les plus petits. Lorsqu’on pense à la prononciation, c’est important que l’élève voie les lèvres de son enseignant et vice versa. Ceci étant dit, nous tenons compte de la décision de la Santé publique et travaillons dans le même sens », ajoute le président du SEE.

Il précise que la gestion du port du masque se passe « assez bien » dans les écoles, malgré quelques oublis chez les plus jeunes.