La saison des sucres a été excellente, en quantité et en qualité du sirop produit, disent les acériculteurs de la région estrienne.
La saison des sucres a été excellente, en quantité et en qualité du sirop produit, disent les acériculteurs de la région estrienne.

Une excellente saison pour la quantité et la qualité du sirop

Claude Plante
Claude Plante
La Tribune
On se souviendra de la saison des sucres 2020 pour la quantité et la qualité du sirop d’érable produit. Les acériculteurs de la région estrienne sont en train d’éteindre les fourneaux, après plusieurs semaines à produire de l’or sucré.

Le président des Producteurs et productrices acéricoles de l’Estrie, Joël Larrivée, vient de mettre fin à sa saison. «Ça coule encore, mais le goût veut changer. On va arrêter ça pour cette année», lance l’acériculteur de Saint-Adrien, lors d’un entretien téléphonique accordé à La Tribune.

«Et puis nous avons eu une bonne production. C’est une belle saison pour la quantité et pour la qualité.»

Les premières gouttes d’eau d’érable sont apparues dans les tubulures de M. Larrivée le 26 février. Celles-ci sont reliées à 25 000 entailles. 

Joël Larrivée fait remarquer qu’il y a une ombre au tableau de cette excellente saison des sucres : la pandémie actuelle. «Les ventes sont plus difficiles à faire. Les marchés publics et les petites boutiques sont fermés. On peut difficilement écouler nos stocks comme d’habitude», explique-t-il.

«On doit attendre. Les ventes vont repartir plus tard.»

M. Larrivée croit que le mouvement qu’on voit naître pour l’achat local est un point positif pour le marché du sirop d’érable. On veut profiter de la vague pour promouvoir le produit. Il voit d’un bon œil des initiatives comme celle d’inciter les Québécois à sucrer leur café du matin avec du sirop d’érable au lieu du traditionnel sucre blanc… 

Rock Marcoux, un producteur de la région de Magog, a aussi vu la différence en cette période de pandémie. Son érablière de 3200 entailles est située sur le chemin des Pères, à Austin, donc un secteur touristique.

«Les gens venaient au début, il n’y avait pas de confinement, mais après ils arrêtaient moins à ma cabane», dit-il.

«Je me suis mis à faire de la livraison. Pas le choix. Le monde appelle et je me déplace pour livrer. J’ai développé des produits dérivés comme du popcorn au sirop d’érable. Ça marche bien. Les gens continuent de manger malgré la crise.»

La propriétaire de l’Érablière RHM Marcoux estime lui aussi avoir connu une saison du tonnerre. Elle s’est étirée du 28 février au 4 avril. Des séries de journées avec des températures idéales, soit moins 5 la nuit et plus 5 le jour, ont aidé à atteindre ces résultats impressionnants. «On a gelé tout le printemps, mais on peut dire qu’on a eu une très bonne saison», lance-t-il.

«Je dirais qu’on a fait 15 pour cent plus de sirop de l’an dernier.»